Chapitre 2 Stephan

—Lâche-les, lâche-les tout de suite.

Un jeune homme vient d'arriver, plus grand que le premier des cheveux noirs légèrement bouclés avec un regard vert intense.

—Il ne manquait plus que toi !

—Heureux de te voir aussi. Lâche-les.

—Pourquoi le ferais-je ? Pourquoi relâcher ces deux êtres qui ressemblent à des vampires, ils ne sont pas comme nous.

—Tu pourrais les relâcher et on leur demandera.

—Si je ne t'obéis pas tu me fais quoi ? Je suis bien plus fort que toi alors réfléchi avant de répondre.

—S'il te plaît Damon, lâche ce jeune couple de vampire. S'il te plait rentre aussi ta victime dans la maison, qu'elle se repose convenablement.

—Voilà qui est mieux. Attention au petit lutin, car ses morsures font mal.

—Lâche-là elle ne me fera aucun mal. Damon n'oublie pas le garçon.

—Oui, oh mon maître, accompagné d'une courbette.

Il nous relâche en même temps, Alice se jette dans mes bras. Nous avions été réduits à l'impuissance, c'était frustrant. Yeux verts prend la parole. Nous devrions partir, mais ma curiosité m'en empêche.

—Excusez mon frère. Je m'appelle Stephan Salvator et vous êtes les bienvenus chez moi.

—Chez nous petit frère, c'est la maison de papa ne l'oublie pas.

—Je pense que tu pourrais présenter des excuses à nos invités.

—Des excuses ? Ils voulaient m'empêcher de prendre mon déjeuner.

—Damon !

—Ok, on va quand même pas se fâcher tout de suite. Madame, Monsieur excusez-moi de mon impolitesse, je me présente Damon Salvatore, pour vous servir.

Il faut que je reste courtois. J'avais assez fait d'impairs et je ne pouvais pas mettre en danger Alice, ce n'est pas comme si j'étais seul.

—Je m'appelle Edward Cullen et je vous présente ma soeur Alice.

—Je peux aller voir la fille s'il vous plait ? demande Alice.

—Mais avec plaisir elle se repose à l'intérieur, moi je vous laisse. À ce soir petit frère.

Damon saute sur la balustrade et se transforme en un grand et magnifique corbeau.

—Il est parti, détendez-vous Edward, n'ayez plus peur.

Peur ? En fait oui, j'ai eu peur et je ne sais pas ce que me cache ce Stephan.

N'ayez aucune crainte Edward je ne vous veux aucun mal, je ne suis pas comme mon frère.

—Nous ne sommes pas venus en ennemis.

—Edward la fille dort, me dit Alice, c'est impressionnant, je ne comprends pas.

—Dans quelques heures elle pourra partir, je l'aiderais à oublier sa venu ici, je doute que Damon l'ai fait. Je présume que vous avez beaucoup de questions, sinon moi j'en ai.

Une question il me fallait une question, ma tête est si vide. Je vais faire simple.

—Donc on est chez vous, Stephan ?

Question débile, il faut que je me ressaisisse. Mais je ne suis vraiment pas rassuré, le soleil va sortir et je ne voudrais pas que quelqu'un puisse nous voir.

—On devrait laisser tomber le protocole. Oui c'était la maison de mon père, nous y avons grandi. Au fils de siècles j'y ai apportés beaucoup de modifications et d'améliorations. J'aime cette terrasse nous n'avons aucun vis-à-vis, n'ayez aucune crainte personne ne vous verra ici.

—Tu lis dans les pensées Stephan ?

—Bien sûr Edward, pas toi ?

—Si moi aussi, mais chez moi je suis le seul. Ton frère aussi ?

—Lire dans les pensées est un pouvoir qui nous demande peu d'énergie et d'expérience, mais vu la démonstration de mon frère aujourd'hui cela m'étonnerai pas qu'il puisse faire beaucoup mieux.

—Comme immobiliser Edward contre le mur !

—Oui Damon n'est pas quelqu'un de bien, mais tout est de ma faute.

Comme un cri du coeur Alice et moi « Ta faute ? »

—On va mettre carte sur table, je vous raconte mon histoire et vous me raconté la vôtre.

—Dopo voi il mio caro amico, dit-je (Après vous mon cher ami)

—Nous sommes nés au XV Siècle ici même dans cette maison, ma mère ne s'est jamais remise de ma naissance et elle est morte quelques années après. Damon a toujours estimé que je lui avais volé sa mère, mais lui a pu vivre avec elle, huit années de plus que moi.

—L'amour d'une mère est le plus beau cadeau du ciel, dit Alice en pensant à Esmée.

—C'était votre mère ? demande Stephan. Désolé je n'ai pas pu m'empêcher de voir son visage dans vos pensées. Elle était vraiment belle, elle semblait si gentille.

—Non pas était mais est, Esmée est comme notre mère, elle nous donne tout son amour, lui dis-je. Mais continue.

—Vous vivez en famille ? J'en perds mon latin. Bref, je vais vous faire grâce de ma jeunesse et des disputes continuelles avec mon aîné, mais le fossé qui était entre nous n'a cessé de se creuser. Je pense avoir toujours été le préféré de mon père. J'étais studieux, polis, économe et obéissant, tout ce que mon frère n'était pas. Il préférait s'adonner aux jeux, aux boissons et aux femmes. Mais malgré tout il restait mon frère je crois que je l'aimais.

—La famille c'est primordial, les disputes fratricides sont dangereuses autant pour les protagonistes que pour le reste de la famille, murmure Alice.