Voici le premier chapitre de notre fiction. Pour savoir cemment tout commence et comment la vie de Castle vire tout à coup au cauchemar.

Bonne lecture à tous.


Comme à son habitude Richard Castle arriva sur le lieu du crime avec deux cafés. Il frissonna un peu en cette matinée d'avril. Il faisait froid et la pluie menaçait. Il salua l'agent qui souleva la bande jaune pour le laisser passer. L'écrivain s'avança d'un pas égal vers sa muse et la légiste. Arrivé près d'elles, il étouffa non sans mal un bâillement. Il tendit le café à Beckett, qui le remercia d'un sourire, alors que Lanie lui lançait.

- Fatigué Castle ? La nuit a été courte ou avec l'âge vous avez du mal à vous lever à 6h00 du matin ?

- Très drôle Lanie, moi qui vous croyez une amie. Un peu des deux en fait. Alors, qui a eu l'outrecuidance de se faire trucider et ainsi gâcher mon sommeil ? Dit-il, son regard se portant sur la victime

- D'après son permis de conduire, il s'agit d'un certain Gerald Grant, 62 ans. Et si j'en juge par cette carte de visite, il travaillait pour la société d'investissement Mulder&Co.

- Un vol qui aurait mal tourné ?

- Non, son argent et ses cartes de crédit sont encore dans son portefeuille.

- Et au vu de l'examen rapide que je viens d'effectuer, je confirme, le vol n'est pas le mobile. Il a toujours sa montre, une chevalière, peut-être un cadeau car ce ne sont pas ses initiales. On peut lire RN au lieu de GG, et l'or n'est pas patiné. De plus il porte ceci.

Avec son crayon, la légiste soulève délicatement une fine chaîne en or à laquelle est passée une petite croix. Beckett remarque que Castle se sent honteux pour son aparté de tout à l'heure. Elle reprend la conversation avec la légiste.

- Tu me disais qu'il a été étranglé, alors pourquoi tout ce sang et cette entaille sur la gorge ?

- L'assassin s'est très certainement servi d'un fil en acier. Je pourrais t'en dire plus quand je l'aurais autopsié. Mais ce n'est pas tout regarde, elle soulève légèrement les manches de la victime. On voit très nettement des bleus sur ses deux avant-bras. A mon avis son agresseur la maintenu et l'a forcé à venir jusqu'ici.

- Pas de trace qui montre qu'il s'est défendu ?

- Non Castle, mais j'ai aussi noté des égratignures à l'intérieur des mains et sur le côté droit de son visage. Il a dû tomber ou être projeté violement sur l'un des ces murs. La scientifique recherche des traces éventuelles.

- Tu situes l'heure de la mort vers quelle heure ?

- Je dirais entre 23h00 et 2h00.

- Ok, merci Lanie, tu m'appelles dès que tu as du nouveau. Vous venez Castle ?

- Heu…oui.

- Déjà à échafauder une théorie dont vous seul avait le secret ?

- Non, désolé. Comme j'étais seul chez moi hier soir et cette nuit, j'en ai profité pour écrire. N'ayant pas vu l'heure passée je me suis couché tard, enfin tôt ce matin. Et cette après midi j'ai une réunion de travail chez Black Pawn. Gina a peur que je perde ma source d'inspiration, finit-il dans un sourire.

- Je vous paye le prochain café, propose la détective avec un sourire amusé.

C'est alors que Ryan et Esposito arrivèrent vers eux avec un air de satisfaction sur leur visage. L'hispanique montre un sac en plastique avec ce qu'il paraît être un vêtement à l'intérieur. Le plus intéressant, sont les tâches que tous peuvent voir et qui ne laissent aucun doute quant à leur nature. Du sang, très certainement celui de la victime.

- Un des uniformes a trouvé ça dans une poubelle à trois rues d'ici. Il s'agit du sweat classique, gris à capuche avec une poche sur le devant et New York en lettres bleues marine cousues dans le dos. Le souvenir type pour touriste.

- Mais avec le sweat nous avons un bonus, ceci. Ryan brandit alors un sac plus petit contenant un fil d'acier enroulé. Apparemment l'arme du crime, il y a du sang dessus.

- C'est quoi ? Une corde à piano ? Questionne l'écrivain.

- Ça y ressemble en tout cas. Ça expliquerait pourquoi le mort a la gorge en partie tranchée.

- Ok les gars. Donnez tout ça aux types du labo. Esposito tu interroges le voisinage, café, restaurant etc.… pour voir si notre homme était un habitué du quartier. Ryan, tu vois la banque de l'autre côté de la rue à l'angle. Fais une demande de mandat pour avoir leurs vidéos de surveillance. Celle du distributeur et celle placée au dessus de la porte d'entrée. Ensuite tu t'occupes des comptes de la victime et des ses appels téléphoniques.

- Ok ça roule ! Répondent-ils en chœur.

Les deux hommes partirent, Castle se retourna vers Beckett.

- Et maintenant ?

- Nous allons voir les collègues de Gerald Grant.

Quarante cinq minutes plus tard, ils sont reçus pas le patron de la boîte d'investissement, Karl Mulder. Nom qui oblige l'auteur de best seller à se morde la langue pour ne pas se mettre à siffler le générique de la série X-Files. Son petit manège n'échappe pas à Kate qui lève les yeux au ciel. L'homme les invite à s'asseoir dans les fauteuils face à son bureau, derrière lequel, il prend place. Kate note qu'il est vraiment choqué par l'annonce du meurtre de son collaborateur. D'un geste, il prie Beckett de prendre la parole.

- Merci de bien vouloir répondre à nos questions Mr Mulder.

- Mais c'est tout naturel, si cela peut aider.

- Est-ce que vous aviez connaissance de soucis particuliers qu'auraient eus Mr Grant avec l'un de ses clients, un de ses collègues ou une tierce personne ?

- Non rien de tout cela. Gérald a rejoint notre établissement en mars 2008, cela faisait donc cinq ans maintenant. Il s'est tout de suite parfaitement intégré à l'équipe. Il avait un don assez particulier, tout le mode l'aimait bien, sa nature affable, son côté charmeur l'y aidaient beaucoup. Sur le plan professionnel, il connaissait parfaitement son affaire, grâce à lui de nombreux clients sont devenus plus riches.

- Et en ce qui concerne sa vie personnelle ? Que pouvez-nous nous dire ?

- Il était célibataire, et en dehors du travail s'était un solitaire. Il aimait lire, sortait régulièrement voir les nouvelles pièces de théâtre qui se jouaient. Il allait aussi à la piscine deux fois par semaine, les mardis et jeudis soirs il me semble. Il lui arrivait d'aller prendre un verre dans un bar de Jazz à Harlem Est sur Lexington « The Blue Trumpet ». Je l'y avais d'ailleurs accompagné plusieurs fois, s'était un plaisir que nous avions en commun. Ainsi qu'avec d'autres collègues car, malgré sa propension à la solitude, il appréciait comme il se doit les soirées entre collègues.

- Son comportement avait-il changé ces derniers temps ? Interroge Castle.

- Hé bien… je ne sais pas trop comment l'expliquer, mais durant ces quatre derniers mois, il semblait heureux. Je n'étais pas le seul à soupçonner une histoire de cœur. Et nous en étions tous ravis pour Gerald. C'était un homme bien…. Comment a-t-on pu lui faire ça ? Murmure-t-il, des trémolos dans la voix.

- Je vous remercie d'avoir répondu à nos questions Mr Mulder.

- Mais je vous en prie lieutenant, si cela peut vous être utile pour attraper le monstre qui la… son assassin. Alors je serai heureux de pouvoir dire que j'y ai participé.

Il leur fallut presque quarante minutes pour revenir au commissariat, à cause de la circulation. En y arrivant Beckett reçut un appel de Lanie. Ils allèrent la retrouver à la morgue. Ils ont à peine franchit la porte que la légiste commence son exposé.

- Je peux réduire l'heure de la mort entre 1h20 et 1h50. De plus, le thorax, le bas du dos au niveau des reins et l'abdomen de la victime présentent des ecchymoses ante mortem.

- Il a donc été battu avant d'être tué ?

- Un bon point pour l'écrivain.

- Quoi d'autre ? Coupe Kate

- La blessure faite au cou est bien due à une strangulation exécutée avec un fil d'acier de carbone trempé de 13 mm de diamètre. J'ai retiré quelques fils de la plaie.

- Ce qui correspondrait parfaitement à une corde à piano.

- Tout à fait, un deuxième point pour Castle. Alors ma belle rien à dire ?

- Non, je vous laisse vous amuser.

- Lorsque je l'aurai ouvert, je pourrai t'en dire plus. Mais ce que je peux ajouter c'est qu'il était en bonne condition physique.

- Il allait à la piscine deux fois par semaine, nous a appris son patron.

- Ceci explique cela, je te tiens au courant.

Le duo abandonna Lanie au mort et retourna au bureau. Ryan était là, il devança la question de Kate en la voyant venir vers lui.

- J'aurai les vidéos en début d'après midi. On vient de m'envoyer ses relevés de comptes, pour les appels je les aurai dans la journée

- Ok, des nouvelles d'Esposito ?

- Non pas pour le moment.

Beckett et Castle commencèrent à remplir le tableau blanc tandis que Ryan épluchait les comptes de Grant. Pour l'instant ils n'avaient pas grand-chose. La détective décida de se rendre à la piscine que fréquentait régulièrement la victime. Deux des employés confirmèrent en voyant la photo de l'homme, qu'effectivement il venait bien les mardis et jeudis soirs de 18h30 à 19h30.

En quittant le complexe sportif, Kate voulut se rendre à la boîte de Jazz dont lui avait parlé Mulder. Mais Castle lui précisa qu'il était plus que temps de faire une pause et de manger. Il était plus de midi, Castle insista pour l'inviter au restaurant, ils optèrent pour une pizza. Après le repas, l'écrivain la laissa pour se rendre à son rendez-vous. Elle lui promit de le tenir informé, puis retourna au 12ème voir ce que les gars avaient trouvé.

- Tous les trois faisaient le point devant le tableau.

- Espo qu'ont donné tes recherches ?

- Rien, j'ai fait chou blanc. Aucune des personnes que j'ai interrogée ne se souvient de l'avoir vu. Ce n'était pas un habitué de toute évidence. Et que serait-il venu faire dans ce coin ? Il habite à l'opposé et même son lieu de travail en est éloigné.

- Dans ce cas tu sais ce qu'il te reste à faire ?

- Enquête de voisinage autour de chez lui et à son travail, soupire l'hispanique. J'irai d'abord à son appartement.

- Ok, Ryan, qu'as-tu trouvé ?

- Il gagnait plutôt bien sa vie, ne faisait pas de dépenses extravagantes pour autant. Il avait un premier compte qui lui servait à payer toutes ses factures et dépenses courantes. Grant possédait également deux comptes épargnes, des fonts de placements ainsi que des obligations. Le montant total de tout ceci avoisine les dix millions de dollars.

Ryan regarde avec amusement la réaction de ses collègues. Esposito émet un long sifflement, même Beckett a un peu de mal à réaliser la somme que cela représente. Elle inscrit ce montant sur le tableau. Puis l'irlandais reprend.

- Tous ces comptes ont été ouverts il y a cinq ans, avec une somme initiale de 2 millions.

- Ok le gars bossait pour une boîte d'investissements, il savait ce qu'il faisait. Bon sang, il avait drôlement bien préparé sa retraite, commente Javier songeur.

- Oui, mais cela peut être aussi un mobile pour le tuer. Ryan trouve à qui cette fortune doit revenir en cas de décès.

- Ok je vais…oui ? Demande-t-il à l'uniforme qui vient d'arriver.

- Pour vous détective, il lui tend une enveloppe de papier bulle. Les vidéos de la banque.

- Merci Matters, bon je crois qu'une séance cinéma m'attend. j'en ai pour des heures.

- Non, Lanie a réduit la fourchette de temps. Concentre-toi sur ce qui a été enregistré entre minuit et 2h00 cette nuit. Je m'occupe de chercher les bénéficiaires de Grant.

- Ok, c'est parti !

- Quant à moi je file chez la victime, si je trouve un truc je vous appelle.

Kate appela Mr Mulder pour savoir si Grant avait un avocat, ce dernier lui dit que oui et lui donna son nom. Beckett remercia son interlocuteur pour son aide. Elle essaya de joindre l'avocat mais dut patienter et rappeler plus tard. Celui-ci l'informa que Monsieur Gerald Grant avait bien établi un testament et qu'il serait heureux de lui faire part de son contenu, lorsqu'elle viendra le chercher avec un mandat. Beckett fut donc dans l'obligation de contacter un juge pour qu'il signe ce satané morceau de papier.

Elle regarda la chaise vide en se demandant ce que son partenaire aurait spéculé sur les raisons de ce meurtre. Beckett leva les yeux vers la pendule, il était presque 15h30, elle n'avait rien contre le fait de faire une pause. Elle se dirigeait vers la machine à café lorsqu'un cri lui fit tourner la tête, ainsi qu'à plusieurs de ses collègues.

Tous les regards se fixèrent sur Ryan qui donnait l'impression d'avoir vu un mort-vivant. Seule Kate se rendit auprès de lui en voyant son air inquiet et paniqué. Elle voulut regarder l'image de la vidéo qui avait mis son collègue dans cet état mais, l'irlandais avait réduit la fenêtre.

- Kevin ? Qu'est-ce que tu as ? Elle devenait anxieuse devant la tristesse qu'elle voyait dans ses yeux.

- C'est…impossible. Il y a forcément une explication… il le faut...ce n'est pas réel….

Kate s'apprêtait à relancer la lecture mais Ryan la stoppa dans son élan. Il reprenait un peu ses esprits, sa main trembla légèrement lorsqu'il amena le curseur de la souris sur le bouton lecture. Mais, avant de lancer la vidéo, il essaya de parler avec une voix qu'il voulait professionnelle.

- J'ai trouvé le passage qui nous intéresse sur la vidéo de l'entrée. La future victime et son assassin présumé, il insiste sur ce dernier mot, apparaissent à 1h32 exactement.

- Et bien montre-moi à quoi il ressemble ! Kevin ce n'est pas la première fois que ce genre de vidéo nous aide…

- Ce…ce n'est pas comme d'habitude, je…j'ai…

Ryan n'a pas le courage d'en dire plus et lance la vidéo non s'en appréhender le moment où Beckett va le voir. Tout comme lui, elle ne peut retenir un cri de surprise. Ils se regardent atterrés, incapable de croire ce qu'ils viennent de voir.

- C'est un cauchemar !

- Et maintenant ?

- Je n'ai pas le choix Kevin.

- Je sais, mais… il s'interrompt en voyant la mine grave de son coéquipier qui arrive sur eux.

- J'ai une mauvaise nouvelle, je…

- Tu reviens bien de chez la victime ?

- Oui et j'ai trouvé ceci, il y en a d'autres. Il lui tend une photo.

- Oh mon Dieu non ! Pas ça ! Kate manque de tomber en voulant s'asseoir sur le bord du bureau de Ryan.

- C'est ce que je me suis dit en voyant la personne près de Grant.

- C'est plus grave que tu ne le penses réplique Kevin. Regarde ! Et, pour la 2ème fois, il relance la vidéo.

C'est d'un commun encore, et malgré ce qu'il leurs en coûte, que dix minutes plus tard ils font irruption dans le bureau de Gates. Cette dernière releva la tête surprise par cette entrée imprévue dans son bureau. Elle s'adressa à eux d'un ton sec.

- Je vous en pris faites comme chez vous ! Lieutenant Beckett que signifie ceci ? Vous ne savez plus frapper aux portes ?

- Désolé Monsieur mais, nous avons un problème, au sujet de l'enquête en cours.

- Est-ce une raison suffisante pour faire une entrée en force dans mon bureau ?

- Nous avons un suspect pour le meurtre de Gerald Grant…

- Vous appelez ça un problème. Vous devriez déjà être partie l'arrêter, non ?

- Justement, c'est ça le problème capitaine, on ne peut pas faire ça, précise Ryan.

- Et pourquoi cela ? Questionne-t-elle avec lassitude, devant l'attitude de ses inspecteurs.

Ryan posa deux photos sur le bureau de Gates, l'une était celle trouvée par Esposito, l'autre un tirage du tueur supposé que l'on voit sur la vidéo. Gates prit les photos et resta quelques secondes sans réaction, fixant les images comme si sa vue lui jouait des tours. Elle était tout aussi choquée que l'équipe, posant les clichés devant elle, Gates releva la tête et observa ses trois meilleurs enquêteurs. Elle n'avait aucun mal à imaginer ce qu'ils pouvaient ressentir à cet instant.

- Effectivement vous avez un problème. Vous savez aussi ce que je vais devoir faire ?

- Oui capitaine. A qui allez-vous confier l'enquête ? S'inquiète Beckett.

- Je pense que Karpowski et son équipe seront à la hauteur. Je vous demande de rassembler tout ce que vous avez déjà sur ce meurtre et de leurs donner.

- Bien monsieur.

Le silence de Gates leur signifiait que l'entretien était terminé. Ils quittèrent le bureau et sans parler, chacun avec leurs pensées, ils mirent dans un carton toutes les infos qu'ils avaient sur cette affaire. Kate était assise à son bureau, les gars à ses côtés, fixant le tableau blanc maintenant vierge. Ils virent Karpowski et son équipe entrer dans le bureau de Gates. Beckett regarda machinalement l'heure, 16h41.

A 17h05, la voix de sa collègue la fit sursauter.

- Beckett ?

- Oui ?... Si tu veux les dossiers ils sont dans ce carton et Ryan a envoyé les fichiers sur ton poste.

- Je le prendrai plus tard. Le capitaine est d'accord pour que tu nous accompagne. Mais tu ne dois en aucun cas intervenir, pour quoique ce soit, on est bien d'accord. Devant le silence de Kate. Tu peux refuser si c'est trop difficile pour toi.

- Non, je viens, et je n'interviendrai pas.

Vingt minutes plus tard, ils étaient devant l'immeuble. Kate suivait Karpowski et son coéquipier en silence. Plus elle s'approchait, plus son cœur battait vite et plus la boule dans sa gorge devenait douloureuse. Une fois devant la porte de l'appartement, elle resta en retrait, laissant ses collègues faire leur boulot.

Castle discutait de sa journée avec sa mère, tout en lui servant un verre de vin, lorsque la sonnette de la porte d'entrée résonna. Rick posa bouteille et verre sur le comptoir de la cuisine et alla ouvrir. Il fut surpris en reconnaissant les personnes qui se tenaient devant lui. Il se reprit en quelques secondes.

- Lieutenant Karpowski, détective Adams, Beckett, entrez ! Qu'est-ce que…

Il s'arrêta de parler en voyant la mine grave des policiers. Ses yeux croisèrent ceux de Kate et ce qu'il y lut accentua son malaise. Il avait l'impression qu'elle était sur le point de se trouver mal. Il y a tant de peine et d'impuissance dans ce regard. Même Karpowski et son collègue avaient un air affecté et trop sérieux à son avis. Martha s'était approchée devant son silence soudain.

- Richard ? Que se passe-t-il ?

- Mère je ne…

- Richard Castle ? Demande soudainement Karpowski, d'une voix autoritaire.

- Oui, l'écrivain répond par automatisme.

- Vous êtes en état d'arrestation pour homicide sur la personne de Gerald Grant.

Martha poussa un cri, tout en portant la main à son visage. Elle voulut s'approcher de son fils mais Adams l'en empêcha alors que sa collègues passait les menottes à Castle tout en lui citant ses droits. Il ne prononça pas une parole. Il essaya de croiser le regard de Kate mais sans succès. Il se laissa emmener par Karpowski, jetant un dernier regard à sa mère à qui Beckett disait quelques mots rapides.