Coucou, c'est parti pour le deuxième chapitre ! Voici la version corrigée !

Disclaimer : rien à moi, tout à Kishimoto, sauf Yume... Snif, j'peux même pas avoir Sasori ? Et Itachi ? Non ? Maiiiiis !

P.S.: je fais les réponses aux reviews en fin de chapitre à chaque fois. Et je réponds toujours, même si c'est très court, même si c'est une critique (tant que c'est constructif...)

Bon, allez : Bonne lecture ^^


Chapitre 2.


Deux années passèrent ainsi, entre rires, gueulantes, discussions et activités, telles que l'entraînement et les devoirs pour l'Académie ninja, ou bien les balades dans les alentours du village.

Yume, travaillant pour les Yamanaka, apprenait beaucoup sur les plantes, leurs utilisations et applications : potions et baumes de soins, poisons, mais aussi les plantes comestibles, comme les pissenlits. Elle fit de son mieux pour enseigner tout ça à Naruto, ou au moins à reconnaître les plantes à éviter, de manière à ce qu'il ne s'empoisonne pas bêtement.

Naruto, malgré ses tendances à vouloir éviter le travail, fut forcé de s'y coller par sa nouvelle grande sœur à tendances vaguement tyranniques.

Yume avait, sans vouloir devenir ninja, commencé à apprendre le fonctionnement du chakra dans divers livres achetés en librairie ou empruntés à la bibliothèque, et forçait Naruto à s'entraîner. Elle avait même commencé à apprendre à malaxer son propre chakra, bien qu'elle progressât moins vite que Naruto.

Plus on apprend jeune, plus c'est facile.

« C'est quoi ton ambition ?

– Je veux être accepté par les villageois !

– D'accord. Alors pour faire ça, tu dois devenir fort. Sinon, on ne te respectera pas.

– Mais c'est chiant !

– Et alors ? Tu bosses, et tu te tais ! C'est pour ton bien. Tu veux réussir, oui ou non ?

– Oui...

– Alors vas-y !

– Tu ne me laisses pas, hein ?

– Bien sûr que non ! Mais il faut que tu lises davantage.

– Mais je ne comprends pas ce qu'il y a d'écrit !

– Donne, je vais t'expliquer. »

À force de coups donnés sur le crâne, d'encouragements, de câlins et d'énervements, Naruto parvint à progresser, plus vite que ce qu'aurait pu penser Yume.

Il progressait plus vite que ce que les manuels indiquaient, et il semblait posséder une quantité infinie de chakra.

Ça doit être le cas, avec Kyûbi, songeait Yume, mais bientôt, je ne pourrais plus l'aider, il va lui falloir un professionnel, un vrai ninja. Et ce prof qui les laisse se débrouiller ! Bien sûr, avec des familles ninjas, c'est facile de s'entraîner...

En tant que simple civile, Yume n'avait effectivement pas les capacités ou les connaissances nécessaires pour continuer l'apprentissage du blondinet.


« Non.

– Quoi ? Mais pourquoi ?

– Tu ne t'achèteras PAS cette tenue.

– Et pourquoi ?

– As-tu déjà vu un ninja habillé en orange et bleu clair ? Ce n'est pas du tout discret, ni adapté. À moins que tu ne te battes perpétuellement en automne —ce qui m'étonnerait beaucoup.

– Mais-euh ! Elle est pourtant cool, cette tenue !

– Très moche, oui. Ça te grossit les fesses, en plus.

– Sérieux ?!

– Oui.

– Bon, bah je ne la prends pas, alors ! Mais quelle tenue je prends, du coup ?

– Des vêtements sombres. Je sais que ce n'est pas joyeux, mais pour un ninja, c'est ce qu'il y a de mieux pour la discrétion. Quand tu seras en congé, tu pourras t'habiller de manière plus colorée, mais là...

– Hum... Ouais, c'est vrai... C'est dommage, mais t'as raison...

– Hey ! Comment ça, c'est dommage que j'ai raison ?

– Non, non ! J'ai pas voulu dire ça !

– Je rigole, hé !

– Hein ? Tu m'as fait peur !

– C'était le but, gamin !

– J'suis pas un gamin !

– Non, c'est vrai, t'es pas un gamin.

– Tu vois !

– T'es un sale gosse.

– Hé ! T'es méchante !

– Ce n'est que maintenant que tu t'en rends compte ?

– T'es une sorcière !

– Je prends ça pour un compliment.

– Pourquoi ?

– Parce que j'aime bien la magie. Les sorcières, je les trouve cool. Donc, que tu me traites de sorcière, je prends ça comme un compliment.

– Mais-euh ! J'peux jamais avoir le dernier mot, avec toi ! »

Voyant que ça n'allait pas en finir, Yume revint sur le sujet initial. Le choix des vêtements qu'allait porter Naruto en tant que ninja, donc.

« Que dirais-tu d'une veste bleu marine ?

– Pourquoi bleu marine ?

– C'est foncé, et en même temps, ça s'accorde avec tes yeux.

– Hum...

– Avec un tee-shirt noir en-dessous, et un pantalon gris foncé, ça devrait le faire.

– Pourquoi gris foncé ?

– Parce que ces couleurs s'accordent, et qu'en plus, c'est plus facile à laver. Qui est-ce qui fait le linge, rappelle-moi ?

– Toi.

– Voilà.

– Hum... C'est vrai que c'est pas mal...

– Après, tu te teins les cheveux...

– Quoi ?!

– C'était une blague, j'aime trop tes cheveux blonds pour oser les teindre !

– J'ai eu peur...

– Bon, on prend ces couleurs-là ?

– Ouais ! Ça me va ! »


Un jour, alors que Naruto était, sur ordre de Yume, en train de lire à la bibliothèque pour la journée, la jeune fille profitait d'un jour de congé pour chercher un enseignant apte à entraîner son « sale gosse de petit frère d'amour ».

Elle croisa deux garçons, le plus vieux semblait avoir son âge, l'autre l'âge de Naruto, et au vu de leur ressemblance, soit ils étaient frères, soit ils étaient du même sang, ce n'était pas possible autrement. Le plus vieux portait le bandeau frontal des ninjas, ce qui l'encouragea à lui parler.

« Excusez-moi, monsieur...

– Oui ?

– Voilà, je voudrais savoir... Est-ce que vous connaîtriez, par hasard, un ninja qui accepterait de prendre un jeune garçon comme élève, pour l'aider à sa formation ?

– Pourquoi cette question ? Qui êtes-vous ?

– Oh, désolée ! Je m'appelle Yume, et je suis juste une civile. Mais mon frère adoptif se forme à devenir ninja. Il est déjà à l'Académie. J'étudie avec lui pour le faire progresser, mais j'en suis arrivée à un point où je ne peux plus lui apporter grand-chose...

– Je vois... Est-il doué ?

– Je ne sais pas vraiment, pour son âge, oui, assez. Il progresse plus vite que ce qu'indiquent les manuels, en tout cas, mais peut-être que ce n'est pas représentatif de la réalité...

– Je pourrais le faire.

– Grand frère ? Et moi ?

– Je ne veux pas priver votre frère de votre expérience ! Mais si vous savez à qui je pourrais m'adresser...

– Comment s'appelle votre frère ?

– Naruto Uzumaki.

– L'enfant maudit ?

– Vous êtes superstitieux ?

– Non.

– De toute façon, il n'y a pas plus gentil que lui. Un peu têtu et gamin sur les bords, mais bon, c'est encore un enfant...

– Vous l'aimez.

– Ça se voit tant que ça ?

– Hn.

– Comme vous avec votre frère. Vous m'avez l'air très liés.

– Où est le vôtre ?

– À la bibliothèque.

– Vraiment ?

– Je l'y ai forcé. S'il n'obéit pas, il est privé des plats qu'il aime. Comme il est plus fort que moi, je fais avec ce que je peux.

– Et il vous obéit ? demanda le plus jeune.

– Plutôt, oui. On s'adore, en fait. Mais au fait, comment vous appelez-vous ?

– Itachi Uchiwa, et mon frère, Sasuke Uchiwa.

– Uchiwa ?

– Vous ne connaissez pas ?

– Je ne vis à Konoha que depuis deux ans, alors à part les Yamanaka, pour qui je travaille, je ne connais pas grand-chose des grands clans ninjas.

– Je vois. Nous sommes reconnaissables par notre blason, nos cheveux noirs et nos yeux noirs.

– D'accord, merci !

– Il y a le clan des Hyuuga, qui se distingue par des yeux blanc-mauve sans pupille.

– Je vois...

– Les Inuzuka, qui sont des maîtres-chiens. Les Aburame, qui contrôlent les insectes.

– Chaque clan a donc une spécialité ?

– Oui. Mais ça ne suffit pas. Pour être puissant, il faut s'entraîner dur, et pas seulement aux techniques qui nous sont propres, bien que beaucoup se complaisent dans la facilité des techniques de clan.

– Vous avez donc un entraînement plutôt complet...

– C'est moi qui m'entraîne sur plusieurs disciplines. Mon clan privilégie la puissance de notre technique héréditaire.

– Oh. Je vois.

– Vous savez ce qu'est une technique héréditaire ?

– Oui, c'est un terme que j'ai lu dans différents traités ninjas, j'ai donc cherché ce que ça signifiait.

– Ma proposition tient toujours.

– Comment ?

– Je peux entraîner votre frère, en plus de Sasuke.

– Vous êtes sûr ? Je ne voudrais pas vous apporter une charge...

– Grand frère ? Moi, je ne veux pas. Je ne le connais pas, ce Naruto.

– Non mais, sale gosse, c'est quoi cette réaction ? Justement, tu ne le connais pas, d'où tu le juges comme ça ? »

Sasuke, malgré le statut de civile de la jeune fille, ne put s'empêcher de reculer, effrayé par cette virulence. Et surtout, c'était la première fois qu'on le traitait de « sale gosse »...

Itachi éclata de rire, purement et simplement. Il avait bien vu l'attachement de son interlocutrice à son frère, mais de là à s'énerver après l'un des héritiers d'un des deux plus grands clans du village... Elle ne manquait pas de témérité !


« Hum-hm-hm... Hm-hum-hm...

– Yume-nee-chan ? Tu chantes quoi ?

– Hein ? Oh, le refrain d'une chanson que chantait un vieux de mon ancien village. Je ne me souviens pas de toutes les paroles, mais je me souviens de presque tout.

– Tu peux chanter ?

– Mais... Je chante faux...

– Bah, c'est pas grave, c'est pour les paroles !

– Ok... »

Yume entraîna alors Naruto sur le canapé de leur salon et, une fois installés, commença :

« D'abord, cet homme qui chantait ça, il était un peu bizarre...

– Comment ça ?

– Eh bien... Il emmerdait le monde, et il disait absolument tout ce qui lui passait par la tête ! Exemple : il n'hésitait pas à draguer ouvertement les jeunes filles, ou bien à dire à une femme de 30 ans qu'elle en faisait dix de plus...

– Eh ben !

– Et en même temps, il partageait son expérience de la vie avec nous, les jeunes. Il n'hésitait pas à nous raconter toutes les bêtises qu'il avait pu faire. Comme se soûler jusqu'à oublier son nom, ou faire de la prison pour dégradation de biens... Et il ne nous disait jamais de ne pas faire pareil. Au contraire, il nous recommandait de faire le maximum de conneries, parce que ça fait des souvenirs !

– Je sais pas pourquoi, mais j'aime bien cet homme !

– Moi aussi je l'adorais, il était tellement drôle !

– Et sa chanson ?

– Ah oui, sa chanson ! Il lui avait donné un titre. La mauvaise réputation... [1] Tu devines pourquoi.

– Pas mal, bien trouvé ! Et les paroles ?

– Alors... »


Naruto se promenait un dimanche midi dans le village, les bras derrière la tête, il portait un pantalon noir et un tee-shirt blanc, et fredonnait sa chanson favorite, faisant en sorte que les passants l'entendent, s'amusant de leurs mines de constipés.

« Au village, sans prétention, j'ai mauvaise réputation... Que je m'démène ou que je reste coi, je pass' pour un je-ne-sais-quoi... »

Une femme lui lança un regard mauvais, il y répondit par un grand sourire, s'amusant de son air outré.

« Je ne fais pourtant de tort à personne... En suivant mon ch'min de petit bonhomme... »

Itachi le suivait —pour se faire une idée, à savoir s'il allait l'entraîner ou non— sans que l'enfant s'en soit rendu compte, et s'amusait également de ces paroles. C'était... approprié.

« Mais les braves gens n'aiment pas que... L'on suive une autre route qu'eux. Non, les braves gens n'aiment pas que... L'on suive une autre route qu'eux. »

Il marchait en sens inverse à celui de la plupart des gens, par pure provocation, et en accord avec la chanson.

« Tout le monde médit de moi. Sauf les muets... Ça va de soi ! »

Après, pour le couplet suivant, Yume lui avait dit qu'elle ne s'en souvenait pas trop, alors ils avaient réfléchi ensemble à une rime qui pourrait bien correspondre. Ils avaient trouvé, bien que le sens ne soit pas vraiment respecté.

« Les jours de grand marché, je reste dans mon lit douillet. Le brouhaha des gens et des pas, cela ne me regarde pas... » [2]

Il tourna au coin d'une rue, continuant malgré le fait que ce soit moins fréquenté.

« Je ne fais pourtant de tort à personne... En n'écoutant pas les clairons qui sonnent... » [3]

Il aperçut un regroupement d'enfants dans un coin sombre d'une ruelle et s'approcha lentement, curieux.

« Mais les braves gens n'aiment pas que... L'on suive une autre route qu'eux. Non, les braves gens n'aiment pas que... L'on suive une autre route qu'eux. »

Il s'aperçut que les enfants du groupe étaient d'à peu près son âge, quelques-uns vaguement plus vieux, peut-être, mais tous des civils, il savait qu'avec son entraînement, s'il devait y avoir un affrontement, il s'en sortirait bien.

De son côté, Itachi le filait toujours et, évaluant la situation, décida de n'intervenir que si ça devenait nécessaire, voulant voir comment le garçon allait réagir, et comment cela allait tourner.

Les bras toujours derrière la tête, Naruto interrompit sa chanson pour comprendre ce qui se passait. Comme on lui tournait le dos, on ne l'avait pas vu, il remit donc les bras le long de son corps pour tapoter l'épaule du plus proche des enfants.

Il demanda :

« Eh, qu'est-ce qui se passe ?

– Hein ? fit le garçon en se retournant. T'es qui, toi ? T'as rien à faire là, dégage !

– Eh, du calme ! Je veux juste savoir ce qui se passe, c'est tout. Je suis juste curieux.

– Y'a rien, alors dégage ! »

Habitué à se faire rabrouer, Naruto se ficha de l'injonction —il en avait l'habitude, à force !— et contourna le garçon pour voir pourquoi il y avait un tel regroupement. Ce qu'il vit le fit entrer dans une rage folle.

Les coups plurent alors, sans discernement, et bientôt, tous les enfants furent éparpillés, éloignés par la fureur de Naruto, sa force d'apprenti ninja, mais aussi et surtout par sa réputation « d'enfant maudit ».

Couvert d'égratignures, Naruto ne se retourna qu'une fois qu'il fut sûr et certain qu'il n'y avait plus personne, et se pencha vers la petite fille devant lui, assise à même le sol, des larmes plein les yeux, et couverte de traces de coups.

« Ça va ? Ils sont partis, t'as plus à avoir peur.

– M-m-me-mer-merci b-b-beau-beaucoup...

– Tu peux te relever ?

– O-ou-ou-oui... »

Seulement, elle chancela, Naruto la rattrapa aussitôt et elle rougit à une vitesse fulgurante. Ne remarquant pas sa gêne, le blondinet la tint contre lui jusqu'à ce qu'il fut sûr qu'elle soit stable, ce qui prit plusieurs minutes.

Lorsqu'elle eut arrêté de trembler, il la relâcha et recula de deux pas, avant de l'observer. Mignonne fut un adjectif qui lui vint tout de suite à l'esprit. Avec ses cheveux courts et ses grands yeux blanc-mauve, ainsi que ses joues rouges, elle était adorable.

« Je m'appelle Naruto. Naruto Uzumaki. Et toi ?

– Hi-Hinata... Hinata Hy-Hyuu-Hyuuga.

– Hinata-chan ? C'est joli, j'aime bien !

– M-me-mer-merci...

– Tu veux qu'on mange ensemble ? Je vais au stand de ramen, à Ichiraku, j'y déjeune tous les dimanches avec ma sœur, tu veux venir ?

– Mm-mais j-je ne ve-veux p-p-pas vous em-embêter, t-t-toi et t-t-ta s-s-s-sœur...

– Si ça m'embêtait, je ne t'aurais pas invitée ! Mais si tu ne veux pas ou que tu ne peux pas, c'est pas grave ! On pourra faire ça une autre fois, dans ce cas !

– Ça-ça ne-ne me dé-dérange p-p-pas...

– Super ! On y va ? »

Hinata accepta timidement la main tendue et suivi Naruto, alors que ce dernier se remettait à chanter.

« Tout le monde me montre du doigt. Sauf les manchots... Ça va de soi ! »

Surprise, elle le regarda.

« C'est une chanson que m'a apprise ma sœur. La mauvaise réputation.

– D-d-d-d'accord...

– Quand j'croise un voleur malchanceux, poursuivi par un cul-terreux, j'lance la patte et pourquoi le taire ? Le cul-terreux se r'trouve par terre. »

Ils arrivèrent dans une rue plus animée, et Hinata se resserra contre Naruto, accrochée à son bras et intimidée par cette foule. Les regards mauvais semblèrent peser dix fois plus que d'habitude, et Naruto offrit un large sourire à la face du monde.

« Je ne fais pourtant de tort à personne... En laissant courir les voleurs de pommes.

– Na-Naruto-k-k-kun...

– T'inquiète, on arrive !

– D-d'accord...

– Mais les braves gens n'aiment pas que... L'on suive une autre route qu'eux. Non, les braves gens n'aiment pas que... L'on suive une autre route qu'eux. »

Hinata écarquilla les yeux à ces dernières paroles, se sentant directement concernée, sans pouvoir se l'expliquer vraiment.

« Tout le monde se rue sur moi. »

Hinata se pressa davantage contre le garçon en sentant les regards mauvais peser dix fois plus que d'habitude.

« Sauf les culs-de-jatte... Ça va de soi !

– Ce-c-c'est q-q-quoi un c-cul-d-d-de-ja-jatte ?

– J'ai posé la même question quand j'ai appris la chanson ! Ma sœur m'a expliqué que c'est les gens qui sont amputés des deux jambes.

– A-ah, j-j-je c-co-com-comprends... »

Naruto lui sourit, le cœur de Hinata fit un bond et elle rougit violemment en se souvenant qu'ils se tenaient toujours la main.

« Naruto !

– Yume-nee-chan ! »

Se laissant entraîner, Hinata découvrit la fameuse sœur. Une jeune fille plus âgée, brune aux yeux bruns, bien différente de Naruto. Étaient-ils vraiment de la même famille ?

Ils s'assirent au stand de ramen, Naruto faisant en sorte que Hinata se retrouve entre lui et Yume, de manière à ce que personne ne vienne l'embêter.

« Tu t'es fait une amie ? demanda Yume. Mais... Vous êtes blessés ! Naruto, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

– J'ai vu un groupe d'enfants qui me tournaient le dos, alors j'ai voulu voir... Ils la battaient !

– Quoi ?

– Ils donnaient des coups à Hinata. Je ne pouvais pas les laisser faire, alors je me suis battu, et je les ai fait partir ! J'ai proposé à Hinata de manger avec nous, ça te dérange pas, nee-chan ?

– Crétin ! Tu aurais dû appeler de l'aide, au lieu de foncer tout seul ! Ça aurait pu être bien pire !

– ... Désolé...

– Bon, c'est fait, c'est fait. Ça s'est bien fini, et heureusement. Hinata, c'est ça ?

– O-ou-oui...

– Tu as quel âge ?

– D-d-dix ans...

– Comme moi !

– Naruto, tais-toi un peu.

– Pff... Oui, chef !

– Hinata-chan, pourquoi t'ont-ils attaquée ?

– Parce-parce que j-je su-suis f-f-faible...

– Hein ? Mais qui t'a dit ça ?

– M-mon p-p-père...

– Ton... ? Oh le con !

– Hein ? sursauta Hinata, stupéfaite.

– Désolée, je me suis emportée... Mais c'est vrai, aucun parent ne devrait dire une telle chose à son enfant, c'est monstrueux !

– Mais... Il-il a rai-raison...

– Non ! Il a tort.

– M-mais j-je n-n-n-ne suis p-p-pas digne d-de re-représenter le cl-clan...

– Le clan ? Oh, tu es une Hyuuga ?

– Comment tu sais ça, nee-chan ?

– C'est Itachi-san qui m'a expliqué les caractéristiques des clans, la semaine dernière, tu sais, quand je l'ai rencontré.

– Ah oui, c'est vrai !

– Et j'ai entendu parler de l'héritière Hyuuga, et de sa réputation...

– Sa réputation ? répéta Naruto. À Hinata ?

– A-a-al-alors v-vo-vous sa-sa-savez...

– Vite fait. Assez pour me faire une première idée.

– J-je-je s-su-suis d-dé-dé-désolée...

– Pourquoi ?

– V-vo-votre f-f-frère est b-b-blessé p-par m-ma f-f-f-faute...

– Non. Toi ou quelqu'un d'autre, il aurait réagi pareil. Il fonce avant de réfléchir, ce n'est pas ta faute. »

Hinata hocha la tête, peu convaincue. Yume, voyant ça, réfléchit un instant aux mots à employer, avant de s'adresser à la petite fille :

« Hinata ?

– O-ou-oui ?

– Admettons que tu ne sois pas aussi forte que ton père voudrait que tu sois. Il n'a cependant pas à te dénigrer de la sorte. Tu as juste besoin d'un entraînement particulier, adapté à tes besoins. Chaque personne est différente, et peut-être que les techniques de combat de ton clan ne sont pas faites pour toi. C'est possible que tu te spécialises dans un autre domaine.

– V-v-vous cro-croy-croyez ?

– Et pourquoi pas ? Écoute-moi, Hinata-chan. »

Hinata releva la tête, regardant Yume dans les yeux, lui montrant par là qu'elle avait toute son attention.

« La force physique ne fait pas tout, même si, pour un ninja, c'est important de bien savoir se battre. Ne baisse pas les yeux ! Tu es timide et tu bégayes, d'accord. Ça arrive. Mais je pense que tu ne serais pas comme ça si ton père t'avait encouragée, au lieu de te dénigrer. Non mais franchement, aucun bon père ne dirait de telles horreurs à son gosse ! Le mien a déjà été dur avec moi, parce qu'il fallait que je m'améliore, mais jamais il ne m'a dit que j'étais faible. Or, je suis sûre d'être moins forte que toi, Hina-chan, parce que je suis une civile. Ce n'est pas pour autant que moi, simple civile, je suis faible, pas vrai ?

– Ça, c'est sûr ! Y'a pas plus flippant que Yume-nee-chan !

– Naruto...

– J'me tais ! J'me tais !

– Donc, Hinata-chan, plutôt que d'écouter ton vieux con de père, tu devrais essayer d'autres méthodes d'entraînement. Celles que tu connais déjà ne semblent pas fonctionner. Mais il y a plein de techniques de combat différentes. Naruto se forme aussi à devenir ninja, alors j'ai bossé le sujet pour l'aider au mieux. Je sais donc de quoi je parle. Il faut simplement que tu trouves la voie qui te correspond, Hinata-chan.

– La v-v-voie qui-qui m-me c-c-co-co-correspond ?

– C'est ça.

– M-mais j-j-je ne s-sais p-pas...

– Le contraire m'aurait étonnée ! Tu n'as que dix ans, Hina-chan, tu as le temps ! »

Hinata baissa les yeux et vit un bol de ramen se poser devant elle. Surprise, elle releva la tête.

« Mange, Hinata-chan, ça te fera du bien. Par contre, tu n'es pas obligée de suivre le même rythme que mon crétin de frère.

– Comment cha, crétin ?!

– On ne parle pas la bouche pleine ! Abruti ! »

Un bang se fit entendre lors de la rencontre entre le poing de la jeune fille et le crâne du blond. Charmante amitié.

« Aïe-euh !

– Heu...

– Oui, Hina-chan ?

– Tr-trois b-bo-bols... ?

– Ah, ça ? Naruto a toujours eu un appétit de géant.

– A-ah...

– Allez, mange pendant que c'est chaud ! Et ne t'inquiète pas du prix, je t'invite.

– M-m-mais...

– Ça me fait plaisir. Et puis, c'est plus sympa de manger ensemble, non ?

– M-me-mer-merci... »


Ainsi, les jours qui suivirent virent un étrange tableau se former. Plutôt que de se retrouver à devoir entraîner deux enfants après les cours de l'Académie, Itachi Uchiwa se retrouva avec trois élèves. Malgré sa timidité et son bégaiement, la petite Hinata avait réussi à demander à Yume s'il lui serait possible de s'entraîner avec Naruto.

Pas dupe pour un sou, Yume avait vite compris l'intérêt que portait la fillette à son petit frère. Attendrie, elle avait bien évidemment accepté, à condition que Hinata déjeune désormais le dimanche avec elle et Naruto à Ichiraku. Bien sûr, elle en profiterait pour manger son bol le plus vite possible, de manière à laisser les deux enfants ensemble. Pour une fois que quelqu'un autre qu'elle appréciait Naruto, elle n'allait pas ruiner ses chances !

Itachi avait dû répondre à la demande de Yume, et surtout, il avait vu en la situation de l'héritière Hyuuga un écho à sa propre situation : tous les regards et toutes les attentes étaient posés sur eux deux, les deux héritiers des deux plus puissants clans du village, ce qui faisait une énorme pression à supporter.

Il avait donc commencé à s'occuper des trois enfants, malgré les quelques réticences de Sasuke au début, qui avait l'impression de se faire voler son grand frère. Mais au bout de quelques jours, il s'était lié d'une franche amitié avec Naruto, qui avait toujours son sourire solaire placardé sur le visage, et toujours le mot pour rire ou pour dédramatiser une situation. Le fait qu'ils aient le même âge aida même à la naissance d'une nouvelle complicité entre eux, bien différente de celle des frères Uchiwa.

Hinata, elle, avait vu Itachi venir lui parler lorsque Sasuke et Naruto étaient occupés à se chamailler, s'amuser ou s'entraîner tous les deux.

Itachi s'était mis à la voir comme une petite sœur et à vouloir la protéger en tant que telle. Quand elle souriait en regardant Naruto, son doux visage semblait illuminé, et il se dit qu'il serait bien de la voir s'épanouir avec le blondinet, qu'il trouvait amusant et courageux à la fois, bien que très gamin la plupart du temps.

Il était évident que si Yume n'avait pas pris Naruto en charge, ce dernier aurait fait énormément de bêtises au village, et qu'il ne serait pas aussi discipliné qu'il l'était. Quoique, discipliné... Plutôt que discipliné, il était attentif sur ce qui l'intéressait, le reste, il avait du mal à accrocher, même s'il faisait des efforts. Efforts qui n'auraient pas existé s'il n'avait pas eu une autorité à laquelle se raccrocher.

Néanmoins, Naruto avait quand même beaucoup moins de mal avec la partie théorique des enseignements ninjas qu'au début, bien qu'il lui reste pas mal de lacunes, il progressait plus vite en pratique... Et comme Sasuke progressait au même rythme sur la théorie et la pratique, Itachi décida de mettre en entraînement Naruto et Hinata ensemble, pour plusieurs raisons.

D'abord, ils étaient complémentaires. En théorie, Hinata était très douée, et même plus que Sasuke. En pratique, c'était Naruto le plus fort des deux —Sasuke le dépassait. À l'inverse, en pratique, Hinata avait beaucoup de mal, tandis que Naruto peinait à expliquer et à concrétiser par des mots ce qu'il devait apprendre. Il fallait donc que chacun apporte ce qu'il manquait à l'autre.

Ensuite, étant tous deux isolés, de par leurs statuts respectifs, ça leur ferait du bien, d'autant que chacun appréciait sincèrement l'autre, sans aucune arrière-pensée.

Et enfin, les sentiments que Hinata portait à Naruto méritaient d'être retournés. Les rapprocher permettrait peut-être à une relation de voir le jour, dans un futur plus ou moins proche... Après tout, ils étaient encore jeunes.


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[1] NDA : Georges Brassens, bien sûr, qui d'autre ?

[2] NDA : les vraies paroles : « Le jour du Quatorze-Juillet, je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas », mais comme le 14 juillet n'existe pas dans l'univers de Naruto, je pouvais pas laisser les paroles comme ça...

[3] NDA : vraies paroles : « En n'écoutant pas le clairon qui sonne », mais comme il parle plus tôt de plusieurs bruits...

Et maintenant, les réponses aux reviews, même si je n'en ai reçu que deux, je ne désespère pas !

Kilkla : Bah, merci, tout simplement, j'espère que la suite continuera à te plaire ! J'ai déjà bien avancé, mais je n'hésite pas à modifier si nécessaire en cours de route, tout avis est bon à prendre ! Pour le coup du porte-monnaie... Perso, j'aime bien les grenouilles, mais de loin. Même si, si j'en vois une en mauvaise posture, je n'hésiterais pas à l'attraper pour la mettre en sécurité, mais bon, c'est un peu visqueux quand même...

Axelanderya : C'est du self-insert sans l'être, en fait. Je suis très directe (un peu trop, d'ailleurs), et on me le reproche souvent, j'ai tendance à trop dire ce que je pense. Peut-être que j'aurais vraiment agi ainsi, peut-être pas. C'est une fiction, ça se déroule dans un autre univers, et puis, j'améliore mon caractère, soyons honnêtes ! (J'espère juste éviter de faire une Mary-Sue, c'est ma hantise !) Pour le vouvoiement, disons que non, c'est pas dans le caractère de Naruto du manga, on est bien d'accord. Seulement, là, à ce moment-là, c'est le Naruto d'avant le manga, quand il n'a pas encore confiance en lui, et c'est comme ça que je l'ai imaginé. Peut-être que tu avais une image différente en tête, je suis désolée si ça ne t'a pas plu dans ce cas. Mais le chapitre est écrit, et je me souviens l'avoir relu des dizaines de fois, bien avant de me décider à publier l'histoire, et ça me convient comme ça. Mais j'apprécie ta franchise, mon écriture est loin d'être parfaite, et pour moi, tout avis constructif est bon à prendre (d'ailleurs, j'ai corrigé la partie sur Hinata et ai allongé le dialogue après ton commentaire, justement par souci de crédibilité, ton commentaire m'a été très utile, alors merci !)

Perso, j'aime ce que j'ai écrit, sinon, j'aurais rien publié. Mais et vous, qu'en pensez-vous, lecteurs, lectrices ? À vos claviers, le bouton juste en-dessous ne mord pas. Et je ne suis qu'une humaine, je ne peux donc pas vous faire de mal non plus.

... Reviews, please ?