Auteur: Nessia-chan

Rating: M

Pairing: Aomine X Kagami

Droits d'auteur: L'univers de Kuroko no Basket et tous ses personnages appartiennent à l'auteur. Les O.C. et tout ce qui peut sortir de mon imagination m'appartiennent.

Attention ! Relation yaoi [HxH], langage vulgaire.

Avertissement: Après reconsidération, les personnages sont OOC. Néanmoins, je me fais un plaisir à écrire cette fic, alors bonne lecture !


Hey !

Me revoilà pour la suite de cette histoire bien banale mais qui me fait plaisir de continuer. Chapitre de transition, il est indispensable pour la suite. J'espère que vous l'apprécierez tout autant que j'ai apprécié l'écrire.

Je voudrais remercier toutes les personnes qui m'écrivent pour me laisser une review, ça fait toujours plaisir. Constructive ou plaisante, une review m'apporte du positif. ; )

Bonne lecture !


June-Artifice ;;; Écrire bien est une grande idée dans ce cas-là ! C'est loin de mon style habituel, mais c'est intéressant d'essayer autre chose. Je suis contente que ça te donne envie d'écrire, j'attends toujours tes chapitres avec impatience ! Et moi aussi j,aime bien le cran de Taiga, hm hm ~

xKaRiineXx ;;; Je suis bien contente que ça te plaise ! Voici la suite, en espérant que ce soit à la hauteur de tes attentes.

Laura-067 ;;; C'est assez intense entre ces deux rivaux, oui. Les pensées des deux sont encore assez nébuleuses, mais ça ne saurait tarder dans le chapitre trois. Quoi que Aomine, dans celui-ci... Enfin, je te laisse découvrir. ; )

Y. Yorozuya ;;; Haha ! Je dois avouer que si on ne lit pas le résumé, il faut être très rusé et bien reposé pour comprendre que c'est du hockey ! Je suis contente que le chapitre te plaise, je ne pensais réellement pas écrire sur ce couple qui est mon préféré entre tous. Pourquoi ? Parce que j'avais peur d'écrire que des trucs pourris à leur propos. Mais tout compte fais, j'y prend un grand plaisir, alors... Quand je vois que d'autres personnes - comme toi ! - aiment ça, j'en suis ravis. =) Ah, et oui, fautes de français que je vois moi-même en relisant maintenant. Oh lala, des fautes niaiseuses en plus ! Correction obligée bientôt.


Face-à-face sur la glace

Part II

De toute ma vie, je n'ais jamais eu autant envie de fracasser la tronche d'un con comme lui.

Peut-être parce qu'il est le seul à être aussi cave. Ouais, sans aucun doute.

Je finis de boire mon café à l'américaine, mes iris de feu rivés sur l'écran HD.

Comme si d'un simple regard je pouvais transmettre le souhait de le voir manger une volée.

Autant rêver.

Mais merde, je pensais pas qu'il allait faire un coup aussi bas pour ne pas perdre la face devant les médias. Pour pas ramasser des critiques vaches et épaisses.

J'suis pas si dupe. Un doute avait subsisté en moi, mais j'avais espérer me tromper. Espérer être parano sur son cas. Pourtant, il est bien là, en pleine interview en direct de cet écran.

Et il se vente de m'avoir présenté ses excuses, soulignant que tout ceci était un malentendu. Un accident. Une coïncidence. Le pur hasard. Merde, appelez ça comme vous voulez.

Je me suis fais avoir en beauté.

La prochaine fois, je m'assurerai de lui foutre mon pied en pleine gueule. Au diable la porte.

Pour couronner le tout, j'assiste en soirée à une défaite serrée du côté de notre équipe.

Pointage de 4-3 en prolongation, équipe de la panthère en tant que vainqueur.

-Hey, viens te changer les idées avec nous au U. P. Lounge. Kise dit que c'est le bar le plus prisé de la ville.

Grande main sur mon épaule, géant aux épaules carrées, traits matures qui m'inspirent toujours la sagesse et le respect. Un sensei, le meilleur. Kiyoshi Teppei.

-Okay, j'vais faire le chaperon.

Sourire franc sur ma bouche, sa main vient frotter amicalement ma tête. Mes cheveux sont un tas de foins rouges qui partent ici et là. Merci, le grand. N'empêche, je ris avec plaisir.

Avec un peu de chance, je vais oublier le reste du mal qui n'est pas engourdit par la médicamentation.

-Je peux avoir un autographe, s'il-vous-plaît ?

Question qui m'est posée maintes et maintes fois durant la soirée. Je signe ici et là, j'embrasse des joues, je prends la pose avec l'une ou l'un. La nuit est rapidement tombée, l'ambiance est chaude et humide, la musique enveloppe tout le monde d'une aura complice.

La fête est commencée depuis un bon moment.

Je reste sage, à rire et à parler avec des coéquipiers ou des inconnus. L'équipe adverse des séries est présente. Je vois sa tête basanée qui dépasse les autres facilement.

Enfoiré.

Je sens la tension monter, j'essais de ne pas y faire attention. Chose plus difficile quand je croise son regard électrique. Mes iris intéressés s'attardent sur sa personne, ce sourire arrogant et défiant n'importe qui de l'écraser. De le vaincre. D'être meilleur que lui et de le posséder.

La température de la pièce vient de monter de plusieurs degrés. Ou c'est moi qui déconne royalement. Quoi qu'il en soit, je meurs de chaud.

Et c'est encore pire quand la panthère bouge sur la piste de danse.

Hé merde.

-C'est bon, j'te paye demain. T'inquiète pas pour ça.

Sourcils qui se froncent. Cette voix, ces mots, rien de bon.

Je me retourne et vois à quelques pieds de moi, adossé contre le comptoir du bar, une recrue de la nouvelle année dans notre équipe. Un jeunot qui une facilité impressionnante à se foutre dans la merde.

Le mec qui lui fait face lui glisse un sachet dans la main. Hey, j'suis pas con.

J'attends que le petiot soit de nouveau seul et l'accoste.

-Tu me donne ça tout de suite et j'en fais pas une histoire. C'est pas une option. Et bon sang, arrête tes conneries.

Je tends la main, insistant. Le jeune soupir fort, réplique, mais finit par me refiler la drogue.

-C'pour ton bien.

Je lui ébouriffe les cheveux amicalement et glisse les cachets dans ma poche de jean.

J'aurai au moins servis à quelque chose ce soir.


J'ai définitivement trop bus.

Je suis un des derniers à quitter le bar. J'aime pas qu'on me pousse dans l'cul.

-Aomine, arrête de te plaindre. Viens manger au resto avec nous au lieu de râler.

Non, mais ta gueule. Pour qui te tu prends ?

-J'préfère de loin une pizza livrée direct à mon sofa.

Je veux me sauver des fans, des autographes, des photos. Si je me fais choper la gueule à terre par les médias, la coach va vouloir ma peau. Au moins, à la chambre d'hôtel, je vais avoir la paix.

Main levée pour dire au revoir, je me dirige vers ma voiture.

Je suis débile ou quoi ?

Je suis encore assez lucide pour me trouver con de vouloir prendre le volant. Un réflex, rien de plus. Mais là, pas question que je devienne un de ces innocents qui conduisent saouls.

Je grogne, je laisse mon front se poser sur le dessus de la camaro noire.

-J'ai une putain de faim…

-Tu râle encore ?

Je me retourne dans une lenteur à faire peur. Cette voix, je la reconnais parmi toutes.

Il est là, devant moi, à me fixer de ses yeux dévoreurs. Son air est impassible et pourtant si calme que ça m'irrite.
Qu'une envie; le faire réagir au quart de tour.

Une plainte peu ragoûtante me fait pourtant lever un sourcil.

-Je raccompagne Sakurai, il vomit sa vie depuis tout à l'heure. Bonne soirée Kagami. Aomine.

-Je suis désolé…

Teppei ramasse le plus petit qui se plonge dans un océan d'excuses à m'en donner mal au crâne. Je les regarde s'éloigner, mon ventre gronde douloureusement.

-T'as trop bus pour conduire, fais pas l'con.

-Ta gueule.

Je le sais, crétin. Pas besoin que tu me le dises en plus.

-Les taxis sont rares à trois heures du matin.

Y a un truc qu'il peut me dire que j'sais pas ? Cette conversation est des plus inutiles qui soi.

Je sais même pas pourquoi il s'entête à me parler.

Mon regard blasé glisse sur lui. L'alcool parle à ma place quand j'ai une soudaine envie de lui faire ravaler son air zen. Un désir surprenant de lui dévorer les lèvres et de le mettre à ma merci.

-De la pizza. Tu t'amène ?

C'est de la pure jubilation à vouloir le sentir inférieur. Une satisfaction de le savoir sous mon contrôle.

Une envie irrépressible de me jouer de lui.

-Ouais.

Ni plus ni moins.

C'est comme ça que je me retrouve dans le condo de ce tigre.

Les pièces sont contemporaines, épurées, relaxantes. Je me surprends à m'y sentir bien.

Je reste longtemps à regarder par l'immense fenêtre qui fait édifice de mur entier pour le salon et la cuisine reliée côte à côte. La vue est magnifique, les lumières s'étendent aussi loin que mes yeux aux facultés affaiblies peuvent voir.

-Hey, tu m'écoute ?

-Non.

Je me retourne, le dos complètement avachit contre la baie.

Seulement en short, le rouge s'affaire devant le comptoir de travail; une pizza maison est au menu.

-Va donc où que j'pense.

Hou. L'insulte du siècle.

Un sourire moqueur se dessine sur mes lèvres.

-'Vais prendre ma douche. Fais pas tout cramer.

-Pfff, ça risque pas.

Je me traîne jusqu'à la salle de bain que je trouve sans peine. Je sens la sueur, l'odeur de l'alcool me colle à la peau. J'ai la tête qui tourne, mais je suis encore capable d'être maître de moi-même et d'activer l'eau chaude de la douche.

Je fouille dans les armoires, je trouve enfin les serviettes.

Mon regard lâche se pose sur un pot d'acétaménophen sur le comptoir. Mon intelligence me souffle d'en prendre deux comprimés, histoire de ne pas me taper un mal de tête pire que celui-là le lendemain matin.

Je prends les deux comprimés blancs scellés dans un petit sac à côté.

-Grouille, c'est prêt dans quinze minutes !

Poing qui frappe contre la porte verrouillée.

-Fous-moi la paix !

L'eau chaude m'apaise, mais m'étourdis davantage.

Un éclair passe; qu'est-ce que je fous ici ?