Je vous remercie pour vos reviews et voici la version corriger et je remercie encore Aneso-9 d'avoir corrigé ce chapitre.
Chapitre 2
Avec un juron retentissant, Drago frappa son volant du plat de la main. Un regard anxieux à sa montre lui apprit qu'il était déjà en retards d'un quart d'heure pour aller chercher sa fille au jardin d'enfants. Sa femme a toujours voulu inscrire leur fille dans ce jardin d'enfants moldue et il n'avait pas eu le courage de la mettre ailleurs. Bon sang !cela commençait à devenir une habitude… le règlement était strict. S'il n'y prenait garde, ils allaient finir par ne plus vouloir de Rosi chez eux, ce qui le mettrait dans la merde étant donné que le jardin d'enfants était le meilleur qu'il puisse trouver. Dieu merci que c'était Pansy qui était la nouvelle directrice du jardin d'enfants, se dit-il.
-Drago… Rose-Marie s'est inquiétée, lança froidement Pansy d'une voix cassante.
-Je suis désolé, dit-il en baissant piteusement les yeux. Je me suis laissé retarder par un coup de téléphone de dernière minute. Je te promets que cela n'arrivera plus.
-Suit-moi, dit Pansy d'une voix douce. Tu travailles trop, Drago. Rose-Marie a besoin de ta présence.
-Je sais Pansy. Je fais ce que je peux. Je te jure. Sinon comment va Blaise ?
Il fallait mieux changer de sujet sinon, il allait encore entendre le discours de Pansy sur les responsabilités d'être parents etc.….
-Il va bien, répondit Pansy. Passe à la maison si tu as du temps. Tu lui manques.
Pansy et Blaise vivaient le grand d'amour et ils étaient mariés dès leur sortie de Poudlard, après la bataille finale.
-Promis, je vais essayer
Allongé sur le sol au pied d'un pommier vert chargé de fruits rouges, habillée de vêtements qui ne lui appartenaient pas, la petite fille suçait son pouce avec application en fixant au plafond deux grands yeux fatigués et rêveurs.
-Rose-Marie a de nouveau eu un petit incident, expliqua à mi-voix dans son dos Pansy. Ce n'est pas grave. Je vous ai préparé ses affaires dans un sac en plastique. Tu n'auras qu'à ramener celle-ci quand tu les auras lavées.
Sous le coup d'un intense sentiment de culpabilité, Drago grimaça et ferma brièvement les yeux. Il se dirigea par la suite vers Rose-Marie.
-Hello, mon cœur…murmura Drago en s'accroupissant près d'elle. On y va ?
-Papa !
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Rose bondit dans ses bras, verrouilla ses mains autour de son cou et leva vers lui deux grands yeux bleus emplis de larmes.
-T'es en retard !, lança-t-elle sur un ton accusateur. Et puis j'ai faim ! Et puis j'ai fait pipi dans ma culotte ! Et puis…
D'au baiser sonore sur sa joue, Drago tenta de tarir ce flot de griefs.
-Pardon, mon cœur…Pardon de t'avoir laissée toute seule…
Drago prit sa fille dans ses bras et salua Pansy. Sa fille sur un bras et le sac contenant ses vêtements souillés au bout de l'autre, il sortit du jardin d'enfants.
Lorsqu'il arrivait à Rose-Marie de mouiller son lit, il réparait lui-même les dégâts d'un coup de baguette, sans trop savoir pourquoi. Sans doute plus pour ménager son amour propre que celui de sa fille…après tout, quatre ans et demi, ce n'est pas si vieux que cela.
Drago avait décidé d'habiter dans une maison cotée moldue et avait repris les affaires familiales. Et c'est pour cela qu'il avait eu son permis de conduire et il utilisait si rarement la magie. Avec des voisins moldus, il fallait mieux être discret.
Ils n'avaient pas roulé trois kilomètres que Drago vit dans le rétroviseur sa fille s'endormir comme une masse dans son siège auto, épuisée par sa journée de dix heures au jardin d'enfants. Pauvre Rosi, songea-t-il, de nouveau assailli par la culpabilité. Sa détermination à ne pas abandonner sa fille aux mains d'une série de nounous plus au moins compétentes, plus ou moins motivées, n'avait jamais failli.
Il ne voulait pas faire la même erreur que ces parents. Il voulait être un meilleur père que le sien.
Une nounou ne pouvait être qu'un substitut, une mère de remplacement sa femme, si joyeuse, si énergique, si positive, si vivante…
Vivante, d'une certaine manière, elle l'était toujours à ses yeux. Même si la mort était venue la cueillir lors de l'accouchement de leur fille. Lorsque l'équipe avait effectué la césarienne qui avait permis de lui donner naissance, Drago s'était refusé à regarder. Avec une ferme douceur, il s'était contenté de serrer dans la sienne la main de sa femme. Des larmes plein les yeux, mais sans pleurer, il lui avait fait ses adieux, alors qu'une infirmière emportait précipitamment leur enfant.
-Je ferai de mon mieux…, avait-il murmuré tout contre cette oreille qui n'entendait plus rien. Une dernière fois, il l'avait embrassée et était sorti précipitamment, désirant ne plus rien avoir à faire avec ce corps qui déjà n'était plus elle. De sa femme, il avait voulu conserver le souvenir de la femme rayonnante de joie, de santé, de beauté qu'il avait quittée le matin lorsqu'il était parti travailler.
Dès qu'il avait été en état de surmonter son chagrin et de prêter attention à sa fille, il lui donna le nom de Rose-Marie. Rapidement, il était devenu évident que la petite fille ne ressemblerait en rien à sa mère. Ses cheveux étaient roux et ses yeux, à l'origine bleu foncé, s'étaient simplement éclaircis pour adopter ce bleu d'azur qui était à présente le leur.
Drago était soulagé de ne pas avoir sous les yeux le portait craché de sa femme chaque fois qu'il regardait sa fille. De plus en plus souvent, il devait contempler le portait posé à la tête de son lit pour se remémorer le visage de sa femme.
Rosi était une enfante tranquille, calme et rêveuse, aussi réfléchie et pondéré que sa mère avait été bouillante et impulsive. Peut-être, par le caractère, tenait-elle plus de lui que de sa mère, même si physiquement elle ne lui ressemblait pas beaucoup non plus.
Lorsqu'ils furent dans leur garage, Drago mit son courrier dans la poche et pris lentement sa fille dans ses bras. Sa tête reposant sur son épaule. Elle était encore à moitié endormie, le pouce dans la bouche et les yeux mi-clos, lorsqu'il la déposa sur l'un des divans du salon.
Il se dirigea vers la cuisine et ouvrit le réfrigérateur et jura encore contre la stupide loi qui interdisait d'avoir des elfes en dehors des manoirs ou des châteaux. Il prépara une pizza. En attendant, il sortit les lettres de sa poche et ouvrit l'un après l'autre pour arriver enfin à la lettre de l'hôpital.
Il la lut deux fois. Il crut comprendre qu'une erreur s'était produite à la naissance de Rosi. L'administrateur écrivait qu'il était impossible de déterminer l'échelle des responsabilités. A ce stade de sa lecteur, Drago ferma les yeux et poussa un petit gémissement étouffé et il lit la suite. Un père d'une petite fille née le même jour que votre fille était venu à l'hôpital. Il avait découvert que l'enfant qui lui a été confié ne lui est en aucune façon biologiquement apparentée. L'hôpital croyait désormais que les filles avaient été substituées l'une à l'autre.
Drago froissa la lettre en boule dans son poing et ferma les yeux. Lorsqu'il les rouvrit, il avait compris les conséquences dramatiques que pouvait avoir ce courrier sur sa vie et sur celle de sa fille.
A ce degré d'incompétence, la faute de l'hôpital devenait presque criminelle. Comment pouvaient-ils trahir ainsi la confiance aveugle que les parents plaçaient en eux ? Les bébés dont ils avaient la charge n'étaient-ils donc pour eux que de simple colis interchangeables, privés de toute identité, de toute valeur ?
Foi de Malefoy, ils allaient le payer très cher.
Rationnel et logique par nature, Drago ne pouvait nier le fait que les circonstances de la naissance de Rose avaient été particulières.
-Papa !
Drago sursauta. Sur le pas de la porte, Rosi le contemplait avec curiosité, le pouce toujours dans la bouche et son doudou contre sa joue.
-Oui, Rose?
Saluant cette taquinerie familière d'un rire cristallin, Rose protesta mollement.
-Rose-Marie, papa… !
-Ah bon ?fit-il mine de s'étonner. Aucune importance. Rose ou Rose-Marie, tu restes ma fille, ma petite fleur.
-Papa !reprit Rose. J'ai faim.
Drago sourit. Sa fille avait toujours une faim de loups. Elle mangeait tout et elle n'était jamais difficile ce qui était assez pratique vu qu'il était nul en cuisine.
-Ça tombe bien ! s'exclama Drago en sortant le plat du four. C'est prêt.
Il prit sa baguette et dressa la table. Sa fille le regarda avec des yeux émerveillés vu les peu de fois qu'il utilisait sa baguette.
Dès le lendemain, il ferait un test ADN et il y irait à l'hôpital. Drago avait peur : si Rose n'était pas sa fille ? Il la regarda se mettre de la pizza sur tout son visage et sourit. Quoi qu'il arrive, Rose était sa fille.
