Je voudrais revoir Poudlard, les escaliers, la Salle sur Demande, les sabliers des quatres maisons. Le Poudlard que je vois ici n'est pas réel, il n'est qu'image, je ne peux pas toucher les pierres froides des murs, je ne peux pas sentir l'odeur mystérieuse de la fôret interdite. Je ne suis même pas sure qu'il soit encore debout. Je crois que je pleurs.

Hagrid a cru mourir lorsqu'un bruit assourdissant atteignit ses oreilles. Il leva les yeux, cherchant l'origine de ce qui avait interrompu le silence alentours, tout en restant sur ses gardes. Ne trouvant rien d'inhabituel devant lui, le grand homme se mit à ramasser le bois qu'il avait fait tomber au sol en sursautant. Et de nouveau, un bruit parvint à ses oreilles. Celui-ci bien plus petit, un murmure, une plainte à peine audible."Hagrid". Puis des sanglots. Le barbu se retourna alors et vit enfin l'origine de ces pleurs. "Elwing? Elwing, c'est bien toi? demanda Hagrid, plus que surpris de me trouver au sol, les joues mouillées et rougies par le chagrin.Que fais-tu là ma fille? Pourquoi pleures tu donc, qui y-a-t'il? "Je ne répond pas, mais mes larmes coulèrent de plus belle. J'avait maintenant du mal à respirer, hoquetante. Hagrid me souleva du dur sol hivernal de son jardin et tandis qu'il essayait tant bien que mal de ma rassurer avec des "Allez, allez. Tout va bien. Ne t'en fais pas."il rentrait afin d'être au chaud dans sa cabane. Il me serra bien fort dans ses bras devant sa cheminée, assis dans son vieux fauteuil, se balançant d'avant en arrière de manière à me calmer.

Je suis assise sur une chaise je les regardes tout les deux. Je ne pourrais jamais retouner boire le thé avec mon vieil ami.

Après quelques minutes, je finis par me redresser, les yeux et joues bouffis par les larmes. "Mes huit ans" chasse ces dernières de ses yeux rouges et lançe un triste sourire au grand homme, qui le lui rendit. -"Merci, Hagrid. Je n'hoquetait plus que légèrement à présent. Hagrid me sourit de nouveau. - Jeune fille, vous m'avez fichu une sacrée trouille, là dehors ! Dis-moi, comment es-tu donc arrivée ici? - J'ai transplané, soufflais-je. - Toute seule?, j'hoche légèrement la tête, Mais dis donc, tu t'améliores!, s'exclama le grand homme, voulant me faire sourire. Et dis moi encore, où sont tes parents? " Nous nous raidissont à ces mots, puis mon Passé tente de faire disparaître de toutes ses forces la boule qui vient de se former dans sa résultats. La Elwing jeune éclate de nouveau en sanglots, au désespoir d'Hagrid. - "Oh, Elwing! Ca va, ça va aller, tout ira bien", murmura t'il encore alors qu'il reprenait son mouvement d'avant en arrière. Et avant qu'il ne puisse sans rendre compte, une trentaine de minutes avait passé, j'était à présent endormie dans ses bras.

Je sais qu'Hagrid était un peu déboussolé, il ne savait pas ce qu'il devait faire mais "Dumbledore lui le saurait, c'était un grand homme sage avec toujours une solution pour chaque problème" avait-il sans doute pensé.

C'était les vacances de Noël et peu d'élèves restaient au château, c'est pourquoi Hagrid décida de faire au plus vite et passa directement par le Hall, dans lequel il croisa Minerva. Quand cette dernière vit qu'Hagrid semblait se diriger vers le Grand Escalier, chose assez inhabituelle vu qu'il ne pénétrait jamais dans le château, elle s'enquit de sa venue avant de remarquer une petite chose entre les bras d'Hagrid. Le demi-géant s'adressa à elle en essayant de ne pas parler trop fort pour ne pas me réveiller .- C'est Elwing, la fille d'Asselius et Selena, déclara Hagrid rapidement, je l'ai trouvée dans mon jardin, il faut que j'aille voir le professeur Dumbledore. - Je sais bien, je l'ai reconnue mais que fait-elle ici ? demanda la professeur de métamorphose en ajoutant, dans votre jardin? J'ai effectivement entendu un bruit comme si quelqu'un avait transplané tout à l'heure, un de ses parents a donc fait le voyage avec elle? - Non ses parents n'étaient pas avec elle, je ne sais pas où ils sont... Vous pensez que … ?demanda Hagrid en déglutissant et s'imaginant le pire, car cela faisait quelque temps que beaucoup de membres de l'Ordre disparaissaient, il était fort possible qu'ils aient été les suivants. Asselius et Selena … souffla Minerva pour elle-même s'imaginant elle aussi ce qu'il avait pu leur arriver, je l'ignore. Dépêchons-nous de trouver Albus."

La professeur de métamorphose et le demi géant se dirigèrent rapidement vers le bureau de Dumbledore. Minerva ne cessait d'espérer que les deux Aurors aient décidé de se cacher en me laissant à Poudlard pour que j'y soit en sécurité. Trop avaient péri ces derniers temps, trop avaient souffert. Hagrid semblait lui aussi perdu dans les mêmes réflexions mais gardait cependant un oeil inquiet sur "mes huit ans".

"Fizwizbiz" dit MacGonagall à la gargouille qui gardait l'entrée du bureau du professeur Dumbledore. Le mot de passe, nom d'une friandise, semblait presque insultant en ces temps si sombres. Cette dernière pivota, raclant le sol au passage et dévoilant l'ecalier qui leur permettrait d'accéder au bureau du directeur. Albus fut surpris de voir arriver deux de ses amis si tôt dans l'après-midi et surtout de voir que l'un d'eux tenait dans ses bras une petite fille, qui lui semblait familière. Hagrid exposa rapidement la situation à Dumbledore, expliquant quand et comment il l'avait trouvée mais qu'il ignorait où étaient ses parents et que dès qu'il avait abordé le sujet, j'avait fondu en larmes.

Je sais ce qu'Albus se dit en ce moment, certaine fois cela me révulse qu'il ait pu imaginer une chose pareille...

La fille d'Asselius et Selena - il s'était enfin souvenu de qui j'était -, ses parents ne s'en seraient probablement pas séparés s'ils ne s'étaient pas sentis en danger. S'ils étaient morts, il était en partie responsable, il n'avait pas été assez prudent le jour où il avait rencontré le professeur Trelawney à La Tête de Sanglier. C'était un peu de sa faute si Severus avait averti Tom de l'existence de la prophétie et que tous les membres de l'Ordre qui avaient des enfants avaient décidés de changer leur date de naissance les faisant naître tous en juillet et de sexe masculin pour brouiller les pistes et ainsi protéger les plus concernés par cette prophétie... De nouveaux pions de son jeu venaient de tomber et détruire Voldemort devenait maintenant plus difficile car il lui restait moins de coup à jouer pour le mettre en échec. Entre temps, je métait réveillée et je les regardait. Mon regard, je le vois à présent est celui de quelqu'un qui avait vécu depuis trop longtemps ou a vu des choses horribles, le même regard que celui d'Albus sauf que je n'avais que huit ans.

Hagrid m'avait posée au sol alors Dumbledore s'adressa à moi presque troublé par cette ressemblance de regard . " Bonjour Elwing, tu ne dois pas te souvenir de moi car tu devais être trop jeune mais je connais bien tes parents " dit-il , ses yeux gris plongé dans les mien. "Connaissais " prononça une voix dans mon esprit. Cette voix c'était la mienne, elle avait un accent mélancolique ... Déjà les larmes me montaient aux yeux, des larmes de rage et de tristesse, un homme m'avait volé ses parents, son enfance, ses espoirs, ses rêves. Mon Passé s'était éteint, consumé à la mort de mes parents. Je n'était qu'une enfant! On ne pouvait pas faire ça à un enfant! Comment avais-je pu voir ce à quoi personne ne devrait jamais assister ?! Il fallait, et je le savait, que je continu à vivre. Vivre? Comme cela sonnait creux à ce moment. Les larmes coulaient, de plus en plus. Mes battements de coeur s'accélérant au fur et à mesure que j'acceptais la vérité, ils ne reviendraient pas mais ils s'étaient battus jusqu'à leur dernier souffle. Ils s'étaient battus pour quelque chose en quoi ils croyaient, alors j'allai faire de même, je serai forte, rendant ainsi leur mort bien plus héroïque. Quelque chose changea dans mon regard au terme de cette tempête intérieure et Albus s'en aperçut mais ne comprit le pas entièrement. Comme un renouveau, là où la flamme semblait s'être éteinte, en brillait une nouvelle encore plus forte et magnifique. Comme lorsqu'une étoile grandit et devient encore plus éclatante, J'avais vieillis malgré moi, et l'espoir de temps meilleurs semblait avoir presque remplaçé la douloureuse mort de mes parents dans mon esprit.

Le première souvenirs que j'ai de Poudlard c'est celui là, le paysage s'estompe, je suis comme plongée dans une Pensine, je nage dans le flot de mes souvenirs, j'en redoute déjà la fin.

/J'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitiez pas à laisser une review ! :)/