Note d'Axel : Voilà déjà le chapitre 2 ! Je le poste rapidement par ce qu'en réalité, j'ai pris plein d'avance par rapport à l'écriture, mais j'aimerais garder mon avance au cas où je n'ai pas d'inspiration pour une longue période ! Je posterais le chapitre 3 dans les minutes qui suivent, les deux sont basés sur des moments du manga, aucune parole n'a été modifiée, je n'ai ajouté que quelques impressions d'Orihime sur ses moments là ! Bref ! Merci de me lire ! ^^

Correctrice : Saitou-Saruwatari et Orihara Shizu-Chan


Il faisait si sombre ici, si sombre qu'elle avait froid, et cette pièce lui semblait si grande qu'elle en avait des vertiges.

- Bienvenue... Murmura une voix pleine d'assurance.

Relevant le regard, Orihime vit qu'Aizen se trouvait sur ce qui semblait être un trône, et elle ne put s'empêcher de penser qu'il ne manquait pas de faire les choses en grands.

- Dans notre forteresse ... Continua t-il, la fixant étrangement. Las Noches.

Elle dut également admettre que cette homme qu'elle avait déjà entraperçu lui semblait imposant et son charisme expliquait sans mal pourquoi autant de monde lui obéissait. Son regard ne laissait voir aucune peur ...

- Ton nom est Orihime Inoue, c'est bien ça ? Demanda t-il ne la lâchant pas du regard.

- Oui ... Répondit-elle presque timidement.

Presque, parce qu'en réalité, c'était son manque de concentration qui lui provoquait cela. La présence de cet homme lui semblait de plus en plus puissante chaque seconde, son regard la transperçait et ses paroles la contraignait à formuler des réponses simples ou inexistantes. Elle savait qu'il ne lui demanderait pas son âge, ni ce qu'elle aurait souhaité faire dans l'avenir, elle savait qu'il avait tout choisi pour elle, sa destinée était entre les mains de cet homme ...

- Désolé d'entrer si vite dans le vif du sujet Orihime, mais il faudrait que tu fasses une démonstration de ton pouvoir.

Il était si imposant qu'elle avait l'impression d'en avoir des vertiges, et elle ne put s'empêcher de se demander ce qui lui arrivait, c'était comme si ses forces l'abandonnaient lâchement pour rejoindre la volonté du roi des lieux.

- Ou ... Oui. Accepta-t-elle, tremblant peu a peu.

Était-ce dû à sa puissance spirituelle ou bien à autre chose ? La jeune fille n'était-elle pas en train de tomber sous l'hypnose de l'arme de cette homme ? Il n'avait pourtant pas sorti son Zanpakuto et on lui avait expliqué de ne surtout pas le regarder faire. Pourquoi perdait-elle toute volonté ?

- Il paraîtrait ... Commença t-il, marquant une courte pose tandis que son regard glissait vers sa gauche. Que certains contestent le fait que l'on t'ait amenée ici. N'est-ce pas Luppi ?

- C'est normal, non ? Déclara une voix mécontente. Nos combats n'étaient qu'une diversion afin de pouvoir l'amener ici ... Comment accepter cela ?

Elle ne regarda pas une seule seconde la personne qui avait parlé, n'essayant même pas de deviner si c'était une femme ou un homme, elle continuait de fixer Aizen, elle avait l'impression qui si elle détournait le regard, elle perdrait une bataille dont elle ne comprenait pas le sens, mais qui devait avoir son importance.

- Désolé ... Répliqua Aizen, ne le semblant pas pour autant et paraissant même ironique. Je ne pouvais pas prévoir que tu subirais une telle défaite.

Il y eu alors un silence, silence pendant lequel Orihime continua de fixer Aizen et essayant de savoir comment personne n'avait pu comprendre à la Soul Society que cet homme était dangereux. Son charisme, son regard, son sourire éternel et son calme, toutes ces petites choses indiquaient pourtant clairement qu'il était dangereux ! Pourquoi personne n'avait-il vu CELA ?

- Bien, reprenons ! Déclara Aizen, fixant de nouveau la jeune fille. Orihime, afin de nous montrer clairement ta force, guéris le bras gauche de Grimmjow !

L'homme cité se trouvait juste derrière elle, elle le sut à son arrivée au Hueco Mundo. Ulquiorra et elle avaient fait un détour pour chercher "Grimmjow" a l'infirmerie. Il semblait qu'il avait été blessé pendant la bataille et Aizen voulait le récompenser d'avoir pu survivre alors qu'il était si "affaibli". Orihime comprenait que la récompense, c'était elle qui allait la lui offrir.

- Impossible ! S'écria la personne de tout à l'heure, la joie l'ayant reprit soudainement. C'est complètement fou, seigneur Aizen ! Grimmjow ? C'est l'officier d'intégration Tôsen qui l'a réduit en cendres ! Comment pourrait on guérir ce qui n'existe plus ? Il faudrait être un dieu !

La jeune fille s'était tournée vers Grimmjow, le fixant et ne pouvant s'empêcher d'être une nouvelle fois impressionnée par cet homme. Il était aussi impressionnant qu'Aizen, mais elle n'aurait sut dire pourquoi, il lui semblait beaucoup moins dangereux, voir même fragile malgré sa forte stature. Il aurait put l'étrangler de son unique bras sans problème, mais son regard semblait résigné... Il était "faible" ...

En s'approchant de lui, elle invoqua les fleurs Sunshi et prononça les paroles du refus, ses mains levées vers le bras manquant et sa concentration fixée sur l'objectif imposé par Aizen.

- Hé, tu m'écoutes, femme ? S'énerva le dénommé Luppi. Si tu essayes désespérément de sauver ta vie, laisse tomber ! Si ton pouvoir n'est que faux semblants, il n'y a aucune raison de te garder ...En ... Vie ...

Son discours, qui avait été si passionné au début, s'était effrité tandis que sous la surface créée par Orihime, le bras de Grimmjow réapparaissait peu a peu, se reformant et bientôt, ce fut comme s'il avait toujours été là.

Grimmjow releva la main. Luppi semblait ahuri, ne pouvant plus prononcer un seul mot correctement. Orihime releva le regard vers l'homme à la chevelure bleu et observa les expressions de son visage. Son étonnement était grand, mais il laissa bientôt place à quelque chose d'autre et il ne sembla plus du tout faible à la jeune fille qui reporta son attention sur Aizen.

- Ne comprends-tu pas ? Disait-il en réponse à Luppi. Ulquiorra l'a vu comme une régénération temporelle et spatiale.

- En effet. Avoua la voix froide de l'espada.

- Impossible ! Déclara Luppi. Un humain ne peut ... Posséder un pouvoir d'un tel ordre !

- C'est exact... Avoua cette foi Aizen qui effaçait son sourire de son visage, son regard fasciné, fixé sur Orihime. Car ce n'est ni l'un ni l'autre. Ceci est "le refus de la réalité".

- Quoi ? S'écria Luppi, hystérique.

Orihime ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux, se demandant jusqu'à quel point il en savait sur ses capacités. Cet homme qu'elle n'avait jamais rencontré ne devait pas en savoir grand-chose, pas plus que l'espada qu'était Ulquiorra. Après tout, elle ne l'avait rencontré que quelques minutes et en plus, elle n'avait mit en pratique ses pouvoirs que quelques instants. Et pourtant cela avait suffit semblait-il.

- Son pouvoir limite, refuse et nie un événement ou une réalité. Expliqua avec patience le seigneur de Las Noches. Il lui permet de faire revenir n'importe quoi à son état précédent, et est encore supérieur à ce qu'Ulquiorra pensait. Elle peut ainsi dépasser les frontières de la réalité fixées par Dieu. C'est un pouvoir qui infiltre le territoire divin !

Était-ce vraiment cela ? Son pouvoir était-il réellement d'ordre "divin" comme il le prétendait ?

- Hé, Femme ! L'interpela une voix grave.

Elle se tourna pour rencontrer le regard clair de Grimmjow, qui lui montrait du pouce quelque chose dans son dos.

- T'as oublié une blessure.

Elle ne se le fit pas dire deux fois, se rapprochant de lui, il se tourna et elle déglutit face à la blessure qui était en réalité une cicatrice, due a une brûlure. Elle se demanda dans quelles circonstances il avait eu celle-ci et se demanda si ce n'était pas "Tôsen" qui lui avait fait cela. N'en étant pas sûre, et malgré sa forte imagination, elle se contenta simplement de soigner la brûlure et un six apparut peu à peu.

- Qu'est ce que tu complotes Grimmjow ? Demanda nerveusement Luppi.

La blessure entièrement soignée, elle rabaissa les mains sur son pull. Grimmjow se tourna lentement vers Luppi.

- A ton avis ? Dit-il froidement tandis qu'un sourire dangereux apparaissait sur ses lèvres pourtant si sensuelles.

Et il disparut si rapidement que la jeune fille ne put s'empêcher de se demander si ce n'était pas un mirage. Mais un bruit sinistre lui fit détourner le regard et elle découvrit un spectacle affreux : le bras qu'elle venait de rendre à Grimmjow s'était enfoncé jusqu'au coude dans les entrailles de Luppi, le faisant cracher du sang sur les vêtements blancs du cruel tortionnaire.

- Gri ... Grimmjow, Salopard ! Souffla le pauvre jeune homme.

- Voilà, adios, ex-numéro six. Déclara jovialement l'homme à la chevelure claire, sous le regard horrifié d'Orihime.

Et le cero qu'envoya l'homme désintégra tout le haut du corps de Luppi, qui tomba lourdement tandis que Grimmjow éclatait d'un rire sinistre et plein de réjouissance. Un rire qui résonna fortement dans la pièce. Un rire plein de démence. Il n'était plus du tout "faible" et au contraire, il semblait qu'il venait de récupérer une force énorme, son assurance augmentant en flèche.

- Elle est revenue ! Criait-il, ses paroles faisant écho contre les murs. Ma puissance est revenue ! Je suis le numéro six ! Le sexta espada ! Grimmjow !

Le colosse regarda Ulquiorra, semblant tenter de sonder le jeune homme qui restait impassible face à ce rire de dément. Le jeune homme blond qui n'avait pas cessé de les suivre fixait Grimmjow, semblant particulièrement intéressé par ce qu'il faisait, et Aizen avait reprit son sourire indéchiffrable, fixant Grimmjow avec un intérêt particulier. Elle reporta son attention sur l'homme qui continuait de rire. Il était fort, puissant et dangereux.

Qui était le plus dangereux dans cette pièce ? Cet homme fou qui riait d'avoir récupéré la puissance qui lui était due et acquise de naissance, Yammy qui s'était rapidement remit d'un combat contre Yoruichi, le jeune blond qui, tel un gamin, semblait passionné par son entourage mais semblait également totalement inconscient du danger qu'il courrait ici même, ou bien Ulquiorra qui malgré la démence qui s'emparait de son compagnon, restait toujours aussi froid et inexpressif. Non, aucun d'eux. C'était leur seigneur, celui qui trônait au dessus de leurs têtes et qui les observait...

Qui observait ses belles marionnettes ...


Inoue continuait de regarder les arrancar qui l'entouraient en partie. Nell s'était installée sur ses genoux et ses "deux frères" s'étaient assis sur les chaises à ses cotés. Quant au dernier, il restait toujours obstinément derrière elle et vu les réactions de la jeune fille, ce comportement était parfaitement normal. Cela rappelait à Byakuya un capitaine avec un de ses subalternes, et plus il regardait ces deux personnes et plus cette idée semblait plausible ...

- Ainsi donc, c'est cinq de ses sujets qu'Aizen a perdus ? Demanda Yamamoto avec gravité.

- Non, le sexta espada n'était simplement plus en état de se battre. Avoua Kurosaki. On l'a laissé là-bas.

- Quoi ? Lâcha froidement Zaraki. Je ne l'ai pas vu moi, il était fort ?

- Très, mais tu n'aurais pas pu te battre contre lui. Lui avoua franchement Kurosaki, lui souriant avec amusement. Je ne te pense pas capable d'attaquer un homme à terre.

- Vous auriez dut l'achever. Les coupa Yamamoto. Cela aurait fait un adversaire de moins pour nous !

Ichigo accusa le coup. Byakuya comprit pourquoi. Il n'était pas le genre d'homme à achever un de ses opposants à terre, et même si Zaraki était du genre à livrer des combats à mort, le plus jeune avait raison, il n'éprouverait aucune satisfaction à achever quelqu'un. Cet "opposant" avait eu beaucoup de chance... Kurotsuchi ne se serait pas gêné. Quand à Byakuya lui même ... Non, en fait, il ne savait pas trop comment il aurait réagit ...

- Inoue. Appela sèchement Yamamoto. Pourrions nous vous entendre sur votre captivité chez Aizen ?

Le regard froid de Byakuya se posa sur la jeune fille. Celle-ci avait perdu son sourire, et son regard triste se posa sur l'écran de communication. Ses mains s'étaient crispées sur sa robe blanche qui ressemblait tellement aux uniformes des hommes d'Aizen.

- Je ... Dit-elle doucement.

- Elle ne se sent pas très bien. Déclara soudainement Pedazo, se plaçant devant elle. Elle a dut solliciter trop souvent son pouvoir en l'espace de quelques heures. Je vous demande l'autorisation de parler en son nom ...

Sa façon de se mettre entre elle et les capitaines présents, ce n'était sûrement pas pour la cacher, ou cacher la honte qu'elle éprouvait d'avoir rejoint les rangs d'Aizen... c'était une position défensive : il la protégeait d'eux ...

- Pourrais-je savoir qui vous êtes ? Demanda froidement Yamamoto.

- Je suis Pedazo De Lagrima, le fraccion de Dame Inoue. Avoua t-il sans même une seule hésitation.

- Fraccion ? Répéta Abarai avec surprise. Inoue a des Fracciones ?

- Qu'est ce que c'est ? Demanda curieux Kurosaki.

- Les subalternes des espada ... Avoua le Quincy. C'est étonnant ça, je ne m'attendais pas à ce que tu choisisse un subalterne.

- Ce n'es pas exactement ça ... Avoua l'arrancar en baissant légèrement le regard. Elle ne m'a pas choisi ...

- Je vous écoutes. Déclara Yamamoto. Vous pouvez parler en son nom, mais si cela ne me convient pas, j'aimerais avoir les compléments de l'histoire par Inoue.

L'arrancar fit un signe de la tête, il avait comprit. Son regard se releva vers l'écran et sa position laissait clairement entendre que, s'il était soumit à Inoue, il ne l'était pas au shinigami. Sa tête haute, son corps droit, ses épaules relevées, tout dans son comportement laissait entendre que ce n'était pas à eux de choisir ...