Petite note (encore) : Ceci est la version corrigé du chapitre, par ma bêta xKitKat50x. Merci !
Bon, suite au reviews, je me suis vus dans « l'obligation » de continuer cette fiction, qui, étrangement, dès qu'elle est écrite avec quelques heures de sommeil, devient plus compliqué à formé….
Et, d'avance, aux adeptes des HP, je m'excuse des incohérences, mes connaissances sur ce domaine ce résumant aux contenus de mon ami Wikipedia. Du moins, ce que j'ai eu le courage de lire, c'est fou ce que Rowling et ses romans peuvent contenir !
Réponses aux reviews :
Inconnue : J'espère que ce chapitre te plaira autant.
Sabco : Merci, il n'y a pas de problème, tu me postes un petit commentaire dès que tu le veux.
Nami84 : Whouuaaa aussi ! Merci pour cette reviews agréable ! Et tu vois, pas de raison de me bouder ! 8D
Belliceaddict : Merki !
Trushy : Rooh, tu me flattes un peu trop là, mais merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre te plaira autant, et qu'il m'apportera effectivement pas mal de reviews 3
Emi : Thank you ! In fact, I don't know myself how they can end up together ... xD
Finally, thank you again ! … And sorry for my English x]
Port au loin : Déjà, j'aime ton pseudo, et ensuite, j'aime ta reviews ! Bon sang, que ça fait du bien au moral, ce genre de commentaire xD J'espère que tu aimeras ce chapitre aussi !
Vous ne vous êtes jamais levé un matin, avec un pré-sentiment étrange, que la journée allait être désagréable ? Et, au fil des heures, vous vous rendez malheureusement compte que vous aviez raison ? Vous aussi ça vous est arrivé hein ?
Personnellement, je déteste ça. Cette succession d'événements/situations, qui a le don de vous faire griser d'énervement, et de vous faire dire, dans un soupir d'exaspération « bon sang, je suis maudite ! ».
-Hein ?
-Rien, Ron. Je soupire encore, il a fallu qu'il m'entende, alors que je laisse aller mon énervement.
Remontons dans le temps, il y a trois heures et… Je regarde ma montre du coin de l'œil.
Il y a trois heures et vingt-deux minutes…
Il est 5h quand j'ai ouvert les yeux, en sueur après un rêve très, mais alors très réaliste.
Je referme mes paupières, et prends une grande inspiration. Me rappelant du rêve : j'étais à la bibliothèque, et j'étais en… Cours très particulier avec une certaine Hermione Granger.
Je secoue la tête pour essayer de chasser ces images de mon cerveau. Malheureusement, il semblerait qu'elles soient là pour un moment. Alors, lasse, je me lève et vais dans la salle de bain prendre une douche rapide. Ceci fait, je me sens déjà un peu mieux. Je m'assois sur mon lit alors que je me sèche les cheveux avec une serviette.
L'ennui avec les cheveux long, parce que c'est hyper classe sinon, c'est horriblement long à sécher s'il n'y a pas un coup de main d'un sèche-cheveux.
Je dépose la serviette, et renonce à me recoucher avec des cheveux pareil, l'oreiller serait trempé avant 6h, heure où tout le monde se réveille, et où je peux donc utiliser ce satané sèche-cheveux. Je pousse un soupir. En fait, la douche, c'était pas une si bonne idée.
L'horloge indique 5h24. Je lève les yeux au ciel, et, dans un dernier soupir de résignation, me disant que, vu comme ça commence, la journée s'annonce mal, j'enfile mes deux converses usagées, un pull, et un jean délavé.
Je suis décidée à avoir les cheveux secs avant 6h du matin !
Le mot de passe donné au tableau, je me dirige d'un pas décidé vers la tour d'astronomie.
Vu l'heure, je ne pense pas croiser quelqu'un. Quoi que, en ce froid mardi de septembre, il fait encore assez noir, et les étoiles brillent haut dans le firmament.
J'arrive enfin dans la tour, après avoir bravé les « interdictions ». Je me dirige vers l'une des nombreuses fenêtres. J'inspire un grand coup, l'air glacial entrant brutalement dans mes poumons. La vue est magnifique, la lune illuminant largement le lac.
Je prends le temps de rassembler mes pensées un peu trop désordonnées. On dirait qu'elles jouent un match de Quidditch dans ma tête ! C'est à en devenir folle…
Ma mâchoire se serre et mes mains ce crispent sur la rambarde de sécurité, alors que je ferme les yeux fortement pour me concentrer.
Je revois son sourire, ses lèvres finement dessinées, ses yeux… Je crois que depuis le début, j'avais ce sentiment étrange qu'ils étaient tout pour moi. Qu'Elle, était tout pour moi.
Mes mâchoires se desserrent.
Stopper le monde. Stopper tout. Être avec elle, seulement elle, plus rien autour, n'avoir d'yeux que pour elle. Savoir que la source de sa rougeur est ma main se baladant sur sa cuisse, savoir que la personne qui occupe ses pensées le soir, c'est moi, savoir que ses rêves sont emplis de mon image. L'amour est égoïste. Il n'a rien en commun avec l'idée niaise que s'en font les gens, surtout des adolescents qui s'imaginent vivre le grand amour à la première rencontre du garçon le plus populaire de l'école.
Je secoue la tête. Négation.
Être amoureux de quelqu'un, c'est l'avoir continuellement dans sa tête, en nourrir une quasi obsession, vouloir cette personne, qu'elle nous appartienne et à personne d'autre, même si l'ont sait pertinemment que notre attirance n'est pas réciproque. Qu'elle ne le sera jamais.
Cet état est si proche de la folie, qu'on en devient « fou amoureux ».
Je souris. Ironique.
Alors, on veut que cette personne nous aime comme nous nous l'aimons. Mais pas parce qu'on voudrait que notre bonheur passe par le sien, non, ce n'est pas aussi beau que ça. Non, la vérité ? C'est qu'on voudrait simplement que cette personne exauce le moindre de nos souhaits, en nous laissant avoir l'illusion la plus parfaite que ce sont ses souhaits à elle que l'on exauce.
Mes sourcils se froncent. Réflexion.
Pour avoir quoi ? L'illusion que le sentiment dont nous sommes victimes est « blanc », pur, et non pas « noir », égoïste. Rempli d'altruisme, de tendresse, et non pas de convoitise, beau et non pas méprisable.
Mes mains se relâchent. Mes sourcils reviennent à la normal. Mon sourire s'efface. Conclusion.
Non, je l'aime de l'amour brillant, lumineux. Du même amour que celui de l'amoureux qui se languit de regarder sa belle d'en bas. Dans sa tour d'ivoire imprenable. Résigné à rester l'admirateur secret plutôt que de risquer de perdre une seule seconde de son admiration pour l'apparition divine matérialisée en sa bien-aimée. Se contenter de voir le même ciel, de marcher sur la même Terre, de perdre le même temps, de respirer le même air, plutôt que de perdre tout. Parce que l'amour, c'est sacrifier son insouciance pour l'insouciance de l'autre.
J'inspire. Plus sereine. Mes yeux s'ouvrent doucement alors que j'avance mon bras devant mon visage pour voir l'heure.
Sauf que j'entends un grand « boum ». Je me retourne, baguette à la main, prête à lancer un stupéfix. Mais, à ma grande surprise, je ne vois rien. Juste un livre tombé d'une sorte d'étagère où Aurora Sinistra avait l'habitude de poser ses livres de cours. Je rabaisse doucement ma baguette, me dirigeant, toujours sur mes gardes, vers le livre gisant sur le sol. Je le ramasse doucement, observant autour de moi. Il y a quelque chose qui cloche. Quelqu'un est ici, j'en mettrais ma main à couper.
Je vois déjà les gros titres dans la Gazette du Sorcier « Ginevra Molly Weasley, assassinée dans la Tour d'Astronomie par un fantôme ». Je pouffe de rire devant ma propre stupidité d'imaginer des titres pareil. Quoi que la Gazette avait fait fort pendant les jours sombres où avaient eu lieu le retour de Voldemort, et surtout après La Grande Bataille de Poudlard.
Je m'appuie contre le mur. Songeuse.
Tout cela était fini maintenant. Il n'y avait plus de Voldemort, et les quelques mangemorts qui avaient réussi à s'échapper étaient activement recherchés par tous les Aurors disponibles. Conclusion : tout était bien qui finissait bien. Ils avaient tous repris leurs années depuis le début, Harry allait finir la sienne, et être promu, justement, Auror. Ron, quant à lui, comptait suivre le même chemin que Harry, même s'il se laisser un an, la mort de Fred l'ayant, nous ayant, beaucoup secoué.
Hermione… Elle, elle semblait décidée à s'occuper des Elfes de maisons. Elle hésitait vaguement avec un poste d'Auror elle aussi, mais ne se voyait pas faire un travail pareil.
Elle avait beaucoup de projets, et la vie devant elle.
Je me suis redressée, et j'allais commencer à retourner sur mes pas pour rejoindre le dortoir, quand j'entendis un bruit étrange, comme un froissement, vous savez, quand vous bougez un tissu sur lui-même.
Je me suis une fois de plus retournée, et, cette fois, la lune me fut favorable.
Je ne voyais rien, mais, en revanche, une ombre était projetée par la lumière clairvoyante de l'astre. Je me suis avancée, faisant mine de vouloir observer plus grandement la pièce. L'ombre avait bougée, cherchant à se décaler pour me laisser libre passage. Mais j'avais fait exprès de tendre le bras brusquement dans sa direction, alors que je passais à ce moment à côté d'elle.
Mon coup n'avait pas été fort, mais j'avais réussi à saisir « quelque chose ». Et j'avais articulé, calmement « Découvre-toi, ou annule ce charme tout de suite, espion », ma baguette pointée dans la direction de je ne sais quelle partie du corps de l'intrus.
Ma surprise fut de taille quand je vis la cape d'invisibilité de Harry tomber de moitié sur le sol pour révéler une Hermione aux yeux paniqués, et à la bouche entrouverte dans un « attend » muet.
Sa bouche.
Ma respiration se stoppe alors que mes yeux ne peuvent se détacher de ses deux lèvres fines. Je suis totalement figée, tellement que ma main retient toujours une partie de la cape, mes doigts serrant fermement le bras d'Hermione. Elle agite d'ailleurs sa main libre devant moi. Je me ressaisis, légèrement rougissante, et lâche prestement son bras.
Son regard est interloqué. Elle se demande sûrement pourquoi sa supposée meilleure amie qui l'évite depuis un mois se trouve dans la tour d'astronomie, à 5h du matin, les cheveux trempés et la menace avec sa baguette. Sans parler de mon regard qui devait être facile à comprendre.
Un ange passe.
-Je-
Je m'arrête de parler, et elle aussi. Nous avons pris la parole en même temps, et nous détournons le regard l'une de l'autre aussi rapidement que possible, mes joues plus rouges qu'avant.
Et, si je ne me trompe, les siennes le sont aussi… Pourquoi ?
-Ginny… Que fais-tu ici ?
Sa voix était incertaine.
-Je pourrais te poser la même question.
La mienne était un peu trop cruelle.
Elle hésite un moment en me scrutant du regard, cherchant une réponse convaincante
-Je suis la préfète en chef, je te surveille !
Raté. Mes sourcils se lèvent.
-Tu me surveilles ? Sous la cape d'invisibilité de Harry, à 5h passées du matin ? Et dans la tour d'astronomie ?
Ironique. Elle perd de son assurance, puis, la bouche entre-ouverte, lâche un soupir d'énervement, alors qu'elle détourne les yeux et hoche rapidement et négativement la tête.
-C'est bon ! Je venais ici pour prendre l'air si tu veux tout savoir.
Elle me regarde, je suis immobile depuis le début de la conversation.
-Et toi ? Miss Weasley daignerait-elle me renseigner sur sa personne ?
Son ton est sarcastique, et son expression aussi. Elle me reproche sûrement ce mois sans aucune phrase constructive autre que des « salut » ou « bonne nuit ».
Résultat, je vacille, mentalement du moins, et une pensée que le destin s'acharne sur moi me traverse l'esprit.
-Je fais pareil, Hermione.
J'esquisse un sourire maladroit et sans grande conviction alors que je me retourne et vais m'appuyer une fois de plus sur la rambarde de sécurité. Elle reste immobile derrière moi un moment, puis ramasse la cape d'invisibilité de Harry, je l'entends marcher, et je me prépare déjà au silence de l'absence de l'être aimé.
-Pourquoi ?
Je ne bouge pas, elle s'était un peu rapprochée, pas assez pour que je sente la chaleur de son corps, mais assez pour que les effluves de son parfum si particulier, mélange de vanille et d'été me parviennent. Mes yeux se ferment d'eux même alors que j'inspire un grand coup. Résiste.
-Pourquoi quoi ?
Ma voix n'est qu'un murmure alors que je la sens se rapprocher définitivement, mon corps se tendant au constat du sien proche, appuyé lui aussi sur la rambarde, la cape posée juste à côté d'elle. Je sens son regard sur moi, et son soupir las.
-Pourquoi est-ce que tu m'évites depuis le match ? A croire que le choc t'a donné la magnifique idée de m'ignorer.
Elle me fait un reproche, et ma tête se tourne instinctivement vers elle alors que mes yeux admirent déjà sa mine boudeuse. Je souris, un grand sourire comme je n'en avais plus eu depuis quelques temps. Son visage exprime de la surprise puis une mine plus boudeuse si cela était possible.
-Fiche toi de moi, je t'en prie.
Offusquée, l'Hermione.
-Je ne me fiche pas de toi, je me dis juste que tu es encore plus sublime que d'habitude quand tu fais ta boudeuse.
Je me mords la langue et rougis légèrement. Qu'est-ce qui m'a pris de dire ça ? Et je la vois rougir au plus haut point devant mon compliment à peine déguisé, alors qu'un léger sourire se dessine sur ses lèvres, en même temps qu'elle détourne son regard du mien pour le poser sur le paysage environnant.
La lune la rend encore plus magnifique si cela était possible.
-Hum, désolée…
Hésitante tu es, hésitante tu resteras Ginny. Je me tape mentalement la tête devant une telle réplique. Franchement, je m'épate moi-même de mon éloquence. Même un muet analphabète aurait trouvé mieux à répliquer. Mais je stoppe ma discussion avec moi-même alors que son regard ce reporte sur moi de façon étrange. Serait-ce du doute que je vois en toi, Hermione ?
-Ne t'excuse pas de ça, c'était… Agréable.
Tu rougis encore ! Et moi aussi pour le coup. Nous n'osons plus nous regarder dans les yeux, et je me répète les mots que tu viens de dire « c'était agréable »… Tu avais beau être hésitante, tu étais sûre de toi quand tu as choisi « agréable » comme définition du compliment que je viens de te faire. Reste à savoir si tu l'as pris d'amie à amie, ou autre chose…
Je fixe le paysage, et, t'observant du coin de l'œil, je te vois faire de même.
-Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ?
Ma tête se tourne brusquement vers toi alors que tes mots me percutent de plein fouet, ton intonation était monocorde, mais je sentais ta tristesse.
-Non ! Bien sûr que non Hermione, tu n'as rien fais de mal ! C'est moi… C'est juste… Rien, oublie ça veux-tu ? C'était juste un mauvais moment de passage.
Tu me regardes m'enliser dans mes explications. J'espère que, vues de l'extérieur, elles ont plus de crédibilité que de l'intérieur. Tu sembles perplexe, et je me tape une fois de plus mentalement.
-Ginny, est-ce que tu me caches quelque chose ?
Tu me regardes droit dans les yeux en me disant ça, et j'en recule d'un pas, choquée que tu puisses une fois de plus lire en moi comme dans un livre ouvert. Néanmoins, après un moment de flottement, j'opte pour la tactique de la négation.
-Non, je ne te cache rien voyons !
Tu me regardes, et te tournes vers moi, toujours appuyée sur la rambarde de ton bras gauche. Tu souris légèrement. Elle se moque de moi ou je rêve ?
-Ginny, tu sais que tu peux tout me dire, même si ces dernier temps tu étais plutôt réticente à la tâche…
Ta phrase me fait l'effet d'un autre choc. Je recule légèrement alors que ma respiration se coupe, et que mes yeux n'osent se défaire des tiens.
Deuxième tactique : le questionnement.
-Pourquoi est-ce que je te cacherais quelque chose ?
Je reprends un peu de contenance, et ose me détendre légèrement, toujours, néanmoins, avec cet étrange sentiment de désir et de peur en même temps. Tu me regardes, songeuse. Puis tu détournes ton regard de moi pour le poser sur le lac.
J'hallucine ou je deviens jalouse de cette étendue d'eau ?
-Je ne sais pas Ginny…
Ta voix est maussade et lasse.
-Depuis ce match, tu n'oses même plus me regarder dans les yeux quand je te parle pendant les rares fois où j'arrive à te croiser. A croire que j'ai fait quelque chose de mal.
Tu me regardes alors que j'avale difficilement les mots. L'amour lumineux et résigné n'est pas le bon, alors ?
Tu reprends la parole, alors que tes yeux braquent sur moi un regard attristé.
-Ginny, je ne peux supporter de te voir t'éloigner de moi comme ça.
Une supplique. Ta voix est une supplique alors que tu te rapproches de moi, me faisant reculer, choquée des mots que tu viens de prononcer et de ce que je vois dans ton regard. Pourquoi est-ce que je me suis réveillée ce matin, bon sang ?
Et là c'est l'électrochoc. Ta main touche mon bras, et, même derrière la mince barrière de tissu que représente mon pull gris, je sens la chaleur immédiatement. Mon regard se pose sur ce contact, et j'imagine bien la douceur de ta main, qu'avant je pouvais toucher comme une amie, et que maintenant je veux toucher comme une amante. Mais toi, Hermione, le vois-tu ?
-Je… Je… Je ne m'éloigne pas de toi…
Ma voix, et moi aussi, est aussi certaine qu'un bébé faisant ses premiers pas. J'ose relever mes yeux pour les confronter aux tiens. Et là, je manque l'arrêt cardiaque. Tu es déjà plus proche de moi que ce que je n'aurais cru, et surtout, tu es au bord des larmes. Je ne bouge plus, paniquée et paralysé de voir ce que je provoque par un agissement que je voulais bon pour nous deux.
-Hermione, je… Je suis désolée, je ne cherche pas à m'éloigner de toi, c'est juste que-
Ma voix se casse, et je baisse le regard. Les minutes s'écoulent, implacables, et je sens ta main lâcher doucement mon bras. Je ne cherche pas à te retenir, je ne vois pas comment. Et je me dis, en l'espace de quelques secondes, que j'ai fait la plus grande erreur de ma vie, que j'ai perdu ma raison de vivre, et la raison pour laquelle mon cœur s'affole.
D'ailleurs, en parlant d'affolement, je frise la crise cardiaque alors que tu me prends dans tes bras sans prévenir. Bon, en même temps, en général on ne prévient pas « Hey, je vais te prendre dans mes bras, bouge pas », mais au moins, on s'y attend un peu plus. Non ? Ca vous est jamais arrivé, vous, de vous faire prendre dans les bras subitement, sans pour autant que vous vous crispiez comme je le fais actuellement ? Vous ne vous crispiez pas parce que, imperceptiblement, vous vous attendiez à cette réaction. Vous êtes pas de mon avis ? Je vous boude si vous êtes pas de mon avis ! Quoi ? Comment ça j'ai Hermione Granger qui me sert dans ses bras et je devrais plutôt faire attention aux milliers de sensations que cela me procure ?
Je me détends. Ose remonter mes bras dans son dos et la serrer à mon tour. J'inspire profondément alors que mes mains font de légers cercles rassurants dans son dos. Je sens tes larmes s'insinuer dans mon cou, et je frissonne. Au fur et à mesure que je te tiens dans mes bras, nos corps ce sont encore plus rapprochés si c'était possible, et je te sens te calmer lentement, sous les douces caresses de mes mains. Tu t'agrippes pourtant encore à moi, comme un naufragé à son bateau de sauvetage, comme une désespérée à sa vie.
Je souris face à cette dernière comparaison, me disant que jamais je ne pourrais représenter ta vie. Jamais je ne pourrais te toucher ou te prendre dans mes bras comme le ferait un amant, mais juste comme maintenant : une amie qui réconforte son amie. Rien d'autre. Sur cette constatation je me crispe légèrement, et pourtant tu le remarques, collée à moi, les réactions de mon corps ne doivent pas pouvoir t'échapper, comme moi je sens le tien se tendre aussi, et se reculer légèrement, conservant toujours un contact.
Tes yeux. Bon sang, tes yeux ! C'est cliché, mais ils me font tourner la tête. Ils me font m'enivrer, m'adoucir, me consumer, me désespérer. Est-ce que tu te rends compte de l'effet que tu as sur moi Hermione ? Tu me regardes, avec ce regard étrange que je n'arrive pas à décrypter, ou du moins pouvoir poser une supposition sur ce que tu ressens actuellement… Interrogation ? Doute ? Réflexion ?
-Ginny…
Une supplique. Encore. Mais cette fois différente. Ton souffle est étrange, et je sens un sentiment encore plus étrange nous entourant. Nos yeux sont aimantés à ceux de l'autre, et nous ne pouvons détacher nos regards.
-Hum ?
Ma voix est éraillée, et je n'ose parler distinctement sous peine de révéler tout le désir que je ressens actuellement. Tu me regardes, on se regarde, encore de longue minutes, jaugeant les réactions de l'autre, toutes les deux pour en tirer, pour vouloir, y voir des choses différentes. Pourtant, alors que ton regard descend rapidement sur mes lèvres, si vite que je crois l'avoir rêvé, je me prends à espérer que nous voulions toutes les deux la même chose.
-Est-ce que tu…
Ton regard fuit le mien l'espace d'un instant.
-Est-ce que tu es…
Tu n'arrives pas à finir ta phrase, tu es comme retenue par un dernier soubresaut de conscience qui te crie de ne pas poser cette question, que la réponse entraînerait trop de conséquences, que tu ne peux supporter, d'imaginer, ne serait-ce qu'une seconde, que je puisse être ce que toutes les deux, maintenant j'en suis sûre, savons que je suis.
-Amoureuse de toi ?
Ma voix est si rauque que je ne la reconnais pas. Et je ne te lâche pas des yeux alors que je vois toute ton assurance et tes défenses défaillir devant moi. Devant moi et mes sentiments. Devant le puzzle flou des événements qui vient de s'imbriquer pour former l'image de la réalité. Je me prépare déjà à te voir partir en courant, te réfugier dans les bras de mon frère, effondrée de savoir que ta meilleur amie, celle que tu connais depuis enfant, est tombée amoureuse de toi. Alors je relâche mes bras de toi, ballant sur mes côtés, attendant le départ déchirant de celle qui me tient, moi et mon cœur, entre ses mains.
J'inspire, ferme les yeux, désespérée, ne pouvant me résoudre à garder une autre image de toi comme la dernière que celle qui est en train de s'inscrire dans mon esprit : Toi me regardant, sondant mon âme de tes yeux si divins, et me tenant, fermement mais tendrement dans tes bras, ne voulant me laisser m'échapper.
Alors que tes fragrances me parviennent, je cède, et laisse les larmes couler, silencieuses, respectant ainsi le fracassant silence qui nous entoure.
-Regarde-moi.
Tu trembles. Littéralement. Tes bras, ton corps, ta voix, tremblent. Je ne peux me résoudre à ouvrir mes yeux pour les poser sur les tiens, miroir d'une âme à laquelle j'ai succombé et pour laquelle je me déchire en ce matin de septembre. J'en ai même oublié le froid, j'en ai oublié la tour d'astronomie venteuse, j'en ai oublié le monde, pour ne voir que toi, mon Univers.
-Ginny, je t'en prie.
La supplique. Encore. Un coup au cœur. Mes larmes s'écoulent sur mon visage, sillons de la tristesse qui me transperce l'âme. Je suis terrifiée, pétrifiée, encore plus que si j'avais reçu un stupéfix en plein cœur. Et pourtant celui-ci bat, plus fort qu'avant, comme cherchant à m'asséner encore des coups intérieurs.
Est-ce que vous avez déjà aimé ? Je veux dire de cet amour si puissant qu'il en est destructeur, de cet amour si passionnel et à sens unique, que vous vous en rendez malade, que vous vous en droguez à chaque seconde encore plus, que vous savez pourtant à sens unique, et vous savez aussi qu'en continuant de le nourrir, vous vous maudissez, que vous vous en enivrez pourtant et ne pouvez résister à cette attraction irréfutable que l'être convoité évoque en vous ?
Maintenant, imaginez ce que serait votre âme si cet être vous disait « au revoir ».
-Je ne peux pas, Hermione.
Mes yeux sont obstinément fermés. Comme si les laisser clos me préserverait de la douleur qui m'achève en ce moment. Ma respiration est laborieuse, mes bras, mon corps ce crispent, mes point se serrent, et je commence à reculer, mais tu ne me lâches pas. Faire durer la torture t'amuse tant ?
-Ginny !
Tu es autoritaire, mais déchirée. On sait toute les deux ce qui se joue ici, et je ne peux en supporter d'avantage, je m'enlève, brusque, de tes bras, et commence à partir, mais tu me retiens, têtue et horriblement amicale.
Je ne me résous toujours pas à ouvrir les yeux, alors qu'une autre supplique, plus désespérée encore, s'échappe de ta bouche si désirée.
-Ginny, je t'en prie, regarde-moi !
Je secoue la tête, les larmes ne voulant s'arrêter, calmes alors qu'en moi fait rage la plus grand tempête que j'ai connue, détruisant chaque partie de mon âme.
J'exagère ? Non. L'amour est horrible. Il peut construire, créer des vies, mais aussi en détruire.
-Hermione, par pitié, laisse moi partir.
Je ne peux la repousser et pourtant je me déchire de rester ici, ton bras retenant le mien, ta main dans la mienne inerte, servant d'armes de choix pour m'écorcher vive.
-Je ne veux pas…
Doute. Voilà ce que ta voix signifie. Je détourne la tête, comme si, même les yeux clos, j'avais quelque chose à redouter de plus horrible que ce qu'il se passe maintenant.
Est-ce que tu crois que t'amuser avec ça est digne de toi ?
-Pourquoi ? Pourquoi, Hermione, fais-tu durer ce moment douloureux ?
J'ai parlé vite, et pourtant tu me comprends.
-Je ne sais pas Ginny, mais je ne veux pas que tu partes.
Hésitante, encore, tu t'obstines pourtant à me retenir, te rapprochant même de moi, alors que je recule, bloquée entre deux choses insurmontables : le mur et toi.
-Hermione… Par pitié, ne fait pas durer plus longtemps la torture…
Cette fois c'est moi qui crée une supplique avec l'intonation de ma voix. Une supplique de libération, de prière de pouvoir partir et déverser toutes les larmes de mon corps sur un oreiller qui n'a rien demandé, et qui sera pourtant le témoin muet et aveugle de mon effondrement.
J'ouvre enfin les yeux. L'image qui s'offre à moi me coupe le souffle.
Tu es là, une expression d'infinie tristesse sur le visage, avec le soleil qui se lève derrière toi, et la brise froide de ce matin de septembre qui fait flotter tes cheveux devenus moins rebelles au fil des ans, offre à mes yeux la plus belle des visions.
Tu te calmes un peu, et moi aussi, encore sous le choc de l'image qui s'est offerte à moi. Tu t'avances plus proche de moi, et je recule, définitivement contre le mur, collée à lui, cherchant littéralement à passer au travers de celui-ci. Et tu ne trouves rien de mieux que de me prendre dans tes bras, encore, mais cette fois si doucement qu'on croirait que tu prends une poupée faite de feuilles de verre, se brisant à la moindre attention brusque.
Tu es si douce que mes dernières résistances s'envolent, vacillant avec ma douleur. Tu te colles à moi, et je m'imprègne de toi. Cette fois, c'est au travers de toi que je veux passer.
Nous restons longuement ainsi, tellement de temps que, quand je ré-ouvre les yeux, le soleil est largement levé, annonçant le début d'un jour qui s'annonce mal. Comment vais-je faire aujourd'hui, face à toi ? D'habitude je peux au moins t'ignorer, mais là, après ce matin…
Soudain, tu te recules doucement, m'arrachant à mes pensées, cherchant mon regard, tu finis par le trouver alors qu'il renonce au paysage idyllique dressé derrière toi pour venir sur celui, encore plus beau et majestueux, que tu représentes.
Je rêve ou tu regardes mes lèvres ? Je rêve ou tu t'approches de moi ? Je rêve ou, inexorablement, la distance entre nous s'amenuise ? Je rêve ou tu es en train de te pencher pour m'embrasser ?
Les lèvres se touchent. L'union est exécutée. L'amour prononcé.
Jamais plus je ne me résoudrais à embrasser quelqu'un d'autre que toi.
Le baiser est chaste, pur et doux. Tu te retires, trop vite à mon goût, en restant pourtant à quelques millimètres de mon visage.
C'en est trop, et je comble la légère distance entre nous, posant une fois de plus mes lèvres sur les tiennes. Cette fois, tes lèvres s'entre-ouvrent, laissant libre décideur mon avis. Et je n'hésite pas une seconde, ma langue commençant un ballet tendre avec la tienne. Le baiser est plus fort, ardent, sans pour autant être rapide et déchaîné. Non, il est harmonieux, grandiose et magique.
On se détache, à bout de souffle l'une comme l'autre, n'osant rouvrir nos yeux, n'osant regarder l'autre. Alors, les cloches sonnent, et enfin nous nous regardons. Tu me fixes avec un regard qui a changé. Un regard empli de doutes, d'envie, mais surtout perdu.
-Je dois y aller...
Ta voix est douce, et sonne comme une promesse, alors que tu pars doucement loin de moi, ne lâchant ma main qu'à la dernière sentence de distance, et nos regards se quittant uniquement quand nous ne pouvions plus voir l'image de l'autre, coupé par un mur.
Je suis seule. Je ferme les yeux, et me pince pour voir si je ne rêve pas. Je sais que ce n'est rien d'autre qu'un baiser, fait à six heure du matin, et, j'avais beau être la personne la plus logique de ma famille, là, je ne comprenais strictement rien à ce qu'il venait de se passer. La seule chose que je comprends, c'est qu'Hermione Granger vient de m'embrasser, et que je suis sidérée de ce qu'il vient de se passer.
Comment passer de la plus pure des douleurs au plus doux des bonheurs ?
Je rentre, titubante comme après une fête trop arrosée, dans le dortoir. La grosse dame me regarde d'un œil étrange, alors que mon regard est perdu dans le vide, cherchant la conclusion à cette étrange situation.
Je monte dans la chambre, tout le monde est déjà debout et vaque à différentes occupations. La préfète en chef est sûrement dans ses quartiers privés, puisque je n'ai pas aperçu sa personne dans le salon.
Je m'allonge, encore sous le choc, et fixe le plafond. En fin de compte, l'oreiller n'aura rien à subir. Du moins pas tout de suite.
Hermione m'a embrassée. Hermione Granger, m'a embrassée.
L'information se fait un chemin jusqu'à mon cerveau, et je réalise enfin.
Bon sang ! Elle m'a embrassée ! C'est… Juste… Wouaaaaww ! Mes yeux s'illuminent, alors qu'un sourire des plus idiots se répand sur mon visage.
C'est magnifique, magique, tout ce que vous voulez. La conclusion stupéfiante d'un amour nourri depuis très, trop, longtemps. L'instant béni, tant attendu et redouté.
Mais le revers de la médaille arrive rapidement, et je me rends compte que ce n'était peut-être qu'un « au revoir » … Non, Hermione ne ferait pas une chose pareille… Enfin, je ne la croyais pas capable de le faire tout court, pourtant… Raaah ! Ca recommence ! Il faut que j'arrête de réfléchir. Et pourtant… Et pourtant je ne peux empêcher les questions d'affluer dans mon cerveau. Je saisis mon oreiller, et le jette contre le mur d'en face.
Ou presque.
Il touche Parvati, et elle commence à crier que son maquillage et sa coiffure sont bons à refaire. Je lève les yeux au ciel, alors qu'elle commence à m'engueuler, et jette l'oreiller à terre, énervée. En fin de compte, il aura subi quelques tortures.
Et la crise continue, Parvati et ses cris ont rameuté une partie des filles, et elles commencent à s'agglutiner autour d'elle, et faire encore des commérages. La journée est définitivement mal partie, alors que mon esprit se torture de questions sur l'événement d'aujourd'hui, oubliant les autres autour de moi.
Je me décide finalement à descendre dans le salon des Gryffondor, voyant parfaitement que mes questions ne trouveront de réponses dans un environnement aussi bruyant. Je m'assois donc sur le canapé, et commence à réfléchir, plus contradictoire à chaque fois.
Si elle avait fait ça sous le coup de l'impulsion d'une révélation aussi « carabinée » ? Si elle avait fait ça pour le fun, voir ce que ça fait, et passer ensuite à autre chose ? Si elle avait fait ça pour comparer entre mon frère et moi ? Si elle avait fait ça pour me dire au revoir de la plus belle, douce, et horrible des manières ? Si elle avait fait ça pour se foutre de moi ?
Soudain mon frère s'assoit face à moi, et se décide après un regard scrutant, de lire son magazine destiné aux fans de Quidditch. Je lève les yeux au ciel. Parfait, je viens d'embrasser la fille dont mon frère est follement amoureux, et lui, il vient s'asseoir en face de moi, innocent et ignorant.
Il me parle, mais je n'écoute pas, je réfléchis encore : mon frère est quelqu'un de juste et de bon derrière ses allures de garçon borné et stupide (même s'il l'est beaucoup. Stupide.) Lui faire ça, alors que je sers de « pont » entre les deux au niveau de ce sentiment, serait injuste… Le dilemme est cruel.
En plus des questions, maintenant la culpabilité est là. Et je laisse un soupir d'exaspération m'échapper, et un « Bon sang, je suis maudite ! » sort de ma bouche avant que je ne puisse le retenir. Mon frère me regarde.
-Hein ?
-Rien, Ron. Je soupire encore, il a fallu qu'il m'entende, alors que je laissais aller mon énervement.
Les filles descendent et me jettent des regards assassins. Si leurs yeux étaient des fusils, je serais sur le poteau d'exécution. Et morte, accessoirement.
Je replonge dans mes pensées, réfléchissant au point que, si je continue, de la fumée sortira par mes oreilles.
Et, intervention divine, quelque chose me cogne la tête. Je lève les yeux, rageuse, vers le coupable. Surprise : Parvati.
Je vais l'assassiner, la migraine pointe déjà son nez.
-Je peux savoir pourquoi tu me tapes la tête ?
Mon ton est cassant, et je sens la demoiselle se renfrogner devant son action, qu'elle, je le pense, regrette à présent.
-Tu ne t'es pas gênée ce matin pour m'envoyer ton oreiller en pleine tête.
Hésitante, et pourtant cherchant l'assurance.
-Je n'ai pas voulu, tu étais juste là au mauvais moment.
-Et je peux savoir pourquoi tu as fait ça ?
Bon sang. Je vais… Bon, deux solutions : La vérité, au quel cas je sens déjà les gros ragots arriver « Ginny Weasley amoureuse d'un mystérieux inconnu », et bien sur les répercutions : La recherche, les questions etc etc. Deuxième solution : Le mensonge.
-J'étais énervée suite à notre défaite pour le dernier match.
Elle me regarde, pèse le pour et le contre de mon aveu.
-Tu mens.
Fière. Et si je l'assommais, voir si ça sonne creux ?
-Pourquoi je mentirais ?
Je joue la parfaite offusquée.
-C'est qui ?
-Qui qui ? Quoi ?
-C'est qui le garçon pour qui tu craques ?
Mon air doit être magnifique. Surprise ? Non. Colère ? Non. Sceptique ? Non. Rire ? Non.
« Gné ? » ? Oui.
Ron se lève, alors qu'il nous regardait, comme un match de tennis. Il est en colère, rouge pivoine de savoir que sa sœur a un garçon en vue. Si tu savais qui j'ai en vue, Ron…
-QUOI ?
Rugissement. Manque plus que le vent dans les cheveux, les grosses pattes, trois quatre griffes, et c'est un lion. Gryffondor.
-Ron, je n'ai personne dont je suis amoureuse.
Menteuse et exaspérée.
-Alors pourquoi elle dit ça ?
-Elle dit ça, bah parce qu'elle est stupide ?
Parvati faiblit.
-Je ne suis pas stupide ! Tu sors à 5h, après une douche, tu reviens des étoiles plein les yeux, et puis tu t'énerves après un oreiller.
Frère et sœur se regardent.
-Il faut être stupide pour ne pas voir qu'elle est amoureuse de quelqu'un !
Veritas. J'ai envie de m'affaler sur le canapé, oublier un peu tous ces événements, et enfin me dire que la malédiction s'arrête là.
-Je ne suis amoureuse de personne, Parvati.
Ron doute, et moi je m'exaspère. Le dialogue continue encore longtemps après que mon esprit ait quitté ce lieu, pour se replonger en pleine réflexion.
Alors, maintenant, vous voyez où j'en suis. J'essaie de tout oublier pour cette matinée libre de cours, et, je vous assure, c'est vraiment des plus compliqué.
La seule chose que je n'oublie pas en l'instant, c'est que mes cheveux ont séché, et que l'odeur d'Hermione est encore accroché à eux.
Pareil que la dernière fois. Reviews = Je continue. Sinon, je n'en vois pas la peine, l'univers d'Harry Potter ne m'inspirant guère. Oh et, je suis pour le rated T, mais si vous voulez un Lemon, dite-le, et j'aviserais selon le nombre de « oui » et de « non ». Et je le ferais plus ou moins poussé selon les commentaires...
C'est vous qui décidez, et merci quand même. ^^
