Bonjour à tous !

Voici donc le nouveau chapitre de ma Drastoria ! Je suis infiniment désolée pour ce retard mais j'ai eu une formation plus une évaluation au travail et j'ai carrément préféré me focaliser sur ça plutôt que sur ma fanfiction. Maintenant que je suis en vacances je me suis focalisée sur cette suite et la voilà, toute prête ! J'espère qu'elle vous plaira autant que le premier chapitre. Je n'ai pas l'habitude des Drastoria mais j'essaie de faire en sorte que cette fanfiction soit réaliste ^^

Dans ce chapitre, donc, nos amis ont de très gros problèmes de communication xD

Bonne lecture et on se retrouve en bas ! ;)

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Drago Malefoy avait passé le reste de la semaine à l'infirmerie. Après analyse, il s'était avéré que le jeune homme s'était fracturé les orteils à force de les taper contre les lavabos. L'infirmière l'avait donc gardé les jours suivants, attendant que les os se réparent.

Nombre de Serpentards étaient venus le voir. Pas par amitié mais pour montrer au jeune homme qu'ils étaient digne d'attention. De nombreuses filles lui avaient ramené ses devoirs dans l'espoir d'avoir ses faveurs. Elles avaient, chacune d'elles, voulu rester près de lui et plaider leur cause mais le blond les avait froidement congédiées.

La seule fille, mis à part Pansy, qu'il n'avait pas renvoyé avait été Astoria Greengrass. Elle était venue, une seule et unique fois, le lendemain de l'accident. Le jeune homme alternait entre conscience et inconscience. Il s'ennuyait fermement, Pansy et Blaise ne passeraient qu'en fin de soirée et si une de ces greluches se pointait encore dans cette infirmerie, il était certain qu'il la tuerait.

Alors qu'il avait les yeux fermés, il entendit la porte de l'infirmerie s'ouvrir. Il soupira intérieurement. Non, il ne voulait pas voir ces idiotes ! Il voulait être tranquille, se reposer ! Etait-ce trop demander ?

Il était décidé à ne pas ouvrir les yeux, peut-être qu'elle serait découragée et s'en irait. Mais il entendit la personne s'asseoir dans le fauteuil près du lit. Il sentit alors quelque chose de doux et chaud effleurer son visage. Une main. Il ne pu s'empêcher de froncer les sourcils face à ce toucher impromptu. Personne n'avait jamais osé le toucher, sous peine de perdre sa main. Qui osait ?

Il entendit un petit rire et une voix féminine s'élever.

_ Je me doutais bien que tu ne dormais pas vraiment.

Astoria Greengrass. Evidemment, elle était venue se vanter, lui rappeler à quel point il avait eu besoin d'elle. Il rouvrit les yeux et la fusilla du regard.

_ Qu'est-ce que tu fous là, Greengrass ?

Elle afficha une fausse moue vexée.

_ Drôle de façon de montrer ta reconnaissance à la personne qui t'a aidé…

_ Je n'ai pas eu besoin de toi ! cracha le blond. J'aurais bien réussi à me débrouiller seul !

_ Oui. Ou tu aurais pourri dans les toilettes de Mimi Geignarde. Personne n'y va jamais de toute façon. Personne n'aurait eu l'idée de t'y trouver là-bas.

Le blond fronça les sourcils.

_ Et comment tu as su que j'étais là, d'abord ?

Le visage d'Astoria redevint sérieux.

_ Je comptais aller voir le professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Il y avait une chose ou deux que je n'avais pas compris dans le devoir qu'il nous a donné donc j'avais besoin de son aide. Je t'ai entendu gémir au moment où j'allais frapper.

_ Et tu es venue… souffla-t-il. Pourquoi ?

Il l'avait demandé brusquemment. Mais on pouvait lire dans ses yeux un réel questionnement.

_ Si c'est pour que je t'accorde de l'attention, reprit le blond, tu peux toujours courir.

Astoria fronça les sourcils.

_ Je me fiche de recevoir de l'attention de ta personne, Malefoy. Je l'ai fais parce que j'en avais envie. Eh oui, il existe dans ce monde des gens qui s'occupent des autres sans rien demander en retour.

_ Menteuse ! Les gens finissent toujours par vouloir quelque chose en retour. Tu n'y échapperas pas.

_ Et tu ne peux pas simplement me dire merci ?

Le blond la regarda avec dédain et un sourire moqueur aux lèvres.

_ Tu crois vraiment que je vais te remercier ? Tu débloques vraiment, Greengrass.

_ Tu n'es vraiment qu'un abruti ! Tu te plains d'être seul mais les gens ne veulent même pas te fréquenter ! Tu es bête et méchant.

_ Ce compliment me va droit au coeur, Greengrass.

La jeune femme se releva brutalement et le fusilla du regard.

_ J'étais venue voir comment tu allais parce que je m'inquiétais pour toi. Mais finalement, tu peux aller au Diable !

La jeune femme s'éloigna d'une démarche furieuse avant d'ouvrir brutalement la porte et de la claquer derrière elle. Drago ne pu s'empêcher de sourire. Ça lui faisait vraiment plaisir de voir une demoiselle qui ne se pâmait pas devant lui et qui se souciait de lui alors qu'elle ne l'aimait pas. C'était une sensation… étrange.

La jeune fille ne revint pas le voir et Drago, sans savoir pourquoi, en fut déçu. En réalité, mis à part Blaise et Pansy, c'était la seule personne qu'il aurait supporté voir pendant sa convalescence à l'infirmerie. Il adorait l'énerver, voir ses petites joues devenir rouges sous la colère, la petite ride se former entre ses sourcils tandis qu'elle les fronçait, cette petite veine au niveau de sa tempe qui palpitait de rage. Oui, ça l'amusait fortement.

Lorsque le jeune homme ressortit de l'infirmerie, plus aucune greluche de Serpentard n'était venu lui rendre visite pendant le reste de son séjour à l'infirmerie, à son grand soulagement. Il en avait marre de se coltiner toutes les grognasses de Serpentard qui ne lui montraient de l'intérêt uniquement pour se retrouver dans son lit. Oh, bien sûr, maintenant qu'il était sortit de l'infirmerie, il recommencerait à sauter toutes les filles désireuses d'être sautées par lui, c'était certain. Mais il avait souhaité profiter de son séjour chez les malades pour se reposer et profiter du calme.

Il retrouva ses deux meilleurs amis dans la salle commune des Serpentards et Pansy se jeta à son cou.

_ Drago ! Tu es sorti, enfin ! Comment tu vas ?

Le blond grimaça et s'installa dans un fauteuil.

_ Ça va Pansy. Je ne souffre plus.

_ Mais qu'est-ce qui t'es arrivé pour te casser le pied de cette façon ?

Le blond hésita avant de répondre. Il ne pouvait décemment pas dire qu'il avait eu une véritable crise de nerfs dans les toilettes de Mimi Geignarde, toilettes de filles qui plus est, l'ayant poussé à shooter dans des lavabos. Non, il allait passer pour un véritable faible. Il haussa les épaules.

_ On m'a énervé et je ne voulais pas taper sur cette personne. Alors j'ai shooté dans le mur à la place.

Blaise le regarda étrangement. Malheureusement pour le blond, le métis savait lire en son meilleur ami. Et il avait très bien comprit qu'il mentait. Il n'ajouta rien mais il devrait parler au blond plus tard.

Pansy hocha la tête, de l'admiration dans le regard.

_ Tu as bien fais de te contenir. Ça aurait été ridicule de te retrouver en retenu à cause d'un abruti. C'était Greengrass ?

Le blond se figea imperceptiblement. Mais pas assez discrètement pour l'oeil du métis. Il regarda la brune en tentant de paraître neutre.

_ Quoi Greengrass ?

_ C'est elle qui t'a énervé ?

_ Pourquoi m'aurait-elle énervé ?

_ Il y a des rumeurs qui disent vous avoir vu ensemble. Je sais que tu hais les moldus, les Sang-de-Bourbes et les traîtres à leur sang. Si elle est venue te parler, je comprends que tu te sois énervé. Que voulait-elle ? Que tu la sautes, elle aussi ?

Pansy ricana et elle ne vit pas le blond serrer les poings. Il ne comprenait pas pourquoi il n'aimait pas que Pansy parle ainsi d'elle. Pourtant, Greengrass était une fille, donc une potentielle traînée qui aurait probablement été ravie d'être sautée par le blond. Mais elle l'avait aidée. Elle était venue à son aide et ne l'avait pas jugé. Oui, c'était probablement pour ça qu'il n'aimait pas qu'on l'insulte. Par Merlin, Greengrass était une traître à son sang ! Elle méritait qu'on l'insulte ! Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? Blaise n'avait pas perdu une seconde de la réflexion du blond.

_ Non, ce n'était pas Greengrass. Elle m'a trouvé et m'a conduit jusqu'à l'infirmerie.

Pansy fronça les sourcils.

_ Ne me dis pas que tu l'as laissée te toucher… Je sais que le Seigneur des Ténèbres est mort, que l'on doit faire profil bas mais ce n'est pas une raison pour toucher ou fricoter avec les traîtres et les Sangs Impurs.

Draco fronça le sourcils et se leva d'un bond, une veine cognant dans sa tempe.

_ Je ne fricotais pas avec elle ! Et que voulais-tu que je fasse ? Me traîner moi-même jusqu'à l'infirmerie ? Sous le regard des autres ? On me déteste, Pans'. Personne ne serait venu à mon aide.

_ Tu sais que plein de jeunes filles de Serpentard seraient heureuses de te venir en aide.

_ Pour ensuite être harcelé jusqu'à ce que j'accepte de leur accorder la moindre attention ? Non merci. Je préfère me faire aider par une traître à son sang qui, elle, ne m'a rien demandé en retour.

_ Tu m'étonnes. Elle devait savoir qu'elle n'aurait rien de la part d'un Sang Pur qui se respecte.

Drago grommela un « ouais » mais n'ajouta rien du tout. Pansy n'y tint pas rigueur. Elle savait que, parfois, le blond n'était tout simplement pas loquace. Mais Blaise continuait de le dévisager. Quelque chose n'allait pas chez son ami. Il devait trouver quoi.


Astoria avait passé les jours suivants fâchée contre le blond. Que ce soit en cours, dans sa salle commune, son dortoir ou avec ses amis, la jeune fille avait été d'une humeur exécrable.

_ En quoi ce que Malefoy t'a dit peut te blesser ? Tu sais comment il est. Ce n'est qu'un petit con prétentieux et méchant. Tu l'as aidé, tu as fais ta bonne action. Pourquoi es-tu retournée le voir, d'ailleurs ?

La brunette regarda Maddy qui venait de parler. Elle avait raison, elle n'aurait jamais dû retourner voir Malefoy. Elle l'avait aidé et cela aurait dû s'arrêter ainsi. Mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Il avait semblé tellement mal que cela l'avait hanté. Elle avait eu besoin d'aller voir comment il allait, d'être rassurée. Mais, visiblement, il avait été très en forme au point d'en être blessant et méchant. Et elle regrettait d'être allée le voir.

Elle haussa les épaules.

_ J'étais inquiète et je voulais m'assurer qu'il allait bien.

Enora poussa un gros soupir.

_ Astoria, tu es vraiment trop gentille. Tu t'inquiètes de personnes qui ne le méritent même pas et ensuite, tu es malheureuse parce que ces personnes sont méchantes avec toi. Tu dois apprendre à te moquer du sort de certaines personnes et à te préserver toi.

Astoria baissa les yeux.

_ Je sais mais je ne peux pas m'en empêcher. C'est en moi, c'est comme ça. Je suis obligée de tendre la main à ceux qui en ont besoin.

_ Mais Malefoy ne le mérite pas ! s'exclama Enora. Ce n'est qu'un petit con qui va jouer avec toi et te faire du mal.

La jeune Serpentard fronça les sourcils, réfléchissant.

_ Moi je pense qu'il en a besoin. Il a besoin de quelqu'un pour l'aider et lui montrer le bon chemin. Quelqu'un qui n'est pas mauvais ni un enfant de mangemort.

Ses deux amies soupirèrent.

_ Ta bonté finira par te perdre, Astoria. Quelqu'un finira par te faire du mal.

La jeune femme haussa les épaules, têtue.

_ Bon, dit Enora en regardant Maddy. On va devoir aller en cours de Sortilèges.

Maddy acquiesça et les deux jeunes filles saluèrent leur amie avant de tourner les talons. Astoria soupira et se rendit dans la bibliothèque. Elle avait besoin de faire ses devoirs et elle savait qu'en se rendant dans la salle commune, elle tomberait sur Malefoy et ses idiots de copains. Elle n'en avait pas envie.

Elle débarqua dans la bibliothèque, se chercha une table tranquille et sortit toutes ses affaires pour commencer à faire tranquillement ses devoirs. Tranquillement mais plus pour longtemps.


Drago avait rejoint son dortoir, dortoir qu'il partageait avec Blaise, Goyle et un autre Serpentard. Il s'était allongé sur son lit, lit qui lui avait vraiment manqué et réfléchissait.

Greengrass ne voudrait probablement plus lui adresser la parole vu comme il l'avait énervée la dernière fois et cette pensée le chagrina un peu. À part Pansy, Greengrass était la seule fille dont il appréciait la présence, peut-être parce qu'elle n'était pas comme les autres, justement. Il ne pensait même pas au fait qu'elle était une traître à son sang. Avant, cette pensée aurait pu le dégoûter. Avant la guerre. Mais à présent, tout avait changé. Les gens avaient changé d'opinion sur lui et le haïssaient. La seule qui ne le haïssait pas pour le mangemort et fils de mangemort qu'il avait été, c'était elle. Elle le détestait parce qu'il avait été un petit con avec elle.

Il poussa un soupir, réfléchir lui donnait vraiment trop mal à la tête. Il sursauta brutalement lorsque la porte s'ouvrit. Il grogna. Ne pouvait-il jamais être tranquille ? Il tourna le regard vers la porte et fusilla Blaise du regard qui venait de rentrer et qui arborait un petit sourire que Drago n'appréciait pas du tout.

_ Qu'est-ce que tu veux, Zabini ?

_ Te parler.

_ Pourquoi ? On s'est vu y a même pas dix minutes.

_ Oui mais je voulais te parler sans Pansy. Votre Seigneurie Drago Malefoy accepterait-il d'écouter le noble roturier que je suis ?

Blaise avait prit un ton pompeux et afficha un sourire moqueur tandis que Drago lui balançait un oreiller à la figure, le regard assassin. Blaise réceptionna l'oreiller après qu'il lui ai atterrit sur la figure, hilare.

Drago ne riait pas du tout, lui. Il fusillait toujours son ami du regard et ne prit même pas la peine de s'asseoir correctement. Il resta avachit sur le lit, la jambe droite posée sur son genou gauche relevé.

_ Je t'écoute. Fais vite.

Blaise reprit son sérieux et s'installa sur le lit, près du blond. Il le fixa un moment avant de commencer à parler.

_ J'ai remarqué ta réaction. Lorsque Pansy insultait Astoria Greengrass. Qu'est-ce qu'il y a entre vous ?

_ Rien ! Il n'y a rien du tout entre Greengrass et moi !

_ Drago, je suis ton meilleur ami. Tu sais bien que je ne te jugerai pas. Je ne l'ai jamais fais après tant d'années d'amitié. Et Pansy n'est pas là, tu n'as pas à mentir. J'ai vu que ces insultes ne te faisaient pas plaisir. Pourquoi ?

_ Parce que Greengrass m'a aidé alors qu'elle n'y était pas obligée. Et je ne trouve pas très sympa le fait d'agir ainsi avec elle après ça.

Blaise lui lança un regard, signifiant qu'il n'était pas dupe.

_ Évidemment. Tu es connu pour être un homme de coeur et redevable à une personne qui a la gentillesse de t'aider.

Drago le fusilla du regard.

_ Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

_ Elle te plaît, Greengrass ?

Drago se figea, ne sachant pas quoi répondre. Greengrass ? Lui plaire ? C'était impossible. Il ne pouvait pas être intéressé par une traître à son sang, ça ferait de lui un traître aussi. Et il en était hors de question. Il ne pouvait pas faire cela à sa famille, son père le renierait et sa mère… ça lui briserait le coeur. Et pourtant… Elle était la seule fille qu'il laissait approcher. Sa présence ne le dérangeait pas, il avait même été déçu qu'elle ne revienne pas le voir durant sa convalescence à l'infirmerie.

Il fronça les sourcils.

_ Tu dis n'importe quoi, Zabini. Cette fille ne me plaît pas du tout.

_ Bien sûr. Tu ne vois pas d'inconvénients à ce qu'un autre homme tente sa chance dans ce cas.

Le blond serra les poings.

_ Qu'est-ce que tu veux dire ?

_ Ce que je veux dire, c'est qu'Astoria est belle. L'une des plus belles filles de l'école. Les garçons la regardent.

_ Tu mens ! Pourquoi la regarderaient-ils ? Ce n'est qu'une traîtresse !

Blaise haussa les épaules.

_ Tout le monde n'est pas comme toi, Drago. Certaines personnes se moquent totalement de son sang ou de ses convictions. Ce qu'ils voient c'est une jolie jeune femme que pas mal de garçons aimeraient avoir dans leur lit.

Drago se leva brusquemment, une veine cognant violemment dans sa tempe.

_ Personne ne la mettra dans son lit ! Personne ne la touchera !

Il sortit alors brusquement de la chambre, sous le regard amusé de Blaise.

Le jeune Serpentard quitta la Salle Commune ainsi que les cachots comme un fou. Une fois encore, la colère avait prit le dessus. Blaise n'était qu'un connard ! Comment osait-il dire que des garçons de cette école rêvaient de se taper Greengrass ? Et qui d'abord ? Qu'il aille leur mettre son poing dans leur sale tronche ! Personne n'avait le droit de l'approcher ou de la toucher. Personne sauf lui !

Alors qu'il se dirigeait d'un pas furieux vers les toilettes de Mimi Geignarde, il se stoppa soudainement. Il ne pouvait pas aller s'isoler là-bas. Il devait retrouver Astoria, s'assurer qu'elle était seule et que personne ne lui tournait autour.

Il ne savait pas d'où venait cette soudaine jalousie mais tout ce qu'il souhaitait, c'était que l'attention d'Astoria ne soit tournée que vers lui. Il avait l'intention de retourner tout le château pour la retrouver. Il savait d'abord qu'elle n'était ni dans la salle commune ni dans son dortoir. Il l'aurait vue. Peut-être était-elle en cours… Mais où ?

Il zonait dans les couloirs, ne sachant pas où aller, jusqu'à ce qu'il arrive devant la bibliothèque. Il s'arrêta un instant, pour réfléchir et haussa les épaules. Il n'avait rien à perdre à aller voir là-bas… Il prit donc le chemin de l'antre de Mrs Pince et entra, tel un Prince, s'attirant le regard mauvais de la Bibliothécaire. Le jeune homme déambula dans la bibliothèque à la recherche d'une jolie tête brune qu'il finit par trouver, au fond près d'une fenêtre.

Un sourire victorieux apparut sur ses lèvres et il se dirigea d'un bon pas dans sa direction avant de se laisser tomber sur une chaise en face d'elle.

La jeune femme leva les yeux en entendant quelqu'un s'asseoir lourdement et bruyamment en face d'elle. Lorsqu'elle vit de qui il s'agissait, elle leva les yeux au ciel et retourna dans son travail. Voyant qu'elle ne réagissait pas à sa présence, le blond fit exprès de faire du bruit et de se racler la gorge. Cela énerva tellement Astoria qu'elle poussa un gros soupir de frustration avant de planter ses yeux verts, énervés dans le regard gris et amusé de Drago.

_ Tu vas arrêter de faire du bruit, oui ?

_ Oh, pardon. Tu travaillais ?

Le blond avait une forte envie de rigoler et Astoria avait une forte envie de le gifler. Elle se redressa et croisa les bras.

_ Qu'est-ce que tu veux ?

_ Je m'ennuie.

_ Donc tu t'ennuie et tu viens me voir. Tu m'as prise pour un bouche-trou ?

Il haussa les épaules.

_ Un peu.

Il perdit son sourire amusé lorsqu'il vit son regard blessé.

_ Va te faire voir, Malefoy !

Elle se leva et alla se perdre dans les rayonnages de la bibliothèque. Le blond fronça les sourcils. Pourquoi avait-elle semblé blessée par ses propos ? C'était pour rire qu'il disait ça. Bien sûr qu'elle n'était pas son bouche-trou, il avait simplement voulu s'assurer qu'aucun homme ne lui tournait autour. Et aussi parce qu'il aimait sa présence. Mais il ne pouvait pas le lui dire.

Il se leva et la suivit dans les rayons. Elle était en train de consulter des livres dans le rayon Sortilèges et faisait glisser ses doigts fins le long des reliures. Il se planta près d'elle et elle sentit sa présence car elle se tendit immédiatement.

_ Quoi ?

Elle ne s'était pas retournée pour lui parler et son ton avait été froid. Il n'aimait pas ça.

_ Qu'est-ce qu'il y a ?

Elle se tourna vers lui, l'air en colère.

_ Tu es sérieux, là ? Je t'aide, je te conduis à l'infirmerie, je veille sur toi et tu ne prends pas la peine de me remercier. Là, tu me traites de bouche-trou et tu oses me demander ce que j'ai ?! Va-t-en, Malefoy ! Tu m'énerves, je ne veux plus te voir. Je pensais que tu valais le coup qu'on te tende la main. Mais maintenant, j'en doute fortement.

Cela blessa le blond. Ce ne furent pas ses paroles en elles-mêmes qui blessèrent le jeune homme mais le fait d'avoir blessé la jeune femme alors qu'elle souhaitait lui tendre la main. Il parla d'un ton qu'il voulait ferme.

_ Je n'ai pas besoin qu'on me tende la main.

Astoria ne fut pas dupe et le regarda tristement avant de poser la main sur la joue du blond. Il ferma les yeux à son contact. D'habitude, il n'aimait pas qu'on le touche mais elle, son toucher lui procurait des petits frissons bien agréables.

_ On a tous besoin de quelqu'un dans sa vie, Drago. Et tu n'échappes pas à la règle. Laisse-moi être cette personne… Ou quelqu'un d'autre.

Elle savait comment elle était perçue et un homme comme Drago serait sûrement rebuté à l'idée d'être aidé par une traître à son sang.

_ Je ne suis pas un homme facile, Astoria. Tu ne tiendras pas une semaine à m'aider.

_ Laisse-moi essayer.

Le jeune homme la regarda attentivement. Ses beaux yeux verts, ses longs cheveux noirs, sa peau pâle, ses lèvres fines et roses. Il sentit son coeur battre rapidement dans sa poitrine. Après tout, c'était une excellente façon de la garder près de lui, d'empêcher quiconque de s'approcher d'elle. Il hocha la tête en soupirant et un sourire apparut sur les jolies lèvres de la brune. Il se sentait mieux à la voir sourire. Elle lui attrapa doucement la main, la pressa et la relâcha.

_ Merci.

Ce fut l'unique mot qu'elle murmura avant de retourner s'asseoir avec un gros grimoire. Le blond la regarda s'éloigner, le coeur battant et un sourire victorieux. Personne ne s'approcherait d'elle.

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Et voilà pour ce chapitre !

J'espère que ça vous a plus, que mes personnages sont toujours autant crédible et que vous appréciez la relation naissante entre les deux (même si elle est compliquée). Comme vous l'avez deviné, il vont déjà apprendre à s'apprécier avant que la véritable histoire ne commence, ah ah ah ^^

N'hésitez pas à me laissez des petites reviews pour me dire ce que vous en avez pensé, vous attentes, vos espoirs, vos pensées par rapport à la suite et je vous dis à la semaine prochaine ^^

Prenez soin de vous et bonne soirée =)