Salut tout le monde ! Comment ça va ? Moi ? oui, ça va très bien, merci de poser la question, vous êtes fort aimable !
Voici le chapitre 1 du Goût du Sang ! Si vous n'avez pas lu le chapitre un, honte à vous ! Allez le lire immédiatement !
Merci à tous ceux qui ont laissé une review au prologue, je vous fait un gros bisous sur la fesse gauche !
Les youtubers qui apparaissent dans cette fic ne m'appartiennent pas, je ne fais que les utiliser honteusement ! Et si jamais cette fic gêne l'un ou l'autre des protagonistes, qu'il me le fasse savoir et je m'engage à la supprimer !
Voilà, j'ai fini mon blabla ! :3
Chapitre 1
Antoine se figea, les yeux écarquillés. Le camion s'était arrêté au bout de quelques mètres et le conducteur était sorti. Les passants s'attroupaient, l'air horrifié. Quelqu'un était entrain d'appeler la police.
Au milieu de toute cette agitation, Antoine restait immobile. Il fixait, sous le choc, les deux corps inertes étendus au milieu de la route. Une mare écarlate s'agrandissait rapidement sous les deux cadavres.
Il n'arrivait pas à y croire. Deux de ses meilleurs amis venaient de mourir sous ses yeux. Morts. Mathieu et Victor étaient morts et il avait leurs cadavres juste sous les yeux. Il se retint de vomir. Il se sentait mal. La tête lui tournait. Il aurait voulu s'enfuir, mais son corps refusait de lui obéir. Ses jambes restaient vissées au sol et son regard restait fixé sur les corps de ses amis.
Il entendit un bruit de sirène. La police arrivait.
Antoine parvint à faire un pas en direction de ses amis, puis réussit à s'approcher plus. Il se fraya un chemin au milieu des témoins qui s'agglutinaient autour du lieu de l'accident. Il tomba à genoux sous l'horreur de la scène.
Victor était étendu sur le ventre, le bras tordu dans un angle improbable, un flot de sang s'écoulant d'un entaille à l'arrière de son crâne. Mathieu, lui, était allongé sur le dos, le corps brisé, tordu. Quelques gouttes de sang s'écoulaient d'entre ses lèvres pâles.
Antoine sentit les sanglots monter et les larmes lui piquer la gorge. Tout était de sa faute. Il avait traversé sans faire attention, les yeux rivés sur la pizzeria, et les deux autres l'avaient suivi, sans prendre plus garde à la route que lui. Et le camion que était arrivé.
Une main se posa sur son épaule, le faisant sursauter. Il tourna la tête. C'était le conducteur du camion.
« Mon... Monsieur... ? Vous... Vous étiez avec eux... ? Demanda l'homme d'une voix faible.
- Vous les avez tués.
- Je... Je suis désolé... !
- Taisez vous. Vous n'êtes qu'un meurtrier. C'est vous qui auriez dû mourir ! »
Antoine s'était relevé brusquement et faisait passer par son regard toute la haine qu'il ressentait pour cette homme qui avait tué ses amis. Il voulait le frapper, lui faire du mal, mais il se sentait faible et incapable du moindre effort. Alors au lieu de ça, il tomba à genoux une nouvelle fois et fondit en larmes.
…...
Un souffle. Une voix. Une lamentation. Comme si toute la tristesse du monde était contenue dans une seule créature.
« … J'ai froid. »
Puis une autre voix. Moqueuse, riant cette fois.
« T'es con ! Tu ne ressent pas le froid !
- Je te dis que j'ai froid ! Cet endroit me donne froid ! Tout est gris, tout est mort, ça me déprime... C'est pire que Shéol...
- Tu dis ça depuis des lustres mais t'es toujours pas mort ! Et rien n'est plus dépriment que Shéol.
- Tu connais beaucoup de gens qui sont mort à force de se plaindre ?
- Non, et heureusement ! »
Puis le silence. Les deux êtres attendaient. Au bout d'une période qui aurait aussi bien pu être une minute qu'une année entière, la première créature reprit la parole.
« J'ai froid.
- Tu l'as déjà dis il y a cinq minutes.
- Pas du tout, c'était il y a trois jours !
- Tu as des problèmes de perception du temps, mon gars !
- Je t'assure que ça fais trois jours que je n'ai pas ouvert la bouche ! »
Les deux êtres se regardèrent pendant quelques instants, ou quelques heures, selon la perception de l'un ou de l'autre.
« C'est cet endroit, dit le premier. On est resté trop longtemps.
- Ca fait que trois jours, répliqua le second.
- Non, quatre mois ! »
- Raaah ! Je laisse tomber, on ne sera jamais d'accord ! »
Un silence.
« Tu pense qu'on devrait rentrer à Shéol ? On est restés suffisamment longtemps, tu ne crois pas ?
- Tu veux dire qu'on aurait vécu ses trois jours/quatre mois pour rien ?
- Ecoute, rien n'est venu, et on commence à subir les effets de cette dimension. On devrait rentrer chez nous...
- … Je suis tout de même déçu... Je pensais qu'on en verrait au moins un ! Histoire que l'un de nous puisse s'enfuir... »
Un soupir.
« Je m'ennuierais sans toi... dis la première voix.
- Pas autant que moi... Marmonna l'autre. Etre seul sur Terre reviendrais au même qu'être à deux à Shéol.
- Ouais, on reste ensemble, hein ?
- Oui, t'en fais pas ! Allez, on rentre ?
- … OK. »
Au moment où les deux êtres s'apprêtaient à disparaître, deux faibles lumières apparurent. La première créature s'arrêta brusquement et retint son compagnon.
« Il y en a deux qui viennent d'arriver, mec !
- Sérieux ? Enfin ! On a failli les rater ! »
Ils se précipitèrent vers les deux lueurs, les entourant pour leur bloquer tout échappatoire.
« Enfin ! S'écria la seconde voix. On va enfin pouvoir quitter Shéol définitivement !
- Alors, petites âmes, où sont cachés vos corps ? Demanda la deuxième voix de façon rhétorique en saisissant les deux lumières dans ses mains.
Il y eu un petit silence, pendant lequel les deux êtres demeurèrent immobiles, puis celle qui tenait les âmes rouvrit les yeux.
« Je les ai trouvés ! Ils sont... en mouvement ?
- Des cadavres en mouvement ? T'as respiré un gaz pas net ?
- Non, je t'assure ! Ils doivent être dans une voiture, ou un truc du genre...
- Ils vont être chiants à retrouver, dans ce cas !
- On ferait mieux d'y aller... »
Celui qui tenait les deux âmes les relâcha et elles s'évanouir immédiatement. L'un des êtres marmonna un « R.I.P. », puis, après avoir échangé un regard indéchiffrable, ils disparurent à leur tour.
…...
Il faisait nuit. Quelques nuages parsemaient le ciel nocturne. Une demi lune diffusait une faible lumière sur le toit de l'hôpital médico-légal de Paris. Il n'y avait personne dans la rue. A l'intérieur de la morgue, il n'y avait presque personne. Il n'y avait que peu de risque qu'un macchabée décide de se faire la malle.
C'était l'état d'esprit des gardiens de nuit de l'établissement, et c'est pourquoi personne n'entendit deux cellules mortuaires s'ouvrir presque simultanément, leurs occupants bien trop agités pour des cadavres décédés. Le premier corps s'assit, l'air ensommeillé et se frotta les yeux. L'autre s'étira en baillant bruyamment. Le premier ex-cadavre était un jeune homme de petite taille, aux cheveux châtains et aux yeux bleus. L'autre était plus grand, un peu plus jeune et avait des cheveux bruns sombres et ébouriffés.
Le plus petit s'enveloppa dans le linceul en frissonnant.
« J'ai froid... » marmonna-t-il d'une voix rauque.
L'autre éclata de rire et se leva, enroulant le drap mortuaire autour de son corps.
« Le contraire m'aurais étonné ! Inquiété, même ! Mais ça veut dire que tu vas bien ! … Tu vas bien ?
- Je crois... Je peux bouger tous mes membres, et j'ai accès à tous les souvenirs principaux de mon corps.
- C'est le plus important ! On bouge ?
- Il faut qu'on trouve des vêtements.
- Ouais, ça peut être utile ! Tu peux regarder dans le placard ? »
Le plus grand s'exécuta et sortit des vêtements du placard susnommé. Ils s'habillèrent rapidement puis se tournèrent l'un vers l'autre pour se dévisager. Le plus grand sourit.
« Alors, mon chou, comment tu t'appelle ?
- Mathieu Sommet, apparemment ! Et toi ? A qui ai-je l'honneur ?
- Victor ! Victor Bonnefoy ! Enchanté ! »
Ils se sourirent et Victor demanda :
« T'as faim ? »
Voilà (viola), ce premier chapitre est à présent terminé, j'espère qu'il vous a plus !
N'hésitez pas à laisser une review, ça me fait toujours super plaisir !
Je vous fais de gros bisous ! A bientôt !
Rain ;D
