Bonjour à tous, alors voilà, ma première fiction, n'hésitez pas à laisser votre avis ou à me faire remonter des erreurs !
Disclamer : L'univers ne m'appartient pas, mais appartient à AMC, The Walking Dead.
Merci beaucoup à Laura1907 pour son aide et sa review, et merci à tout les anonymes !
Bonne lecture à tous !


-2-

C'est pas que j'aime pas les gens, je peux pas dire ça, c'est juste que souvent, ils sont chiants, voilà tout ! Je vais être honnête avec moi même, j'aime avoir raison, avoir le dernier mot et prouver aux autres que je vaux mieux qu'eux. Ouais, j'ai l'air d'un connard comme ça, mais moi aussi j'ai traversé des épreuves difficiles. C'est depuis que j'ai arrêté de boire que j'ai commencé à péter des câbles, mais c'est pas de ma faute, c'est incontrôlable. Ma femme.. Abby.. J'ai rien contre elle, je l'aime, sincèrement, mais elle a trop tendance à me rabaisser en public, et ça, ça m'insupporte. Je vais faire des efforts, c'est sûr, mais je promets rien, vraiment. Le monde actuel part en vrille, et les gens avec. C'est comme ça, on l'accepte et on s'adapte. Ou tu fais face et tu survis, ou tu t'écrases, et là, t'as pas d'avenir.

- Bill

Le ciel commençait à se teindre de orange et de rose quand les deux véhicules s'arrêtèrent. Jordan avait repéré une petite maison isolée en pleine campagne et avait décidé de s'arrêter là. Une fois garé, il descendit de sa voiture, tenant Kaya en laisse.

-Bon, on va aller fouiller ça. Bill, vous venez avec moi. Prenez un revolver et un couteau, on sait jamais. Abigail et Mathis, attendez ici. Je vous laisse Kaya, si un rôdeur arrive, elle aboiera et on rappliquera direct.

Le garçon sortit son couteau et fit un signe de tête. Abigail attrapa la laisse de la chienne et s'assit sur un petit tabouret pliable. Bill prit son pistolet, ainsi qu'un couteau dans l'autre main. Il lança un regard vers Jordan et ils partirent vers la maison, attrapant un sac au passage.
Jordan poussa lentement la porte d'entrée, le couteau pointé vers l'avant. Il fit quelques pas avant de baisser son arme. Tandis que Jordan s'avança dans le salon, Bill partit fouiller la cuisine. Pendant qu'il ouvrait les placards uns par uns, il engagea la conversation.

-Vous êtes seul ? Lança t-il.
-Oui, dit simplement Jordan après un court silence.
-Oh, je vois, et le chien, il vient d'où ?
-Je l'ai trouvé au bord de la route, elle était très mal en point et je l'ai soigné. Et vous, vous avez toujours été tout les trois ?

Bill ne répondit pas. Le silence se fit gênant et Jordan rejoignit l'autre homme dans la cuisine. Il réfléchit un instant puis se lança.

-Je suis désolé, vraiment.
-Il y a un mois, dans un accident de voiture, ma fille d'un an à peine à été tué.

Jordan se passa la main sur la tête, gêné. Il fit un dernier tour dans salon avant de monter l'escalier. Les marches étaient couvertes de poussières et de toiles d'araignées et grinçaient à chaque pas. L'homme avançait prudemment, la lame de son couteau toujours devant lui. Un fois en haut, il visita la première pièce. Une chambre d'adultes manifestement. Il ne trouva rien d'intéressant et continua son exploration. La deuxième pièce était une salle de bain qu'il dépouilla de tout objet pouvant servir et il termina par une toute petite salle servant sans doute de débarras. Alors qu'il se dirigeait vers les escaliers, des aboiements se firent entendre.

-Vite Bill ! Cria Jordan depuis l'étage.

En bas, l'homme fut prit de panique. Il mit de longues secondes avant de prendre une décision. Il laissa le sac derrière lui et se mit à courir en direction du van. Une fois assez près, il dégaina son arme et la pointa vers sa famille. Il resta un instant immobile, guettant le moindre mouvement.

-Il est où ce fils de pute ? Hurla t-il.
-Ce.. C'était un écureuil, murmura Abigail.

Derrière lui, Jordan arriva en courant, chargé du sac de Bill ainsi que du sien. Kaya se mit à battre l'air de sa queue et trottina vers son maître. Celui-ci dévisagea Bill.

-Alors ?
-Votre putain de clebs à aboyé sur un écureuil, grogna t-il.

A ces mots, l'homme pivota sur ses talons et balança son arme au pieds de sa femme. Elle lança un regard désolé vers Jordan avant de suivre son mari. Jordan fronça les sourcils. Comment un homme qui venait de se montrer sensible et confiant pouvait aussi vite devenir détestable et violent ? L'homme se tourna finalement vers le garçon.

-Mathis, c'est bien ça ? Ça te dis de m'aider à faire l'inventaire de ce qu'on a trouvé, ton père et moi ?

L'enfant haussa les épaules en signe d'approbation et suivit Jordan. Celui-ci vida le contenu des deux sacs. Dans le premier, celui de Bill, il sortit une petite dizaine de boîtes de conserve et de bocaux de nourriture. Dans le deuxième sac, Mathis en sortit deux lampes torches, quelques boîtes de munitions et trois plaquettes de médicaments. Il avait aussi trouvé une écharpe et un briquet.

-Bon, on va se départager tout ça équitablement, ok ?
-Ça marche, répondit le petit.

Alors qu'ils s'appliquaient à la tâche, Mathis prit l'initiative de parler.

-Mon père, il est gentil au fond. C'est juste, qu'il aime pas qu'on se foute de lui.
-Surveille ton langage, tu veux ? Répondit Jordan.
-J'fais c'que j'veux.

Il se leva et s'assit deux mètres plus loin, sous l'ombre d'un arbre. Kaya ne tarda pas à le rejoindre, posa sa tête sur ses genoux et réclama des caresses. Mathis sourit et gratta doucement le sommet de son crâne. Une fois le travail achevé, Jordan se redressa.

-Je te crois au sujet de ton père. Je pense qu'il faut juste le connaître un peu plus.

Le garçon hocha la tête avant de se lever pour rejoindre ses parents. L'homme, lui, décida de les laisser seuls. Il ramassa quelques branches mortes et fit un feu. Après une petite heure, la famille rejoignit Jordan près du feu. Celui-ci mangeait un bocal de viande séchée, donnant par moments quelques morceaux à la chienne, couchée juste à côté. Après un instant de silence, Jordan se leva et partit chercher quelque chose dans sa voiture.

-Il faut qu'on se tire, cracha Bill.
-Pas maintenant, on a besoin de se reposer, et Jordan nous apporte un peu de sécurité en plus, dit Abby.
-Ah bon ? Ma sécurité vous suffit pas ? S'énerva t-il. J'aime pas ce mec, traîner avec un black qui parle au animaux j'trouve ça bizarre. Il va peut-être piquer toutes nos affaires et partir avec pendant la nuit, on sait jamais avec ces gens là.
-Ne sois pas si méprisant, souffla sa femme en se levant. Je vais dormir, ajouta t-elle.

Elle s'éloigna vers le van, tandis que Jordan revenait près du feu, tenant sa carte à la main.

-Bon, dit-il, on fait quoi pour demain ?