Tout d'abord, merci à toutes celles qui m'ont envoyé des reviews ou mis cette histoire dans leurs favoris/suivis. Votre engouement pour cette histoire m'a fait énormément plaisir !

La traduction avance bien donc je pense pouvoir poster une à deux fois par semaine. L'histoire compte 21 chapitres.

Chapitre 1

Puis vint un petit frère

Assis à côté du berceau de son petit frère, Harry James Potter, maintenant connu sous le nom de Turais Rigel Black, frotta son index le long de la marque sur son front, traçant les contours de la cicatrice en forme d'éclair qu'il avait reçu. Walburga avait hurlé encore et encore quand elle était venue le réveiller au matin du 1er Novembre et avait vu le sang partout sur son oreiller. Apparemment il avait gravé la cicatrice sur son front en se grattant pendant son sommeil. C'était la première fois qu'il l'obtenait par ce moyen. Et une fois de plus il était devenu, comme Drago Malfoy l'avait si poétiquement appelé il y a tellement longtemps, un balafré.

Sa nouvelle mère avait été furieuse de constater que cette imperfection ne voulait pas disparaître, jusqu'à ce qu'Orion remarque qu'il s'agissait de la rune Sowilo, symbole de soutien et de succès. Walburga n'avait de toute évidence pas choisie d'étudier les Runes Anciennes pendant sa scolarité, tandis que son mari si.

Après cet épisode, le duo semblait avoir accepté la cicatrice, la montrant même fièrement à Arcturus, le père d'Orion et grand-père de Harry. Le vieil homme avait hoché la tête en enfonçant son doigt dans la cicatrice, mais n'avait pas eu d'autre réaction. On l'avait laissé tranquille après ça. Ses parents commençaient à s'inquiéter, Harry ne leur avait encore jamais dit un seul mot. Kreattur avait été chargé de lui lire des livres dès qu'il avait du temps libre, Sirius et lui passait donc une à deux heures par jour allongés sur le grand tapis sous la surveillance de Kreattur qui leur lisait les contes de Merlin et Morgane. C'était la première fois que Harry grandissait dans une famille du côté obscur aussi proche de ce qu'il considérait être sa propre époque, et jusque là ça avait été une sacrée expérience.

« Turais ! Tu es levé ? Il y a des cadeaux à… Turais ! Où est ce que tu es! »

Harry esquissa un sourire, regardant les yeux bleus de Sirius s'écarquiller face aux soudains cris stridents de leur mère. Les yeux de Harry venaient tout juste de prendre leur teinte définitive, le gris typique de la famille Black, mais il savait très bien que lorsqu'il utilisait la magie, plus de magie que la plupart des gens pouvaient utiliser, ils brillaient de leur vert habituel.

Le petit Sirius face à lui, âgé d'à peine trois ans, laissa échapper un hoquet et à ce moment Harry su qu'il allait se mettre à pleurer. En se concentrant, Harry fit appel à sa magie, cette énergie qui ne cessait de fluctuer et qui continuerait à faire ainsi jusqu'à ce qu'il commence à véritablement s'en servir.

Des boules de lumière apparurent, chacune de différentes couleurs, formes et tailles. Harry modelait les lumières, sa magie, jusqu'à ce qu'un ensemble de minuscules patroni se mettent à danser autour de Sirius. Patmol, qui sautillait, pas plus gros que la jambe de Harry, était suivi de Cornedrue et Lunard. Le trio continuait à tourner, sautant les uns par dessus les autres alors que Sirius échappait des cris de joie perçants. Sa vision n'était pas encore suffisamment développée pour percevoir les animaux, mais la joie qu'il ressentait suffisait à Harry, assis à côté du lit de son frère et dictant les mouvements du trio.

En entendant une bruyante inspiration derrière lui, Harry sut qu'il n'était plus seul. Il se retourna aussitôt pour voir sa mère et son père qui fixaient tous les deux l'endroit où s'étaient trouvés les Maraudeurs.

« Qu'est-ce que c'est que ça ! Turais ! Tu as fait de la magie ? » Walburga se précipita pour l'attraper et Harry grogna, se trémoussant jusqu'à ce qu'il soit à nouveau face à Sirius. Sa nouvelle mère lança un cri de rage, le passant à Orion qui le tint seulement par le torse, laissant Harry presque à l'horizontal dans son désire de rester au plus près de Sirius. Ils le laissaient rarement s'approcher de son frère, il ne savait pas vraiment pourquoi, mais ça l'agaçait beaucoup.

« Siri triste »

Merlin, il détestait jouer les idiots, mais il attirerait trop l'attention s'il se mettait soudainement à faire des phrases.

« Qu'est-ce que tu faisais Turais ?! On t'a dit que c'était dangereux de faire de la magie à côté de Sirius, il est trop jeune. »

Harry pouvait comprendre l'inquiétude d'Orion. On pouvait dire ce qu'on voudrait à propos des deux Black, mais à cet instant, ils se préoccupaient d'eux. Même s'ils avaient une drôle de façon de le montrer. Orion était bien plus calme que sa femme, c'était certain. Et peut être que Harry aurait dû révéler son talent un peu plus, comme ça ils l'auraient laissé s'approcher de Sirius.

« Content » Harry finit par marmonner, produisant un petit patronus de Patmol à nouveau, laissant le chien danser autour de Sirius à nouveau, après avoir effleurer les doigts d'Orion avec le chien.

L'homme faillit le laisser tomber.

« Par Salazar ! Walburga, c'était un patronus ! Je l'ai senti ! Touche le, on dirait que s'en est un »

Harry envoya le chien frôler le bras de Walburga, qui resserra son étreinte autour d'un Sirius gazouillant. Harry fut à nouveau retourner pour faire face à Orion. Il cligna des yeux aussi innocemment que possible.

« Est-ce que tu fait ça volontairement ? Est-ce que tu as fait de la magie pour faire plaisir à Sirius ? »

Harry prétendit réfléchir à la question avant de hocher lentement la tête, invoquant à nouveau Cornedrue et Lunard. Un claquement à leur gauche détourna leur attention vers Walburga , qui avait posé un Sirius tout content pour prendre une photo d'eux, entourés des deux patroni que Harry venait tout juste de créer.

« Personne ne nous croira sans preuve ! » cracha-t-elle en partant pour sans doute obtenir sa preuve le plus vite possible. Harry regarda la femme partir, plutôt amusé. Il y avait tellement de fierté dans la maison des Black et ses descendants.

« Descendons alors. »

Lové sous le sapin de Noël, Harry remua au milieu de la multitude de cadeaux que Sirius et lui avaient reçu de la part des autres familles du côté obscur, siégeant au sommet du milieu politique. Il y avait quelques cadeaux très biens mais il ne pourrait pas vraiment utiliser un fourreau de baguette en cuir de dragon avant un moment. Enfin si, il pourrait, mais il devrait le rétrécir et appeler à lui la Baguette de Sureau, une chose qui ne manquerait pas de surprendre ses parents.

Walburga, affichant un instinct maternel qui avait abasourdi Harry, cajolait un Sirius endormi contre sa poitrine pendant qu'Orion était parti chercher ses cousines arrivées par le foyer de la cheminée. Les trois sœurs Black venaient les voir pendant une heure environ, le temps de s'échanger des cadeaux et des remerciements. Qu'est-ce qu'il pouvait détester ça.

Narcissa n'était que de deux ans et demi son ainée, tandis qu'Andromeda avait quatre ans de plus, et Bellatrix était née six ans et demi avant lui et avait donc huit ans. Harry était reconnaissant d'être trop jeune pour que Walburga voie un intérêt à le traîner dans des réunions de famille, laissant plutôt les autres membres de la famille venir à lui. Cependant il avait le sentiment que ça ne serait plus le cas pour longtemps.

Ignorant les bruits de la cheminée un peu plus loin dans la maison, Harry finit par trouver le cadeau qui semblait l'attirer, une petite boîte emballée dans du papier noir satiné. Le cadeau habituel de la Mort.

Déchirant l'emballage, il trouva à l'intérieur l'habituelle gourmette, le symbole des Reliques tenu par deux lanières en cuir souple. Par expérience, il savait que le bracelet grandirait avec lui jusqu'à devenir un collier en cuir dont le pendentif en métal chaufferait à chaque fois qu'il utiliserait l'une des Reliques. Encore un rappel de ce qu'il était.

« Joyeux Noël tante Walburga »

Le trio de voix tira Harry de ses pensées, un petit soupir s'échappa de ses lèvres pendant qu'il attachait le bracelet à son poignet. Il ne se détacherait jamais, à moins qu'il ne le souhaite.

« Turais ! Sors de là tout de suite ! »

Grimaçant, Harry fit lentement marche arrière, levant sa tête seulement quand il eut assez de place pour voir ses trois cousines. Narcissa, la seule blonde, comme il pouvait s'y attendre, l'air jeune et innocente, était assise sur le canapé à côté de sa tante. Andromeda était occupée à cajoler Sirius et demandait quand est-ce qu'il serait assez âgé pour marcher à quatre pattes. Ce qui signifiait…

« Coucou bébé Turais » Seigneur, cette phrase le hantait depuis le début de son enfance.

Harry s'assit sur les fesses, fronçant les sourcils, tout en tâchant mentalement d'estimer le temps que mettraient sa tante et son oncle à entrer dans la pièce.

« Coucou Bell » marmonna Harry, le visage impassible. Bellatrix eut l'air surprise qu'il ne se mette pas à pleurer. Ses grands yeux noirs clignaient, choquée.

« Turais ! Viens ici, montre à ta tante et ton oncle le tour de magie que tu as fait ce matin »

Harry retint un grognement. Il n'était pas un singe savant, s'il avait été un enfant normal – bien qu'un enfant normal n'aurait pas pu exécuter le même sort en premier lieu – il n'aurait jamais pu reproduire la démonstration de ce matin. Cependant, il était qui il était, et si son prétendu « génie » devait se manifester à un jeune âge alors ainsi soit-il.

Ainsi, Harry s'avança en titubant légèrement pendant que Bellatrix racontait son dernier accès de magie accidentelle.

« Pa'mol, Co'nedrue ou 'Unard ? »

« Tu peux faire les trois ? » Orion venait de revenir, Kreattur portait derrière lui tous les cadeaux qu'ils avaient reçus.

Harry se mordit la lèvre, regardant Sirius qui était maintenant réveillé avant de lentement hocher la tête. Tournant son poignet et remuant légèrement les doigts, Harry se concentra sur ses Patroni qui se mirent à danser autour de la pièce. De petits Patmol et Lunard courraient vers Sirius qui gloussait à leur vue. Une fois le choc passé, Harry produisit un Cornedrue grandeur nature qui sautilla sur le tapis avant d'aller renifler les cheveux de Narcissa, qui laissa échapper un cri de stupeur.

« Par Salazar, c'est un Patronus »

« Il n'en avait jamais fait un grand avant, c'était seulement trois petits ! Turais est-ce que tu peux en faire trois grands ? » Orion c'était accroupi à sa hauteur, Harry décida de pousser un peu les limites de l'homme et tendit les bras vers son père pour lui signifiait qu'il voulait qu'il le porte. Il ne l'avait plus jamais porté depuis qu'il avait commencé à marcher, laissant à Kreattur le soin de s'assurer qu'il arriverait à descendre les escaliers. Maintenant cependant, il semblait plus qu'intéressé.

Deux mains chaudes encerclèrent son torse, le positionnant contre la hanche d'Orion. Il était plus facile à amadouer que Walburga qui semblait contrarier de voir Orion l'infantiliser de la sorte.

En réaction, Harry dirigea Patmol et Lunard vers Cornedrue tout en les faisant grandir jusqu'à un Patronus de loup-garou grandeur nature rejoigne le cerf et le sinistros.

« C'est un loup-garou »

« Cygnus, ce garçon arrive à maintenir trois Patroni sans baguette ». Sa tante par alliance, Druella, semblait être la plus raisonnable. Il était évident que c'était elle qui avait donné à Narcissa ses cheveux blonds.

Tournant son poignet à nouveau, Harry fit disparaître les Patronus et regarda les adultes discuter de son cas avec l'avidité d'une meute de hyènes autour d'une carcasse.

« Je croyais que tu mentais quand tu disais qu'il avait fait exploser toutes les fenêtres à sa naissance »

« Je n'ai pas besoin de mentir. Turais est exceptionnel. Comme on peut s'y attendre pour le nouvel héritier de la Maison Balck ».

Harry baissa son regard vers son nouveau bijou, remarquant que le symbole, qui était normalement en métal, était à présent en plastique, prêt à être mastiqué par ses petites dents de bébé. La Mort était toujours attentionnée envers lui, surtout lorsqu'il était dans un petit corps en pleine croissance. Il n'avait pas encore fait ses dents, ce qui était agaçant.

Bellatrix essayait d'attirer l'attention sur elle, sautant presque devant ses parents qui discutaient toujours avec Walburga.

Une main passa dans ses cheveux et Harry tourna la tête pour voir à qui elle appartenait. Son père lui souriait, puis il embrassa sa tempe, le surprenant.

« Tu feras de grandes choses, mon fils »

Harry ne put qu'acquiescer, interloqué. Peut-être arriverait-il à empêcher les membres de cette famille de se haïr s'il y mettait tous ses efforts.

Peut-être.