Titre : Confused
Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)
Disclaimer : Supernatural appartient à ses créateurs.
Pairing : Destiel
Note : spoils s8. Fic pas joyeuse.
Sam dut empêcher Dean de se suicider au moins trois fois.
- Cas ne s'arrêtera jamais.
- Je ne veux pas que tu meures !
- Tu seras mieux sans moi.
- Je ne serai jamais mieux sans toi ! J'ai besoin de toi Dean !
Dean était brisé. Cas avait bien fait son travail. Sam ne pouvait pas laisser son frère seul, pas même dix secondes. Il allait mal. Trop mal. Sam l'entendait pleurer même si Dean lui tournait le dos. Et Dean n'arrêtait pas de lui dire de partir, de lui dire qu'il n'en valait pas la peine. Que des gens mourraient à cause de lui, tout le temps.
Sam ne savait plus quoi faire.
- Dean, on doit arrêter Cas.
- Le seul moyen c'est que je…
- Non. Il y a forcément un autre moyen Dean, forcément.
- De toute façon ce ne serait pas une grosse perte.
Sam prit son frère dans ses bras.
- Je ne supporte pas que tu dises ça Dean. Je ne veux pas te perdre. Je préfère encore mourir.
- Non Sam, tu dois vivre, être heureux.
- Comment veux-tu que je sois heureux sans toi ?
- Tu l'as été quand j'étais au Purgatoire.
- C'était un bonheur fictif, ça n'a même pas duré. Si tu meurs, ce sera comme me tuer Dean.
Et les voilà les deux idiots, à se serrer l'un contre l'autre, à bien vouloir mourir mais à ne pas accepter que l'autre se sacrifie. A être incapable de vivre seul. Perdu dans leur co-dépendance.
- Je t'ai abandonné et tu veux quand même que je reste en vie.
- T'étais manipulé Dean.
- Et au fait comment tu m'as retrouvé ?
Dean se recula, mettant fin à l'étreinte pour regarder Sam.
- J'ai suivi le GPS de ton portable. En fait je te suis depuis un moment. Je suis toujours dans la chambre de motel à côté de la tienne et tu n'as rien remarqué. J'ai essayé de chercher ce qui était arrivé à Cas en même temps, mais j'ai rien trouvé. Je voulais aussi venir te parler et puis j'avais peur que tu me dises de partir ou que tu fasses la bêtise de couper ton portable… Alors j'ai décidé d'attendre. J'ai peut-être trop attendu.
- Je voulais t'appeler mais… Je me disais que t'avais sûrement pas envie de me voir, ni de me parler avec ce que j'avais fait… Et Cas qui tuait à cause de moi…
Ils avaient été stupides, ils auraient dû se parler plus tôt, les choses n'auraient pas dégénéré à ce point, mais Cas avait réussi à les embrouiller, à isoler Dean. Les choses ne seraient jamais allées aussi loin si les deux frères avaient été soudés comme ils pouvaient l'être.
- Et maintenant c'est trop tard.
- Ce n'est pas trop tard Dean, on va trouver une solution. Tu m'as dit que pendant un instant tu avais vu Cas, c'est qu'il est toujours là, quelque part, il faut juste trouver le moyen de le faire revenir.
Le moyen de le faire revenir. D'accord. Mais lequel ?
xxx
Rage et abattement se mêlaient dans sa tête. En plus des mots. Tu crois compter pour Dean, mais il t'abandonnerait à la première difficulté. Il te trahirait s'il pouvait sauver sa peau.
Dire que Cas l'avait défendu au début. Dire qu'il avait dit que Dean n'était pas comme ça, que Dean ne ferait pas ça, jamais. Qu'il était une bonne personne. Dire que Cas avait cru en Dean, plus qu'en n'importe qui d'autre.
Et Dean l'avait juste abandonné et trahi, exactement comme il lui avait dit.
Cas aurait voulu libérer toute sa Grâce et tout détruire autour de lui, faire payer Dean. C'est ta faute tout ça Dean, regarde ce que tu as fait.
Mais Cas ne le fit pas. Il avait trop de rage, trop de tristesse, trop d'amertume, même tout détruire ne l'intéressait plus. Tuer n'était pas si amusant. Il n'y avait rien d'amusant, sans Dean.
Cas regrettait d'avoir agi aussi vite, il aurait dû rester avec lui et continuer à le manipuler, continuer à voir Dean s'agenouiller et faire tout ce qu'il désirait. Il aurait dû le frapper, le frapper, le frapper et faire de Dean celui qui s'excuse.
Il se voyait déjà revenir, se mettre à pleurer, dire « pardon j'ai changé Dean ». Et lui planter un couteau dans le dos à la première occasion (comme Dean avait essayé de le faire) et voir les yeux de Dean devenir tellement triste, tellement détruit. Rire de le sentir mourir sous ses doigts. Et ensuite ? Et ensuite ? Il ne savait pas.
Quand Dean serait mort, qu'est ce qu'il ferait ? Il tournerait en rond, ou bien il mettrait un terme à tout ça en s'empalant sur une lame d'ange.
Et puis ça c'était une bonne idée, provoquer Dean jusqu'à ce qu'ils s'entretuent, ça faisait tragédie, ils se regarderaient tous les deux et se verraient mourir et il y aurait toute cette souffrance en Dean, ce serait génial.
S'entretuer…
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Dean et Sam attendaient la catastrophe que Cas avait promise à Dean. « Tu vas me le payer ». Mais Cas semblait plutôt calme, et avait cessé de semer des cadavres. Cela ne rassurait pas vraiment Dean, il avait peur que Cas soit entrain de préparer quelque chose de terrible. Et il n'avait aucune idée de comment ramener Cas, son Cas. Qui pouvait être terrible, mais qui avait toute cette gentillesse en lui, toute cette grandeur. Cas qui pensait aux autres avant de penser à lui-même.
Il lui manquait ce Cas là, ses maladresses, sa douceur, son regard tout triste, son vrai sourire. Il manquait à Dean ce Cas là, bien plus que de raison.
Dean était perdu dans ses pensés et s'entendit à peine parler à son frère :
- Tu crois que ça marche le baiser qui transforme le crapaud en prince ?
Sam leva un sourcil et à la façon dont son frère le regardait Dean comprit qu'il venait de dire un truc bizarre.
- Quoi ? Qu'est ce que j'ai dis ?
Sam eut un fin sourire et Dean repensa à ses paroles. Puis bafouilla :
- Je ne dis pas que… Je ne… J'ai dis ça comme ça hein.
Ses pommettes devenant rouge, il cacha son visage dans son bras.
- Raaaaaaaah. Je voulais pas dire ça.
- Tu peux toujours essayer, on ne sait jamais. Lui dit Sam même pas moqueur.
- T'es sérieux là ? Je vais embrasser Cas et pouf il va redevenir Cas.
- Et bien…
Dean poussa un soupir tellement gêné que Sam ne put s'empêcher de rire.
- Arrête ça Sam.
- Je n'ai rien dit moi.
Dean resta silencieux quelques minutes, se reperdant dans ses pensés, puis fini par dire :
- Okay, j'essaierai, mais vraiment en dernier recours !
Sam ne fit aucun commentaire, mais son air malicieux parlait pour lui.
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Cas finit par recommencer à tuer et Sam et Dean prirent la route pour suivre sa trace. Les meurtres ne s'arrêtaient pas, devenaient de pire en pire et Dean… Dean détestait voir ça, penser que c'était Cas le détruisait, penser que c'était à cause de lui n'arrangeait rien.
Parfois il priait. Il priait Cas. Le suppliait d'arrêter.
- Cas tu n'es pas quelqu'un qui aime faire souffrir. S'il te plait arrête. Viens me tuer moi si c'est moi le problème.
Mais Cas ne répondait jamais. Ne venait jamais. Et les meurtres continuaient.
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Peine, colère. La voix de Dean qui l'appelait. Sale hypocrite. Cas tuait, il tuait comme s'il cherchait à tuer sa propre rage, sa propre tristesse. Comme s'il cherchait à faire taire la voix de Dean une bonne fois pour toute.
Et en même temps, sa voix il aimait bien l'entendre, parce qu'il y entendait la souffrance de Dean. C'est bien Dean. Souffre. Souffre.
Souffre comme j'ai souffert toutes les fois où tu m'as tourné le dos, souffre comme j'ai souffert quand tu m'as abandonné encore et encore et encore et encore.
Souffre comme j'ai souffert quand tu as essayé de me poignarder.
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C'est Dean qui eut l'idée. Et il mit dix plombes à convaincre Sam que c'était la meilleure solution.
- Je préfère le baiser.
- Si ça marche, je te promets de l'embrasser puisque tu le veux tellement, mais Sam il faudrait encore qu'il vienne, qu'il se laisse attraper.
- Et si ça ne marche pas ?
- Alors fais moi tes adieux tout de suite.
Sam fit la gueule.
- Non.
- Sammy… Cas est là, à l'intérieur de lui. Cas ne veut pas vraiment que je meurs non ? Je crois… C'est l'impression que j'ai eue à ce moment là, comme s'il hésitait. Quand j'allais appuyer sur la détente, il a crié pour m'arrêter. C'était un vrai cri, il avait vraiment peur que je meurs tout à coup.
- Et si tu te trompes ?
- Si je me trompe, au moins Cas sera satisfait et arrêtera peut-être son massacre.
- Dean…
- Sam on n'a pas le choix alors prie pour que ça fonctionne !
Dean était déterminé, Sam n'avait pas envie. Il y avait trop de risques, trop de chances qu'il perde Dean, et il ne pouvait pas perdre Dean.
- Non Dean. C'est hors de question.
Ils allaient devoir trouver une autre solution, ou au moins une solution avec une porte de sortie. Alors Dean eut l'idée :
- Si ça ne marche pas mais qu'il y a un moyen de me ramener ça te rassurera ?
Sam fronça les sourcils :
- Sam !
- Oui, oui ça me rassurerait.
- Bon. Alors j'ai une autre idée.
C'était la même idée, avec une porte de sortie. C'était une idée de merde, Sam la détestait, mais ils n'avaient sûrement pas d'autres choix.
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Il y eut comme un immense silence avant que Sam ne l'appelle. C'était plus un cri qu'un appel, de la colère et de la peine. De l'abattement.
- Cas vient tout de suite, Dean est mort, il s'est suicidé et c'est ta faute, tu es content ? Viens que je te tue aussi !
Et Sam ne mentait pas. Parce que Cas ne l'entendait plus. Dean.
Il apparu immédiatement face à Sam et tourna la tête. Dean était sur le lit, du moins son corps était sur le lit et il était vraiment mort. Son âme était là et Dean était entrain de parler à la faucheuse.
Cas aurait dû se réjouir. Il avait gagné, il avait eu exactement ce qu'il voulait. Sam était là et le regardait avec rage, les larmes qui coulaient partout. Dean était mort, c'était bon, il aurait dût applaudir, rire, s'amuser de ça. Mais Cas ne pouvait pas se réjouir, Dean allait partir avec la faucheuse et Cas eut mal. Il ne rit pas.
A la place il couru vers Dean, enfin vers le corps de Dean, appuya ses mains sur lui et utilisa toute la Grâce dont il avait besoin pour que l'âme de Dean réintègre son corps, pour qu'il soit vivant.
Sam le laissa faire, soulagé. Dean finit par rouvrir les yeux bel et bien vivant et Cas le serra dans ses bras.
- Si tu meurs tu dois attendre que je sois là pauvre abruti, essaya-t-il de se rattraper.
- C'est ça Cas. J'ai juste fait ce que tu m'as dit…
Cas le serra plus fort :
- Non.
- Tu voulais que je me suicide je te rappelle.
- Pas comme ça.
- Alors comment ?
- J'en sais rien, la ferme Dean.
- Tu veux que je meure oui ou non Cas ?
- La ferme…
- Oui ou non ?
- Tais toi arrête.
- Oui ou non ? Insista Dean.
- NON. NON JE NE VEUX PAS.
Dean se recula de son étreinte et comme il l'avait promis à Sam il embrassa Cas.
Cas aurait dû le repousser, mais Cas tremblait et Cas avait des larmes qui coulaient de ses yeux. Les anges ne pleuraient pas pourtant, enfin c'est ce qu'il croyait. Il répondit au baiser. Il embrassa Dean encore et encore. Pour s'assurer qu'il était bien vivant, pour être sûr qu'il était bien là.
Dean va t'abandonner, Dean va te trahir.
Cas repoussa Dean de toutes ses forces. Regarda autour de lui comme si Dean allait essayer de profiter de sa faiblesse pour le poignarder, ou bien laisser à Sam le temps de le faire. Mais Sam n'avait pas bougé, Dean n'avait aucune arme dans ses mains.
- Tu… Tu… Tu… ne vas pas me tuer ?
- Je ne vais pas te tuer Cas. Je te le jure.
- Tu ne sais même pas ce que c'est qu'une promesse.
- Je te le jure Cas. Je ne vais pas te tuer.
- Alors pourquoi tu m'embrasses ? Si ce n'est pas pour profiter de ce moment pour me tuer ? Ou pour que Sam me tue ? Ou pour vous débarrasser de moi.
- On ne va pas te faire de mal.
Cas tremblait de plus en plus, Cas n'allait pas bien. Il posa ses mains sur sa tête.
Dean est un menteur, Dean est juste bon à t'abandonner encore et encore et encore.
Dean posa ses mains sur celles de Cas, doucement.
- Je t'embrasse parce que j'en ai envie Cas. Et toi ?
Cas – Dean va t'abandonner – regarda Dean – tu ne peux pas compter sur lui – ses yeux verts étaient – il va te trahir – sincères ?
- Tu as envie de m'embrasser ? Vraiment ?
- Oui et toi ?
Cas posa sa bouche sur celle de Dean. Les mots crièrent plus fort, et plus ils criaient plus Cas embrassait Dean, se cramponnant à lui.
Dean ne l'abandonnerait pas, Dean ne le trahirait pas, Dean ne l'embrassait pas pour le tuer.
Dean va te trahir.
Non.
Cas l'embrassa, l'embrassa, l'embrassa. Et Dean ne fit que lui répondre, ne fit que s'accrocher à lui. Et personne ne lui planta de lame dans le dos.
Dean se recula :
- Eh ! Mec laisse moi respirer deux secondes là.
Mais Cas ne le laissa pas respirer, il l'embrassa encore. Il le poussa sur le lit où Dean se trouvait, lui monta dessus et l'embrassa. Dean ne le repoussa même pas. Sam toussa :
- Hm je vais vous laissez là maintenant d'accord ?
Personne ne lui répondit, Sam s'éloigna.
Les mains de Dean remontèrent sur les hanches de Cas, sous son trench-coat et Cas se recula comme un animal effrayé. Sa lame d'ange était là.
Dean baissa les bras.
Ca cognait dans la tête de Cas. Dean va te trahir. Tu ne peux pas compter sur lui.
Cas regarda Dean.
- Ne me touche pas.
- Okay Cas… Comme tu veux.
Cas recommença à l'embrasser, maintenant les bras de Dean sur le lit. Pour être sûr qu'il ne bouge pas. Dean le laissa faire, même quand Cas embrassa sa joue, son oreille, son cou. Cas était maladroit, pas très sûr de lui, ça se sentait que c'était la première fois qu'il faisait un truc pareil, mais ça n'empêchait pas que c'était complètement et totalement agréable.
Les mots hurlaient dans la tête de Cas, le film se rejouait et Cas pouvait les voir les images. Dean va t'abandonner.
Dean l'abandonnant.
Encore et encore et encore et encore et encore et encore…
Mais Cas embrassait le cou de Dean quand même. Puis à nouveau sa bouche. Il finit par se reculer, regarda les yeux de Dean, ses joues et sa bouche rouge :
- Si je te lâche… Est-ce que tu vas essayer de me tuer ?
Dean fit non de la tête, respirant fort, récupérant son oxygène.
- Comment est-ce que je peux te croire ?
- Tu ne peux pas Cas…
Cas appuya sa bouche contre celle de Dean. Et demanda :
- Qu'est ce qu'il va se passer maintenant ?
- Qu'est ce que tu veux qu'il se passe ?
- Est-ce que tu vas m'abandonner ensuite ?
Dean releva la tête et embrassa Cas.
- Je n'ai pas envie de t'abandonner. Ni maintenant. Ni ensuite.
- Comment je peux te croire ? Redemanda Cas.
- Tu ne peux pas, répéta Dean. Comme moi…
- Quoi comme toi ?
- Est-ce que tu vas aller recommencer à tuer après m'avoir embrassé ?
- Je…
- Est-ce que tu vas continuer à faire souffrir des innocents pour essayer de me blesser ?
Cas détourna les yeux.
- Non.
- Comment est-ce que je peux te croire ?
Cas lâcha les bras de Dean :
- Tu ne peux pas.
Ils recommencèrent à s'embrasser. Cas, les doigts tremblants et hésitants passant sous les vêtements de Dean, le laissant venir passer ses mains sur ses hanches. Oubliant sa lame d'ange. Oubliant tout. Repoussant les mots, les images. Repoussant tout le mal.
Maintenant, il n'y avait que Dean. Dean l'embrassant et le caressant, Dean entrain d'essayer de lui retirer son trench-coat, Dean et sa peau sous ses doigts, la chemise et le tee-shirt de Dean qu'il lui enlève, Dean qui respire trop fort quand il embrasse son cou, quand il passe ses mains sur lui. Dean. Dean. Dean. Il était bien là et il ne s'enfuyait pas, il ne l'abandonnait pas. Ils s'embrassaient, se touchaient, sans savoir s'ils pouvaient croire l'autre mais sans pouvoir s'arrêter de poser leurs lèvres et leurs mains sur l'autre.
Comme s'ils cherchaient à se réparer, comme s'ils cherchaient à se retrouver. Les mains de Dean se posaient sur lui comme s'il façonnait son corps, comme si par ses caresses il essayait d'enlever tout le mal, faire revenir l'ancien Cas, et l'ancien Cas était bien là tellement fou de Dean, tellement prêt à tout pour lui.
Et Cas touchait Dean, il le touchait avec tendresse, il le touchait du bout des doigts avec tellement de maladresse et d'hésitations, mais c'étaient des vraies gestes, c'étaient des vrais sentiments, c'étaient des excuses, oh Dean pardonne moi, pardonne moi, pardonne moi. C'étaient des questionnements, mais qu'est ce que j'ai fais ? C'était aussi une reconstruction, de lui-même, de Dean, c'était dire dans toutes ses caresses, dans tous ses baisers : tu es une bonne personne Dean.
xxx
Dean s'était endormi contre Cas, tenant son bras comme si Cas allait s'envoler. Quand il ouvrit les yeux et que Cas était toujours là, il dit :
- T'es pas parti.
- Non.
- Tu vas pas partir ?
- Non.
Dean sourit. Cas posa ses doigts sur son sourire :
- Tu ne m'as pas tué. Murmura-t-il.
- Non.
- Tu ne comptes pas me tuer ?
- Pas si je peux l'éviter Cas. Mais si tu repars et que tu tues à nouveau… Je serai peut-être obligé.
Le visage de Cas se crispa, il posa ses deux mains sur son visage.
- Qu'est ce que j'ai fait Dean ? Qu'est ce que j'ai fait ? Ces gens… Ces gens… Ils n'avaient rien fait…
- Cas…
- J'ai fais tellement de mal… Et à toi aussi Dean… Peut-être qu'en fait tu devrais vraiment me tuer, je mérite de mourir.
- Cas…
Cas repoussa Dean et se recroquevilla sur lui-même :
- Je ne mérite pas de vivre. Pas après ce que j'ai fais…
Dean s'approcha de lui et l'entoura de ses bras :
- Tu n'étais pas toi-même.
- Bien sûr que si. J'étais moi-même. Je me souviens de tout avec précision. J'avais vraiment envie de te faire du mal, j'avais vraiment envie de tuer ces gens… De torturer… Dean… Je suis horrible.
Dean embrassa son crâne :
- Ce n'était pas vraiment toi, c'était…
- C'était moi, Dean. C'était moi… Je…
- Il t'est arrivé un truc.
- Oui mais j'ai quand même fait souffrir des dizaines de personnes, Dean à cause de moi tu es mort…
- Mais tu m'as ramené Cas.
Cas tremblait sous ses bras et Dean ne savait pas comment le rassurer. Cas avait raison, il avait vraiment fait du mal à des humains, et il avait vraiment blessé Dean. Et pourtant… Dean n'arrivait pas à lui en vouloir. Il n'était pas lui-même. Il était un autre Cas. Il n'était pas son Cas. Pas ce Cas là qui se souciait tellement des autres.
- Cas je ne t'en veux pas.
- Dean je ne suis bon qu'à faire du mal… Ce n'est pas la première fois.
- Non et moi non plus.
- Non Dean, tu es quelqu'un de bien.
- Ah oui Cas ? Et tous ces gens qui sont morts à cause de moi, tu les oublies ?
Cas attrapa Dean, plantant ses doigts dans son dos :
- Dean ce n'est pas vrai, tu fais tellement de bonnes choses. Tu n'es pas mauvais. Je n'aurais pas dû te dire toutes ces choses. Oh Dean, je suis désolé.
- Tu disais vrai.
- Non ! Pas du tout.
Dean embrassa l'épaule de Cas.
- Je crois bien que si Cas. C'est pour ça d'ailleurs que ça fonctionnait aussi bien, parce que c'était la vérité.
- Non Dean. C'était des mensonges. Je disais ça parce que je savais que toi tu le pensais, je savais ce qui te ferait mal ! Mais ce n'était pas vrai, tout était faux. Tu es quelqu'un de bien, ton frère t'aime et pleins d'autres personnes vivent aujourd'hui grâce à toi. Tu ne te rends pas compte Dean de tout le bien que tu apportes. Regarde Dean, tu as réussi à me ramener… Tu as réussi à enlever tout ce mal en moi. Et ce n'est pas la première fois. Chaque fois Dean, tu es là et tu me ramènes.
- Je t'ai pourtant trahi en essayant de te planter un couteau dans le dos, la dernière fois.
- Bien sûr que tu l'as fait, tu n'avais pas le choix. J'étais horrible. Et pourtant tu as trouvé une autre solution, tu as trouvé un moyen pour ne pas avoir à me tuer, tu t'es sacrifié Dean.
- Oui.
- Tout est de ma faute.
- Non. Non Cas.
- Si. Et je ne suis qu'un meurtrier. Voilà ce que je suis.
Dean l'embrassa pour le faire taire.
- Ne dis pas ça.
- C'est ce que je suis Dean.
Les larmes coulèrent sur les joues de Dean et Cas passa son doigt dessus pour les essuyer.
- Je te fais encore souffrir.
- Parce que tu souffres. Murmura Dean.
Ils se serrèrent l'un contre l'autre, à cause de leur peine, de leur haine de soi, de leurs regrets, de leurs remords, de leur culpabilité.
Puis ils s'embrassèrent, puis ils s'aimèrent à nouveau. Leurs baisers et leurs caresses étaient des mots silencieux. Des « pardonne moi », « je ne t'en veux pas », « tu es une bonne personne », « tu n'étais pas vraiment toi », « ne souffres pas », « ne souffres pas », « je t'aime », « je t'aime ».
A suivre.
L'autatrice : bon voilà, tout s'arrange. Le prochain chapitre sera le dernier, on en saura plus sur tout ça. Cette fic ne me satisfait pas des masses mais j'espère que ce chapitre vous a plu. Merci pour toutes vos reviews.
