Voila le chapitre 2 ! J'espère qu'il vous plaira autant et, esperons, plus que le premier =)

Merci à vous pour vos reviews, vos encouragements...

Chapitre 2.

- Merde! Grinça Lily entre ses dents, quand on pense au loup…

- Tiens, tiens, que faites vous donc là, Wallis et… Frail ?

- Snape… Pourriez vous m'aider s'il vous plait ? Elle habite à quelques pas d'ici… répondit-Lily en guise de préambule.

Il regarda Ellie et haussa un sourcil, puis il aida Lily à la porter jusque chez elle.

Lily entra avec Ellie et l'emmena jusqu'à sa chambre pendant que Severus attendait sur le pas de la porte. Elinore s'effondra sur le lit et s'endormit aussitôt. Lily l'installa plus confortablement et lui souhaita bonne nuit.

- Un bisous…, marmonna la concernée.

Lily la regarda d'un œil amusée et songea qu'elle était encore tombée sur un drôle de phénomène. Elle se pencha vers elle et posa un baiser sur son front, elle enleva une mèche qui barrait son front, comme une mère veillant sur son enfant… Elle prit sur elle-même et évita de songer à son fils, ayant peur de craquer ici, tout de suite.

Elle descendit l'escalier, sortit en prenant soin de verrouiller la porte d'entrée. Severus l'attendait. Lily se prépara mentalement à la conversation qui allait suivre.

- Je vais vous raccompagner chez vous, commença-t-il, les rues sont peu sures ici…

- Oh non, ne vous dérangez pas pour moi, vous avez déjà perdu du temps en m'aidant avec Elinore…

- J'insiste.

Ce qui, Lily le comprit, voulait dire « ne discutez pas mes décisions » , dans le langage codé de Severus Snape…

- Bon, puisque vous le souhaitez…

- Ils marchèrent quelques minutes sans échanger un seul mot puis Severus rompit cet étrange silence:

- C'est étrange, j'ai le sentiment de vous connaître, et pourtant votre nom m'est inconnu. Je suis pourtant sûr et certain que vous avez fait vos études à Poudlard dans les années 70...

- Je… c'est exact mais il y'a tellement d'élèves, nous ne pouvons pas tous nous connaître, dit-elle d'une voix mal assurée.

Ils étaient à présent arrivés chez elle et Lily lança à sa demeure un regard de reconnaissance.

- Je pense que vous me mentez Clarissa Wallis. Je sais que vous vous cachez sous une fausse identité. Mais croyez moi, un jour je saurais pourquoi, et qui se cache sous ce beau masque…

Elle resta de marbre. Il la fit pivoter, la plaqua contre la porte et ses yeux obscurs rencontrèrent le bleu de ses lentilles. Lily se concentra de toutes ses forces et dévoila des barrières mentales aussi solides que du béton armé. Severus fut surpris, elle était une très bonne occlumens… comprenant qu'il n'obtiendrait rien cette fois-ci, il rompit le contact avec son esprit.

- Qui vous a appris l'occlumencie ?

- On a tous nos secrets, fit-elle en faisant une moue coquine. Sur ce, bonne nuit.

Elle tira son trousseau de clés de son sac et introduisit la clé de l'appartement dans la serrure, la porte s'ouvrit et elle sentit une main puissante qui la retenait par le bras.

Surprise, elle se retourna et vit Severus qui s'approchait d'elle. Encore… ils étaient si prêt l'un de l'autre qu'il pouvait sentir son haleine fraîche venir lui chatouiller le visage.

Un instant, elle crut qu'il allait l'embrasser mais il se ravisât, paru se rendre compte de ce qu'il était en train de faire, il recula et s'évanouit dans la nuit en murmurant: bonne nuit…

…...

Severus Snape était à présent chez lui, installé confortablement dans un vieux fauteuil qu'il affectionnait, il pensait à cette femme qui le troublait tellement… mais pourquoi le faisait-elle donc autant penser à Lily…

Severus se servit un verre de whisky et se prit à rêver…elle avait vraiment de très jolies jambes…et sa voix…elle lui rappelait tant…elle devrait se colorer les cheveux en roux, les laisser pousser… elle devrait me laisser pénétrer chez elle…

- Raah ! Obsédé ! Se traita-t-il. Il posa son verre sur une table et pris sa tête dans ses mains. Il était brûlant. Il cogitait trop…

Il se redressa et alla choisir un livre sur les nombreuses étagères qui ornaient les murs de sa maison, puis après quelques minutes où il eu dut mal à se concentrer, revoyant toujours dans sa tête le spectacle de la jeune femme escaladant les marches de son perron, dandinant inconsciemment des fesses, se pencher en laissant apparaître la naissance de ses seins pour trouver ses clés dans son sac qui lui allait à ravir… il finit pourtant par arriver à ne voir que les mots imprimés sur les pages qui défilaient sous ses doigts, et il s'enfonça lentement dans sa lecture pour n'émerger que quelques heures plus tard…

…...

Albus Dumbledore était assis dans son fauteuil qui lui donnait parfois des airs de vieux monarques. Sa mine affichait un air profondément concentré, il semblait complétement absorbé par le train de pensées qui défilait dans sa tête.

Il se souvenait de ce fameux soir où il était revenu 16 ans en arrière…

- C'est bien moi qui ait été enterrée dans cette tombe ou repose James, ou mon nom est gravé sur la pierre froide…

Tout cela va vous paraître si surréaliste… Albus, lorsque je me suis réveillée, j'étais allongée au dessus du sol, dans le cimetière. Il faisait nuit noire… un homme se tenait devant moi…

Elle tourna la tête et vit la tombe ouverte, profanée. Un cercueil était encore enseveli. Juste à coté se dressait une sépulture, une plaque de marbre blanc sur laquelle on pouvait lire JAMES POTTER - LILY POTTER avec leurs dates en dessous de chacun d'eux.

Une larme roula sur sa joue. Une seule. En mémoire de son amour perdu. James… mort. Mais pourquoi n'était-elle plus avec lui ? Elle devait y retourner…

- Pourquoi… murmura-t-elle, la voix cassée..

- Tu es très puissante, ma jolie… Tu as encore tellement de chose à réaliser… Je ne pouvais pas laisser mourir un spécimens pareil ! Les rituels des Anciens sont vraiment très utiles… Et ses imbéciles qui croient qu'on ne peut pas ressusciter un mort…Tu es vraiment ma plus belle réussite, d'habitude il leur manque une chose, où ils deviennent débile, mais toi tu es… intacte !

- James…. James…

- Oh cet idiot ? Bon, je reconnaît qu'il était lui aussi très puissant, mais franchement, il ne m'aurait servit à rien, et rien ne vaut le plaisir d'une compagnie aussi charmante dit-il en la détaillant d'un regard brillant de désir.

Lily détourna la tête et n'eut même pas la force de pleurer… elle aurait voulu se suicider… elle était maintenant entre les mains d'un homme qui lui semblait fou…

- Et puis ensuite, toutes ses années où j'ai du vivre avec cet être qui me retenait prisonnière… malgré moi j'avoue m'être attachée à lui et avoir tissé des liens avec cet être…

Lorsque j'ai appris que Voldemort était de retour, j'ai cherché par tous les moyens à m'enfuir de chez lui. Plusieurs fois j'ai failli réussir mais… il m'a arrête à temps. Et j'ai du subir sa fureur. Et puis un jour, il est tombé malade, j'ai du le soigner, m'occuper de lui, il pensait qu'il m'intéressait sincèrement mais j'ai… j'ai trompé son cœur pour arriver à mes fins.

Elle posa délicatement un linge mouillé sur son front pour faire baisser sa température, il prit sa main et la serra, lui rappelant qu'il n'était pas prêt de partir… Elle lui lança un sourire. Faux-cul, pensa-t-elle. Puis elle sortir de la pièce en lui disant ses deux mots « je reviens ». Il la regarda sortir. Lily se précipita dans la chambre qu'elle utilisait parfois, quand elle n'était pas obligée de dormir avec l'autre, et elle vérifia que toutes ses affaires étaient prêtes. Au cas ou le transplanage ne marcherait pas, elle avait prévu un portoloin… Pourvu que ça marche se dit-elle. Elle sortit de la chambre avec son sac contenant toutes ses affaires, réduit grâce à un simple reducto qu'elle avait pu jeter en sortant de la zone délimitée qui l'empêchait de faire de la magie. Elle s'apprêtait à descendre les marches de l'escalier que, grâce à dieu, elle pouvait atteindre sans qu'il la voit passer devant sa chambre. Puis elle entendit le bruit de chaussures qui craquent sur le vieux plancher.

- Qu'Est-ce que tu fais ? Tu comptais t'en aller ? Profiter du fait que je sois malade… décidément, vous êtes bien trop naïf, vous les sorciers, tu es A MOI, A MOI, entends-tu ? Jamais tu ne quitteras cette maison, jamais dit-il en insistant bien sur les dernières syllabes.

- Dois-je rappeler que vous-même êtes un sorcier ? Ah non c'est vrai, vous vous prenez pour un cas à part, au dessus de tout le monde. Et bien j'ai le plaisir de pouvoir enfin vous dire ce simple mot: ADIEU.

Et elle dévala les escaliers à toute allure, elle l'entendit la suivre avec quelques difficultés. Il jurait et prit du retard sur elle en vérifiant toutes les marches d'escaliers à mesure qu'il les descendait. Lily ouvrit la porte de la maison, la claqua à toute volée. Il était juste derrière elle et reçut comiquement la porte en plein visage, il alla s'écraser par terre mais sa volonté était telle qu'il se releva presque aussitôt.

Lily courait, courait, elle n'avait presque plus de souffle et sa respiration était saccadée, violente, mais elle ne voulait pas échouer alors qu'elle était si prête du but.

Soudain elle le sentit tout prêt derrière elle, cette course lui prenait beaucoup d'effort mais il ne voulait pas la laisser partir. Il prit son élan, rassembla toute ses forces et se jeta sur elle. Ils tombèrent tous les deux dans l'herbe mouillée. Elle essaya de se dégager mais il lui tint les poignets. Elle prit sa tête et l'embrassa. Heureux, il répondit à son baiser quand il sentit qu'elle le mordait. Il hurla de douleur et la lâcha. Elle en profita pour se dégager de lui et se releva.

Juste à coté se tenait un bucher ou des piles de bois étaient empilées. Lily prit une palette, elle comptait s'en servir comme une arme s'il tentait à nouveau de s'approcher d'elle. Il se releva, il saignait de la bouche et était en piteuse état, sa maladie n'arrangeant rien. Lily lui lança un regard de défi.

- Si tu approches…

Il ne l'écouta pas et s'élança sur elle.

- Lily… arggh

Lily, en le voyant s'approcher, avait mis sa menace à exécution. Elle comptait juste l'assommer pour qu'il la lâche, qu'elle puisse s'enfuir… Mais quand elle abattit la palette sur son crâne, elle vit le sang gicler sur elle et s'écouler sur son vieux visage. Elle aperçu alors les clous qu'elle n'avait pas vu auparavant, les clous qui ornaient la palette…

Elle recula, choquée par ce qu'elle venait de faire. Ses genoux s'étaient dérobés sous lui et il la regardait d'un air empli de colère et de tristesse. Il s'effondra sur le dos et elle s'accroupit à ses cotés, sachant qu'à présent il ne pourrait plus rien contre elle…

- Désolée, murmura-t-elle…

Elle posa sa main sur sa poitrine et écouta son cœur cesser de battre. Elle ferma ses paupières et se releva, elle ne versa pas de larmes, il n'y eut aucun cri. Elle partit sans se retourner et, à quelques kilomètres de là, elle put sentir qu'elle quittait cette bulle dans laquelle la magie lui était prohibée.

Sa voix se brisa.

- Croyez moi, si j'avais pu je serais revenue avant… Mais à cette période ma volonté s'est décuplée, Je ne pouvais pas supporter que Voldemort soit de nouveau là, en chair et en os, pouvant un jour ou l'autre toucher mon fils, s'en prendre à sa vie une nouvelle fois…

- Lily, Harry a subit beaucoup d'épreuves et vécut beaucoup d'aventures mais… nous nous sommes assurés que sa vie ne soit jamais atteinte…

- Nous ?

Albus avait surtout songé à Severus en disant cela, mais il savait que ce secret ne devait pas être révélé…

- Je ne suis pas le seule qui tienne à la vie d'Harry, vous savez…

Lily, je suppose que vous comprenez qu'il serait risqué qu'il sache…

- Je le sais, dit Lily avec une pointe de tristesse. J'aimerais quand même pouvoir le voir de temps en temps, même si je ne pourrai pas lui dire.. Combien je l'aime.

- Il le sait, votre sacrifice était à l'image de vos sentiments.

Il s'approcha d'elle et releva sa tête en touchant délicatement son menton. Il lui adressa un sourire et la prit dans ses bras, comme il l'aurait fait pour réconforter la fille qu'il n'avait jamais eu. Elle se laissa aller dans ses bras, la tête enfouie dans la masse de cheveux du vieil homme. Il tapota doucement son dos en signe de réconfort puis ils se séparèrent, Lily fit quelques pas et reprit d'une voix douce:

- Albus, je veux que vous soyez certain… que vous ne croyiez pas à une imposture, il y'a un moyen de prouver mon retour…Tout ceci… n'est pas un cauchemar ou… ou même un rêve. Expecto Patronum ! Elle leva sa baguette et du bout de celle-ci surgit un mince filet argenté qui se transforma en une magnifique biche. Albus la regarda, ému car il pensait au patronus que pouvait créer Severus, exactement identique à celui-ci. La biche le regarda un instant, intriguée, et alla s'enfuir par la fenêtre, sauter par-dessus les nuages et conquérir la lune.

La biche, reine du Cerf, innocente que tu es, tu as de la chance de n'être qu'un rêve… Oh James… Harry… pensât-elle

Son regard se voila et elle le leva vers Albus qui lui transmit un regard empli de confiance et de certitude. Elle quitta le bureau sans un bruit, ils ne s'adressèrent pas un mot, bouleversés par tant d'émotions.

Albus cessa de remuer ses souvenirs, qu'il n'avait pas mis dans son illustre pensine, pour une fois, lorsqu'il entendit une voix le ramener sur terre.

- Albus ! Albus !

- C'était la voix dure - mais qui conservait cependant une certaine douceur - du professeur McGonagall qui prononçait son nom. Albus posa son regard sur ses lèvres qu'il voyait remuer. Il les fixa d'un air gourmand.

Minerva rougit sous ce regard qu'elle aimait tant voir, même s'il était rare…

- Hmm que disiez vous ma chère ?

- Albus je m'assurait que tout allait bien, vous avez l'air tellement préoccupé ces temps-ci…

- Ces préoccupations ne sont que les divagations d'un vieil homme, dit-il en l'observant derrière ses lunettes en demi-lune qu'il abandonna l'instant d'après. Minerva avait les cheveux à demi détachés, seulement retenus lâchement au niveau de la nuque par un peigne surmonté d'une véritable émeraude. Elle a toujours aimé cette couleur qui symbolise pourtant la maison Serpentard se dit-il, mais elle lui va si bien… Peut être a-t-elle aimée un Serpentard naguère, et porte t-elle cette couleur en son souvenir, pensa-t-il.

- Vous êtes très jolie ce soir, Minerva, quelque chose de prévu ?

- Non dit-elle, en abandonnant son air sévère qu'elle instant, elle rougit sous le compliment et détourna son regard.

- Ah Minerva, toutes ces années passées à vous occuper à Poudlard.. Ces vieux murs ne vous oublieront pas.

- Mais il en est de même pour vous ! Et même bien au-delà…

- Oh mais j'ai assez vécu, j'ai vu à peu prêt toutes les choses qui m'intéressaient dans ce monde…

- Oh Albus ne parlez pas ainsi, pas comme si, comme si vous alliez nous quitter…

- Je n'ai pas l'intention de partir, pas encore en tout cas. Albus lui adressa un sourire rassurant.