Mot de l'auteur : Il est possible que j'aie laissé quelques incohérences dans le chapitre précédent. En fait en commençant à l'écrire, j'ai convenu avec moi-même qu'on allait faire comme s'ils étaient en septième année, avant d'oublier ce détail et de me rentrer bien profondément dans le crâne qu'Hermione était en sixième année. Nous excuserons donc ma mémoire de poisson rouge et reviendrons à mon premier choix, qui est de faire comme s'ils étaient à la fin de leur septième année, en précisant que : Snape n'est pas mort, la petite amie de Ron est toujours et perpétuellement sa main droite (Harry sort possiblement avec Ginny, vous pouvez imaginer ce que vous voulez, de toute façon c'est un Snamione donc on ne parlera pas d'eux, ils pourraient même faire du bondage au milieu d'un couloir avec une foule d'élèves autour d'eux que je n'en parlerai pas).
Bisous,
Lou'.
P.S. : Uuuuh. Je viens de finir d'écrire ce chapitre à 1h45. Je me lève à 4h30. Adieu. (vos reviews m'ont rendue enthousiaste et comme j'avais déjà commencé à écrire ce chapitre aujourd'hui, j'ai eu envie de le finir pour vous laisser de la lecture aujourd'hui, donc appréciez mon sacrifice et vénérez-moi)
17 juin 1997 – 11h
Bien décidée à trouver une solution au problème qui la taraudait et à clouer le bec de Snape, Hermione passa trois fois devant le mur du septième étage. En poussant la porte pour entrer dans la Salle sur Demande, elle constata, soulagée, que la pièce lui présentait ce qu'elle désirait y trouver : des montagnes et des montagnes de parchemins. Sur les côtés, immenses, des étagères contenant des livres par milliers semblaient lui tendre les bras. La jeune femme soupira de contentement.
Elle déposa son sac dans un coin, près de la porte, et y farfouilla pour en sortir un encrier et une plume, puis ferma les yeux, souhaitant qu'une table apparaisse, ce qui fut aussitôt fait. Satisfaite, Hermione déposa ses affaires sur le meuble et se dirigea vers les nombreux rayonnages, espérant y découvrir les ouvrages dont elle avait besoin pour son devoir. Ces derniers furent, évidemment, les premiers qu'elle aperçut sur les longues planches de bois. La Salle répondant à ses moindres désirs, elle eut la joie de réaliser, en se retournant, qu'une petite pile de parchemins siégeait déjà sur le pupitre. Ravie, elle s'assit et se mit immédiatement au travail.
17 juin 1997 – 13h
- Aaaah ! Enfin fini ! s'exclama la jolie brune en s'étirant, avant de refermer les livres qu'elle reposa à leur place initiale, respectueuse des cadeaux de la pièce.
Elle enfourna ensuite dans son sac le parchemin qu'elle venait d'enrouler sur lui-même, particulièrement fière de sa dissertation. Avec ça, elle ne pouvait obtenir qu'un Optimal, n'est-ce pas ? D'ailleurs, puisque personne d'autre n'allait rendre de devoir, elle était certaine d'obtenir la meilleure note de la classe. Ses lèvres esquissèrent un sourire dédaigneux. Harry, Ron et tous les autres prendraient probablement très cher. Il était évident qu'elle avait mal compris les propos du professeur de potions, quelques heures plus tôt.
Elle referma doucement la porte de la Salle sur Demande derrière elle et descendit aux cuisines, affamée. L'élève modèle avait encore une heure pour manger avant le cours de Sortilèges & Enchantements de Flitwick qui devait avoir lieu cet après-midi-là. Fort heureusement, l'enseignant nain ne leur avait demandé aucun devoir et elle s'en sentait réconfortée. Il était déjà suffisamment difficile de pondre un essai à Snape pour ne pas avoir en plus à s'acquitter de la même tâche en S&E.
Si elle ne s'était pas retenue, Hermione se serait sans doute mise à sautiller de jubilation dans les couloirs du château. Elle allait pouvoir se moquer de ses deux meilleurs amis pendant les prochains jours, lorsqu'ils s'apercevraient qu'ils avaient eu tort et que, forcément, elle avait eu raison. Oh, de la part de Ron, ça n'avait rien de très étonnant. En revanche, Harry avait été prévenu et il avait choisi d'ignorer son avertissement. Voilà qui lui servirait de leçon. Hermione Granger a toujours raison.
Néanmoins, lorsqu'elle posa un pied dans le cours de S&E et qu'elle se mit à chercher son devoir dans son sac pour le présenter aux garçons, force lui fut d'admettre qu'il avait tout bonnement disparu. Encore cette satanée magie ! Soudainement, la torture, la flagellation et le dépeçage lui parurent insuffisants comme punitions. Tout ceci était bien trop doux. Une petite voix dans son esprit lui disait qu'il était nécessaire d'ajouter l'énucléation et l'arrachage d'ongles et de dents à sa liste. Tout en Hermione lui criait de commettre son meurtre le plus lentement et le plus douloureusement possible. Jamais une telle haine, une telle fureur ne s'étaient emparées de la Gryffondor.
- Hermione ! lança Harry, à côté de Ron, au premier rang, l'attendant bien sagement. Tu as l'air soucieux ! Quelque chose ne va pas ?
Sa mine préoccupée rassura la jeune femme, qui fit « non » de la tête, avant de s'installer sur le même banc qu'eux. Elle n'écouta même pas le cours, trop frustrée qu'elle était par sa situation. Prête à rire ouvertement des deux boulets assis à côté d'elle, elle ne s'était pas méfiée et avait pris la présence du manuscrit dans son sac comme acquise. Il ne faut pourtant jamais se fier aux apparences. Comme Maugrey avait l'habitude de dire (avant de crever) : « VIGILANCE CONSTANTE ! ».
En sortant de la salle, elle ruminait toujours les mêmes pensées sombres ; meurtres et tortures en tout genre se bousculant en boucle dans sa tête, sans qu'elle ne sache comment elle allait bien pouvoir rendre ce fichu devoir. Toute cette histoire commençait à vraiment l'horripiler. Aussi, elle décida que les gens les plus simplets ont parfois les meilleures idées.
- Harry ? Ronald ? J'ai un conseil à vous demander.
Ses deux amis se figèrent, avant de la fixer d'un air perturbé. Hermione qui leur demandait un conseil ? Une première dans l'histoire de Poudlard, ça ! Un jour à marquer d'une croix blanche dans le calendrier ! Une douce musique aux oreilles de tous les benêts du monde entier : on venait de leur trouver un intérêt.
- Qu'est-ce qu'il y a ? l'interrogea le premier, étonné.
- Si, par le plus grand des hasards, tous les parchemins disparaissaient de Poudlard et que vous deviez quand même écrire une dissertation pour Snape, que feriez-vous ?
- J'irais voir Dumbledore pour lui dire que c'est injuste et Dumbledore parlerait à Snape, répliqua Ron.
- Et si Dumbledore se foutait pas mal de la merde dans laquelle tu es ? rétorqua son amie. Enfin, Ron ! On ne va pas déranger le directeur pour si peu ! Il a des choses plus importantes à faire !
- Comme quoi ? Manger des bonbons au citron ? Ou parler à son phénix et aux tableaux qui encombrent son bureau ? ironisa Harry. La guerre est finie, il n'a plus rien à faire à part se tourner les pouces en se parlant à lui-même !
- Bon, est-ce que vous avez l'intention de répondre à ma question ou pas ? riposta-t-elle, en se pinçant l'arête du nez, sentant le rouge lui monter aux joues.
- Ben… pourquoi t'écrirais pas sur ta main ? demanda le rouquin, en haussant les épaules comme si c'était une évidence.
- Et si Snape a exigé trois parchemins ? Ma main ne suffira jamais ! siffla Hermione, qui ne s'estimait franchement pas aidée par les deux compères.
- Et ben j'en sais rien, moi ! Débrouille-toi ! s'écria-t-il, vexé.
La jeune Gryffondor se renfrogna. Non, elle n'était vraiment pas aidée. Mais Ron lui avait peut-être offert une piste à creuser. Si tous les parchemins disparaissaient et que la même chose se produisait pour les vêtements sur lesquels elle tentait d'écrire, que lui restait-il ? Sa main, oui. Sa peau, pour aller plus loin dans le raisonnement de son ami. Son corps. Elle fronça les sourcils. Elle n'était pas certaine que ce qu'elle avait en tête soit autorisé par le règlement de l'école.
Soudain bousculée, elle se retourna vers l'importun pour lui cracher toute sa verve, épuisée par cette journée et les tentatives ratées qui s'amoncelaient. Les mots restèrent bloqués dans sa gorge, sa bouche ouverte sur des insultes silencieuses, lorsqu'elle réalisa qui était la personne qui l'avait poussée.
- Professeur Snape, le salua-t-elle prudemment pour la deuxième fois ce jour-là.
- Un souci, miss Granger ? s'enquit l'homme en noir, une lueur étrange dans le regard.
Hermione plissa les yeux. Il avait presque l'air de s'amuser. Est-ce qu'il se moquait d'elle ? Sérieusement ?
- Professeur, ce que vous m'avez dit plus tôt aujourd'hui…
- Que vous êtes la seule non dispensée de devoir ? Oui ?
La jeune femme grimaça. Ainsi donc, il ne s'était pas simplement agi d'une illusion auditive. Qu'est-ce qui pouvait bien clocher chez Snape, en ce jour d'été ? Pourquoi paraissait-il se régaler du calvaire qu'il lui infligeait ? Ah, non, question stupide. C'était Snape. C'était « normal », si on pouvait considérer que même le comportement du professeur de potions pouvait s'approcher d'une notion de « normalité ». Après tout, martyriser ses élèves était son passe-temps favori. Il avait juste jeté son dévolu sur une nouvelle victime : elle.
Elle secoua la tête et se ressaisit afin de lui poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Vous n'êtes pas sans savoir que toute trace du moindre parchemin a disparu de Poudlard, professeur. Aussi, vous serez forcé d'acquiescer au principe déclarant que la fin justifie les moyens, n'est-ce pas ? Et que si je vous rends mon devoir, peu importe la forme qu'il prendra, vous m'attribuerez la note que je mérite ?
Il sembla à Hermione que les yeux de son interlocuteur prenaient une teinte d'un noir plus sombre que ce qu'elle n'avait jamais vu auparavant.
- Faites ce que vous jugez bon de faire, miss Granger. Je vous demande seulement de me rendre votre devoir en temps et en heure, demain soir.
- Vous l'aurez, professeur. Vous l'aurez.
Les lèvres de la brune esquissèrent un demi-sourire discret et elle s'éloigna rapidement, se dirigeant à nouveau vers la Salle sur Demande.
RAR
mel27270 : Et voilà la suite ! J'ai fait rapidement, parce que quand je traîne trop, je ne finis jamais ce que j'écris. Et de rien, je pense que c'est la première fois qu'une lectrice me remercie d'écrire, c'est très gentil ! Je suis ravie d'écrire pour vous, vraiment !
Manon : Hahaha ! Je suis allée la relire après avoir reçu ta review et ça m'a fait bien rire, du coup. Contente que tu apprécies ma fainéantise et je-m'en-foutisme (tous mes lecteurs devraient prendre exemple sur toi). J'espère que la suite t'a convenu !
Kami Cam's : Uuuuuh. Je dois t'avouer qu'en lisant ta review, je me suis dit « Dans quoi je me suis lancée, putain ? » Donc je vais attendre ton avis avec beaucoup d'impatience et de terreur à chaque chapitre (bon, j'hyperbolise un peu ma réaction, mais tu as compris). En tout cas, merci ! Si j'ai pu faire dans l'originalité par rapport à tout ce que tu as déjà lu, je suis ravie !
KionaChalyn : La voilàààà ! Je prendrai sûrement un peu plus de temps pour écrire correctement le prochain chapitre, en revanche, histoire de ne pas bâcler le lemon héhé !
Le prochain chapitre sera probablement le dernier !
