Et voila ! Je suis de retour *enfin* avec un nouveau chapitre ! Oui je sais, je sais, cela fait extrènement de temps que je vous fais poroter, mais je vous avez prévenus, non ? Donc, voila. Ce chapitre en fait, n'est pas finis, ou du moins, je voulais mettre plus de chose, mais je me suis dis que 17 pages Word, ça suffisait... Et c'est surtout que si non, je n'aurais pas posté aujourd'hui ! Et puis, je pense que la longueur ça va, non ?

Sinon, je voulais vous dire un iiiiiiiiiiiiiiiiiiiimense merci pour vos 50 review ! Woow ! Pour l premiers chapitre, je suis RAVIE ! Je n'ai jamais crue que ça plairait autant, et je suis ravie d'avoir pu en convertir certain au manga Ouran High School ! Sans plus attendre, je vous laisse lire ce chapitre, et je reviens vous parler à la fin !!

Bonne lecture !!


Chapitre 02: Les quatre Phases.

Le réveil sonna, et je grognai. D'un coup sec, je tentai d'arrêter cette maudite sonnerie, mais ma main s'abattit sur la table de chevet, et je poussai un cri de douleur. Je me relevai d'un bond de mon lit, et entreprit de masser ma main. Totalement réveillée, je me dirigeai jusqu'à ma penderie. Proprement attaché, mon uniforme jonchait fièrement sur un cintre. L'uniforme de rechange, lui était bien plié dans mon armoire. Je fis une grimace au rappel du prix qu'il m'avait couté, ainsi qu'à ma manière de le payer. « Je suis une hôte... Génial... » pensais-je piteusement, alors que je tentai tant bien que mal de mettre la tenue. D'un geste rapide, je mis la chemise d'un blanc éclatant, ainsi que la jupe, que j'essayai de descendre le plus bas possible. J'entrepris ensuite de faire mon nœud de cravate, et ce fut au bout de cinq bonnes minutes, que je fus ravie de mon travail. J'enfilai par dessus la veste qui finissait la tenue. Toujours munie de mes pantoufles -qui m'aider à repousser à plus tard la mise des nouvelles ballerines de cuir légèrement rehaussées à l'arrière que m'avait donné Alice- je descendis. A mon arrivée dans la cuisine, mon père écarquilla les yeux.

-Bella... Tu... Euh... Ça te va très bien.

-Merci. Marmonnais-je, en m'asseyant sur la chaise en face de laquelle il avait déposé un verre de café.

-Mais... C'est l'uniforme de l'école ?

-Euh... Ouais. Éludais-je, en finissant rapidement ma tasse.

J'avais échappé la veille au questionnement de mon père sur ce que contenait mes sacs, et je ne comptais pas lui en parler ce matin même. Tout comme je ne comptais pas lui parler du club d'hôte. Pas pour l'instant. J'avais du mal à l'admettre moi même, alors mon père... Et puis, le fait qu'à 17 ans j'eusse, une dette aussi lourde que le prix d'une magnifique maison n'était pas une des meilleures chose à dire à Charlie. D'un geste rapide, je me levai, et mimai avoir oublié quelque chose dans ma chambre, remontant rapidement les escaliers. Charlie ne releva pas mon inhabituel empressement, et continua de siroter son café, le regard perdu près de la télé éteinte.

Une fois dans ma chambre, le réveil annonçait fièrement les 8h07. Je soupirai. Il me restait encore dix minutes avant de partir... « Depuis quand tu te languis de partir ?! » se moqua une petite voix dans ma tête. « Je ne vois pas ce qu'il y a de plus là bas... Mis à part la bibliothèque. » Je soupirai. La petite voix avait raison... Que je sois ici ou au lycée, c'était pareil. Je jetai un regard en coin au miroir, pour voir mon reflet dans l'uniforme parfait du lycée. Je faisais horriblement tache. Tout dans l'uniforme était parfait, sophistiqué, sauf moi. Mes cheveux étaient froidement remonté en un chignon très peu esthétique, et je ne cessais de tirer sur la jupe, dans l'espoir qu'elle couvre toutes mes jambes. Je grimaçais. Soudain, je me souvins de ma journée de la veille, dans ses moindres détails. L'hyper-activité d'Alice, et sa joie de vivre si... exaltante ! La gentillesse de Rosalie... Ainsi qu'Emmett... Lui qui m'avait parlé pour la première fois en cours de social, sans la moindre gêne, qui s'était moqué de moi mais que pourtant, malgré tout ça était quelqu'un d'assez attachant. « Mais qu'est-ce que tu dis, à peine passé une journée dans ce lycée tu penses déjà avoir des amis... Tu n'es pas comme eux ! » me dit la petite voix dans ma tête. Je soupirai. La petite voix avait comme toujours, raison. « Emmett a raison, tu es magnifique... » Je me figeais. La phrase d'Edward se répétait dans ma tête. Je me souvins de son sourire en coin, horriblement attachant. « Et lui, il est horripilant ! » cracha la petite voix qui avait le don de m'énerver. Lascivement, je pris mon sac, mis les chaussures, et descendis. Je pris la décision d'aller au lycée maintenant, inventant à mon père l'excuse que je ne savais toujours pas exactement où était ma salle de Littérature pour ce matin. Je le savais, mais j'avais besoin de réfléchir. Je sortis de la maison sans plus attendre et montai dans ma camionnette. A une vitesse volontairement lente, je me rendis à Forks High School.

Mon esprit divagua, premièrement sur mes raisons à faire partie du club d'hôte. C'était pour cela qu'ils étaient sympathique. Et pour rien d'autre. « Ah, et Emmett et Rosalie avaient prévus que tu casses le vase, et c'est pour ça qu'ils ont été gentil ? » dit une petite voix, différente de la première, dans ma tête. Je ne pus m'empêcher de penser qu'elle a avait en quelque sorte raison. Emmett ne pouvait pas savoir que j'allais casser ce vase, il a donc était sympathique sans arrière pensée... « Gentil ? En quoi le fait de t'ennuyer et de se moquer de toi est il de la gentillesse ?! » s'exclama la petite voix pessimiste. Je soupirai. Quand à Rosalie... Elle s'était montrée sympathique, elle aussi. Sans se moquer de quoi que ce soit... « L'attrait de la nouveauté, ma chère. » Rétorqua la voix pessimiste. Cette fois ci, je grognais.

J'arrivai finalement au lycée, et c'est avec assez de hargne que je garai ma chevrolet dans le parking. Je sortis rapidement de la voiture, m'embronchai malencontreusement dans mes pieds, et tombai à terre dans un bruit sourd. Je n'avais jamais été aussi énervée. J'entendis des gloussement autour de moi, et m'empressai alors de ramasser mes affaires, étalées par terre.

-Toujours aussi douée à ce que je vois... dit une voix moqueuse, derrière moi.

Je me retournai rapidement, en sursautant. Un sourire en coin sur le visage, Edward se penchait pour m'aider à ramasser mes affaires. J'entendis des murmures précipitées autour de moi, et je piquai un fard. Il ramassa mes derniers cahiers, et me les tendis.

-Tiens. Dit-il, en souriant toujours.

Il m'aida à me relever, et réajusta une mèche de mon chignon derrière mon oreille. Je sentis mon cœur avoir un raté, et les murmures autour de nous s'intensifièrent. Je sentis le regard foudroyant de Jane me vriller le dos.

-Si tu veux un conseil, évite Alice. Dit, il sur un ton léger.

Je relevai un sourcil, étonnée. Il grimaça.

-Disons que... Ta coiffure n'est pas ce qu'elle appelle 'la coiffure de l'hôte parfaite'...

-Oh ! Et bien désolé si je ne suis pas bien coiffée, grognais-je, peu amène.

-C'est pas ce que j'ai voulus dire, Bella... dit il, visiblement pris de court.

-Ben c'est ce que tu as dis. Crachais-je.

-Ouais... Euh...Emmett veut savoir ce qu'est ton cours juste avant celui de Social. Dit il, visiblement perdu par ma froideur.

-Alors pourquoi il est pas venu lui ? Répondis-je.

Je ne supportais pas mes réactions à son approche. Je me sentais incapable de tout mouvement, comme si j'étais oppressée pas sa présence. Et le fait que je sois passablement énervée ce matin là, n'était pas pour jouer à son avantage.

-Il devait faire quelque chose avant. Répondit froidement Edward. Bon, ben j'espère qu'on aura l'honneur de te voir tout à l'heure. Finit il, ironiquement.

Sur ce, il s'en alla, apparemment vexé. « Va t'excuser ! » dit la voix optimiste de mon esprit. « Non ! » rétorqua la voix pessimiste. Finalement trop énervée, et me disant que je n'avais aucune raison de m'excuser, je pris le chemin vers mon prochain cour. Je fulminais contre Edward. Pour qui se prenait il ? Il m'avait prit de haut, et avait agis comme tous les autres élèves de ce lycée à mon arrivée. Et moi je devrais me montrer sympathique ? C'était clair, j'étais énervée. D'un pas rapide, je me dirigeai vers mon premier cours, pestant contre tout. Contre moi, pour avoir fait cette stupide promesse, contre ce lycée, pour me montrer à quel point j'étais différente d'eux, et contre Edward. Particulièrement contre Edward. Il me déstabilisait. Face à lui, j'avais l'impression de ne pas savoir quoi faire, il avait toujours une réaction qui dépassait mes idées. Et ses sautes d'humeurs ne m'aidaient franchement pas. Il pouvait passer de très en colère, et vexé, à attentionné. Je n'arrivais pas à le cerner. « Sa beauté lui ai monté à la tête ! » cracha la voix pessimiste de ma tête. « Faut dire qu'il y a de quoi... » gloussa la voix optimiste. Horripilée par le plaidoyer mental des deux petites voix de mon esprit, j'augmentai l'allure vers ma première salle de cour.

-Hey ! La prolétaire ! Cria une voix derrière moi.

Je me tournai, le regard peu amène. A quelques pas de moi, Jane me fusillait du regard, Tanya tout proche d'elle. Je déglutis difficilement, alors qu'elles s'approchaient de moi. Tanya me toisait froidement, et je ne pu retenir un frisson.

-Viens avec nous, on voudrait te montrer quelque chose. Dit Jane.

C'était un ordre, pas une question, aussi je les suivis docilement, n'ayant pas tellement d'autres choix. D'un pas lent, elles m'amenèrent dans le couloir du dernier étage. Jane s'arrêta, et la cloche sonna. Mais les deux filles ne semblaient pas pressées d'aller en cour. Un air froid et suffisant se peignait sur les trait de Jane. Elle prit alors la parole d'une voix froide.

-Nous t'avons vu ce matin avec Edward... Il est ami avec toi ?

-Non. Répondis-je, en tentant de cacher les trémolos dans ma voix.

-Oh ! Et il reste avec toi parce que tu es d'une magnificence spectaculaire et que tu es de très bonne compagnie ! Cracha Tanya, ironiquement.

-Du calme Tanya. La coupa Jane. Alors, pourquoi étiez vous ensemble ce matin ?

-Il est venu m'aider à me relever...

-Quant tu t'es stupidement étalée par terre ?! Finit froidement Tanya.

-Oui. Finis-je, doucement.

-Oh. Souffla Jane.

D'un seul coup, elle se rapprocha de moi, et son poing partie dans mon nez. Je m'écrasai contre le mur, le nez en sang. Et une douleur aigüe se fit sentir. J'entendis mon cœur battre dans mes tempes. Jane rit, d'un rire froid, alors que Tanya s'approcha de moi.

-Ne t'approche pas d'Eddy. Il est à moi, et tout le monde ici le sait. Je suis sa cliente préférée... Ne pense pas avoir la moindre chance avec lui. Regarde toi... Elle me jaugea de haut en bas, avant d'émettre un petit rire étouffé. Alors si tu ne veux pas avoir besoin de soins dans des hôpitaux trop chers pour toi, tu ferais mieux de t'écraser...

Jane rit une nouvelle fois, suivit rapidement de Tanya. Les deux jeunes femmes partirent, non sans me gratifier d'un au revoir moqueur. Je sentais encore le sang couler de mon nez, ainsi que la douleur qui ne cessait de s'accroitre, mais j'eus rapidement des haut le cœur. Ma vision se troublait, et je commençais à avoir des vertiges. Je tentai de me glisser contre un mur, mais ma tête tambourinait, et les vertiges me firent m'étaler au sol. Allongée face contre terre dans le couloir j'attendais, ne pouvant rien faire d'autre. Là, j'étais vraiment mal.

-Bella ! S'écria une voix féminine. Oh mon dieu ! Que t'est il arrivé ?

Je reconnus les pas précipités de Rosalie alors qu'elle tentait de me retourner pour me mettre dos contre terre. Elle balaya mes cheveux en arrière et poussa un petit cri d'horreur en découvrant mon visage en sang. Elle me dit précipitamment qu'elle allait me mener à l'infirmerie.

-Bella... Mais que t'est il arrivé ?!

Son exclamation était plus pour elle que pour moi, et je fus bien contente qu'elle soit passée par là, quelque soit l'obscure raison qui l'y ai poussé. Elle m'aida à me soulever, prenant appui sur sa jambe gauche, et passant son bras autour de mon cou. Elle grimaça, et marmonna qu'elle ferait mieux d'appeler Emmett pour me porter, jusqu'à ce qu'elle arrive à marcher quelques mètres, avec moi sur le dos. Elle marmonnait à toute vitesse des phrases incompréhensible, et je ne sus si c'était dû au fait que le sang battait à tout rompre dans mes tempes, ou si c'était dû au fait qu'elle semblait passablement énervée. Rosalie arriva finalement devant la grande porte sculptée qui fermait l'entrée de l'infirmerie, et, tout en me calant contre elle de manière à ce qu'elle n'ait pas à me tenir, elle ouvrit la porte. Je tentai rapidement d'ouvrir les yeux pour me faire à mon environnement, mais la blancheur et la luminosité des murs aggravèrent mon mal de tête, et j'eus un nouveau haut le cœur.

-Oh mon dieu ! Rosalie ! Que lui est il arrivé ?! S'écria la voix d'une femme.

-Aide moi à la poser ici. Coupa une voix sérieuse.

Je sentis une poigne plus imposante que celle de Rosalie m'amener sur une surface plane et lisse, pour m'y déposer; ainsi que Rosalie qui me lâchait, et s'éloignait, pour tenter de répondre au exclamations inquiètes de celle que j'identifiais finalement comme Esmée. Je remarquai que les réponses de Rosalie étaient vaporeuses, et je sentis quelques sous-entendus pour moi, sur le fait que j'allais lui dire toute la vérité, et en détail.

Les doigts d'une autre personnes commencèrent finalement à nettoyer mon visage en sang. Je sentais la compresse d'eau fraiche se disposer sur chaque parcelle de mon visage.

-Isabella Swan, c'est ça ? Dit une voix adulte, et paternelle.

-Bell...Aie ! Commençais-je, avant de pousser un cri, alors qu'il tâtait mon nez. Bella...

-Désolé. S'excusa-t-il, rapidement. Alors Bella, comment t'es tu fais ça ?

-Je...

« Je me suis fais expliquer le concept de s'écraser, sous peine d'avoir les remontrances de Tanya et sa très chère amie Jane au crochet du droit digne des plus grands boxers. Pourquoi ? Parce que Edward Mansen est la propriété privée de Mlle Tanya, et on a oublier de m'en informer. » Réalisant que ce n'était peu être pas la meilleure des explications à fournir, je priai pour ne pas rougir, et me lançai.

-Je suis tombée... Contre un mur. Balbutiais-je, priant pour que mes rougeurs imminentes soient mises sur le fait de mon hémorragie.

-Hum... Acquiesça l'homme. Il est vrai que l'architecture des murs a un style très humain, très vivant.

-Je vous le fait pas dire... Renchéri Rosalie.

Je perçus l'ironie de mon soigneur, mais n'y fis pas cas. Au moins, il ne poserait pas plus de question, et c'était mieux comme ça. Il commença à appliquer de la pommade sur mon nez, et Esmée me glissa un verre d'eau, en me disant que le boire me ferait reprendre un peu mes esprit. Doucement, il tapota mon nez, provoquant mes gémissements vainement camouflés. Il acquiesça finalement pour lui même, et j'entendis la voix d'Esmée se manifestée, alors qu'il déposait un pansement sur mon nez.

-Carlisle ? Qu'es ce qu'elle a ?

-Son cartilage est quelque peu abimé. Marmonna-t-il. Mais ça devrait aller, d'ici deux ou trois jour, plus rien ne devrait apparaître, ni lui faire de marque. Par contre, ça risque de te lancer pendant ces trois jours, alors je vais te prescrire des anti-douleur.

-D'accord, merci monsieur. Dis-je, en me relevant et en tentant de tenir sur mes jambes, encore un peu barbouillée.

-Par contre, Bella, les étourdissements que tu as eu juste après... commença le docteur, mais je l'arrêtai rapidement.

-C'est normal. Enfin... Quand je sens l'odeur du sang... Je... Enfin, ça a toujours été comme ça.

-Oh, je vois. Très bien, alors tiens -il me tendit l'ordonnance- et passe une bonne journée Bella.

-Vous de même, acquiesçais-je.

Esmée sembla fusillait du regard le médecin, apparemment dérangée qu'il m'ait laissé partir comme cela, après ma si piètre justification. Mais je décidai de l'ignorais, et sortis rapidement de la salle, en longeant le grand couloir. « Génial... Vraiment... Génial ! » m'énervais-je mentalement. Je tournai dans l'angle du couloir, avant de me stopper. Je ne connaissais pas encore cette partie du bâtiment. « Je disais quoi déjà ? Ah oui ! Génial... ». Je tentai de tourner à droite, cherchant une aide quelconque sur les écriteaux.

-Hey, Bella ! S'écria la voix de Rosalie derrière moi. Tu connais le mot ''merci'' je pense qu'il pourrait te servir dans l'immédiat.

-Oh... Euh, désolé. Merci Rosalie. Balbutiais-je, avant de me remettre à marcher vers je ne sais où.

-C'est bien. Bon, maintenant tu peux me dire ce que tu foutais dans le couloir du dernier étage avec le nez en sang ? -elle rajouta rapidement, en voyant mon manque de coopération- à moins que errer dans le lycée comme une âme en peine sans savoir où tu vas soit une meilleure option pour toi. Faisons un pacte. Ça ne servirait à rien d'aller à ton cour, tu serais renvoyer aussitôt pour retard. Donc, je te propose de t'amener à ton quelconque cours suivant, et toi tu m'expliques tout.

Je m'arrêtai. Le compromis était alléchant, mais je n'étais pas sure de pouvoir tout dire à Rosalie, et je ne savais manifestement pas mentir. Je plissai le nez, et elle rit.

-De tout façon Isabella, je finis toujours par tout savoir dans ce lycée. Alors accouche.

-Je... Je sais pas, Rosalie.

-Bella... me menaça-t-elle, d'une voix ferme.

Je soupirai. Rosalie était assez convaincante quand elle le voulait.

-Promet moi de le dire à personne alors... murmurais-je. J'ai pas envie de retourner voir l'infirmier.

Rosalie me jaugea du regard quelques secondes, avant d'acquiescer, et de m'amener à l'opposer de là où j'allais. Apparemment vers les jardins. Me revins alors en tête le fait que je ne sache pas ce qu'elle faisait là haut. Je pris alors la parole.

-Rosalie... Comment m'as tu trouvé ?

-Un simple coup de chance Bella... soupira-t-elle, en détournant le regard, et en fixant au loin, comme si elle pensait à autre chose. Puis, elle se reprit finalement son récit. En fait, je finissais les tout petits derniers préparatifs pour le cercle, avant que Jasp' ne nous pique une crise. Et, quand je suis sortie, je t'ai vu, étalé sur le sol. La suite tu la connais... Je t'ai amené jusqu'au Dr. Cullen...

-Qui ? Demandais-je, ne me souvenant pas d'avoir déjà entendu ce nom.

-Le docteur Carlisle Cullen. Un très grand médecin, mais il a accepté de suivre sa femme, Esmée, pour venir travailler ici... C'est quelqu'un de très gentil. Donc, je t'ai amené à lui, il t'a soigné, et voilà. A ton tour. Pourquoi ton cartilage est il en bouillis ?

Je détournais le regard, et Rosalie répéta mon nom de manière assez menaçante. Je décidai donc, à contre cœur, de tout lui raconté. Je lui avais demandé de tenir sa langue, non ? Je me laissai tomber sur le rebord de la fontaine qui ornait le dehors, et commençai mon récit.

-En fait, ce matin, quand je suis sortie de ma camionnette, je me suis étalée par terre. Et Edward est venu m'aider à me relever...

-Oui, je suis au courant de ça. Au fait, soit dit en passant, je crois qu'Alice va te tuer. Mais bref, va y continus.

-Euh... Ouais. Donc Edward est venu me parler, et, bah... A peu près tout le monde l'a vu. Et après, Tanya et Jane m'ont demandé de venir. Elle m'ont conduit au dernier étage, et m'ont demandé ce que je faisais avec Edward. Et puis finalement, Jane m'a explosé le nez contre un mur, et Tanya m'a fait par du fait que...

-Qu'elle était la cliente préféré d'Edward et qu'il ne fallait pas l'approcher. Finit Rosalie, avec un regard froid.

Je déglutis difficilement. Apparemment, Rosalie était au courant de cela, et a en jugé par l'état de nervosité dans lequel elle était, j'avais dû l'énerver. Je m'empressai alors d'ajouter, en voyant son regard haineux se perdre dans le vide.

-Donc, c'est bon j'ai bien compris la leçon, et je n'approcherais pas Edward, et de tout façon...

-Ne dis pas de stupidité pareille. Cracha-t-elle, son regard revenant vers moi.

Elle commença alors à s'éloigner d'un pas rapide, en marmonnant des insultes comme « Je vais tuer cette salle petite Garce de Dénalie, et sa potiche de fille à papa... » ou « Edward Mansen... Pauvre demeuré ! Crétin ! ». Je me levai d'un bon, la voyant se diriger vers le bâtiment, et ne comprenant plus rien à ce qui ce passait.

-Rosalie ! Attends ! Où tu vas ? Qu'es ce qui ce passe ?!

-Ce qui se passe ?! S'exclama Rosalie folle de rage. Ce qui se passe c'est que l'autre crétine croit avoir les pleins pouvoirs sur tout ce lycée, et avec sa potiche décolorée de fille à son papa-le-prof, t'as eu le nez en compote ma grande ! Et en plus tu t'écrase gentiment ! Et comble de tout ça, c'est à cause de l'autre crétin de Mansen, pas foutu de faire comprendre à Tanya qu'il n'est pas un objet, et que d'autres personnes normalement constituées peuvent l'approcher ! Alors je vais commencer par aller voir Jasper et lui ordonner de la virer du club ! Ensuite je vais chercher Emmett et Alice et on règlera nos comptes ! Et après, je passerais mes nerfs sur Edward !

-Oh ! Non Rosalie ! Tu m'as promis de ne rien dire ! M'écriais-je, en tentant de la rattraper.

-Je n'ai rien promis au sens propre du terme... éluda-t-elle.

-Oh, non ! Rosalie ! Haletais-je.

-Pourquoi ? Tu compte te laisser faire par ces pauvres filles ?! Rétorqua Rosalie.

-Je... Rosalie...

Je ne pouvais rien faire, et Rosalie semblait très remontée. Contre moi, contre Tanya, contre Jane, contre Edward... Et elle comptait régler mes comptes, et mettre tout le monde au courant. Rosalie semblait être quelqu'un au tempérament très explosif. Mais elle ne pouvait pas raconter tout ça. Il ne le fallait pas. Je baissai le regard, et débitai alors, d'une voix atone.

-Il n'y a aucune raison pour que vous fassiez ça. Je ne suis rien. Alors laissez moi me débrouiller comme je le veux. Et qu'en bien même ! M'en prendre à elles ne me porterait que préjudice. J vais les voir ? Okay. Je les fais virer ? Okay. Mais après, je fais quoi quand elles reviendront me voir, avec tout leur saleté de fric, avec lequel elles peuvent acheter tout le monde ?! Quand elles feront virer mon père ?! Quand elles feront de ma vie un enfer ? Je ne suis pas comme vous Rosalie. Et si je dois m'écraser après m'être fait défoncé le nez pour ne plus avoir de problème, alors c'est ce que je fais. Et c'est tout.

Je relevai doucement les yeux vers mon auditrice, et celle-ci me regardait de haut en bas, l'œil critique, les lèvres pincés. Elle soupira.

-Oui, tu n'es pas comme nous. Tu n'es qu'une petite pauvre, au point que je ne sais même pas comment tu as pu payer le prix de l'entrée dans ce lycée. Au point que tu n'ai pas assez d'argent pour te payer l'uniforme. Dit elle, dans un souffle. Son regard se perdit dans le vide, et un petit sourire étira ses lèvres. Mais, Emmett t'aime bien. Jasper pense que ça va donner un re-nouveau au club, c'est ça façon de dire qu'il t'accepte. Alice a déjà prévus plusieurs sorties shoping sur le dos du cercle, et Edward... semble s'accommoder à ta présence. Elle releva ses pupilles vers moi, un petit sourire énigmatique étirant ses lèvres, et reprit. Tu as raison sur pas mal de chose, Isabella. Mais il t'arrive aussi d'avoir tord. Nous avons des raisons de faire ça. Tu crois vraiment qu'il est aussi simple de rentrer dans le cercle d'hôte comme ça ? Tu crois vraiment que si tu n'avais jamais renversé ce vase, Alice ne serait jamais venu te parler ? Edward ? Tu te trompes Bella. Le jour où tu es arrivé, tout le monde était happé par toi, la nouvelle prolétaire. D'abord, tu es rentré dans Edward. Et au lieu de réagir comme toute femme qui se respecte, tu t'es énervée, et tu es partie, au lieu de profiter de la situation. Tu n'as pas désiré t'approcher d'Edward Mansen, le magnifique Edward Mansen. Ensuite, dans les toilettes, tu semblais... Je ne sais pas comment te l'expliquer ! Pas attirée par tout ce luxe, envieuse... Tu ne m'a pas adressé la parole, tant que je ne l'ai pas fait moi même. Tu n'étais pas avide de parler à Rosalie Hale, la merveilleuse Rosalie Hale. Ensuite, au grand étonnement de tous, quand on y repense, tu as meublé notre conversation du midi. Alice ne faisait que parler de tes vêtements. Rien d'étonnant en soit dira-t-on, mais la hargne qu'elle avait quand elle en parlait... Et puis, au court de Social, tu as repoussé Emmett. Le grand et populaire Emmett Mc Carty. Il était happé par toi. Totalement. Et tu es finalement rentrée dans cette salle de musique. Nous avons tous été étonné en te voyant. Puis, tu t'es légèrement disputé avec Edward. Tu as du nous prendre pour des fous, quand j'y repense... Tu ne savais rien, et tout t'es tombé dessus comme ça... Et, finalement, tu as cassé le vase. Et avec Alice, ont a eus l'idée de te faire entrer dans le club d'hôte.

Elle se tut un instant, comme pour donner de la gravité à tout ces mots.

-Tu n'es plus Bella Swan, la prolétaire, travailleuse et boursière. Tu es devenue Bella Swan, membre du cercle d'hôte. Nous sommes... amis. Enfin, peut être pas encore, mais ça viendra Bella.

Amis.

Amis.

Amis.

Amis.

Amis.

Amis.

Amis.

Pour le coup, j'en restais bouche baie. Une drôle de sensation comprima mon estomac, et je sentis ma gorge se nouer, ainsi que mes larmes monter. « Ça viendra Bella. ». Les mots de Rosalie se répercutaient dans ma tête. J'avais beau les retourner dans tous les sens, cela avait toujours la même signification. J'importais un tant soit peu pour eux. Assez pour peut être devenir amie avec eux. Rosalie m'offrit un sourire, et je tentais de lui en rendre un, qui devait plus ressembler à une grimace qu'à autre chose.

Rosalie ne me laissa pas le temps de reprendre mes esprit, et entreprit rapidement de fouiller mon sac. Elle pesta contre ce derniers, le traitant « d'antique bout de tissus », quand la fermeture éclaire refusa de s'actionner correctement. Elle en ressortit finalement, fière d'elle, mon emploie du temps, et l'observa minutieusement. Elle me jeta un regard en biais, avant de m'ordonner de la suivre. Voyant que je ne bougeais pas, et que j'allais réclamer des informations, elle m'attrapa par le bras, et me tira à l'intérieur du bâtiment.

-Rosalie... Qu'es ce que...

-Tu as Littérature. Or, jamais le professeur Volturi ne t'acceptera en cour, étant donné que tu as raté ta première heure. Vu que tu as pris une spécialisation littéraire, tu as ça toute la matinée. Donc, suis.

-Mais... Et toi Rosalie ?

-J'ai une heure de mathématique, et ensuite deux heures de trou, alors t'en fais pas pour moi.

Le ton qu'elle avait utilisé ne permettait pas le refus, et je n'aurais de toute façon rien dit. J'étais encore sur un petit nuage, heureuse et légère, pour la première fois depuis longtemps. « Et quelque chose me dit, que ce n'est pas près de s'arrêter... » gloussa la petit voix optimiste dans ma tête. Je me surpris à sourire, remarquant le fait que la voix pessimiste avait désertée. Je n'avais plus réellement d'argument pour penser que Rosalie avait mentit. « Cris pas victoire trop vite... Elle t'apprécie peut être elle, mais ce n'est pas l'impression que j'ai pour Edward, vu votre jolie altercation matinale... » Horripilée par le grand retour de la voix pessimiste, je me souvins soudain d'Edward. Son ton froid et casant, quand je lui avais demandé pourquoi Emmett n'était pas venu lui. Il avait essayé d'être gentil avec moi, et je l'avais littéralement envoyé balader...

Ne me laissant guère plus le temps de ruminer, Rosalie me fit entrer dans la n°3 salle de musique. Là, plusieurs tables basses étaient en places, entourée de grands fauteuils de velours. La salle était décorée de toutes sortes de fleurs, et l'argenterie était de mise. Mais la blonde ne me laissa pas plus le temps d'admirer le décors, qu'elle me poussa dans les vestiaires. Je la dévisageai, ne comprenant pas ses intentions. Elle soupira, et me désigna d'un geste las ma tenue.

-Si tu ne veux pas que quelqu'un soit au courant, bien que ton joli pansement sur le nez soit assez explicatif, tu devrais changer de tenue. Celle ci a de très jolies taches de sang. Jasper le rajoutera sur ta note. Et ce n'est pas la peine de répliquer, si c'est Alice qui se tenait face à toi, elle te forcerait à te changer, même si elle devait le faire elle même. Moi je vais être plus gentille, fais le tout seule.

Elle me sourit, ce sourire malin qu'elle utilisait pour me dire de m'exécuter, et me désigna une armoire, remplie d'uniforme. Je me tournai vers elle, lui demandant pourquoi il y avait tant d'uniforme. Elle haussa les épaules.

-Quand on reste avec Emmett, il faut être paré à toute éventualité. Justifia-t-elle, avant de quitter le vestiaire.

Je ne cherchai pas plus à comprendre, et commençai à me changer.

[...]

-Bella, ne sois pas ridicule. Me dit Rosalie, d'un ton ferme.

Je changeai ma jambe d'appui, et grimaçais.

-La cantine coûte une fortune Rosalie... J'ai mon déjeuné dans mon sac.

-On mettra les frais de cantine sur le compte du club.

-Ça va augmenter ma dette.

-Un peu plus un peu moins...

-Non, Rosalie !

-Bella ! Ce n'est plus une question. Ça ferait plaisir à tout le monde que tu te joignes à nous. Tu viens. Fin de la discutions.

Je soupirai, et offris mon regard le plus noir à Rosalie. Elle m'ignora, et saisit son sac, avant de sortir de la salle de musique. J'avais passé ma fin de matinée à aider Rosalie à mettre de l'ordre dans le club, ce qui avait le don de l'énerver. Elle ne supportais pas que Jasper ai décidé de ne pas engager des femmes de ménage pour le rangement cette année. Puis, une fois cela fait, nous avions discuté. Rosalie était vraiment quelqu'un de gentil. Un peu gosse de riche sur les bords, assez colériques, mais gentille. Mais quand il avait était l'heure de manger, elle n'avait pas accepté que je refuse d'aller manger au restaurant du lycée, et m'y avait forcé.

Je soupirai une nouvelle fois, histoire de lui montrer mon désaccord, et la suivis. De toute manière, je n'avais pas vraiment le choix. Rosalie me conduit jusqu'à la grande salle de réfectoire, et je retins mon souffle. « Oh. Mon. Dieu. ». J'avais plus d'une fois regardé La Belle & La Bête, et j'avais toujours été émerveillée par ce décors si somptueux. Je n'avais jamais imaginer voir quelque chose d'aussi beau. Mais, il sembla que j'avais eu tord, car la cantine défiait les plus belles architectures de Disney. Les murs étaient sculpté dans le marbre, et d'immenses baie vitrée apportait de la lumière à la place. De grands lustres de cristal finissait la décoration, et cela faisait un rappel avec le sol, brillant et scintillant. D'abord émerveillée par ce décor, je me renfrognai rapidement, à la vu de tous ces gosses de riche, délicatement assis à table, grognant contre des serveurs trop lent.

Rosalie sourit face à mon air béat, et j'entendis la voix flutée d'Alice nous appeler. Elle semblait soulagée de nous voir, et je ne compris pas trop pour quoi. J'entendis le rire d'Emmett, et Rosalie s'empressa de le rejoindre, avant de lui offrir au préalable, une remarque sur sa tenue à table. Une fois face à la table, Jasper, en parfait gentlemen, poussa délicatement une chaise, pour que je puise m'assoir, après m'avoir salué avec un sourire aimable. A côté d'Alice, face à Jasper, Edward semblait amer, et se bornait à fixer un bout du réfectoire, avec des airs boudeurs d'enfant, qui ne le rendait que plus attirant. « Ouh la ! Calme toi, chérie ! Vu comme tu l'a rembarré ce matin, te fais pas trop d'espoir... » M'énervant moi même, ou plutôt, énervée par la voix pessimiste, je détournai mon regard vers la partie droite de la table. Emmett discutait avec animation avec Rosalie, face à lui, et accessoirement à côté de moi. Alice siffla finalement dans mon sens, assez peu amène.

-Isabella Swan, je te préviens t'a intérêt de me le rendre de bonne humeur, j'en peux plus de lui.

Je relevai un sourcil, ne comprenant pas ce qu'elle voulait dire, et Jasper sourit.

-Je ne comprends pas Alice... marmonnais-je. Qu'es qu'il y a ?

-Qu'es ce qu'il y a ? Il y a que tu as rembarré Monsieur Mansen ce matin, et que ça n'a pas plu à monsieur. Donc, il n'a rien trouvé de mieux à faire, que de me souler en parlant de toi, pendant TOUTE l'heure de philosophie.

-rêt' tes conneries Alice... bougonna Edward, sans même un regard.

-Alors, continua Alice, sans lui prêter la moindre attention, la prochaine fois qu'il se montre aussi stupide et maladroit, où que tu es mal luné, par pitié, regarde s'il a des cours commun avec moi, avant de faire quoi que se soit !

-Et là tu dis « Oui Alice ! ». me glissa doucement Jasper, pour qu'Alice ne l'entende pas. Parce que si tu tentes de te justifier, tu vas t'en prendre plein la tronche...

Bien que ne comprenant pas ce qui se passait, je suivis les conseils de Jasper, et acquiesçai, distraite. Ce que me reprochais Alice, était d'avoir répondu sèchement à Edward ce matin, car ce dernier s'était montré vexé -et il semblait toujours l'être- de ce fait. Et le ton froid et colérique d'Alice, me rappelait que Rosalie m'avait dit que celle-ci était énervée contre moi. Je comprenais désormais pourquoi. Mais la réaction d'Edward m'échappait. Il semblait vraiment en colère à ce sujet, et si j'en croyais les dires d'Alice, il n'avait fait que lui en parler durant tout le cour de philosophie. Cette pensée me fit légèrement plaisir. Je ne sus trop pourquoi, mais le fait que mes réactions puissent avoir un impact aussi important sur son humeur me fit plaisir. « Oh ! C'est trop choux ! Bientôt tu vas nous écrire des petits E + B partout ! » se moqua la petite voix dans ma tête. Je me ressaisie rapidement, énervée contre moi même. Edward était quelqu'un d'exaspérant ! Point, à la ligne.

Je me rendis soudain compte que je fixais Edward, et je détournai rapidement le regard, priant pour que personne ne le remarque, et je rougis fortement. J'entendis le petit rire discret de Jasper, et par bonheur, une femme vint à notre table, pour nous demander ce que nus voulions manger. Je me sentais ridicule de demander ma salade composée, alors que tous demandait des choses complexes, et qui devaient être délicieuses. Mais j'étais déjà bien endetté pour faire la fine bouche. La femme disparu rapidement, et je laissai mon regard vagabonder dans le réfectoire, à la recherche d'une quelconque occupation. Mais mon regard croisa alors les deux silhouettes de Tanya et Jane, qui rentraient dans la cantine. Je baissai rapidement la tête, et me mordi la lèvre. « Aie... ». Je priais littéralement pour ne pas qu'elles me voient, mais leurs pupilles inquisitrices sondaient la pièce. Je retenais inconsciemment mon souffle.

-Au fait, Bells, comment tu t'es fais ça au nez ? Demanda alors Emmett, et désignant mon pansement.

C'était ça l'ironie du sort ? Apparemment oui. Je sentis le regard de Jane me vriller le dos, et j'expirai lentement. Je voyais du coin de l'œil Rosalie se tourner vers moi, un petit sourire sur le visage, et Edward m'observait, sa tête décalée d'un millimètre vers moi.

-Je... Euh... Le mur. Balbutiais-je, sous le regard inquisiteur de tous.

-Pardon ? Demanda Alice, septique.

-Je suis... Tombée. La tête la première dans le mur... marmonnais-je, en grimaçant.

-Ça arrive plus souvent qu'on ne le croit... gloussa Jasper, en échangeant un regard complice avec Rosalie.

Je me mordis la langue avec insistance. Emmett et Alice me fixaient avec de grands yeux, et je tentai un piètre sourire. Mon mensonge ne parut pas les satisfaire, et Edward m'observait avec des yeux graves. Je jetai un rapide coup d'œil à Rosalie, l'appelant à l'aide, et elle ricana presque imperceptiblement.

-Je l'ai trouvé gisant dans son sang, couchée dans le couloir, alors je me suis dis que l'amener à Carlisle serait une bonne chose. Je l'ai donc trainé là bas, étant donné que Mademoiselle craint le sang, et fait un genre de coma à chaque fois qu'elle le sent. Carlisle a finalement annoncé que son cartilage était abimé, et qu'elle n'aura plus mal Lundi. Il lui a mit de la crème, le pansement, et le tour était joué.

Désormais, Edward était entièrement tourné vers moi, et me fixait de ses magnifiques yeux verts. Jasper notait des choses sur son calepin, indifférent à tout ce qui se passait. Emmett hochait la tête frénétiquement, visiblement en pleine réflexion. Alice sembla réfléchir quelques instants, puis, elle soupira.

-Bon, je vais être gentille, tu ne deviendras vraiment une hôte que Lundi. De toute façon, tu n'auras aucun client avec cet affreux pansement sur le nez ! Et puis, c'est quoi cette coiffure ? Bella, Bella, Bella... ça va pas tout ça ! C'est décidé, ce Week End, on vient te voir, et petit Week End improvisé à New-York. Pas le choix, cas de force majeur !

Rosalie acquiesça, une grimace sur le visage, à la vue de mes cheveux. Moi, j'avais écarquillé les yeux. « Un petit Week End improvisé à New York ?! Mais dans quel monde je suis tombée ! » Je n'avais pas assez d'argent pour payer le voyage, et je ne comptais pas en devoir encore plus au club d'hôte. Alors que tout le monde acquiesçait et se concertait des horaires, je refusai rapidement, et Alice m'offrit un regard noir.

-Je ne peux pas Alice. Je n'ai pas assez d'argent pour me payer le voyage... Et je ne compte pas vous en devoir plus que je ne le dois déjà. Entre l'uniforme, le vase, le repas...

-Ne sois pas stupide ! Me coupa Alice. Tout le monde à cette table possède un Jet privé. Alors ça ne nous coutera rien. Et pour ce qui est des soldes, et tout ce qui s'en suit pour le couchage et compagnie... Considère ça comme mon cadeau de bienvenu au club Bells !

Je grimaçai septique.

-Allons Bells ! C'est ce qu'on fait entre amis non ? On se paye une place de cinéma entre nous, sans rien demander en retour !

-C'est un voyage à New York, Alice ! Pas un vulgaire ticket à 5 $ ! m'emportais-je.

-C'est pareil, mais à notre échelle ! S'il te plait, Bella...

Alice m'offrit le regard le plus suppliant qu'elle disposait, et je soupirai vaincue. Elle eu alors un sourire triomphant, qui fit sursauter la serveuse, venu nous donner des plats. Emmett s'esclaffa, et Jasper eu une petite moue rieuse. Mais Edward gardait toujours le regard fixé sur moi. Quand, une voix haut perchée me fit sursauter.

-Oooh ! Eddy ! Je suis contente de te voir ! Dit la voix mielleuse de Tanya. Je retins mon souffle. Je suis contente que le club ouvre aujourd'hui ! Je suis toujours la première de ta liste de cliente j'espère ? Demanda-t-elle, dans un magnifique sourire.

-Je suis désolé, Tanya, mais aujourd'hui, étant le premier jour, je me partage avec toutes mes cliente. A partir de lundi, il y a des sélections de temps. Répondit Edward, avec un magnifique sourire.

-Oh ! C'est dommage. Répondit Tanya.

Elle jeta un regard circulaire sur la table, et me toisa au passage. Je me concentrai sur ma salade, et je crus presque entendre le sifflement mécontent de Rosalie. Je me cachai maladroitement derrière les mèches de mes cheveux, priant pour que Tanya s'en aille vite, mais celle-ci sembla en avoir décidé autrement.

-Il reste encore de la place à votre table à ce que je vois. Ça ne vous ennuierait pas que l'on s'assoit avec vous ? Demanda poliment Tanya, et jetant à Edward un regard cajoleur, qui eut le don de m'énerver.

-Je suis désolé, Tanya. Coupa rapidement Alice. Mais nous allons discuter du club. Alors je préfèrerais, et Jasper aussi sans doute, que tu ailles manger ailleurs. Tu profitera de l'incroyable conversation d'Edward durant les heures du club.

-Alors que fait Isabella Swan avec vous, si personne ne peux vous rejoindre, Brandon ? Demanda froidement Jane.

-Bella, fais partie du club, elle. Répondit très froidement Rosalie.

Jane la toisa quelques instants, et je crus voir Emmett coincer sa jambe dans celles de Rosalie, pour ne pas que celle ci ne leur saute dessus. Tanya coupa finalement le silence, en jetant des regards insistants à Edward.

-Ce n'est pas grave, nous allons y aller. Tu viens, Jane ?

Sur ce, les deux filles partirent. Le silence dura une dizaine de seconde, avant qu'Alice ne le brise, d'une voix dure.

-Je. Ne. Peux. Plus. Les. Supporter.

-Du calme Alice... tempéra Jasper. Tanya est la plus grosse cliente d'Edward, et elle nous donne un supplément, pour avoir minimum 2 heures par semaine avec lui... Alors je crois que tu peux supporter son mauvais caractère.

-M'en fou moi de son fric. Elle peut partir, c'est pas ça qui me ruinera. Cracha Emmett, maussade.

-Promettez moi juste de me laisser lui mettre mon poing dans la gueule le jour de la fermeture du club. Ajouta Rosalie, avant de piquer dans son assiette.

-Le jour où elle ne me donnera plus d'argent, vous pourrez même la jeter du haut d'un pont, ce n'est pas ma conscience qui sera mise à rude épreuve... répondit Jasper.

-Dis moi Bella, tu lui as fait quelque chose ? Demanda Emmett. Devant mon air apeuré, il ajouta rapidement. Elle avait juste l'air assez en colère contre toi, et elle te jetait des regards encore plus assassins qu'à Alice...

-Je... Euh... Je lui suis rentré dedans le premiers jour... peut être que c'est ça. Expliquais-je maladroitement.

-Ajoute donc « rancunière », à sa liste des défauts. Dit Emmett à Alice, qui acquiesça.

-Vous avez listé les défauts de Tanya ? Demandais-je étonnée.

-On s'ennuie en Math. Répondit Alice, en haussant les épaules.

-Arrêtez de parler de Tanya, Edward risquerait de tout aller rabâcher à sa cliente préférée ! Se moqua Rosalie, en jetant un coup d'œil à Edward.

Celui-ci l'ignora, et continua patiemment à manger. Jasper ce tourna finalement vers moi, et me dit, dans un sourire aimable.

-Oh fait, Bella ! Tu ne voulais pas quelques renseignements sur le club ? D'après ce qu'Edward nous a dit tu nageais un peu dans le flou total...

-Oui, ça ne serait pas de refus. Acquiesçais-je, réalisant que je ne comprenais presque rien à ce qui m'arrivait en ce moment. « Et aussi qu'Edward à parlé de toi ! » ajouta la petite voix dans ma tête, en gloussant.

-Et bien c'est tout simple. Tu connais les servants ? Et bien nous sommes un peu leurs servants. Mais des servants bien spécifique. Il nous paye, et nous passons des instants avec eux, en leur faisant passer un bon moment.

-Nous vendons notre corps à ceux qui le voudrait bien ! Lança Emmett, sur un ton mélodramatique.

-Okay, ça j'avais compris, mais ce que je ne saisis pas, c'est que nous sommes censé faire. C'est des genres de rendez vous arrangé où ils repartent satisfaits... Mais au bout de quelques temps... Ils doivent s'ennuyer non ?

-C'est pour cela que nous avons des tactiques ! Des sorties à Miami pour le Week End, ou encore à New York... Et des fois, on part une semaine en Europe ou autre... Enfin, bref, toujours des moyens d'amuser la clientèle. Nous les distrayons. Acquiesça Jasper.

-Mais ça vous apporte quoi ? Demandais-je. Je ne comprenais pas leurs motivations.

Ma parole fut suivis d'un silence, et Emmett me fixait avec de grands yeux, alors que Rosalie riait, Alice souriait, et que Jasper relisait ses notes, amusé. Edward, quant à lui, se bornait à fixer son assiette, m'ignorant délibérément.

-Ben enfin Bells ! S'exclama finalement Emmett, en me fixant comme si j'étais un demeurée. C'est évident non ? Pour s'amuser, et rendre service à de pauvres âmes en peine, en leur faisant profiter de notre beauté !

-Pour moi, c'est plutôt pour le profit... marmonna Jasper, en souriant.

-Être tous ensemble. Renchéris Rosalie.

-Occuper mon temps libre de façon intéressante. Rajouta Alice.

Je les contemplais, déconcertée. Chacun disait la sienne, chacun avait son propre avis, et tous étaient ensemble, dans un club dont je n'aurais surement jamais deviné l'existence. Ils étaient vraiment des gens à part. Perdue dans ma réflexion, le bruit du cahier de note de Jasper s'écrasant contre la table me fit sursauter, alors qu'il prenait la parole, un sourire sur le visage.

-Bon, maintenant, créons ton personnage. Tu ne deviendras vraiment un hôte que Lundi à cause de ton nez, mais prenons de l'avance, ça sera mieux !

-Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! s'écria Alice, en tapant frénétiquement des mains.

Une femme qui ramassait nos couvert derrière Alice poussa un juron, effrayée par le cri sur-aigüe d'Alice. Cette dernière l'ignora, et je pris finalement la parole.

-Créer mon personnage ? Répétais-je, perdue.

-Oui ! Ton identité, ta qualification.... Ton style, quoi ! Répondit Rosalie, souriante.

-Euh... J'ai toujours pas compris ce que je devais inventer... Je vais devoir jouer un rôle ?! M'effrayais-je, rapidement.

-Non, Bella ! Répondit Alice, toujours aussi souriante. Nous allons te trouver un « style », nous allons décrire ton style ! Voyant mon air -qui devait à coup sûr me rendre stupide- elle continua. En fait, nous sommes... disons regroupé par thème ! Il y a Rosalie, la Blonde sculpturale que tout le monde désire, Emmett, le sportif sulfureux et athlétique, Jasper, l'intellectuel Charismatique et Cajoleur, Edward, l'adonis parfait et magnifique, et moi, la petite lutine espiègle et qui est répertoriée dans les demoiselles en détresse.

-Donc, il te faut un thème... marmonna Emmett.

-La petite prolétaire mignonnette ? Proposa Alice.

-Nan. Trop gamin ! Contra Rosalie.

-La brune malchanceuse ? Tenta Emmett.

-Encore pire ! Rétorqua Rosalie.

-La nouvelle délicate. Essaya Jasper.

-Bella n'a rien de délicat ! Répondit Rosalie.

-Et moi je ne suis pas une demoiselle en détresse ! Contra Alice, énervée.

-Oui, mais toi ça te colle à la peau ! Petite, brune, au regard enfantin...

-Jasper n'a fait que proposer quelque chose ! Rétorqua Alice.

-Et bien pour dire ça, il aurait mieux fait de se taire ! S'exclama Rosalie.

-Oh ! Rose ! Pour l'amour du ciel ! Propose des choses au lieux de critiquer sans cesse ! Quand on essaye pas, on se trompe pas !

-Je... commença Rosalie, avant d'être coupée par Jasper.

-Bon, les filles, ça suffit, cette conversation ne nous mènera à rien. Alors calmez vous, et reprenons nos recherche !

Alice et Rosalie se défièrent quelques instants du regard, puis Emmett prit la parole.

-La brune réfléchie ? Tenta Emmett.

-Rien de désirable là dedans. Répondit Alice.

-La brune sulfureuse ? Tenta Rosalie, guerre emballée par son idée.

-Naaaaaan, Rose !! Ça c'est moi !! répondit Emmett.

-La jolie brune, délicate et naturelle. Lança Edward, d'un ton las, sans même un regard.

Je sentais mes joues rougir, et fus contente que son regard ne se soit pas porté sur moi. D'un pas lent, il se leva, et se dirigea hors de la cafétéria, alors que tout les autres membres du club approuvé le thème choisis par Edward. Jasper le nota rapidement sur son calepin, et je sursauta quand la cloche annonçant la fin du repas sonna. Je me relevai d'un bond, et saisis mes affaires.

-Bells, t'as quoi avant l'heure de social ?! Parce qu'Eddy m'a dit qu'il le savait pas...

-Math. Le coupais-je rapidement. Et là j'ai biologie. A tout à l'heure.

Je commençais à partir vers la direction de la porte d'un pas pressé, quand la voix d'Alice me parvint. Je me retournai, et elle me proposa de m'accompagner à mon prochain cour. J'acceptai rapidement, ne connaissant pas encore cette salle de cours. D'un pas lent et mesuré, elle me conduisit en silence jusqu'à ma prochaine salle de cours, me fixant.

-Tu as vexé Edward. Constata-t-elle, troublant ainsi le silence instauré. Tu connais Edward depuis une journée, et ce que tu as dit l'a vexé.

-C'est pas ma faute s'il a mauvais caractère ! Rétorquais-je, rougissante.

-Qu'a-t-il ou qu'as tu fais ? Demanda-t-elle, une lueur d'intérêt dans les yeux. Elle semblait passionnée par mon récit.

-Il te l'as dis non ? Répliquais-je, peu amène.

-Non ! Bougonna-t-elle, en s'emportant soudain. Il n'a fait que me dire que tu étais une fille bornée, colérique, et que tu as passé tes nerfs sur lui alors qu'il essayait d'être aimable ! Et à chaque fois que je lui demandais ce qui s'était passé exactement, il ignorait ma question !

-Je n'ai jamais passé mes nerfs sur lui ! C'est pas ma faute s'il est trop orgueilleux, vaniteux et...

-Je. M'en. Fou. Trancha Alice, le ton dur. Maintenant tu vas me dire ce qui c'est passé.

Elle avait utilisé le même ton que Rosalie, auquel on ne pouvait rien dire d'autre que « Oui ».

-Je suis tombée de la voiture en sortant ce matin, et je me suis lamentablement étalée par terre. Edward m'a aidé à me lever, et on a discuté trois seconde, puis il m'a fait une réflexion sur ma coupe de che...

-Alors là, je peux pas lui donner tord ! Répondit Alice, en saisissant une mèche qui s'était échappé de mon chignon. Bells ! T'as vu comme t'es coiffée ! C'est aussi pour ça qu'on va à New York ce week end ! Pour refaire ton look !

-Je n'irais pas à New York ce week end ! M'emportais-je.

-Si. Mais ce n'est pas la question. Continu.

-Donc je lui ai peut être répondu un peu sèchement, et après il m'a demandé quel cour j'avais avant Social, pour Emmett, et là, je sais pas trop pour quoi... je lui ai pas répondu et l'ai envoyé balader... marmonnais-je, peu fière de moi. D'un point de vu extérieur, j'avais tord sur toute la ligne.

-Bon sang ! Bella ! Mais pourquoi ? Me demanda Alice, perdue.

-Je... Je ne sais pas pourquoi... Mais...

-Mais ?

-Il m'irrite. Murmurais-je.

-Pardon ?

-Je sais pas... Ses manières de faire, ses réactions... Je sais jamais ce qui va se passer avec lui... Il me perturbe.

Alice réfléchis quelques instants, marmonna un « Aussi stupide... l'un que l'autre... sont pareils ! », avant de me montrer la salle de biologie où j'avais cour, et de s'en allait, non sans me dire d'être au cercle juste après mes cours. Je soupirai, et entrai dans la pièce. Comparé, à tout le reste du bâtiment, on aurait presque dit un labo normal. Presque. Des murs blancs, immaculé, que pallasses magnifiquement décorées, et tout aussi propres que les murs, un long tapis remontant le long de l'allée des bureaux. Je jetais un regard circulaire à la pièce, et remarquai que la plupart des palliasses étaient prise. Je déglutis difficilement en remarquant Tanya, installée à l'un d'eux. Je me mordis la lèvre, alors qu'elle me fusillait du regard. Je pris place le plus loin possible d'elle, évitant soigneusement son regard par la même occasion. La salle se remplissait assez rapidement, et je sortis mes affaires, histoire de m'occuper les mains, pour ne pas trahir mon angoisse de me trouver dans la même pièce que Tanya. J'étais trop orgueilleuse pour lui donner ce plaisir. « Oh ? De l'orgueil ? Elle t'a écrasé contre un mur, et toi tu n'es orgueilleuse que lorsqu'il s'agit de ne pas montré ton stress ? Devrais-je te rappeler qu'à cause d'elle tu as un problème au cartilage et qu'elle t'a vu, baignant dans ton sang, allongée sur le sol ? » se moqua la petite voix pessimiste dans ma tête. Je grognai. Je jetai un regard dans la salle, pour m'occuper.

Quand, Edward entra à son tour. Il avait une mine réfléchis et encore bougonne. Ses cheveux était encore désordonnés, et le bout de ses pointes étaient mouillées: Surement s'était il rafraichi aux toilettes. Il balaya la salle du regard. J'en fis de même, discrètement. Il ne restait plus que deux places. A côté de moi, ou de Tanya. Je vis la grande blonde lui faire des sourires entendus, et battre des cils. Edward ne lui offrit qu'un léger sourire, qui me parut presque crispé, et se tourna vers moi. Il avait remarqué que je le fixait, et je rougis, baissant la tête sur mon cahier où j'entrepris de tracer des cercles. Du coins de l'œil, je tentais de regarder ses mouvements, par je ne sais qu'elle curiosité. Il sembla en pleine réflexion, puis fronça les sourcils, son regard allant presque imperceptiblement de Tanya à moi. Puis, d'un pas lent, il vint vers moi, et prit place à la chaise à côté de la mienne.

-Elle est libre ? Demanda-t-il, en posant son sac sur le bureau.

J'acquiesçai, continuant mes ronds. Il se renfrogna quelques secondes, et s'assit. Le professeur entra, mettant un terme à tous les bavardages. Il sonda chaque élève un à un, puis, prit la parole, sa liste à la main.

-Bonjour. Je suis Monsieur Eleazar Carter. Votre professeur de Biologie. Je voix que vous êtes tous là, alors je vais commencer par faire l'appel, puis je vous ferait faire une petite expérience, histoire de voir votre niveau.

Il continua son petit monologue sur le cour de l'année, quand je reçus un petit papier sur ma table, venant de mon voisin. Je levai légèrement les yeux vers lui, et vis qu'il était tourné vers le professeur. Je le dépliai lentement, et découvris son écriture droite et penchée à la fois. Soigneuse. Parfaite. « Génial... Encore une conversation par petit mot... C'est un hobby chez les riches où quoi ?! ».

« C'est quoi le problème ? »

Je fronçai les sourcils, énervée.

Je n'ai pas de problème, toi par contre il semblerait que oui. Pourrais-je avoir l'honneur de savoir pourquoi tu es si froid envers moi ?

Sans réfléchir, je lui tendis le papier. Il le lit rapidement, et sembla d'autant plus contrarier. Il griffonna rapidement une réponse, et me donna le papier.

C'est la meilleure celle là ! Comme si c'était ma faute ! C'est pas moi qui t'es envoyé balader ce matin !

Je grinçai des dents. Il voulait hausser le ton ? Parfait.

Je n'ai rien à me reprocher. C'est toi qui agis comme un gamin parce que tu n'as pas appréciais le fait que je t'ai répondu un peu sèchement, ton égo en a prit un coup, et c'est tout ! Je n'ai en aucun cas à m'excuser. Et je ne le ferais pas !

Satisfaite, je lui rendis le papier, qu'il lu en une fraction de seconde, avant de prendre un stylo, et d'écrire encore plus vite et rageusement que juste avant. Il me rendit le papier, et je le dépliai rapidement.

T'es vraiment bornée ! Je ne t'ai rien fait pour que tu me parles comme ça ! Et je ne vois même pas qui tu es pour jeter un jugement comme ça sur moi !

Énervée, je pris mon stylo et m'apprêtais à répondre.

-Mademoiselle Swan et Monsieur Mansen, pouvez vous cesser cette petite conversation, ô combien, je suppose, passionnante, et vous concentrer sur notre cour. A moins, que vous ne préfériez faire ceci en heure de colle ? Demanda le professeur Carter, légèrement énervé.

De légers rires se répandirent autour de nous, et je rougis violemment, en enfonçant le papier dans ma trousse. Je jetai un regard peu amène à Edward, qui m'ignora. Monsieur Carter continua son explication, avant de nous demander de venir chercher les microscopes, et lamelles. Je me levais pour aller chercher les lamelles, alors qu'Edward se dirigeait vers les microscopes. Le professeur me tendit les lamelles, et je retournai à ma place. Au passage, je croisai Tanya, qui me fixait d'un regard mauvais. Presque imperceptiblement, elle me poussa en avant, et je basculai. Ce fut par chance quelqu'un qui me rattrapa, et Tanya m'offrit un faux-sourire d'excuse. Je grognai, et me tournai vers mon sauveur pour le remercier de m'avoir évité cette chute, et je fus stupéfaite de trouver Edward, le regard fixé sur Tanya, en pleine réflexion. Je m'empourprai, et m'excusai rapidement, et le remerciant, avant de brancher le microscope. Edward se leva une nouvelle fois pour aller chercher une lampe pour éclairer le microscope, et Tanya profita de son absence pour s'approcher de moi.

-Ne t'avais-je pas prévenus, Swan ? Demanda-t-elle, d'une voix glaciale. Edward Mansen, est à moi.

-Je n'ai jamais dit le contraire. Répondis-je, en serrant le bureau de mes deux mains, avant de commencer à les faire bouger inlassablement, ce qui dévoilerait mon angoisse.

-Et pourtant tu es encore avec lui... Écoute moi bien, Swan. Il y a quatre phases dans ce lycée. La première, ce qui n'approche pas Edward. Pour eux tout va bien. La deuxième, ce qui ont tenté de l'approcher, et il reparte tous comme toi... Elle fixa quelques secondes mon nez, recouvert du bandage. Ensuite, il y a la phase trois. Les plus stupides continu à rester avec lui. Tu viens d'entrer dans la phase trois. Ta vie viens de devenir un enfer Swan. Je te persécuterais Swan. Tant que tu resteras avec lui, je ne te laisserais pas tranquille.

Elle m'observa un moment, comme pour voir si sa menace m'avait affectée. Et elle fut horrifiée de voir que je ne bronchais pas. Pas que je n'avais pas peur de ce qu'elle pourrait faire, mais si j'étais la seule à en faire les frais, alors ça irait. Elle eut un rictus horrible, et se pencha à mon oreille.

-Je ne te souhaites pas d'arriver à la phase trois. Tu as jusqu'à Noël, pour t'effacer gentiment de la vie d'Edward. Passé ce délai... Tu seras peu être même obligée de changer de nom, si tu veux bien vivre. Elle se releva, et me sourit. Je suis gentille, je te laisse un délai suffisant pour qu'Edward se lasse de l'attrait de la nouveauté qui t'entoure... Si tu disparaissait maintenant de sa vie, tout le monde saurait que c'est moi...

Elle balança ses cheveux d'une épaule à l'autre, fière de son effet, quand Edward revint finalement. Elle lui offrit un sourire éblouissant, avant de prétendre avoir juste voulu faire plus ample connaissance avec moi. Elle m'offrit un dernier regard, et s'en alla à sa paillasse. Je m'autorisai finalement à lâcher le bureau, et mordis ma lèvre avec force. Je sentis le regard d'Edward se porter sur moi tout le reste du cours. Assez régulièrement, il mimait s'intéresser au professeur, et nous nous relayions pour effectuer les manipulation.

A la fin du cours, je m'empressai de sortir, voulant en profiter pour aller rapidement aux toilettes. Je fus ravie de voir que le couloir du deuxième étage était vide, et je m'engouffrai rapidement dans la salle d'eau. Je me mouillai rapidement le visage, et pris appui sur l'évier. Je réfléchissais. Depuis que j'étais rentré dans ce lycée, et cela faisait à peine deux jours, j'avais cassé un vase extrêmement cher, j'étais rentrée dans un club d'hôte, je m'étais faite refaire le portrait, m'étais trouvé des amis, et avait signé mon arrêt de mort, en défiant inconsciemment Tanya Dénalie. « Je n'aurais jamais du venir... », pensais-je, amèrement, en sortant de la pièce.

Je sursautai, en découvrant Edward, face à moi, appuyé contre le mur, me fixant de ses yeux verts. Il s'avança légèrement vers moi, je ne bougeais plus. Il m'examina longuement, sembla se perdre dans mes yeux, puis soupira. Sa main se leva, hésitante, et il caressa le bout de mon nez pansé. Je gémit doucement de douleur, et il fronça les sourcils. Il n'arborait plus cet air boudeur et vexé, mais paraissait plutôt réfléchis, apeuré.

-C'est Tanya... ? Demanda-t-il, presque dans un murmure.

J'étais perdue. Je ne comprenais pas comment il en était arrivé à cette constatation. Mais mon cerveau, qui ne fonctionnait déjà pas correctement en sa présence, ne semblait pas vouloir m'obéir, alors qu'il n'était qu'à quelques centimètres de moi. Lentement j'acquiesçai, et son visage fut d'autant plus frappé par la peine.

-A cause de moi ? Murmura-t-il.

Je baissai la tête. Il soupira, et s'écarta légèrement. Son regard se perdit à travers la fenêtre quelques instants. Le soleil qui brillait paresseusement dans le ciel donnait un joli reflet dans ses yeux. Il se tourna légèrement vers moi, me prit par la main, et m'entraina hors du bâtiment.

J'allais rater mon cour de Math. « Pour être avec Edward... » rajouta la petite voix optimiste, ravie.

Et je devais avouer, que je l'étais un peu aussi.


Voila, voila ! J'espère que ce chapitre vous a plu ! Il m'a fallu du temps pour l'écrire, et de nombreuses heures de cour pour en parler avec ma Bêta, pour qu'elle m'aide à éclaircir mes idées ! (d'ailleur elle va me tuer quand je vais lui donner ça à corriger...)

Sinon, parlons des choses qui fachent: A PARTIR DU 14 JUILLET (vers là) JE PARS DANS UN BLED POMMER OU LES PLUS GRANDS HABITANTS SONT DES VACHES, DONC, PAS DE MISES A JOUR JUSQU'EN AOUT !! Donc, je vais bien écrire à Alleyrac, et je vous posterais ça quand je rentre ! ^_^

Mais je ne sais pas si d'ici là je pourrais écrire un nouveau chapitre (je l'espère en tout cas, par ce que sinon c'est dans plus d'un moi...).

Bref, j'espère que ce chapitre vous a plus ! Au prochain chapitre, on approfondit un peu celui là, et après... NEW YORK !! (mais je ne sais pas encore si c'est dans le chapitre 03 ou 04... Tout dépendra de la longueur de ce que je vais écrire pour la suite ;)

Si vous avez le temps... Une petite Review, S'il vous plais ? C'est gratuit, et ça m'encourage ;) Juste un petit mot, ça me suffit ='D