Voici le premier chapitre concernant les Prodiges des Valar!
Les personnages ne sont pas à moi, ils appartiennent tous au grand Tolkien, en dehors de mes OC.
Bonne lecture ! ^^
Chapitre 1.
Une arrivée peu commune.
Frodon Sacquet était inquiet, il ne savait pas quoi faire dans ce genre de situation. Ce n'était même pas dans ses habitudes d'accueillir une personne inconnue à Cul-de-Sac, qu'est-ce que dirait son oncle s'il le voyait dans cette situation... ! Le Hobbit de la Comté soupira longuement alors qu'il était assis à la table de la cuisine. Que devait-il faire ? Il aurait bien demandé l'aide de Gandalf, mais ce dernier n'était toujours pas de retour dans la Comté et ici, le moindre étranger était jugé comme une crotte d'oiseau sur la porte d'une maison. Frodon n'avait donc pas envie que la jeune femme inconsciente allongée dans l'une des chambres d'amis de la maison soit jugée par les femmes Hobbites comme un animal dès plus étrange. Le semi-homme soupira à nouveau, se souvenant de comment il s'était mis dans cette situation dès plus improbable.
Flash-back
La nuit était tombée sur Hobbitebourg et alors que Frodon et son fidèle ami et jardinier Sam Gamegie étaient en train de monter la colline pour rejoindre l'entrée de Cul-de-Sac en se tenant bras-dessus, bras-dessous, un éclat argenté près de l'entrée du trou des Sacquet les aveugla. Les deux Hobbits, certes un peu sous l'effet de l'alcool, tombèrent en arrière sous la surprise alors qu'ils papillonnaient des yeux, leurs rétines ayant été violemment agressées par le flash de lumière. Néanmoins, quand ils retrouvèrent leur vue, il n'y avait aucune lumière. Intrigués et particulièrement surpris par ce qu'ils venaient de voir, les deux Hobbits se précipitèrent vers l'entrée de Cul-de-Sac. Dans la pénombre de la nuit qui était déjà bien avancée, ils trébuchèrent sur le chemin, mais ils ne firent pas vraiment attention, ce qu'ils découvrirent malgré l'obscurité devant la petite porte ronde les laissèrent sans voix. Ouvrant la porte de l'habitation pour profiter de la lumière que les lustres de la maison offraient, Frodon et Sam virent sur le sol de pierre tailler le corps de ce qui semblait être une vieille femme en raison de ses longs cheveux argentés qui cacher son visage avec à côté d'elle, un arc et un carquois. Comprenant que l'inconnue était inconsciente puisqu'elle ne réagissait pas à la lumière ni à leur appel, le maître des lieux essaya de la porter à l'intérieur.
- Sam ! Aide-moi !
Secouant la tête, le jardinier aida son employeur à porter la vieille femme inconsciente à l'intérieur de Cul-de-Sac. Avec beaucoup de mal, en raison de leur petite taille, les deux Hobbits emmenèrent l'inconnue jusque dans l'une des chambres d'amis de la maison pour l'allonger sur un lit. À la lumière des bougies, ils virent que la femme était habillée avec une longue robe blanche à bretelle, que ses cheveux bouclés étaient bel et bien de couleur argent et qu'elle avait une marque en forme d'étoile à quatorze branches sur le dos de sa main droite au-dessus d'un animal inconnu des deux semi-hommes. Leur surprise fut encore plus importante quand ils découvrirent que la peau de l'inconnue n'était pas fripée comme celle des vieilles Hobbites, mais qu'elle était aussi douce et lisse que celle d'une jeune fille. Frodon et Sam s'échangèrent un regard avant que le brun n'ose dégager les cheveux argent du visage de l'inconnue. Ils eurent tous les deux chacun un hoquet de stupeur en distinguant les traits fins, le teint de porcelaine, les fines lèvres roses et les cils et sourcils argent, qui étaient ceux d'une jeune femme à peine sortie de l'adolescence. Leurs joues se colorèrent de rose également, quand ils virent que robe blanche très légère épouser parfaitement les formes de la jeune inconnue.
- Monsieur Frodon, soulever ses jambes pour que je puisse la couvrir.
S'exécutant sans relever le Monsieur devant son prénom, le Hobbit aux cheveux noirs souleva les jambes de l'humaine, elle n'avait pas des oreilles pointues comme les elfes et elle était trop grande pour être une Hobbite ou une Naine, puis les reposa pour que son ami puisse couvrir le corps mince. Il alla ramasser les armes qui étaient restées sur le perron puis les déposa dans un coin de la chambre.
Fin du Flash-back.
Ça faisant maintenant trois jours que la jeune femme retrouvée sur le porche était inconsciente dans la chambre d'ami et Frodon s'inquiéter pour sa santé. Elle n'était pas morte puisqu'on sentait son souffle régulier et ne semblait pas avoir de blessure à la tête puisqu'il n'y avait aucune tache de sang dans ses cheveux à la couleur particulière. La jeune femme était juste endormie, très profondément puisque rien ne semblait pouvoir la réveiller. Frodon allait se lever pour préparer son repas de midi, quand trois coups à la porte le firent violemment sursauter.
- Monsieur Frodon ! C'est moi Sam ! fit la voix de son ami à l'entrée.
Quelque peu rassuré par la voix du jardinier, Frodon alla ouvrir pour découvrir le châtain sur le porche, un paquet sous le bras et un panier de vivre dans une main. Invitant l'autre Hobbit à entrer, le brun ferma la porte de Cul-de-Sac avec un léger sourire aux lèvres.
- J'ai réussi à trouver ce que vous m'avez demandé Monsieur Frodon, tenez !
- Merci Sam, remercia le Hobbit en récupérant le paquet.
Le maître de Cul-de-Sac laissa son ami aller dans le garde mangé pour ranger les courses faites au marché plutôt dans la matinée pendant qu'il allait dans la chambre d'ami où la jeune inconnue était toujours endormie. Sur l'une des commodes à taille Hobbit de la chambre, il déballa le paquet qui contenait des vêtements pour humain avec des bottes commandées chez le tailleur du coin, qui il ne fallait pas mentir, avait été surpris de la commande surtout qu'on ne lui avait donné aucune mesure, juste que c'était pour une femme humaine et que ça ne devait pas être encombrant comme le serait une robe pour Hobbite. Une fois les vêtements neufs déposés sur la commode, Frodon quitta la pièce en laissant la porte entre ouverte au cas où la jeune femme se réveillerait enfin.
- Toujours endormie ? demanda Sam en voyant le brun revenir. Vous croyez qu'elle reviendra à elle ?
- Je l'espère, Sam, je n'ai pas vraiment envie de demander à l'un des soigneurs de Hobbitebourg de venir l'ausculter, répondit Frodon avec un soupir. J'allais faire le repas, veux-tu te joindre à moi ?
- Si vous insistez Monsieur Frodon... accepta le jardinier.
Frodon eu un sourire amusé en entendant la réponse de son ami, il avait depuis longtemps arrêter de le reprendre pour les Monsieur dont il l'affublait.
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Une délicieuse odeur de poisson grillé vint titiller les narines d'Elërinna car maintenant... C'était bien ainsi qu'elle se nommait non ? Elërinna et non Gwendoline. Grimaçant à cause d'un léger mal de crâne, la jeune femme se redressa lentement en papillonnant des yeux. Elle se souvenait un peu près de ce qui s'était passé avec les Valar et son visage perdit toute couleur quand elle se souvint que ses frères avaient été avec elle dans l'étrange palais des dieux. Ses yeux parcoururent l'endroit où elle était, c'était une chambre qu'elle n'avait jamais vue, mais d'un côté, elle avait une impression de déjà-vue. C'était une sensation assez désagréable, car Elërinna avait l'impression d'oublier quelque chose, mais elle ne savait pas quoi. La seule chose qu'elle savait parfaitement, c'est qu'il fallait qu'elle retrouve ses frères, Aldaron, Lenwë et Aranwë. Avec une nouvelle grimace à cause de ses muscles ankylosés (depuis combien de temps était-elle allongée dans ce lit ?), la Cilmë se leva en tanguant légèrement. Elle commença à marcher lentement en se tenant au meuble beaucoup trop petit pour sa taille et se stoppa dans sa marche, la bouche ouverte et les yeux écarquillés. Sur une commode, elle vit une petite pile de vêtement, mais ce n'est pas ce qui la choqua, c'était son reflet dans un grand miroir qui faisait toute la hauteur de la chambre, du sol au plafond, merci pour elle, assez haut pour qu'elle n'ait pas à se baisser. Ce n'était pas elle dans ce miroir, ce reflet ne lui appartenait pas du tout. Elle avait habituellement des cheveux noirs bouclés qui lui tombaient presque dans le milieu du dos, des yeux de couleur vert, des lèvres très pâles et de plus, elle était grosse, mais la personne que lui montrer le miroir ne lui ressemblait pas du tout ! Le reflet montré une jeune femme et non une adolescente de dix-sept ans, assez mince et svelte, habillée d'une longue robe blanche à bretelle, vêtement qu'elle ne portait jamais normalement, aux longs cheveux toujours bouclés mais qui lui arriver en bas des fesses et qui étaient de couleur argentée et non noir comme d'habitude, ses cils et ses sourcils étaient eux aussi argentés ce qui lui faisait bizarre et ses lèvres étaient légèrement rosées. Mais le plus étrange et choquant, c'étaient ses yeux. Avant ils étaient de couleur verts, mais là, la gamme de couleurs n'était plus du tout la même. Et même si elle adorait la couleur, ça l'a choquer plus qu'autre chose. Ses yeux étaient orange. D'un orange clair certes, mais orange quand même.
- Par tous les dieux existant, c'est quoi cette apparence ? murmura-t-elle en palpant son nouveau visage.
- Ah ! Monsieur Frodon, c'était délicieux !
Sursautant en entendant la voix, Elërinna failli hurler de peur, mais arriva à se retenir. La maison dans laquelle elle se trouvait n'était pas vide !
Avec la grâce d'un félin, la jeune femme sortit silencieusement de la chambre en se baissant pour arriver dans un dédale de couloirs aux couleurs chaudes et apaisantes. Il y avait des cadres partout accrochés aux murs, des sièges et des bibelots d'un autre âge pour Elërinna qui avait grandi dans un air ayant déjà une forte avancée technologique. Ici pas de lampes, de prises et d'ampoules, mais des bougies sur des chandeliers accrochés au plafond et sur des candélabres posés sur des commodes ou bien, sur le sol. Il y avait des livres un peu partout ou encore des coffres. Longeant l'un des couloirs, Elërinna se colla au mur quand elle remarqua que le bout du couloir débouché sur une cuisine sans équipement électroménager. Deux enfants, enfin, ils en avaient la taille, étaient assis à une longue et basse, selon sa taille à elle, table en bois l'un en face de l'autre et aucun des deux ne l'avait encore remarquée.
- À votre avis, d'où viens la jeune femme ? demanda celui qui avait des cheveux châtains et qui était plus corpulent que son camarade.
- Je ne sais pas, de Bree peut-être. Ce n'est pas une Elfe, ses oreilles ne sont pas pointues même si elle est tellement belle qu'on pourrait se tromper. Elle est aussi trop grand pour être une Naine.
- Je suis une Prodige et une Cilmë, ne put s'empêcher de dire Elërinna, les joues rouges à cause du compliment du petit brun.
Ses hôtes sursautèrent et se tournèrent vers elle dans un même mouvement, maintenant qu'elle voyait leur visage de face, la jeune femme compris que ce n'était pas des enfants malgré leur taille et cela lui fit froncer les sourcils. Les deux inconnus certainement propriétaires de la maison dans laquelle elle se trouvait, la regardèrent avec des yeux écarquillés, ne sachant pas quoi faire.
- Vos yeux... fit le châtain.
- Étrange, n'est-ce pas ? répondit l'argentée en grimaçant, elle avait mal à la tête.
- Vous allez bien ? Venez ! Asseyez-vous !
D'autres personnes auraient eu peur de ses yeux oranges, même elle avait peur d'ailleurs, mais le petit homme aux cheveux noirs et bouclés accouru vers elle pour la soutenir malgré sa taille et l'aida à marcher jusqu'à la petite table. Elle se laissa lourdement tomber sur le banc de bois recouvert de petit coussin confortable. Se prenant la tête dans les mains, Elërinna essaya de ne pas faire attention à l'agitation des deux hommes près d'elle et respira et expira lentement pour pouvoir se calmer et mettre ses idées en ordre. Elle ne savait pas où elle était, elle avait été retrouvée par des petits hommes aux drôles de pieds poilus, ses frères ne semblaient pas être là, elle n'avait plus la même tête et surtout, elle avait la désagréable impression d'oublier des choses importes et elle haïssait ça !
- Tenez... Quel est votre nom Mademoiselle ? demanda le brun en déposant une tasse fumante de thé devant elle.
- Merci... Je m'appelle Elërinna, Elërinna Jackser, fit-elle en rajoutant son vrai nom de famille. Et vous, qu'êtes-vous et qui êtes-vous ?
- Des Hobbits de la Comté, je m'appelle Frodon Sacquet et voici mon ami Sam Gamegie.
- Depuis combien de temps je... Dors ? Et comme suis-je arrivée ici ?
- Trois jours et nous vous avons retrouvée inconsciente devant la porte, répondit le dénommer Sam. Vous avez dit être une... Prodige et une... Cilmë ? Qu'est-ce que c'est ?
- Trois jours... répéta la jeune femme en grimaçant à nouveau mais cette fois d'inquiétude pour ses frères. Je vais vous expliquer.
Cependant, avant de dire quoi que ce soit, elle but à petites gorgées le thé que celui nommé Frodon avait déposé devant elle. Le liquide, un peu chaud, lui fit un bien fous à sa gorge qui était complètement asséchée. Soupirant d'extase, elle avait toujours aimé le thé même en n'étant pas d'origine anglaise, Elërinna déposa la tasse et se racla la gorge puis commença à raconter ce dont elle se souvenait.
- Maintenant, je ne sais pas quoi faire... avoua l'argentée à la fin de son récit. Je ne sais pas où sont mes frères et je n'ai nulle part où me rendre.
Aucun des deux Hobbits ne l'avait coupé pendant qu'elle racontait ce qui leur était arrivé à ses frères et elle. Mal à l'aise en se demandant comment ses hôtes allaient prendre son histoire qui était réelle, la Prodige se tortilla les mains en fixant la marque qu'Oromë et Nessa lui avaient fait sur le dos de sa main droite. Elle représentait comme celle de ses frères, une étoile à quatorze branches, mais en dessous ce n'était ni arbre, ni une flamme derrière deux épées croisées et ni le signe de l'infini, sa marque représentait un animal au corps svelte et avec une longue queue.
- Vous savez en quel animal vous pouvez-vous transformer ? demanda finalement Frodon.
- La marque sur votre main pourrait peut-être vous éclairer, continua Sam.
La mâchoire d'Elërinna se décrocha sous la surprise, dévoilant des dents blanches parfaitement aligner. Ils la croyaient, tous les deux, alors que pour certainement personnes, cela aurait pu passer pour un mensonge aussi gros qu'un géant dans Harry Potter. Mais ils la croyaient. Pourtant même elle, qui avait une imagination débordante aurait trouver cette histoire folle et digne d'une Fan-Fiction si elle avait été dans son véritable monde.
- Je n'ai jamais vu ce genre d'animal... pensa tout haut Frodon en regarda sa main.
- Moi non plus... peut-être un dragon...
- Ne sois pas bête Sam, il n'a pas d'aile !
- C'est un félin, les coupa Elërinna avec un léger sourire. Je dirais... Un léopard...
- Qu'est-ce que c'est ? demanda le jardinier avec curiosité.
- Eh bien...
L'ambiance, assez bonne enfant, lui permis sans inquiétude et avec un peu d'apaisement d'expliquer ce qu'était un félin et plus précisément un léopard. C'est vrai qu'elle aimait les Léopards... Oromë et Nessa avaient vraiment lu en elle quand ils leur avaient donné son pouvoir si particulier. La jeune femme se passa une main dans ses cheveux maintenant argentés et son sourire devint un peu plus grand, elle aimait bien l'idée de pouvoir se transformer en un très gros chat.
- Et se serait indiscret de vous demander à quoi vous ressembliez avant Mademoiselle Elërinna ? fit Sam en rougissant légèrement.
- Tutoyez-moi et appelez-moi par mon prénom, s'il vous plaît.
- Alors faite de même, rétorqua Frodon souriant.
- Bien alors... commença avec suspense Elërinna. J'avais des cheveux noirs, plus courts. Des yeux verts aussi. Et surtout, je n'étais absolument pas aussi mince !
- Vous deviez être très belle, complimenta le châtain.
Elërinna le regarda avec des yeux ronds et partit dans un fou rire incontrôlable qui lui fit même mal aux côtes. Elle eut du mal à se calmer et ce fou rire avait eu le don de l'apaisait encore plus, c'est pour ça qu'une fois calme, elle expliqua pourquoi dans son monde, elle n'était pas forcement une beauté fatale.
La journée se passa bien après cela, Sam repartit chez lui après s'être occupé du jardin et Frodon ne l'obligea pas vraiment à sortir de la maison qu'était Cul-de-Sac, la jeune femme le remercia pour cela, elle ne se sentait pas vraiment prête pour découvrir un monde qui n'était pas le sien. Donc, au lieu de sortir, le Hobbit aux cheveux noirs accepta de lui dire tout ce qu'ils savaient sur la Terre du Milieu, les peuples, la géographie et l'histoire. Elërinna l'écouta attentivement mais quelque chose la déranger, elle l'avait toujours l'impression de connaître ce que Frodon lui disait mais, dès qu'elle essayait de se rappeler, un violant mal de crâne lui martelait la tête même si cela s'arrêter quelques secondes après. Actuellement, la soirée était déjà tombée et le semi-homme de la Comté lui montrer une carte de la Terre du Milieu en lui montrant chaque contrée de leur monde, et ce, dont il savait sur ces dernières.
- Donc Sam et toi, vous êtes des Hobbits de la Comté si je me rappelle bien, récapitula l'argentée pour elle-même. Et, Cul-de-Sac est ici, et tout ceci, c'est la Comté et ses frontières.
Elle montra avec l'un de ses doigts un endroit à l'ouest d'une longue chaîne de montagnes et Frodon hocha vigoureusement la tête avec un grand sourire, légèrement surpris qu'elle comprenne aussi rapidement ce qu'il lui disait depuis le début de l'après-midi.
- Tu es quelqu'un de très vive d'esprit Elërinna... Tu comprends très vite.
- Eh bien, j'ai l'impression de déjà connaître ce que tu m'expliques, mais à chaque fois que j'essaye de me souvenir, j'ai mal à la tête... Ça doit être un coup des Valar...
- Ils t'auraient effacé la mémoire ? fit le Hobbit en fronçant les sourcils.
- Je ne sais pas... Tu crois que... elle fut coupée par un bruit rauque qui s'éleva de nul part.
Il y eu un blanc puis alors que Frodon éclaté de rire, la jeune femme devint rouge de gêne en comprenant que c'était son ventre qui venait d'imiter le hurlement d'un cachalot échoué sur une plage depuis plusieurs heures. Toujours en riant, le maître de Cul-de-Sac se leva du siège sur lequel il était installé, au cours de l'après-midi, ils avaient quitté les bancs de la cuisine pour le confort des sièges du salon. Puis il se dirigea vers le garde-manger de la maison pour prendre de quoi faire le repas du soir.
- Fais comme chez toi Elërinna et tu sais... Tu peux rester ici aussi longtemps que tu veux... lui cria l'habitant de la Comté depuis le couloir.
- Merci... répondit la jeune femme en haussant la voix.
Émue de la sollicitude de son hôte, l'argentée eut un sourire en se levant à son tour du siège dans lequel elle s'était assise plus tôt. C'est donc avec curiosité qu'elle découvrit mieux la maison de Frodon. Ce dernier lui avait expliqué que pour un trou de Hobbit, Cul-de-Sac était vraiment très grand et que son oncle, Bilbon en avait été très fière avant de partir en voyage jusqu'à la Montagne Solitaire. Retournant dans la chambre où elle s'était réveillée, Elërinna remarqua dans un coin de la pièce l'arc et le carquois qu'Oromë lui avait conjuré. Prenant l'objet dans ses mains, elle dut reconnaître sa légèreté. Elle ne savait pas avec qu'elle bois il était fait, mais il était de couleur noir et très bien tailler avec des arabesques magnifiques. Les flèches présentes dans le carquois, étaient très fines et avaient des pointes particulièrement aiguisées. Reposant ses nouvelles armes contre le mur, Elërinna se tourna ensuite vers la pille de vêtement vu à son réveil. Les bottes de couleur brune étaient faites avec un cuir très souple. Comme haut elle avait une tunique blanche en laine ainsi qu'un corset en cuir qui devait être lassé par-devant et qui retiendrait bien sa poitrine le temps qu'elle trouve des sous-vêtements adéquats. Le pantalon lui était en toile et assez ample, elle pourrait le rentrer dans ses bottes sans que ça fasse moche.
- Elërinna ! Le repas est prêt !
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Les jours passèrent lentement en Terre du Milieu et ce fut seulement après que Frodon l'ait rassurée plusieurs fois, qu'Elërinna accepta de sortir de Cul-de-Sac. Elle avait pu prendre une douche et était habillée des vêtements que le Hobbit avait mis dans sa chambre le jour de son réveil, mais n'avait pas mis ses bottes. Ils étaient seulement sortis dans le jardin à l'arrière de la maison et ça fit un bien fous à la jeune femme de sentir le souffle du vent sur son visage et la sensation de l'herbe sous ses pieds. Elle se sentait comme Raiponce quand cette dernière quitte enfin sa tour.
- Je reviens, je vais chercher la collation de onze heures ! l'averti Frodon, amusé.
Elërinna eut un sourire hilare en entendant le plus petit, les habitudes des Hobbits étaient vraiment étranges, ils mangeaient plusieurs fois dans la journée en plus des trois repas habituels ! Alors qu'elle allait s'asseoir dans l'arbre, une idée lui vint lorsque son regard orangé se posa sur le dos de sa main droite. Elle n'avait pas essayé d'utiliser le don des Valar depuis qu'elle s'était réveillée. Peut-être que d'être dehors dans le jardin arrière de Cul-de-Sac, à l'abri des regards indiscrets, serait le meilleur endroit pour prendre sa forme animale. S'installant en tailleur sur l'herbe, la Cilmë ferma les paupières, se concentrant seulement sur les battements de son cœur et régulant sa respiration. Oromë et Nessa ne lui avaient pas expliqué comment se métamorphoser en l'animal qui était le sien, elle ne savait donc pas vraiment quoi faire en dehors de méditer, qui était une chose qui l'aider à se calmer quand elle avait envie de pleurer en repensant à la mort de ses parents. Les secondes passèrent et Elërinna sentit que quelque chose la démanger sur tout son corps. Se tortillant d'inconfort, elle lâcha un gémissement de douleur en sentant que dans le bas de son dos quelque chose commencer à forcer pour sortir. Sans s'en rendre compte elle dus hurler de douleur, car non loin d'elle, elle entendit quelque chose tomber au sol et la voix de Frodon paniquer à côté de son corps.
- Elërinna ? ELËRINNA ! s'écria le Hobbit qui la voyait se tordre de douleur.
Alors qu'il essayait de la soulever pour la ramener à l'intérieur, il vit avec horreur de la fourrure blanche un peu grise avec des tâches noires sortir de sous sa peau et des vêtements sans les déchirer. Ses pupilles se fendirent alors que ses dents se faisaient plus pointues comme celle des animaux. Ses oreilles d'humaines se transformèrent peu à peu en oreilles rondes sur son crâne alors que ses cheveux s'unissaient à la fourrure. Une longue queue en bas du dos de la jeune femme apparu petit à petit pour être finalement aussi longue que le corps animal d'Elërinna. La torture de cette dernière ne dura pas plus longtemps et ce n'était plus une humaine que Frodon avait devant lui, mais un animal qu'il n'avait jamais vu. Bien que coucher et inconsciente, la jeune femme était devenue effrayante et le Hobbit était sûr qu'une fois debout, sa nouvelle amie serait quasiment aussi grande que lui au garrot, c'est-à-dire 1m25 et qu'en longueur elle mesurait presque deux mètres en contant la queue. Comprenant qu'il ne pourrait pas la bouger sous cette forme des plus étrange, un léopard s'il se souvenait bien, le semi-homme décida de ramasser le plateau qu'il avait fait tomber et d'attendre qu'Elërinna se réveille ou bien qu'elle retrouve sa forme normale.
À nouveau et comme beaucoup trop souvent à son goût ces derniers temps, la Prodige se réveilla avec un mal de tête insupportable. Avec une grimace qui lui fit plisser le nez, l'argentée se redressa lentement et remarqua qu'elle n'était plus dans le jardin de Frodon, mais dans la chambre que le Hobbit lui avait attribué quelques jours plutôt. Laissant sa tête retomber sur l'épais oreiller plein de plumes, Elërinna grogna de colère. Tout d'abord, elle avait perdu ses frères. Et ensuite, elle tombait dans les pommes à sa toute première transformation, elle reconnaissait que ça avait été douloureux, mais quand même, elle n'était pas une petite nature. À seize ans, elle s'était cassé la cheville, avait dû subir une opération l'obligeant à rester en fauteuil roulant pendant presque trois mois et à subir la douleur que les vises placer dans ses os lui faisait subir jusqu'à ce que le chirurgien les enlève, donc, la douleur elle savait gérer normalement. Elërinna soupira tout en se passant une main sur le visage, les larmes commençaient à lui monter aux yeux, de colère contre elle-même, mais aussi de tristesse et de peur. Qu'allait-elle faire maintenant ? Sans ses frères, elle était perdue, ils avaient tout le temps été ensemble même en ayant plusieurs années d'écart.
- Alors Frodon ! La rumeur raconte que tu as accueilli une demoiselle chez toi ! fit une voix dans la maison qu'Elërinna ne connaissait pas.
- Comment tout le monde peut être au courant alors qu'Elërinna refuse de sortir plus loin que le jardin ? s'exclama la voix de Frodon.
- Le tailleur, répondit une autre voix en riant.
- J'aurais dû m'en douter... soupira son hôte. Bon, vous voulez boire quelque chose ?
Les deux autres voix, qui appartenaient à des hommes, acceptèrent et la discussion repris de bon train. Elërinna se leva quelques minutes après et soupira de soulagement en voyant qu'elle était toujours habillée, même si elle savait que Frodon ne se serait jamais permis de la déshabiller. Tout son corps la faisait souffrir, mais c'était supportable. S'étirant légèrement, l'argentée sortit de la chambre pour rejoindre le salon de la maison et ne fut pas surprise de découvrir son hôte en compagnie de deux autres Hobbits tout deux châtains avec des visages malicieux.
- Ah, tu es réveillée ! Je me suis inquiété en te voyant dans le jardin tout à l'heure, déclara Frodon en la voyant se baisser pour rentrer dans le salon.
- Désolée de t'avoir fait peur, alors, s'excusa-t-elle avec un sourire penaud.
- Ce n'est pas grave, tu vas mieux ? Tu n'as pas mal quelque part ?
S'asseyant sur l'un des fauteuils de la pièce, la jeune femme secoua la tête pour dire que non et offrit un sourire aux invités du Hobbit qui la regarder avec surprise et émerveillement, elle ne savait pas pourquoi d'ailleurs.
- Elërinna, je te présente Meriadoc Brandebouc et Peregrïn Touque, mes cousins. Merry, Pippin, voici Elërinna Jackser, la jeune femme dont toute la Comté parle...
- Commença toute la Comté parle de moi ?! s'écria l'argentée surprise.
- Heureux de vous rencontrer Mademoiselle Elërinna ! s'exclama joyeusement celui du nom de Pippin. Vos yeux, c'est naturel ?
- On peut dire ça comme ça, répondit-elle avec un sourire en coin avant de se tourner vers Frodon. Pourquoi toute la Comté parle de moi ?
- Mais parce que c'est bien reconnu que les Sacquet n'acceptent aucun étranger chez eux depuis que Bilbon est rentrée de son grand voyage, déclara Merry qui avait fini de grignoter un biscuit. Oh, il y avait bien sûr parfois des Nains qui venaient et Gandalf, mais jamais de jeune femme.
- Il y a même une rumeur comme quoi, vous seriez sa future femme !
À côté d'elle, Frodon avala de travers alors qu'il sirotait son thé. Compatissante, Elërinna lui tapota dans le dos tout en pouffant de rire. Au collège et au lycée, il y avait eu beaucoup de rumeurs concernant sa famille et elle, au début, ça l'énerver ce genre de chose, car elle ne comprenait pas pourquoi certaines personnes peuvent autant s'occuper de la vie d'autre gens, mais maintenant, la seule réaction qu'elle pouvait avoir face à ça, c'était d'éclater de rire.
- Par la barbe de Merlin ! Même dans ce monde, il y a des rumeurs totalement surprenantes !
- « Dans ce monde » ? répétèrent les deux Hobbits châtains en fronçant les sourcils.
Le rire d'Elërinna s'arrêta et elle se tourna vers le Hobbit aux cheveux noirs, le questionnant de manière silencieuse sur la confiance qu'elle pouvait avoir dans les deux cousins. Frodon hocha la tête puis fit promettre à ses cousins qu'ils ne devraient jamais répéter ce qu'ils allaient entendre. La promesse faite, la jeune femme inspira un grand coup avant de se lancer une nouvelle fois dans le récit de son histoire jusqu'à ce qu'elle arrive en Terre du Milieu.
Le soir arriva sur la Comté et les trois Hobbits préparèrent le repas. Merry et Pippin étaient arrivés dans l'après-midi pendant qu'elle était inconsciente et s'était prévu qu'ils restent pendant deux ou trois jours pour qu'ils rendent visite à tous les Hobbits qu'ils connaissaient. Se trouvant un peu inutile sur le coup, elle n'était pas très douée en cuisine, Elërinna décida de mettre la table en écoutant les trois cousins discuter entre eux. La jeune femme appréciait beaucoup Frodon et maintenant qu'elle connaissait Merry et Pippin, elles les aimaient bien aussi. Les deux cousins vivaient de l'autre côté de la Comté, étaient drôles et ils avaient cru son histoire alors qu'ils n'étaient pas obligés de le faire. Une fois la table mise, Elërinna les observa faire à manger et cela la sidéra légèrement. Elle avait l'habitude des fours et plaques électriques de son monde, des couverts en inox, et même d'avoir un frigo pour conserver les aliments, mais en Terre du Milieu, il n'y avait rien de tout ça. Ce qui la déstabiliser beaucoup et d'une certaine manière, elle savait que seule, elle n'avait aucune chance de survivre. Elle ne savait même pas faire un feu de camp ni même dépecer un animal ! Contrairement à Fabian et Alexandre qui avaient déjà fait du camping avec leurs parents et qui étaient déjà aller à la chasse avec leurs grands-parents.
- Tout va bien, Elërinna ? demanda Merry qui vit son soudain malaise, elle leur avait aussi demandé de la tutoyer au cours de l'après-midi.
- Dans votre monde, je suis morte en même pas dix secondes si je sors dehors, murmura-t-elle. Dans mon monde, on est un peu près en sécurité même s'il y a des dangers, comme le démontre ma mort, mais...
L'argentée se tus, elle commençait à faire une crise d'angoisse et ce n'était pas bon. Sa respiration s'accéléra et son corps se mit à trembler. Les Hobbits voulurent intervenir, mais d'un geste qui du paraître autoritaire, elle leur fit signe de ne pas intervenir. Il fallait qu'elle arrive à se calmer toute seule, sentant que ça n'allait pas être la dernière crise qu'elle ferait. Pourquoi tenait-elle ça de sa mère ? Aucune idée, la seule chose qu'Elërinna savait, c'était qu'elles étaient toutes les deux nées de la même manière et qu'elles avaient des traits de caractère commun. Trois fois le cordon ombilical autour du cou avec de grandes chances de mourir étouffée à la naissance et angoissées de nature. Calquant sa respiration irrégulière sur celle de Frodon à côté d'elle qui était plus calme, elle ferma les yeux. Les secondes passèrent puis la Cilmë se calma enfin puis s'excusa auprès des trois cousins pour le dérangement après avoir rouvert les yeux.
- Désolée...
- Ce n'est rien... Tu nous as dits que ton monde, était radicalement différent du nôtre à l'époque où tu es... Morte, fit Frodon en lui servant du bœuf avec pleins de légume. Donc, je pense que c'est normal que tu aies peur en voyant que la Terre du Milieu est très différente.
- Mais ne t'en fais pas ! Nous, enfin plus Frodon, t'aiderons à t'intégrer ! s'exclama Pippin avec un sourire.
- Franchement, les Hobbits me surprennent plus que tous les autres choses ces derniers jours, déclara Elërinna avec reconnaissance. Les humains, en général, n'auraient jamais réagi ainsi en voyant apparaître une parfaite inconnue sur le porche de leur maison.
- Heureusement que nous ne sommes pas des Grandes Gens alors !
La remarque de Merry fit rire l'argentée qui commença à manger avec appétit en compagnie des trois Hobbit.
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- Elërinna... Tu es sûre que tu veux rester seule ? On serait content que tu viennes avec nous.
- Mais ne t'inquiète pas Frodon, je ne vais pas me faire attaquer et promis, si j'ai mal, je ne me transforme pas en Léopard des Neige.
Le brun la regarda en fronçant les sourcils, pas du tout convaincu alors que l'argentée avait un sourire innocent sur le visage en ayant l'idée de tenter à nouveau l'expérience de la métamorphose. Après le repas d'hier, Elërinna avait demandé à son ami de lui décrire comment elle était lors de sa transformation. Le Hobbit lui avait alors décrit non pas la douleur de sa transformation puisque l'argentée s'en souvenait, mais l'animal en lequel elle s'était changée. Son pelage avait été de couleur blanc/gris avec des rosettes noires. En longueur, elle semblait faire deux mètres à elle toute seule, corps et queue comprise, Frodon ne sut pas vraiment lui dire au niveau de la hauteur puisqu'il ne l'avait pas vu debout. L'image du félin s'imposa toute seule dans l'esprit d'Elërinna, un Léopard des Neige, qui était effectivement son animal préféré.
- Non vraiment, Frodon, va t'amuser avec tes cousins et Sam. Je ne tomberais pas dans les pommes.
- Frodon ! s'exclama Merry. El est une grande fille, on lui a montré comment se faire du thé tout ça... Pas vraiment Pippin ?
- Tout à fait Merry !
Les deux châtains adoptèrent eux aussi de grands sourires innocents faisant soupirer Frodon qui dus rendre les armes face à la détermination des trois autres.
- Bon... Très bien, mais Elërinna fait attention et n'ouvre à personne sauf si c'est un vieil homme habillé en gris et qui s'appelle Gandalf.
- Très bien, chef, s'exclama l'argentée en rigolant, amusée par l'insistance du brun.
Merry et Pippin, fière d'avoir gagné cette bataille, prirent leurs sacs et firent un signe d'au revoir à Elërinna, ils ne dormiraient pas ici ce soir. Frodon s'assura une nouvelle fois que la jeune femme était sûre de pouvoir rester seule et c'est en levant les yeux au ciel que cette dernière le chassa presque de sa propre maison. Une fois seule, en refermant la petite porte ronde de la maison, le sourire de la Prodige disparu. Devant les trois Hobbits elle n'avait rien montré, car elle ne voulait pas les déranger, mais en réalité rester seule dans une maison qu'elle connaissait depuis seulement une semaine, cela l'angoisser plus qu'autre chose. En plus, ici, pas d'internet ou de réseau téléphonique. Son ordinateur et son téléphone portable avec sa playlist de musique lui manquer tout autant que ses trois frères. C'est-à-dire qu'elle serait prête, elle, l'adolescente de dix-sept ans répartit à Poufsouffle sur Pottermore, qui n'aimait pas la violence, à tuer pour revoir ses frères et avoir un brin d'électricité. Sentant la crise d'angoisse arriver, Elërinna alla rapidement dans le jardin à l'arrière de la maison. Le fait que la soirée soit déjà tombée ne l'inquiéta pas, elle n'avait jamais vraiment eu peur du noir. Derrière elle, elle ne referma pas la porte arrière de Cul-de-Sac et alla s'installer en tailleur dans l'herbe. Fermant les paupières, l'argentée commença à faire le vide et à se concentrer seulement sur les battements de son cœur, faisant abstraction des voix de Hobbits qu'elle entendait au loin. Comme la première fois qu'elle avait essayé de se transformer, des démangeaisons désagréables apparurent sur l'entièreté de son corps et la douleur ressentit lors de sa première transformation la fit sévèrement grimacer, mais, à la surprise d'Elërinna qui n'osa pas ouvrirent les yeux, c'était une sensation plus supportable la deuxième fois. Les paupières closes, elle sentit une queue pousser dans le bas de son dos, ses oreilles se déplacer sur son crâne qui était une sensation particulièrement étrange. Le reste de sa transformation... Elle n'aurait jamais pu expliquer comment ça s'était passer. C'était juste... Bizarre, mais au finalement, pas vraiment dérangeant.
- Qui êtes-vous ?
La voix provenant de derrière elle, fit violemment sursauter Elërinna qui dans sa transe de transformation, n'avait pas entendu si quelqu'un était rentré dans la maison. Rouvrant brusquement les yeux en se levant d'un seul coup, la jeune femme retomba sur le sol telle une bouse de vache. Grognant de douleur, elle se redressa plus lentement et resta ficher de stupeur en voyant ses mains... Enfin ses pattes. La métamorphose avait donc bel et bien fonctionné, elle n'était plus humaine. Les pattes sous ses yeux appartenaient à son corps de Léopard des Neige.
- Qu'est-ce que...
Se souvenant soudainement de la personne étant rentrée sans y être invitée dans la maison de Frodon, Elërinna se retourna lentement, tanguant à cause du fait qu'elle n'était absolument pas habituée à marcher sur quatre pattes au lieu de deux jambes. Dans l'encadrement de la petite porte Hobbit, se trouvait un grand homme habillé tout en gris, mais à contre-bougie elle ne pouvait pas voir son visage. Pas vraiment sûr de l'effet qu'elle pouvait faire, Elërinna retroussa les babines et poussa un grognement qui résonna grave dans ses oreilles.
- C'est plus à moi de vous demander ce que vous faite là, la porte d'entrée de Cul-de-Sac était fermée à ce que je sache, répondit l'argentée qui sursauta en s'entendant parler normalement alors que c'était un fait connu, les animaux ne pouvaient pas parler comme les êtres humains.
- Mon nom est Gandalf, Gandalf le gris.
La jeune femme fronça les sourcils, ce qui du rendre bizarre en forme de léopard, mais elle ne s'en soucia pas vraiment, essayant de se souvenir où elle avait déjà entendu ce nom-là. Il se passa quelques secondes, avant que la lumière se fasse dans l'esprit de la Cilmë. Frodon lui avait déjà parlé d'un certain Gandalf, un magicien si elle se souvenait bien. Très grand ami de l'oncle du brun et personne très apprécié de ce dernier. D'ailleurs, si elle l'avait entendu toquer et s'il s'était présenter à la porte, elle aurait dû lui ouvrir.
- Frodon m'a parlé de vous... déclara-t-elle. Vous êtes magicien. Il m'a même dit que je pouvais avoir confiance en vous si un jour vous débarquiez sans prévenir et qu'il n'était pas là...
Le magicien sembla avoir un sourire dans l'obscurité et tourna les talons pour rentrer dans la maison. Avec méfiance, Elërinna ferma à nouveau les paupières puis se concentra comme à chaque fois pour reprendre sa forme humaine. Le processus fut tout aussi désagréable dans le sens inverse puis que tous ses attributs animaux devaient soient disparaître ou bien comme pour ses oreilles reprendre leur place initiale. Ce n'est qu'après s'être assurée qu'elle était bien humaine en palpant son corps, que la Prodige rouvrit les yeux. Elle était bien debout, habillée de ses vêtements, avec des pieds et des mains tout ce qu'il y a de plus normales. Soupirant de soulagement, Elërinna pris le peu de courage qu'elle avait, puis suivit l'inconnu à l'intérieur de la maison. Essayant de garder à l'esprit ce que Frodon lui avait dit à son sujet un jour où ils nettoyaient la maison tous les deux avant que Pippin et Merry arrive.
Ses frères, les deux aînés, mais aussi ses parents, lui avaient toujours appris qu'il ne fallait jamais faire confiance au vieux monsieur habillé de robe. C'est pour ça que quand le vieux magicien, oui le vieux, car il ne semblait pas vraiment tout frais en vue de son visage plein de ride, lui proposa de s'asseoir et de boire tranquillement un thé, elle refusa en restant près de la porte, prête à fuir à la vue de n'importe quel geste suspect. Oui, elle était méfiante, et même un peu trop, mais il fallait la comprendre. Cet homme, même s'il connaissait Frodon était rentée sans y être invité, ensuite elle était quand même dans un monde complètement inconnu et les seules personnes en qui elle avait confiance, c'était les quatre seuls Hobbits qu'elle connaissait. Frodon et Sam, car ils avaient pris soin d'elle lorsqu'elle était inconsciente sans abuser de son nouveau corps et Merry et Pippin eux, ils étaient tellement drôles et naturels dans leurs paroles qu'elle s'était tout de suite liée d'amitié avec eux.
- Donc vous connaissez Frodon depuis longtemps ?
Écarquillant les yeux de surprise, Elërinna fixa de ses yeux orangés le magicien avec incompréhension. Pas de qui êtes-vous ? Ou bien, de vos yeux, c'est naturel ? Il lui demandait juste si ça faisait longtemps qu'elle connaissait le Hobbit.
- Il m'a recueilli, il y a un peu plus d'une semaine, articula-t-elle sans baisser le regard.
- Je vois, avez-vous un nom jeune Prodige ?
- Comment ?!
Le magicien eut un sourire en coin alors qu'il préparait le seul moyen de fumer dans ce monde, une pipe en bois pleine d'herbe. De la drogue douce peut-être ? La jeune femme ne savait pas, Frodon appeler ça du Vieux Toby. Elërinna croisa les bras sur sa poitrine exposant le dos de sa main droite que l'inconnu fixa avec peu de curiosité.
- Je suis magicien chère enfant, ce que les Valar font n'est pas totalement inconnu de certaine personne en cette terre, répondit le vieil homme. Avez-vous un nom ?
- Elërinna, Elërinna Jackser. Que faite vous ici ? Frodon est absent.
- C'est ce que je constate, reconnu le magicien. Mais, en l'attendant, vous pourrez peut-être m'en dire plus sûr la raison de votre présence ici. Une marque sur une main ne dit pas tout.
Il y eu un moment de silence et finalement, Elërinna lâcha un soupir en allant s'asseoir sur le banc en face du magicien. Ce dernier lui servit une tasse de thé fumante avec un sourire compatissant. Il patienta sans se plaindre le temps que la jeune femme souffle sur le liquide chaud pour le faire refroidir et pouvoir en boire une gorger sans s'ébouillanter la gorge. Sentant le thé lui réchauffer l'estomac, Elërinna se détendit légèrement.
- Vous ne direz rien à personne ? demanda-t-elle pour être sûre de la confiance qu'elle pouvait avoir en lui, Gandalf hocha doucement la tête. Bien alors... Je viens d'un autre monde, très différent de la Terre du Milieu et dans mon monde, je suis morte après un violent accident. Mes trois frères aussi sont morts en même temps que moi et quand je suis revenue à moi, j'étais dans un endroit qu'on appelle le Paradis et où vont toutes les personnes mortes. À ce que j'ai compris en retrouvant mes frères, nous n'aurions jamais dû mourir ce jour-là. Les anges, les créatures qui gardent le Paradis, n'avaient pas de place pour nous accueillir. Donc, ils ont fait appel à la Dame Varda, l'une de vos Valar. Elle nous a emmenés, mes frères et moi, dans le palais de Valinor et là, plusieurs Valar, Yavanna, Aulë, Tulkas, Estë, Nessa et Oromë si je me souviens bien, nous ont donné un pouvoir. Yavanna l'a fait pour mon premier frère aîné, Estë pour le deuxième et Tulkas et Aulë pour mon cadet. C'est Nessa et Oromë qui m'ont donné mon pouvoir avec un arc et des flèches aussi. Ensuite, j'ai été en dernière téléportée ici, devant la porte de Cul-de-Sac. Sans mes frères.
- Eh bien, quelle histoire jeune fille, fit le vieil homme au bout d'un moment. Les Hobbits, vous ont-ils bien traitée ?
- Vous me croyez ? s'exclama Elërinna, sa mâchoire se décrochant presque.
- Bien sûr que je vous crois, n'oubliez pas que je suis magicien.
En voyant l'expression étonnée de la jeune femme, le magicien eut un sourire amusé puis, décida de lui expliquer le pourquoi de sa venue imprévue chez le jeune Sacquet.
- Moi, voyez-vous jeune Elërinna, j'ai confié la garde d'une chose très importante à notre ami Hobbit, mais cela la mit dans un très grand danger et je crains que maintenant, il soit obligé de quitter la Comté... Mais moi-même je ne vais pas pouvoir l'accompagner tout du long de son voyage tout de suite... Alors si vous vouliez bien...
- Vous voulez que je parte avec lui ? acheva Elërinna septique.
- Oui, il serait plus en sécurité avec vous que seul.
- Je n'en suis pas sûre, je ne sais pas me battre, ni me servir de mon arc et faire de la randonner ce n'est pas vraiment mon fort... Surtout, que je ne connais rien de ce monde !
- S'il vous plaît, Frodon en sera heureux et puis, ce serait une bonne occasion pour retrouver vos frères non ?
Elërinna fronça les sourcils en réfléchissant rapidement à la proposition du magicien. Il n'avait pas tort, c'était l'occasion parfaite de retrouver Fabian, Alexandre et Jonathan, mais d'un autre côté, elle était aussi une brebis perdue dans un monde rempli de loup. Mais vraiment, elle pourrait retrouver ses frères... La jeune femme lâcha un grognement puis, fixa Gandalf qui semblait attendre avec impatience sa réponse. Elle soupira finalement.
- Très bien, j'accompagnerais Frodon et je veillerais sur lui, dit-elle, comme si c'était une promesse.
Chapitre terminé ! Est-ce que vous avez aimer ? ^^
La suite mercredi prochain !
