Merci à tous pour vos reviews, ça fait extrêmement plaisir d'en recevoir, en espérant que cette suite vous plaisent ;-). Bonne lecture !
Chapitre 1
Je m'appelle Ron Weasley et j'ai 19 ans. Ma famille est considérée comme une traître à son sang et nous sommes donc considérés comme des moins-que-rien. Enfin, « nous », plutôt ceux qui restent. Mes parents ont été tués alors qu'ils essayaient de résister aux Mangemorts, Fred a été tué pendant la bataille finale, George s'est suicidé peu de temps après ne le supportant pas, Charlie est resté en Roumanie et Bill est partit avec sa femme peu de temps avant la guerre. Percy, Ginny et moi avons été enfermé dans la « prison d'état » comme est appelée la bâtisse qui renferme les Sangs-de-Bourbes et les Traîtres à leurs sangs comme ils disent. Harry est dans le coma depuis deux ans et Hermione, et bien je ne sais pas du tout ce qu'elle est devenue, je sais qu'elle a été enfermée ici, comme moi après la guerre et je ne l'ai plus jamais revue.
Seulement je sens que je ne resterais plus très longtemps ici. Ginny a été vendue hier à une mise aux enchères et aujourd'hui, c'est mon tour. Je ne veux pas y aller. En plus, je ne veux pas laisser Percy tout seul, je ne suis pas sûr qu'il s'en remette mais je n'ai pas vraiment le choix, ça on me l'a bien fait comprendre.
J'entends des pas s'approcher de notre cellule. Une clef tourne dans la serrure et je vois la porte s'ouvrir sur un des gardiens de cette prison. Les gardiens sont principalement des Sangs-mêlés qui se croient supérieurs à nous la plupart du temps. Et ils nous font bien sentir que, eux, ne sont pas des rebus de la société même si ils ne sont pas vraiment bien traités. Mais c'est toujours mieux que notre situation alors ils en profitent.
Je sors de mes pensées quand j'entends le gardien me dire, ou plutôt me crier, de me lever. Je reste assis en le regardant fixement ce qui ne semble pas lui plaire beaucoup.
- Lève-toi j't'ai dit, espèce de sale chien. Ils t'attendent pour partir sur le marché alors grouille-toi de lever ton cul de là !
Et oui, les gardiens sont aussi très polis et très civilisé, nous pouvons le constater chaque jour ! Je me lève finalement en soupirant et me tourne vers Percy qui me regarde avec un air à la fois triste et résigné. Je vais pour lui dire au revoir mais cet espèce de connard de gardien me mis des chaîne aux poignets et me tira hors de la cellule qui se referma dans un claquement sec.
Mes yeux se fermèrent et j'attendis quelques instants pour me réhabituer à la lumière du jour. Dans les cellules, on ne voit quasiment que le noir.
Le gardien me tire derrière lui et nous sommes rapidement à l'extérieur du bâtiment. Je me retrouve face à environ une vingtaine de prisonniers et trois calèches tirant chacune une cage en bois. De vrais animaux. Je me retrouve bientôt dans une de ces cages avec six autres personnes. Tous de futurs esclaves ou de futurs cadavres.
Le gouvernement ne s'embête pas avec des inutiles. On attend tous notre mise aux enchères quand on arrive à la « prison d'état », la seule de notre vie si nos maîtres ne nous revendent pas. Durand cette mise aux enchères, on fait monter les prix jusqu'à vendre au plus offrant. Ceux qui ne se vendent pas finissent à la morgue.
Pendant une quarantaine de minutes, personne ne dit un mot, de peur de briser le silence instauré, et nous arrivons bientôt en vu du marché de Londres. Le plus grand marché de ventent d'esclaves. Nous ne passons pas par l'entrée du marché mais par une petite rue adjacente où nos « bourreaux » nous font descendre. Là, nous sommes triés par sexe, puis par âge. Je me retrouve avec quatre autres jeunes hommes d'environ une vingtaine d'années et nous sommes menés derrière une petite estrade donnant sur la rue commerçante. Un groupe de jeunes femmes est placée devant nous et quand vint l'heure de commencer la vente, le défilé commence.
Je jette un petit coup d'œil discrètement et je vois qu'il y a beaucoup de monde devant l'estrade, autant d'hommes que de femmes. Un des gardiens me réprimande et je rattrape mon retard en parcourant les quelques mètres qui me séparent des autres garçons. C'est déjà bientôt à moi, je vois le premier garçon de la file qui monte sur l'estrade.
Je n'entends pas vraiment ce qu'il se passe autour de moi, je suis juste le mouvement en espérant que ce moment arrive le plus tard possible. Mais mon vœu n'ai pas exaucé et je me retrouve bientôt poussé sur l'estrade alors que le dernier mec est été vendu à une vieille bonne femme toute ridée. Je réprime une grimace de dégoût en plaignant intérieurement ce garçon et je me concentre sur ce qui se passe à propos de moi en gardant un visage le plus neutre possible. Le vieux qui fait la présentation des « spécimens » continu son blabla pour essayer de me vendre.
- Aller mesdames et messieurs on continu cette mise aux enchères avec le produit suivant. Ah, voici un magnifique spécimen d'une petite vingtaine d'années, beau et musclé, tout à fait apte à travailler dans un champ ou dans une maison. Ces cheveux roux sont originaux et assez rare, ce qui ajoute à a valeur, de magnifique yeux bleus et un corps pratiquement imberbe. Ce jeune homme est de plus complètement vierge, dans les deux sens du terme. Aller, on lance l'enchère à 5000 galions, qui dit mieux ?
………… Quoi ?! Non mais qu'est-ce qui raconte celui-là ? Qu'est-ce que ça peut foutre que je sois vierge ? Et puis ça veut dire quoi dans les deux sens du terme ??? Bon d'accord je suis pas complètement débile, je sais bien que certaines personnes achète des esclaves pour leurs plaisirs personnels, et d'ailleurs je pris pour que ça ne soit pas mon cas, mais pourquoi dans les deux sens du terme ?!
Je reviens à la réalité quand j'entends le « vendeur » s'exclamer très fort que ce prix est très généreux et demander si quelqu'un dit mieux que 8 000 galions. Bas dis-donc, si c'est tout ce que je vaux, ça m'fous les boules !
- 10 000 galions, oh lala ! Qui dit mieux ? Mieux que 10 000 galions ? Personne ? 10 000galions une fois… 10 000 galions deux fois… 10 000 galion trois fois ! Adjugé, vendu au monsieur au fond à droite.
Je regarde vaguement l'homme qui vient de faire mon acquisition. Un vieux croûton… Je vois alors un gardien monter sur l'estrade, me mettre un collier autour du cou accroché à une espèce de chaîne et me tirer hors de l'estrade alors que le « présentateur » commente déjà son prochain produit. Un vrai chien.
Je suis alors conduis dans une cage avec les autres achetés visiblement car ils ne sont pas tous là.
Le temps passe et certains des prisonniers nous rejoignent petit à petit.
Finalement, on finit par venir nous chercher et on nous emmène à l'entrée du marché où sont garées les diligences. A croire que ça les amuses de nous trimballer dans tous le marché, merci pour la visite mais personnellement, j'men serait bien passé. Les différents acheteurs sont là et chacun prend son esclave avant de disparaître dans l'une ou l'autre des diligences.
Je vois mon maître s'approcher de moi, payer les gars qui me tenaient et prendre la « laisse » des mains de celui-ci pour me tirer à sa suite dans sa diligence. Quel brute, il devrait tirer encore plus fort, j'suis près à m'étouffer.
Je monte à sa suite en essayant de pas m'étaler sur les deux petites marches puis m'installe à l'intérieur. Le trajet commence et il n'a toujours pas dit un mot. J'en profite pour le détailler plus en détail. Comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est un vieux croûton, environ la soixantaine bien tassée, les cheveux gris et le regard noir, vraiment je suis enchanté ! Ahlala, ironie quand tu nous tiens ! Enfin, là je rigole mais je me demande pour quoi il m'a acheté, sûrement pour faire un quelconque travail qu'il est trop vieux pour réaliser lui-même.
Au bout d'une dizaine de minutes, le vieil homme se décide enfin à parler en me regardant de haut. Arg, je déteste ça !
- Tu es bien Ronald Weasley ?
Comment il connaît mon nom celui-là ? Je ne crois pas que le vendeur l'ai mentionné. En me voyant froncer les sourcils, le vieux eu un p'tit rire super désagréable.
- Je crois que mon beau-fils sera vraiment très content de son cadeau…
Me voyant froncer les sourcils encore plus, le vieux croit bon de m'expliquer.
- Oui, je ne t'ai pas acheté pour moi, j'ai déjà tout le personnel qu'il me faut, seulement le fils de ma femme vient de perdre son esclave alors j'ai été lui en acheter un autre. Je pense que tu feras parfaitement l'affaire et qu'il va adorer mon choix.
- Et qu'est-ce qui vous faire dire ça ?!
Pour toute réponse je me reçois une gifle dans la gueule. J'avais oublié que les chiens n'avaient pas le droit de prendre la parole sans l'accord de leur maître… il m'intime le silence en disant que je comprendrais rapidement et le reste du trajet se passe en silence, chacun de nous plongé dans ses pensées.
Je sors de mes rêveries en remarquant que la diligence ralentie. Et là, je reste sur le cul ! Putain, le mec doit être bourré de fric !
Un majestueux portail en fer noir s'ouvre et la diligence entame l'allée menant à l'entrée du manoir. Et quel manoir ! C'est une magnifique maison en marbre blanc qui se tient au bout de cette allée et le jardin n'a rien à envier à sa beauté, au contraire ! Une cascade se tenait sur le côté gauche ave c un magnifique étant où je peux distinguer quelques signes qui nagent tranquillement. A droit s'étend un parterre de fleurs magnifiques caché par quelques arbres majestueux et des buissons bien entretenus. Je m'arrête dans ma contemplation après la magnifique fontaine devant l'entrée, parce que nous sommes arrivés et la diligence c'est arrêtée. Le vioc descend et me tire à sa suite en m'étranglant à moitié. J'espère qu'il n'a pas de chien parce que sinon, les pauvres ! J'espère que mon nouveau maître sera moins con… euh moins brusque… en faites les deux !
La porte s'ouvre et un petit elfe de maison en sort pour venir nous saluer et prendre les bagages. Le gros rentre dans la superbe baraque en me tirent toujours par cette stupide chaîne faisant office de laisse et s'arrête dans le hall.
Je suis encore… époustouflé ! Ce manoir est vraiment splendide et encore je n'ai vu que l'entrée et l'extérieure.
Seulement je n'ai pas le temps de contempler plus en détaille ce magnifique hall que mon cerveau s'est mis en mode beug. Devant moi se tient mon pire cauchemar, le mec que je déteste le plus depuis tout petit après les Mangemorts qui ont butés mes parents. Dans des vêtements hors de prix et l'allure toujours aussi dédaigneuse et son regard de monsieur « je-suis-le-plus-beau-je-suis-le-plus-fort » il me fixe et je vois un petit sourire en coin et tout ce qu'il y a de plus malsain sur son visage. Arg, je hais se type, dites-moi que c'est pas vrai !
- J'espère que ton nouvel esclave te plaît ?
- C'est parfait.
NONNNNNNN !!! Au secours, tout mais pas ça ! C'est un véritable cauchemar. Et en le regardant dans les yeux, je peux voir l'éclat de joie malsaine qui les habites et là je comprends que je ne crois pas si bien dire quand je dis que c'est un cauchemar. Je comprends que je suis tombé en enfer et qu'il compte tout faire pour m'y laisser le plus longtemps possible. Je viens de devenir l'esclave de Blaise Zabini…
