Bonjour !
Tout d'abord, mes excuses pour le retard, ce chapitre aurait dû sortir le 31 janvier, mais j'ai eu quelques problèmes personnels et des oraux de bac blanc à préparer, ce qui m'a empêché d'écrire comme je le voulais, j'ai profité des vacances pour le terminer et c'est une grosse victoire pour moi XD. Ce chapitre est beaucoup plus développé que le précédent, qui allait à l'essentiel, car j'ai jugé que c'était nécessaire.
On reste dans l'ambivalence fluff/hot, comme la dernière fois, et le rating M est plus que bien justifié par ce chapitre !
Sinon, je me suis inspirée de l'OAV "Saiko no present desu" pour ce chapitre (pour ceux qui ne l'auraient pas vu, ça spoil léger, et je vous conseille de le voir, il est vraiment bien !), mais je me suis rendu compte que ça ne collait pas exactement vu que dans l'OAV Kuroko fête ses 17 ans, hors dans le premier chapitre Kagami fêtait aussi ses 17 ans, et vu qu'ils ont un an d'écart, Kuroko étant le plus âgé, il est logique qu'il fête ses 18 ans dans ce chapitre XD. Le premier paragraphe fait donc allusion à l'OAV en prenant l'idée qu'ils ont remis le couvert :').
Accessoirement, pour resituer un peu le contexte, les personnages sont à la fin de leur deuxième année de lycée.
Résumé du chapitre : Cette fois-ci, c'est l'anniversaire de Kuroko et Kagami sort le grand jeu. En espérant que son amant ne s'offusque pas de son plan osé…
En vous souhaitant une bonne lecture, on se retrouve en bas pour quelques infos supplémentaires :) !
31 janvier.
« Je suis surpris, Taïga-kun. Très surpris. »
Kagami déglutit. Il avait organisé une petite fête à son appartement pour l'anniversaire de Kuroko, tout comme il l'avait fait l'année précédente. Cela tombait un week-end, ce qui facilitait la tâche pour une célébration. Tout le monde avait été là. Leurs coéquipiers de Seirin, ses anciens coéquipiers flanqués chacun de leur ami le plus fidèle, sauf pour Akashi qui avait compensé en faisant la conversation toute la soirée à Furihata, pour la deuxième fois consécutive. Chose ironique, le rouge impérial semblait réellement s'être pris d'amitié pour le petit châtain, qu'il s'était efforcé de détendre et qu'il n'avait pas lâché d'une semelle. Frayeur passée, Furihata finissait par être de plus en plus réceptif, tant bien que mal. Kagami en avait ri dans sa barbe. Pour sa part, Kuroko avait semblé aux anges. Il avait de nouveau offert un grand sourire à l'assemblée lorsqu'ils lui avaient adressé leurs vœux en chœur. Kagami pouvait dire que ça lui faisait plaisir aussi, sincèrement, la béatitude de son petit-ami le touchait.
Pour le coup, nul besoin de gratter le masque imperceptible pour savoir qu'il était effectivement heureux. Si Kagami déplorait quoique ce soit, c'était un moindre mal, et un mal idiot : jusqu'à ce que tous les convives partent, ils n'avaient pas pu échanger de baiser. Une fête d'anniversaire n'était pas l'occasion idéale pour un coming-out si on la voulait réussie, après tout, et les échanges intimes savaient se faire attendre.
Les festivités désormais terminées, le joueur fantôme dormait chez lui. Afin de profiter de l'occasion dignement, le dunkeur n'avait bien évidemment pas en tête de le laisser se reposer, ou du moins pas avant une heure assez avancée. Vu le sacrifice fait par Kuroko pour son propre anniversaire, Kagami se disait encore et toujours que la barre était haute. Il avait mis du temps, avant d'avoir une idée de cadeau coquin. Beaucoup moins pour le cadeau matériel, qui, à n'en pas douter, ravirait son petit-ami au plus haut point et l'enthousiasmerait fortement. S'il ne trépignerait pas comme un gamin et ne lui sauterait sans aucun doute pas au cou, il n'en serait pas loin en son for intérieur. Cette pensée le soulagea. Ce n'était malheureusement pas par là qu'il avait choisi de commencer, et peut-être aurait-il dû, afin d'amadouer son ombre.
Ils étaient arrivés dans sa chambre en s'embrassant fiévreusement, Kagami l'avait fait assoir sur son lit en murmurant qu'il avait une surprise, puis il avait ouvert le placard avant de se pencher pour en sortir une grande poche noire. Sans un mot, il avait écarté les poignées et l'avait vidé, sous l'œil tout d'abord médusé de son amant. Il l'avait ensuite posée au pied du lit.
On ne peut plus dubitatif, Kuroko lorgnait son présent cadeau d'un œil sceptique.
« Tu es au courant que tu me satisfais sans qu'on ait besoin de ce genre de choses ?
—Euh, c'est pas parce que je doutais que j'ai acheté ça…
—C'était du sarcasme. »
Kagami grinça des dents. Ils étaient apparemment mal barrés. Il s'en était douté dès l'instant où il avait fait ce choix. Après tout, c'était pour un gars qui refusait la fellation il y a six mois de cela. Il ne pensait pas non plus que son bleu était coincé, néanmoins il savait probable de se heurter à une réserve, étant donné que lui-même s'était franchement tâté. Le but était de faire plaisir à Kuroko, et non de se faire plaisir personnellement. Il comprenait absolument si son fantôme ne désirait pas essayer. Encore une fois, si Kuroko l'avait confronté à tel un projet, il aurait eu un peu de mal à se figurer de le mettre en action, vu le dit projet. Quoique pour sa part, l'effort de Kuroko au sujet de la fellation aurait bien sûr contribué à un changement d'avis. Il espérait simplement ne pas l'avoir mis de travers et qu'il ne se sente forcé de rien, c'était sa seule crainte, l'unique.
« Bon, si t'en veux pas je comprends, c'est un peu chelou, c'est vrai, mais je m'étais dit que ça pourrait être sympa pour tester et s'amuser. Enfin oublie, je vais les ranger. »
Il entreprit effectivement de tout remettre au placard, mais Kuroko s'avança, attrapant ses mains en mouvement.
« Non, garde les, ça ne me gêne pas si tu veux jouer avec moi. »
Avec un petit sourire coquin en prime, Kuroko semblait sûr de lui. Kagami haussa un sourcil.
« Tu passes pas un peu du coq à l'âne, toi ?
—Je donnais l'impression que ça ne me plaisait pas ? »
Kagami jeta un coup d'œil aux deux sex-toys alignés pile devant les mains de son petit-ami et au visage du dit petit-ami lui-même.
« Euh, ouais, un peu. »
Kuroko secoua la tête, ses mains serrèrent les siennes. Cet acte de tendresse mit le rouge plus en confiance. Si son bleu était à l'aise, alors lui aussi se disait qu'il devait l'être.
« Désolé, je ne m'attendais simplement pas du tout à ça. Mais ça ne me rebute pas. Je n'ai rien contre l'idée. Ce n'est pas comme si tu m'avais demandé de mettre une tenue d'infirmière ou des talons de 20 centimètres. »
Kagami eut un rire, il n'avait pas pu s'empêcher d'avoir une image mentale mixant les deux idées, plus hilarante qu'érotique en son point de vue. Non, ce n'était absolument pas son genre de fantasme, ils n'auraient pas eu besoin de ça pour augmenter la lourdeur du climat sexuel. Kuroko disposait d'un corps tout à fait attirant sans nécessité de fioritures, par ailleurs. Il opina du chef et garda un sourire.
« Ok, c'est cool alors. »
Kagami se baissant pour chercher à reprendre leur échange où ils l'avaient arrêté et commencer les préliminaires de leur futur moment sulfureux, Kuroko évita ses lèvres, qui claquèrent sur sa joue. Avec un léger trait d'excuse dans le regard, il s'expliqua :
« Il y a juste un détail qui m'intrigue.
—De quoi ?
—Tu les as achetés sur internet ou tu as été dans un sex-shop ? »
Okay, cette fois-ci, Kagami tombait des nues. Pourquoi vouloir savoir ça, maintenant ? N'était-ce pas ce qui pouvait attendre ? Il soupira. Avec sa manie de dire absolument tout ce qu'il voulait quand il le voulait au mépris de tout le reste, curiosité, franchise exacerbée, ou il ne savait comment nommer ça, Kuroko avait parfois tendance à briser les instants sacrés, y compris ceux en phase de le devenir.
« J'aurais pas foutu les pieds dans un sex-shop, c'est avec mon compte bancaire, pourquoi ?
—Taïga-kun…Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais tes parents ne surveillent-ils pas tes dépenses ?
—Putain de merde… »
En effet, comme Kagami était mineur et vivait loin de ses parents, il était logique qu'il ait accès à son compte bancaire de manière plus libre et non bloqué, mais que ces derniers en aient quand même la responsabilité. C'était ce qui était directement venu à l'idée du bleu, car bien sûr, c'était une chose sur laquelle ses géniteurs pourraient lui demander des comptes. Au vu du visage horrifié de Kagami, pétrifié par un sentiment, de fait, d'horreur en apparence insoutenable, Kuroko comprit que c'était le cas. Il porta les deux mains à ses joues et se laissa tomber à ses côtés en soufflant d'angoisse, repoussant les jouets. Kuroko eut la sensation d'avoir ruiné la soirée.
Jusqu'à présent, tout avait été parfait. Il avait pu passer du bon temps avec ses anciens camarades et ses camarades actuels, ils s'étaient réellement amusés et il savait que personne ne s'était ennuyé ou ne garderait un souvenir affable de cette fête. Ils avaient tous été là pour lui. Certainement, le bleu classait cet anniversaire, en écho avec le précédent, comme l'un des meilleurs de sa courte vie. En se faisant entrainer dans la chambre par son petit-ami, il savait que l'apothéose risquait fort de se jouer et il l'attendait avec impatience, Kagami n'étant pas le seul à avoir des hormones actives.
Le projet de son petit-ami le surprenait indéniablement. Il n'aurait jamais cru que Kagami penserait à ça, il fallait dire que lui-même ne l'envisageait pas. Cependant, si son amant voulait lui faire découvrir de nouvelles choses, il lui faisait assez confiance pour les tester. Tout comme le dunkeur l'avait souligné, il y aurait un certain côté ludique à la chose. Peut-être qu'à la réflexion, il finissait par en être excité. Inquiet, en un sens – tandis que l'autre était plutôt petit, l'un des sex-toys était assez imposant, il faudrait qu'il soit vraiment bien préparé pour le recevoir. Toujours est-il qu'il le voulait aussi. Néanmoins, avant qu'il ne se décide à réagir, le rouge se ressaisit seul comme le grand qu'il était.
« Je dirais qu'on m'a volé ma carte bleu, piraté mon compte.
—Pour acheter ce genre de choses ?
—Ouais ben j'sais pas...Je me démerderai pour qu'ils le découvrent pas.
—J'espère pour toi. »
Kagami semblait nettement moins emballé que tout à l'heure. Kuroko se mordit la lèvre.
« Désolé, ma remarque a tout gâché.
—C'est vrai que t'aurais pu attendre pour me balancer ça, mais je vais m'occuper de toi ce soir, je verrais le reste après. »
Kuroko savait que sa spontanéité quand il était question d'expression était parfois déstabilisante, mais c'était un sujet qu'il avait fallu aborder. Il se devait d'être sérieux là-dessus. Il voulut néanmoins s'excuser et tenter d'être rassurant.
« Taïga-kun…
—A poil. Dépêche-toi. »
Blasé, Kuroko ne baissa même pas les yeux sur ses habits. La soudaine autorité de Kagami ne le surprenait pas dans le bon sens, cette fois-ci.
« Je n'apprécie pas, ça.
—Je déconne.
—Ce n'était pas drôle. »
Le rouge roula des yeux. Kuroko se colla à lui et ondula sournoisement son corps contre celui plus épais.
« Si tu tiens tant à la rapidité, déshabille-moi.
—Tu joues à me chauffer, là ? »
Le bleu minauda une expression d'incompréhension, totalement factice. Kagami faillit lui lâcher que ça ne lui allait pas, mais il désirait lancer les choses. Non pas qu'il fut pressé, seulement, son dessein était le suivant : faire plaisir à Kuroko, en lui donnant un orgasme dont il se souviendrait longtemps. Échanger pendant ne le dérangeait pas, lors des préliminaires et des petites agaceries, ils étaient toujours comme ça. Cependant, il tenait à ce que Kuroko soit excité, et il ne le serait pas complètement s'ils ne faisaient que taquiner leurs esprits, il fallait aussi du travail au corps. Il s'élança sur les lèvres à sa portée, et, obéissant, remonta le polo, assorti aux cheveux de son propriétaire, qui cachait le torse convoité. D'abord, il intensifia le baiser, compressant leurs langues et mélangeant leur salive. Son appendice abandonna son homologue progressivement, glissant de manière à chatouiller la bouche, tout comme la sienne glissait aussi. Le menton fut atteint, du menton le cou. Kuroko gémit. Kagami ne put s'empêcher de le mordiller.
La peau était douce, il sentait bon, et la sensibilité de son partenaire était une invitation à la créativité. C'était son anniversaire, aussi, si tout le monde, lui y compris, avait montré au bleu leur présence à ses côtés en tant qu'amis, en tant que petit-ami, Kagami devait lui faire ressentir son amour. Plus qu'une bonne partie de jambe en l'air, il voulait réellement lui faire l'amour, au sens propre et figuré du terme, utilisât-il des moyens peu orthodoxes pour ce faire.
Poussant doucement le torse de Kuroko jusqu'à l'allonger, il se positionna au-dessus de lui, remontant le tissu jusqu'à sa gorge, et entreprit de lécher une pointe rougeâtre qu'il désirait tendre. Un soupir de bien-être lui parvint. Satisfait, Kagami fit subir le même sort au petit bout de chair voisin, rencontrant le regard éraillé de son ombre. Il s'éloigna, et faisant en sorte que Kuroko lève les bras, il le débarrassa du vêtement gênant. Fondant de nouveau sur les lèvres fines, sa main déboutonna le pantalon et se faufila. Kuroko sursauta contre ses lèvres, ne s'attendant pas à ce que Kagami aille si loin. Il caressait la bosse qu'il sentait contre ses doigts, mât noir avec le tissu de son sous-vêtement, légèrement surpris qu'il soit si dur.
Peut-être pour essayer de sauver les meubles de sa contenance, Kuroko le railla dès que sa respiration lui fut rendue :
« Tu es plutôt lent.
—J'en profite pour m'amuser, ce ne serait pas drôle si je ne faisais que te déshabiller, hein ? »
Kuroko resta silencieux mais n'en mena pas large lorsque Kagami massa doucement ses testicules au travers de son caleçon. Il écarta machinalement les jambes, s'agrippant au t-shirt de son petit-ami, joues rouges et yeux fermés, plissés d'apparence douloureuse, alors que c'était loin d'être le cas. Non, c'était déjà si bon, Kagami ne plaisantait pas, il s'attaquait à ses points sensibles, mais ce n'était absolument pas pour lui déplaire. Le désir commençait à le posséder. C'était fou, ce qu'il avait envie de lui. Il regretta de sentir le poids de Kagami s'enlever, mais lorsque les grandes mains du rouge emprisonnèrent la taille de son pantalon et son sous-vêtement, les faisant voler le long de ses jambes, Kuroko se dit que c'était pour la bonne cause. A présent nu comme un ver, il toisa son petit-ami à genoux sur le matelas :
« Mets-toi au moins en caleçon, ça me perturbe d'être le seul comme ça. »
Kagami acquiesça, s'empressant de s'exécuter. Kuroko posa un regard concupiscent sur l'érection que le sous-vêtement blanc ne voilait qu'à moitié. Si sa curiosité naturelle lui insufflant l'envie d'honorer le cadeau de son amant n'avait pas été si vivace, il l'aurait supplié de tout ranger pour le prendre par la suite. C'était réellement ce qu'il voulait, plus que tout autre chose. Kagami s'assit, se saisissant des deux jouets et les posant à côté de sa cuisse. L'un était blanc, celui de petite taille, le bout plastifié et le sommet recouvert d'une toile plus fine, similaire à un micro à tête plate. L'autre ressemblait en tout point à un pénis en érection, quoique sa couleur rose et le fait qu'il soit exagérément veineux semblait, au goût du bleu, légèrement ridicule.
« Tu veux toucher ?
—Je ne sais pas trop. »
En hochant la tête, Kagami rougit. C'était un peu embarrassant pour tous les deux, vu qu'ils n'avaient pas l'habitude de ce genre de pratiques, mais il espérait que l'embarras disparaitrait ensuite.
« J'ai mis les piles mais je les ai jamais allumé, le gros à une molette régulatrice de vitesse et l'autre c'est un bouton. »
Kuroko observait en silence. Kagami tourna la molette du pénis plastifié, sursautant lorsque la chose rugit en réponse à la stimulation électrique qu'elle recevait, l'éteignant aussitôt. Le bleu émit un soupçon de rire, se faisant foudroyer du regard par son amant. Il répéta l'opération avec le deuxième, mais sa surprise ne se manifesta pas de façon si frappante, le rouge n'ayant plus l'air défiguré par l'ahurissement. Kuroko devait le concéder, la quiétude timide, mais pas tendue, qui s'installait dans l'atmosphère venait d'être radicalement renversée.
« Ils font quand même vachement de bruits, ces merdes…
—Je n'aurais pas dit ça comme ça, mais oui. »
Ils rirent, complices. En un mouvement d'épaule félin, Kagami gravit les quelques centimètres le séparant du corps du plus petit, leurs lèvres s'épousant dans un accord muet.
« Et sinon, y a quelque chose que tu voudrais, en particulier ? » demanda Kagami lorsqu'ils se détachèrent.
Quitte à tout faire pour que Kuroko passe un bon moment, autant exaucer l'un de ses fantasmes, même s'il se doutait que son fantôme l'aurait entretenu à ce propos seul, si c'était le cas.
« A vrai dire, oui. Je n'osais pas t'en parler. »
Le dunkeur tomba des nues.
« Mais pourquoi ? Tu sais bien que je suis ouvert ! »
Kuroko secoua la tête.
« C'est parce que c'est étrange, venant de moi. Je n'étais pas très sûr de vouloir, ça me passait simplement par la tête.
—Dis-moi ce que c'est. »
Le bleu soupira. Il rougit davantage sans fléchir ni fuir son regard pour autant. C'était typique de lui, et Kagami appréciait cela.
« Je n'ai jamais été très friand des pratiques buccales, tu le sais, mais depuis quelques temps j'aimerais bien que tu me fasses un anulingus. C'est quelque chose que je pourrais te faire aussi, si tu veux.
—Oh…C'est vrai que c'est pas un truc qu'on a essayé.
—Oui. Tu serais d'accord ?
—Ouais, t'inquiète pas, je le ferais en te préparant. »
Kuroko acquiesça, visiblement soulagé, ce que Kagami trouva tout à fait idiot. Enfin, ce n'était pas grand-chose ! En transposant le point de vue Kuroko sur le sien, il parvenait à envisager que ce n'était pas si anodin, et qu'il lui ait fallu du temps avant d'envisager de le proposer. L'ombre se dressa pour attraper les lèvres de sa lumière, laquelle sourit durant l'embrassade, brisant un peu son charme. Ils allaient définitivement s'éclater, il ne pouvait cacher la réjouissance que ça lui apportait. Toute éventuelle appréhension s'envolait. Ce serait définitivement parfait. Il avait conscience du caractère plus que bien niais de ses pensées, mais merde, c'était l'anniversaire de son petit-ami, alors c'était un jour où il s'autorisait à l'être. Kuroko s'écarta, et Kagami le vit attraper le petit vibromasseur.
« Je ne veux pas te vexer, mais tu es sûr que celui-là n'est pas pour fille ? »
Kagami haussa les sourcils.
« Bah c'est un vibro, ça apporte des sensations, que tu sois un mec ou pas.
—Je crois que vu sa taille, il n'est pas fait pour pénétrer, mais pour masser un clitoris, et je n'en ai pas. Je n'y connais rien, mais ne me dis pas que tu ne sais même pas qu'il y a des différences entre les sex-toys masculins et féminins ? »
Le rouge se renfrogna. Techniquement, il avait acheté les appareils les plus basiques qui semblaient tout de même biens et pas trop intimidants. Sérieux, il avait vu certains trucs qui pouvaient tout à fait être qualifiés de monstres. Il savait de source sûre que Kuroko aurait tiré une autre tronche s'il lui avait montré l'une de ces choses. Il se souvenait notamment d'un modèle gigantesque en forme de MAIN au bout d'une longue tige. Franchement, ça ressemblait plus à un engin de torture qu'à un présumé jouet sexuel, censé susciter du plaisir. Même lui se serait barré en courant si on lui avait présenté ça. Les pratiques extrêmes de ce genre, vraiment, ça le faisait presque flipper. Il cligna des yeux, essayant de chasser cette image fortement désobligeante.
« Ça peut marcher aussi pour ton pénis.
—Je ne suis pas entièrement convaincu. »
En secouant la tête, Kagami eut un regard dépité.
« On va tester et si ça te fait rien ben je m'en débarrasserai, mais on essaie au moins. »
Étant donné qu'ils expérimentaient quelque chose de nouveau ensemble, il était logique qu'ils se questionnent intérieurement et mutuellement. A demi-mot, Kagami voulait bien avouer qu'il était loin d'être expert là-dedans lui aussi. Kuroko acquiesça, il n'avait pas de raison de refuser et une nouvelle fois, sa curiosité le rendait prompt à l'expérience des sensations inédites. S'asseyant sur ses jambes, talons aux fesses, Kuroko tendit les bras. Kagami sourit, le mot 'adorable' fut murmuré, les siens se refermant autour de son corps. Le câlin ne resta pas platonique bien longtemps. Kagami baisa le crâne du bleu. Kuroko se laissa aller, appréciant à l'attention, et releva le visage, ses lèvres en avant, cette fois-ci. Le rouge les goba avec gourmandise, et il s'en fut. Allongés l'un au-dessus de l'autre, les caresses reprirent, languissantes, fugaces, alors que le temps se suspendait autour d'eux. S'il ne s'étendait pas à ce sujet, Kuroko fondait sous la prévenance et la douceur dont Kagami faisait preuve envers lui. Dire qu'il était une brute épaisse le ballon en main, dans les moments amoureux, il ne restait rien de tout cela.
Vraiment, il n'y avait pas à dire, c'était sa lumière qui était adorable, et non lui. L'affirmation était de mise. La parole ne venait pas de son embarras ou de sa gêne, seulement de son cœur. Kagami fit serpenter ses mains dans son dos, ses doigts retraçant les contours de ses omoplates, puis glissant le long de sa colonne vertébrale, pendant que Kuroko frissonna, croisant les bras autour de son cou, rapprochant leurs visages. Les doigts coururent de son dos jusqu'à ses fesses, qu'ils empoignèrent, les massant successivement.
Le baiser s'approfondit, les bouches se déliant pour faire entrer l'air, se rassemblant presque aussitôt. Un agréable moment endiablé et enflammé par la passion prenait forme. Kuroko releva les cuisses. Une main coquine orienta son massage vers son entrejambe, l'autre pinçant une fesse. Kuroko frémit ; Kagami rendait ses mouvements lents, parsemant littéralement son cou de baisers, de chaque côté, en épargnant naturellement pas sa jugulaire. Sa bouche descendait un petit peu, son membre taquin se mentant en pause plus bas, un doigt frottant seulement en une caresse molasse. C'était frustrant, mais Kuroko s'en fichait. Il aimait taquiner autant qu'être taquiné –même s'il n'hésitait pas à faire savoir quand il arrivait à sa limite, et que Kagami ne se gênait pas pour ça non plus. Il était plus qu'impatient de subir ce que son petit-ami avait prévu de lui faire endurer, pressentant que cette fois-là risquait d'être torride. Ce ne serait pas leur premier rapport sexuel particulièrement mémorable, Kuroko en dénombrait plusieurs, bien qu'il les ait tous aimés, sans exceptions.
À force de temps, ils avaient acquis une certaine expérience, les maladresses et les embarras disparaissaient peu à peu, mais il restait quand même de quoi s'amuser. En somme, chaque nouvelle fois était unique, malgré les actions répétitives, avec quelque chose auquel se raccrocher, comme le sentiment ou impulsion qui l'avait déclenchée dans son contexte.
Que Kagami lui fasse l'amour pour son anniversaire en créait un particulièrement puissant. Kuroko savait que ses pensées étaient horriblement niaiseuses, mais n'était-il pas naturel d'être heureux de se sentir aimé en un tel jour ? Il eut un sourire. L'une de ses mains caressa le torse musclé contre le sien, prenant des chemins risqués et précis, s'en détournant vicieusement aussitôt. La lueur d'excitation dans les yeux rougeoyants ne lui échappa pas. Ses mains furent bientôt emprisonnées, retenues au-dessus de sa tête, ce qui l'amusa d'autant plus. Petit à petit, Kagami descendit sur lui, son emprise glissa à ses poignets. Il lécha ses deux tétons pointus, alternativement. Kuroko appréciait l'acte, qu'il trouvait érotisant, même si ce n'était pas son point le plus sensible, cependant, il laissait Kagami faire à sa guise puisqu'il ressentait un certain chatouillement agréable.
Se détendant, il sentit les membres aller de ses poignets à l'intérieur de ses coudes, alors que sa bouche arrivait sous son pectoral. Comprenant ce qui allait se passer, Kuroko eut un sursaut d'appréhension. Kagami entrait dans le terrain de ses zones érogènes. En se baissant sur lui, le rouge faisait bien attention à frôler son pénis, de manière à sentir son éveil et sa dureté. Sa langue traîna bientôt au-dessus du nombril, et il arriva face à l'érection gonflée de Kuroko. Il baisa la longueur, son pouce caressant le gland, Kagami goutant les gémissements qui s'échappèrent de son petit-ami. Ses cuisses tremblaient, son ventre se contractait, et l'une de ses mains vint s'échouer dans ses cheveux. Au lieu de le prendre en bouche, Kagami remonta en une traînée de baisers jusqu'à ses lèvres. Se collant à lui, il frotta son érection contre la sienne, ce qui renforça l'envie de Kuroko, bien qu'il regretta l'entrave du caleçon.
Ses oreilles furent encore taquinées, et alors que Kuroko s'apprêtait à lui faire remarquer que sa façon de faire n'était pas très maline s'il voulait réellement lui faire tenir le coup, un bruit de vibration retentit. Il se crispa un peu, et se détendit en remarquant l'appareil de massage. Les vibrations commencèrent sur l'un de ses tétons, l'impression de chatouillement qu'apportait la langue de Kagami revint, avec un peu de picotements supplémentaires. Le bleu s'intéressa à ses sensations, gémissant clairement lorsque Kagami entreprit de caresser son sexe, un long mouvement de pompe le tordant. Deux autres suivirent aussitôt, avec des mouvements plus rapides, occasionnant un autre gémissement plus aigu, similaire à un pleur léger.
« Taïga-kun est décidé… »
Kagami haussa un sourcil, puis sourit.
« Oui, plutôt. »
Les caresses se succédèrent alors, l'appareil débarquant sur son ventre, ce qui acheva de l'exciter davantage. Kuroko gémit plus fortement lorsque Kagami le passa le long de son pénis, forcé de constater que ça marchait plutôt bien sur lui. L'achat de son amant ne se révélait pas vain, au moins, c'était l'essentiel. Il eut du mal à retenir un son pitoyable et serra les dents lorsque Kagami appuya davantage, joignant d'autres caresses et dessinant des arcs de cercles sur son sexe avec le sex-toy. Du liquide pré-séminal s'écoula de son gland, preuve d'autant plus parlante de son état. Kagami frotta l'endroit humide de son index.
« Tu sembles apprécier, non ?
—Tu as bien choisi, si c'est ce que tu veux m'entendre dire.
—T'entendre le gémir me va bien. »
Kuroko eut un rictus.
« Tu feras moins le fier quand on essayera sur toi.
—Quoi, ça aussi, tu veux me le faire ?
—Tu ne veux pas éprouver ce que j'éprouve ? Ça ne te rend pas curieux ? »
Kagami dut l'admettre, il l'était plutôt, en effet. De plus, ils échangeaient souvent les rôles, au lit. Kuroko n'était pas le seul à être en dessous, et Kagami aimait ça au moins autant que lui. Il acquiesça donc muettement. Pour une autre occasion, en ayant désinfecté les jouets au préalable, pourquoi pas. Pour le moment, il préférait contempler l'effet sur son petit-ami plutôt qu'en recevoir un quelconque lui-même. L'appareil ondulait encore le long du pénis de Kuroko. Le dunkeur embrassa ses lèvres, persévérant dans ses gestes de son autre main, vers l'intérieur de la cuisse. Les joues rougies et les pupilles dilatées par l'excitation sexuelle palpable totalement exposés ne lui échappaient pas. Jugeant qu'il en avait fait assez, il tourna le bouton 'off', arrêtant tout. Kuroko fronçait les sourcils, pour le moins contrarié, Kagami déposant un autre baiser sur les deux morceaux de chairs fins.
« T'es prêt pour que je te prépare, non ?
—Oui, mais j'aimais bien ce que tu faisais.
—Tu aimeras le reste aussi. »
Kuroko eut un léger son amusé et Kagami lui sourit de manière impudente. Le bleu se redressa et se coucha sur le ventre, la tête dans l'oreiller. Kagami l'embrassa dans le cou, éraflant à peine la peau au départ, pour mieux soutenir le contact avec fermeté – peut-être de manière à lui faire un suçon. Quand il se mit à téter la peau, Kuroko en fut sûr, il le marquait. Ça ne le dérangeait aucunement, d'autant que les grandes mains qui recommençaient à palper son dos le faisaient se sentir bien. Il adorait les caresses et Kagami le savait. Comme s'il effectuait un massage, Kagami frottait et faisait courir ses membres sur lui d'une manière revigorante et plaisante. Lorsque les mains se mirent à faire subir le même sort à ses fesses nues, il retint avec peine un nouveau gémissement de plaisir. Kuroko avait sa fierté et ne voulait pas montrer qu'il était rendu tout chose avec ça…mais ces mains le long de ses côtes qui retournaient pincer ses fesses lui faisaient indéniablement trop d'effet pour son propre bien.
Kagami commença à embrasser son dos en dévalant ses vertèbres. Ce fut comme un brasier de sensations qui le décimèrent entièrement. Pinçant les lèvres, frissonnant à chaque nouveau mouvement et sachant ce qui allait se passer, il aimait d'autant plus cela. Il le réalisait, Kagami exécutait bel et bien un de ses fantasmes refoulé et savoir qu'il allait devenir réalité n'arrangeait en rien la dureté de son érection. Quand ses fesses furent embrassées, il abandonna l'idée de retenir quoique ce soit.
« T-Taïga-k-kun.. »
Kuroko put sentir les lèvres de Kagami s'étirer contre sa peau. Ce qu'il attendait impatiemment se produisit. Ses deux fesses furent écartées, et une langue effrontée s'inséra entre elles à la recherche de son trou. Le contact humide à cet endroit le fit presque sursauter, en premier lieu. Ce fut étrange, pas désagréable, mais étrange. Kagami le poussa à relever le bassin, Kuroko se laissant faire docilement, gardant les cuisses ouvertes. La langue du rouge retraçait les contours de son anus habilement, l'humidifiant de plus en plus. Elle descendit à ses testicules, ce qui lui fit pousser un gémissement. Il claquait des baisers sur son périnée, remontait embrasser son anus de façon langoureuse, et finalement, Kuroko commença à ressentir du plaisir. La sensation de picotement caractéristique, intense, naissait à cet endroit. Il déglutit bruyamment et frémit. Kagami était toujours si incroyablement doux et comme il l'espérait, l'acte se faisait tout à fait plaisant. La langue s'enfonça légèrement, lui faisant lâcher un son honorable.
Pour avoir expérimenté le sentiment bien des fois, Kuroko se rendait compte avec étonnement qu'il était déjà proche de l'orgasme. Ayant été bien taquiné, ce n'était pas si surprenant. Il savait que Kagami ne l'aurait pas laissé jouir si vite, et lui-même admettait que ç'aurait été dommage, aussi ne fut-il pas dérangé que son amant en revienne à des coups de langues simples et à claquer des baisers sur ses joues de chairs rebondies. Décidant que c'en était assez, le rouge remonta en une traînée de claquements mouillés, ce jusqu'à s'allonger au-dessus de lui, sa bouche proche de son oreille et un doigt taquinant son entrée.
« J'ai failli oublier, chuchota-t-il, j'ai acheté du lubrifiant, tu veux l'essayer ? »
Kuroko sourit contre l'oreiller, essuyant ses yeux humides d'une main engourdie. Ils n'utilisaient que leurs doigts et leurs salives pour se mettre en condition, habituellement, du changement pouvait être bienvenue.
« Tu as vraiment pensé à tout.
—Je veux faire de mon mieux pour toi.
—Tu es adorable. »
Il imaginait les joues rougies de Kagami qu'il ne voyait pas directement dans sa position, parce que Kagami rougissait toujours face à ce genre de déclarations. Le dunkeur apposa ses lèvres sur son épaule. Il rampa jusqu'au pied du lit, fouillant dans la poche noire, et en sortit un flacon, Kuroko s'étirant d'aise.
« Dans quelle position tu veux te mettre ?
—Celle-là sera bien pour commencer, mais après…
—Ouais, je sais, t'aimes me voir. »
Kuroko se redressa à moitié et tourna la tête vers Kagami. Ce dernier remonta sur le matelas poser le lubrifiant sur la table de chevet à ses côtés et s'assit, se penchant vers le bleu.
« Embrasse-moi, Taïga-kun. »
Le rouge obéit. Ils s'effleurèrent doucement, d'abord, puis Kagami prit son visage en coupe, le faisant tomber en arrière. Ses pouces caressaient ses joues, ses lèvres se faisaient plus voraces, passionnées. Sa langue lécha sa lèvre inférieure et la supérieure, pénétra sa fente labiale, caressant ses dents. La barrière céda, et Kuroko laissa sa cavité buccale être envahie. Il ressentait des chatouillis agréables à chaque fois que leurs baisers prenaient une telle tournure, au point qu'il s'était déjà demandé si ses lèvres n'étaient pas une zone érogène. Il en avait discuté avec Kagami il y a un moment, et il se rappelait que son amant s'était moqué gentiment de lui, avant de lui avouer qu'il partageait son ressenti. Selon lui, c'était ce qui rendait le tout si sensuel. Il n'eut besoin que d'un regard pour comprendre que Kagami était aussi émoustillé que lui.
Ils se détachèrent alors, presque à regret pour le joueur fantôme, s'il n'avait pas été si pressé que les choses deviennent sérieuses. Kagami ouvrit le flacon, déversant une portion plus abondante que nécessaire au creux de sa main droite, le reposant ensuite, Kuroko s'amusant de sa maladresse. Il reçut un regard courroucé qu'il ignora en se recouchant sur le ventre, agitant les fesses de manière licencieuse. Kagami répondit à la provocation sans attendre, lui murmurant qu'il allait voir ce qu'il allait prendre, ce qui n'eut pas d'effet sur son petit-ami. Ce qui en eut, en revanche, fut quand le rouge étala une partie du liquide dans sa main entre ses fesses, commençant à masser son entrée à peine dilatée et rendue rosée par sa précédente action. Kuroko relâcha brutalement son souffle. Les caresses se renforcèrent, ses soupirs s'embrouillant de pair.
Kagami dut avouer que la sensation n'était pas désagréable. Quand bien même ses doigts devenaient gluants, sentir le cul de son ombre si mouillé et prêt lui faisait de l'effet. C'était une chose qu'il se serait bien gardé de dire à haute voix, son amant détestait les vulgarités pendant l'acte, mais à l'entente de ses gémissements de plus en plus attroupés, le rouge devinait qu'il en arrivait à la même conclusion que lui. Il n'eut aucun effort à faire pour introduire un premier doigt en Kuroko, la poussée se fit avec naturelle, la feinte résistance de l'anneau de chair s'anéantissait immédiatement. Aussi, il rentra le deuxième, les tournants puis les retournant à l'intérieur, à la recherche du point sensible de son fantôme. Pour connaître parfaitement son corps, il ne mit pas longtemps à le trouver, le plus petit se resserrant autour de ses doigts, agrippant l'oreiller avec force.
Malheureusement pour lui, Kagami n'avait pas l'intention de renoncer à l'entente de ses sons. Donnant des coups avec plus d'élans et de précisions en lui, il regardait le corps du bleu trembler, ses orteils se crisper. Il recommença ses dépôts de baisers, parce qu'il adorait ça au moins autant que Kuroko, attrapant le godemichet de sa main libre. Continuant de doigter son petit-ami avec plus de douceur, il tourna la molette, le rugissement du jouet se faisant entendre.
« M-mets un peu de lubrifiant dessus. »
Pantelant, Kuroko avait néanmoins réussi à faire sa demande.
« Ça veut dire que je dois enlever mes doigts, me faut mes deux mains…
—Taïga-kun, s'il te plait, je veux plus que tes doigts…»
Kagami ricana. Il avait simplement voulu le taquiner, son plan fonctionnant à ravir. Une simple manière de le pousser à dire ce qu'il désirait. Car même si Kuroko délivrait facilement sa pensée, usant parfois de cet état de fait pour l'enquiquiner, il était un parleur économe et ne dévoilait que ce qu'il jugeait nécessaire. Kagami aimait bien entendre ce qui ne l'était pas, quand ça l'arrangeait, comme ici. Se dépêchant d'exaucer la demande de son compagnon, il retira ses doigts et versa à nouveau du liquide dans sa main, recouvrant le sex-toy dont il avait laissé les vibrations allumées. Jugeant que c'était assez, il l'approcha de l'intimité de son compagnon, et poussa pour le faire pénétrer entièrement. Naturellement, il procéda petit à petit, essayant de rester doux, les dimensions de l'objet restaient imposantes et il ne prendrait surtout pas le risque de blesser Kuroko, lubrifiant ou pas.
Les mains de Kuroko aux jointures blanchies à force de serrer l'oreiller et son long gémissement l'excitèrent au plus haut point. Il éprouvait visiblement du plaisir, ce qui était déjà rassurant. Avec l'idée de dévorer le cou de Kuroko de suçons et de ne pas laisser un seul endroit blanc, il commença des va-et-vient, frottant volontairement son érection contre les fesses un peu rougies du bleu. Kuroko rendait pour le moins honneur à ses attentions, ses sons devenaient de plus en plus forts, son prénom était murmuré. Kagami pouvait l'affirmer à grands cris, c'était dur de ne pas essayer d'aller plus loin de son côté. Bien qu'il aimait sentir que Kuroko s'abandonnait à lui, à ce qu'il lui faisait, il avait aussi envie de prendre du plaisir. Il imaginait qu'après son orgasme, Kuroko voudrait lui rendre l'appareil. Il en mourrait d'envie, mais s'il jugeait son petit-ami trop fatigué, il se finirait lui-même, ce serait suffisant. Ils auraient bien d'autres occasions, Kagami le savait.
Il n'avait pas cessé de remuer le sex-toy à l'intérieur du plus petit, l'enfonçant plus profondément, il remarqua la façon dont son amant serrait la mâchoire, ce qui n'amoindrissait pas totalement ses sons. Plantant ses dents dans l'épiderme sensible de l'épaule, sa main adopta un rythme plus soutenu. Il gouta l'expression de pur délice qu'il apercevait sur le profil de Kuroko, de ses yeux plus ouverts à sa bouche entrouverte. Au milieu de ses gémissements, il entendit son prénom, de plus en plus distinct, ce qui le poussa à s'arrêter.
« J'aimerais me retourner, maintenant.
—Comme tu veux. »
Kagami retirant l'objet, Kuroko se coucha sur le dos, relevant les cuisses. Alors qu'il entamait une nouvelle pénétration, le dunkeur eut un sourire. Il venait d'avoir une idée.
« Ça te dit que j'utilise le deuxième aussi ? »
Épris des sensations assaillantes dénuées de patience, Kuroko se mordit la lèvre.
« Ça pourrait être bien, en effet. »
Sur cet accord, Kagami se saisit du vibromasseur et réenclencha les vibrations. Tandis que sa main droite animait le sex-toy en Kuroko, la gauche avait repris les mouvements circulaires sur le bas-ventre. Ayant maintenant une vue optimale de l'expression de son petit-ami, Kagami fut épris, quant à lui, d'une satisfaction face à ses réactions physiques. En effet, aux prises avec les picotements faisant la course vers son sexe et dans son antre, Kuroko n'avait jamais ressenti un plaisir si violent. Kagami frotta l'objet contre ses testicules, remontant sur la base de son pénis, amplifiant encore le rythme à l'intérieur de lui. Il aurait pu ne pas bouger, le bleu le savait, l'effet aurait été là, mais Kagami choisissait délibérément de l'intensifier par ses actions. Alors qu'il se sentait de plus en plus proche de se laisser aller, sa prostate et son pénis martyrisé sans répit le transformant en une masse tremblante agitée par le plaisir, Kuroko attrapa l'une des mains de son bourreaux. Semblant comprendre sans qu'il n'eut besoin d'articuler un mot, le dunkeur fléchit vers lui et réduisit l'écart entre leurs lèvres, effectuant un trajet plus violent, plus profond.
Kuroko fut à nouveau gagné par le sentiment de jouissance. Il se sépara à regret de la bouche de Kagami pour lâcher un cri. Léger, pas de quoi vriller les tympans de son petit-ami, mais tout de même un cri. À cet instant, Kuroko entendit un cliquetis, et sentit que l'emprise de Kagami faiblissait sur l'objet à l'intérieur de lui. Il crut défaillir quand il comprit. Le dunkeur venait d'augmenter l'intensité des vibrations. Rien que ça. D'autres cris menacèrent de franchir ses lèvres, Kuroko se dépêchant d'attraper celles de Kagami, qu'il mordit avec emportement, pour éviter de les laisser sortir. Oh, il n'était pas en colère, loin de là. Il se sentait simplement esclave du plaisir. Kagami savait très bien l'effet que tout ça allait avoir sur lui. Il ne le blâmait pour vouloir le faire se sentir si bien. En plantant son regard dans celui rougeoyant, la tendresse et la luxure mélangée à l'intérieur lui firent perdre pied au moins autant que ses sensations embrumées.
Chaudes, électriques, renversantes, vivifiantes, elles se battaient pour prendre possession de son âme. Kuroko se sentait tellement proche de la jouissance que chacun de ses membres se pétrifiaient. Ses mains retenant les bras de son petit-ami, il laissa les sensations monter en lui, ses yeux se fermant et ses sens ne répondant plus à l'appel. Son cerveau fut complètement déconnecté, aussi, Kuroko fit à peine attentions aux lèvres mouillés dans son cou, à la langue qui lécha le lobe de son oreille avant que les dents ne mordillent.
Kuroko crut partir, lorsque le cliquetis se fit de nouveau entendre. Il ne put protester, les sensations devenant beaucoup trop violentes en lui, presque insupportables. De sa voix rauque et son accent japonais bien présent, Kagami chuchota doucement, sensuellement :
« Happy birthday, baby.
—Taïga-kun est un salaud… »
Le rouge fut surpris, au point qu'il en cessa tout mouvement. Les vibrations torturèrent encore Kuroko par elles-mêmes, sans qu'il n'ait réellement besoin de faire d'autre mouvement que celui d'appuyer. Ses mains n'étaient qu'un instrument supplémentaire. Le bleu semblait se perdre sous le plaisir, se débattant pour chercher un angle profitable à son orgasme, loin d'être au fait du choc qu'il avait créé. Kagami était littéralement sur le cul. Kuroko, qui était toujours si poli, venait de l'insulter. La situation le justifiait, son initiative inattendue avait de quoi le perturber, et ce n'était pas le mot le plus grossier qu'il aurait pu trouver. Cela restait cependant plus que déroutant venant de son amant. Au bout d'un temps indéfini, Kuroko se débattit plus promptement sous lui. Kagami crut qu'il allait jouir, mais le bleu aspirait à tout autre chose.
« Enlève ça, je veux que tu me prennes. »
Encore sous le choc, Kagami ne put que répliquer un inintelligible :
« Tu vas bientôt…
—Taïga-kun, ne me fais pas te supplier. »
Le susnommé n'eut pas besoin de se le faire dire deux fois, en effet. Éteignant les appareils qu'il repoussa sur le lit sans trop d'égard, il s'arracha pratiquement son caleçon et positionna son pénis à l'entrée plus que prête de Kuroko. Il soupira en le sentant se resserrer autour de lui avec délice. Ce ne fut pas long ensuite, ni pour lui, ni pour Kuroko. Son membre happé par les douces parois, il remua les hanches inconsciemment. Ivre d'extase, ses gémissements faisaient écho à ceux de son petit-ami. Il oubliait complètement de le masturber, aussi, à peine voulut-il tendre la main vers son pénis que Kuroko éjacula. Son corps raidit, son expression paralysée et sa respiration se bloquant dans sa gorge, l'orgasme venait de le tétaniser. Kagami fut surpris, mais compte tenu de l'excitation sexuelle intensive dont son petit-ami avait été victime par ses doux soins, c'était tout à fait compréhensible. S'amenant vers la délivrance, il fut saisi peu de temps après. Kuroko était devenu si étroit, un vrai carcan, que ce fut compliqué de lui résister.
Il se retira, tombant à côté de son petit-ami, qu'il entoura de ses bras et embrassa tendrement sur la joue. Les draps et la couverture étaient froissés. Un peu idiotement, le rouge posa une question inutile, car la réponse était déjà évidente :
« T'as apprécié ton cadeau ?
—Tu t'interroges sérieusement ? »
De son visage dorénavant redevenu neutre, si on oubliait sa peau pâle plus que rougie, Kuroko le jaugeait. Kagami éclata de rire.
« Ouais, j'aime bien entendre ce genre de choses. »
Secouant la tête, Kuroko grimpa sur lui. Il s'assit sur son bassin, sans faire attention à la semence du rouge qui s'écoulait quelque peu hors de lui, et de la sienne salissant son ventre. Ils étaient entièrement nus, aussi, Kagami dut avouer que le contact –et la vue – n'était pas dépourvu de tout érotisme.
« Je te remercie pour ton présent. Je pense que ce fait parle par lui-même. »
Courbant l'échine, il lia leurs lèvres et se coucha sur son torse. Kagami l'étreignit de nouveau, ses bras serrant son corps avec force. Pas peu fier de son exploit de ce soir, bien que ses jouets l'y avaient aidé, il rougit un peu avant de l'énoncer :
« C'est la première fois que je te vois éjaculer sans que je t'ai touché.
—Ce n'est pas pourtant pas la première fois que j'ai un orgasme qui n'est pas dû à tes caresses, en réalité. »
Kagami leva un sourcil, rencontrant le regard assuré de son petit-ami.
« Ah ouais ?
—Oui. Tu es un bon amant. »
Kagami sentit que ses joues restaient roses. Ce genre de choses que Kuroko disait avec naturel étaient loin de lui déplaire, évidemment, mais elles le clouaient parfois au sol, ou au lit, dans le cas présent. Prenant un ton sensuel, il rehaussa le corps du plus petit, son nez donnant un coup dans sa tempe pour lui faire pencher la tête. Son oreille devint à sa portée, et il chercha à la mordre.
« C'est flatteur et tu me dis ça avec une tête tellement mignonne. »
Kuroko se dégagea rapidement, s'essuyant comme si de rien était. Il redescendit plus bas sur lui, collant l'organe que Kagami avait attaqué contre sa poitrine.
« Tais-toi, Taïga-kun, je suis le plus embarrassé et c'est bien assez comme ça.
—Même si c'est ton anniversaire je ne me tairais pas. Et vire moi tes pieds froids. »
En effet, les pieds du bleu se frottaient contre ses jambes, et avec leur température, c'était tout sauf plaisant.
« Idiot. Tu m'as appelé bébé. Mes pieds veulent se réchauffer. »
Kuroko attaquait sur ce qu'il avait trouvé, Kagami se sentant légèrement irrité de sentir le contact le glacer.
« En anglais, je trouvais ça sexy sur le moment, laisse tomber. Pas sur moi !
—Ça l'était, mais c'était inattendu.
—Tu m'as bien traité de salaud. Tetsuya, tes pieds, merde ! »
Il râlait, mais un sourire barrait quand même ses lèvres. Si Kuroko le confrontait à ce qu'il avait lâché, pourquoi ne pas faire de même ? L'effet fut atteint. Son ombre devint rouge comme il ne l'avait que rarement vu.
« J'espérais que tu ne t'en étais pas aperçu…
—Qu'est-ce que tu croyais ? »
Kuroko se mordit la lèvre.
« Je n'ai vraiment pas l'habitude de dire ça, je suis vraiment désolé, mais ce que tu m'as fait ressentir, c'était vraiment trop et je ne me suis pas contrôlé. »
Kagami faillit éclater d'un rire sonore une deuxième fois, mais il se contint devant l'air épouvanté de son petit-ami.
« Tetsuya, tu as juste dit 'salaud', c'est pas la fin du monde, je t'appelle souvent 'petit fumier', 'enfoiré'. Je me suis jamais flagellé pour ça.
—Oui, mais… »
Kagami le fit taire en l'embrassant sur le front. Décidant tout de même de ne pas cesser de le railler, il lança sa prochaine parole sur un ton badin.
« J'savais pas que tu aimais le dirty talk, il fallait me le dire.
—Je n'aime pas ça. Pas du tout, et tu le sais très bien. Ne te joue pas de moi. »
Kagami rit. Kuroko enfouit son nez dans son torse.
« Taïga-kun peut parler, avec ses surnoms niais. »
Incroyable, mais Kagami aurait juré qu'il venait de bougonner.
« T'as avoué que c'était sexy.
—Ça restait niais. »
Kagami grogna, faussement énervé.
« T'as aimé l'entendre, alors me fais pas chier. »
Sa voix ferme obtint un sourire en réponse. Ils rirent, complices, en se regardant. Rougissant, Kagami déposa un nouveau baiser, sur le crâne bleu cette fois-ci.
« Je t'aime, Tetsuya.
—Je t'aime aussi. »
Quand il repoussa gentiment le corps du bleu pour se lever, celui-ci le regarda avec une pointe de déception. Kagami lui fit un clin d'œil. La position était certes agréable, mais il avait un autre cadeau. Reprenant la poche noire, dans laquelle il rangea les sex-toys, qui auraient besoin d'être nettoyés, et le lubrifiant, il sortit une enveloppe blanche, vierge de toute écriture. Il la tendit à Kuroko, tout en posant la pochette sur son bureau.
« Qu'est-ce que c'est, Taïga-kun ?
—Ouvre, tu verras bien. »
Kuroko obéit. En voyant ses yeux s'écarquiller, Kagami eut la sensation que sa bouche qui se retroussait en un énorme sourire lui octroyait une expression des plus pitoyables.
« Des billets pour un match de basket en Amérique ?
—Ouais, et je nous ai réservé une chambre dans un hôtel. Ce sera pendant les vacances de fin d'année. Joyeux anniversaire. »
Kuroko laissa tomber les billets sur le lit, se précipitant pour le prendre dans ses bras. Kagami ne perdit pas son sourire. Contrairement à ce qu'il pensait, Kuroko avait relâché sa contenance. Son visage adoptait une expression similaire à la sienne, sauf que chez lui, bien entendu, le rendu était adorable.
« Tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir, il ne fallait vraiment pas. Ça ne me parait presque pas correct d'être aussi joyeux, c'est vraiment trop…
—Tu veux pas apprécier au lieu de chercher la petite bête ?
—Je ne cherche rien, je suis simplement…
—Je sais, t'es heureux, alors apprécie. »
Il insistait sur le mot. Kuroko sourit, serrant davantage le buste de son petit-ami.
« Merci beaucoup. Je t'aime. »
Kagami releva son menton, déposant un chaste baiser sur ses lèvres.
« Moi aussi. » Le rouge hésita à aller jusqu'au bout de sa pensée, parce que c'était un peu bête, mais un constat venait d'éclore en lui. « Quand on ira là-bas, ça fera deux ans qu'on est amis. »
D'un peu plus bas, les perles bleues de son ombre s'accrochèrent aux siennes.
« Sentimental, Taïga-kun ?
—Dixit celui qui vient de me faire une déclaration d'amour.
—Tu l'avais fait avant moi. »
Kagami lui ébouriffa les cheveux. Kuroko se mit à rougir, apparemment frappé par une révélation similaire.
« Quelques mois de plus, et ça fera deux ans qu'on est un couple. »
La main de Kagami se mit à masser la chevelure fine.
« Putain. Ça semble court et long à la fois.
—Je suis d'accord. »
Ils avaient commencé à sortir ensemble durant les vacances d'été de leur première année, soit quatre mois après qu'ils se soient rencontrés, au moment où leur amitié avait pris de l'importance. S'ils avaient mis du temps avant d'apprendre à se respecter et à s'apprécier, ils avaient finalement réussi et découvert qu'une profonde alchimie les liaient l'un à l'autre. Bien entendu, ils espéraient que ça durerait encore un long moment, étant profondément amoureux. Kuroko baisa le torse de son amant.
« Je me sens vraiment heureux avec toi. »
Kagami acquiesça pour signifier qu'il n'avait pas d'autre opinion.
« Faut qu'on prenne une douche et qu'on change les draps. »
Le dunkeur cassait un peu le moment romantique, ce qui eut pour effet d'amuser le joueur fantôme. Redevenant plus sérieux, Kuroko se décramponna de son emprise pour s'incliner respectueusement devant Kagami.
« C'était vraiment une soirée merveilleuse. Merci pour tout. Pour la fête que tu as organisé, pour avoir toléré mes anciens coéquipiers, des adversaires, sous ton toit pour moi, et pour m'avoir fait découvrir de nouveaux plaisirs, puis pour ce voyage. Tu es vraiment le petit-ami idéal. »
Étant donné qu'ils étaient tous deux aussi nus qu'au jour de leur naissance, la scène prenait une curieuse dimension comique. Gêné, Kagami poussa Kuroko à s'assoir sur le lit, prenant place à ses côtés, ses mains retenant doucement de ses deux bras. Il secoua la tête.
« T'incline pas et dis pas de conneries ! C'est le moins que je puisse faire. C'est tout à fait normal. Je voulais que tu passes un bon moment, qu'on s'amuse, et je suis content d'avoir réussi. »
Kagami le libéra. Sans sourciller, Kuroko le prit de nouveau dans ses bras. L'étreinte fut douce. Ils échangèrent un énième sourire, qu'ils abandonnèrent au profit d'un énième baiser. Cette soirée coquine était une réussite sur tous les plans. Ajouter à cette conclusion qu'hormis le côté hormonal, le sexe pouvait aussi être un moment d'amusement parfaitement romantique, et qu'ils étaient bien loin d'avoir fini d'en profiter ensemble.
Normalement, l'histoire aurait dû se terminer ici, mais je l'avais mentionné sur mon profil, j'ai eu une idée qui pourrait rajouter deux autres chapitres. Ils mettraient donc en scène, pour le premier, le voyage en Amérique de Kuroko et Kagami, et pour le deuxième, la façon dont ils fêteraient leurs deux ans ensemble. Par ailleurs, j'avoue que je ne suis pas sûre de faire du lemon pour chacun des deux chapitres suivants, on verra bien comment ça se profile. Je trouvais ça mignon, j'ai les idées, et j'aurais donc bien envie de les écrire, en espérant que cela vous intéresse :D !
Je dois avouer que la scène de sexe a été assez compliquée à écrire, vu que je n'ai vraiment pas l'habitude de mettre en scène ce genre de choses dans les lemons X). Je pense quand même m'en être sortie pas trop mal, enfin du moins je l'espère :').
N'hésitez pas à commenter si vous avez aimé ou si vous avez des remarques à faire, ça me ferait plaisir :) !
Merci de votre lecture ^^ !
