Coucou!
Waou! Je n'ai que ça à dire! Mille fois merci pour toutes vos adorables reviews, les mises en alerte, en favoris... C'est vraiment génial :) Je ne pensais vraiment pas que mon OS vous plairait autant, certain(e)s parlent même de la transformer en fic'... En fait, j'aurais voulu écrire un seul et unique OS, et je n'ai pas eu le temps de le finir -' Du coup il faut que vous sachiez que je n'ai aucun chapitre écrit d'avance, j'écris tout en fonction de ma motivation, qui est au max en ce moment! Grâce à vous :D
Allez, je répond aux reviews anonymes et je vous laisse lire,
didi: mais non, tu ne me force pas la main... du tout... ;) merci pour ta review, j'espère que ce chapitre te plaira!
Elise: félicitations, tu es la seule à avoir mis 2 reviews! quoi? les autres ne pouvaient pas parce qu'il n'y avait qu'un seul chapitre? aaaah c'est çaaa xD Ravie que ça te plaise en tout cas!
julie: merci! :) et la voilà la suite!
Jess: J'espère que j'ai pas trop tardé^^ je peux te demander si tu as mis Jess en pseudo en référence à Jessica de Twilight?
CAroo: Cool que tu ai aimé! et merci d'avoir laissé une review!
(): Merci pour le compliment! Moi je dis ça, je dis rien ^^
Nmsis: et oui, Edward est pour le moins changeant... et désolée de t'annoncer ça, mais je crois que tu n'as pas fini de ne pas le cerner comme tu dis... ;)
LILIA68: on est d'accord! comment ça c'est moi l'auteur? ah donc je peux décider de lui mettre une bonne raclée? trop cool :P
Aulandra17: c'est un magnifique compliment! et voilà la suite, j'espère ne pas te faire trop pleurer non plus hein ^^
Bonne lecture! *petit mouvement de bras accompagné d'un tadaaa*
CHAPITRE 2: NE PLEURE PAS
-Ne pleure pas, Isabella, murmura une voix au creux de mon oreille.
C'était lui.
C'était sa voix, son odeur, sa présence, là, juste à côté de moi.
J'étais tétanisée.
-Ne pleure pas, répéta-t-il doucement.
Je sentis une ombre au-dessus de mon visage, mais je n'osai pas bouger. À vrai dire, mon esprit était tellement embué que je n'étais même pas sûre que tout cela était bien réel. L'instant d'après, un de ses doigts fins et blancs capta une larme parmi celles qui sillonnaient mes joues.
-La vie est belle, pourtant, chuchota-t-il alors qu'il la laissait couler le long de son doigt.
Un déclic se fit en moi. La preuve que tout cela était vrai.
Seul un imbécile comme Edward Cullen aurait pu sortir cette phrase alors qu'il était responsable de tous mes malheurs.
La colère monta en moi. De quel droit se permettait-il de rentrer chez moi par effraction, de se coucher sur mon lit et de me sortir que la vie était belle? Pourquoi est-ce qu'il était venu? Pour me ridiculiser une fois de plus? J'essayais de contenir la rage qui bouillait dans mes veines, même si c'était une tâche digne d'Hercule. Il fallait que je reste ferme. Et peut-être qu'une infime partie de moi espérait qu'il venait s'excuser.
-Alors, tu ne m'embrasses pas? lança-t-il presque joyeusement.
-Pardon? m'exclamai-je et je me retournai vivement.
Il était allongé négligemment, sur le côté, un bras tendu au-dessus de mon visage, l'autre plié, soutenant sa tête. Ses cheveux étaient, à son habitude, parfaitement désordonnés, et ses prunelles scintillantes me fixaient, comme si on venait de partager un moment d'hilarité complice. Ce qui était loin d'être le cas.
-Ben, embrasser, répondit-il avec un léger haussement d'épaules, un baiser sur la bouche, un mouvement avec les lèvres... Tout ça quoi!
Comment il arrivait à être aussi désinvolte après ce qu'il avait fait? Je me redressai, repoussant sa main qui s'approchait dangereusement de ma joue. Il ne laissa transparaître aucun mécontentement, et la posa simplement sur sa cuisse.
En m'efforçant de ralentir mon rythme cardiaque et de ne pas perdre le fil embrouillé de mes pensées, je lui répliquai, aussi glaciale que je le pouvais:
-Dans notre cas, il s'agirait plutôt d'un baiser non réciproque, et qui pourrait entraîner un certain nombre de poursuites judiciaires pour viol et harcèlement physique.
Il pouffa. Somme toute, il avait l'air de trouver la situation extrêmement drôle. Je failli lui faire ravaler son sourire par la force, je me contentai cependant d'enfoncer mes ongles dans ma paume pour essayer de me calmer. En vain.
-Mais pour cela, il faudrait déjà que tu ne sois pas consentante! déclara-t-il en m'offrant son plus large sourire.
Quel abruti! Je passais mentalement en revue différentes méthodes pour causer une mort imminente. Il avait un sourire si hautain, si fier et si imbu de lui-même qu'il en était presque insoutenable. Comme toute sa personne d'ailleurs. À ce moment précis, j'avais complètement oublié ce qui avait pu me plaire chez lui. Ou je m'efforçais de l'oublier.
-Et dans nos intérêts communs, marmonnai-je, à condition que tu veuilles te mettre à dos le commissaire Swan, mon très cher père, je te conseille t'éloigner de moi d'une distance de sécurité raisonnable, et de descendre immédiatement de mon lit, Cullen.
Il ignora avec superbe ma remarque, préférant plonger son regard dans le mien. Il avait beau être détestable, et je le détestais de tout mon être, ses yeux m'hypnotisaient.
-Tu es adorable quand tu te met en rogne, dit-il.
Avec son petit sourire en coin, sa mine d'enfant ravi et ses yeux malicieux, il avait l'air gentil et innocent. Presque.
-S'il-te-plaît, Edward, soupirais-je, soudainement fatiguée.
Dès que j'eus prononcé cette phrase fatidique, je le regrettai amèrement. J'en était arrivée de le supplier d'ôter ses sales pattes de mon lit, en moins d'une minute depuis son arrivée! Mes ongles s'enfoncèrent dans mon poing rageur. J'en voulais autant à lui, de me faire craquer si facilement, qu'à moi-même, de lui laisser cette chance. Edward, au contraire, avait l'air de s'en réjouir.
-Alors comme ça on est redevenue gentille? J'ai failli penser que tu m'en voudrais, plaisanta-t-il et il me fit un clin d'œil charmeur.
-Tu pourrais pas juste me laisser tranquille?
Je me mordais l'intérieur de la joue pour retenir un sanglot. Un goût amer remonta dans ma gorge et mes yeux picotaient. L'effet qu'il avait sur moi était juste irréel.
-Oh, je pourrais, concéda-t-il.
"Mais ce serait trop facile", finis-je dans ma tête.
-Mais ce serait moins marrant, non?
J'aurais pu m'en douter. Après tout, il n'y avait que le sadisme qui était pire que la violence gratuite...
-Je m'en fiche complètement de ce que tu peux bien trouver marrant, Cullen, répliquai-je, cinglante.
Il était plus facile de l'appeler par son nom de famille. Et je trouvais que ça donnait un petit effet de froideur.
Lui aussi, apparemment, vu qu'il avait enlevé de son visage cet insupportable sourire. Ses lèvres étaient toujours figée dans un espèce de rictus sceptique, mais au moins, il n'avait plus l'air d'assister à un spectacle divertissant, dont j'étais le clown.
-Premièrement, nous savons tous les deux que c'est faux, Isabella. Tu me l'as gentiment avoué hier soir.
Il s'était penché vers moi, et son beau visage n'était plus qu'à quelques misérables centimètres du mien. Mon cœur se serra. Garde de la distance, Bella, m'intima ma voix intérieure, et de la discipline. Reste calme. Inspire, expire. Ne l'écoute pas se moquer de ta pitoyable déclaration d'amour. Tu t'étais très bien débrouillée.
"Ça, j'en doute", la corrigeai-je mentalement.
-Et deuxièmement... chuchota-t-il, en s'approchant encore plus, avoue que tu t'es laissée prendre au jeu, toi aussi...
Et ses lèvres capturèrent les miennes.
Un courant électrique traversa tout mon corps, et je me rendis compte de deux choses: primo, j'étais désespérément amoureuse de lui, et secundo, il avait de la suite derrière les idées. De là au déclenchement de mon instinct de survie, il n'y avait qu'un pas, et Dieu merci, ce n'était pas à mon cœur de le faire. Enfin, si je fonctionnais encore normalement.
Son baiser, doux mais pressant, semblait me supplier de répondre. C'était tellement simple. Il suffisait d'un mouvement, d'un regard. Ce n'était pas comme si mon cœur ne lui était pas déjà dévoué.
Mes paupières se fermèrent toutes seules, soudain lourdes et lasses. Il prit cela pour un signe d'encouragement, et caressa mon dos avec sa main libre, me pressant contre lui.
Tu croyais vraiment que je partageais tes sentiments?
Nos souffles se mêlaient, lents et confus.
Je peux m'en aller sans que tu viennes pleurnicher à mes pieds alors?
Il colla son corps au mien, épousant chaque courbe, et sa main vint se perdre dans mes cheveux.
Tu pensais que j'étais différent de Jessica? Tu n'as pas pigé comment je fonctionne, comment fonctionne le reste de la planète?
Et soudain, je me dégageai de son étreinte, de son baiser, de l'emprise fusionnelle que son corps avait sur le mien.
-Qu'est-ce qu'il y a, ma belle? s'enquit-t-il, en s'efforçant de me retenir alors que j'essayais de sortir du lit.
J'avais autant envie de lui faire regretter ce sobriquet déplacé, de lui expliquer en long et en large la législation sur la violation de domicile, de lui faire aussi mal qu'il m'avait fait, que de l'embrasser sans réfléchir. Je ne trouvais la force pour rien de tout cela.
-Edward, sors de ma chambre, c'est la dernière fois, murmurai-je simplement.
Il me regarda, à moitié étonné, à moitié contrarié, mais heureusement, il m'obéit. Lorsqu'il lâcha mon bras pour se lever d'un mouvement gracieux et agile, je ne me sentais cependant tout sauf libérée.
-Isabella.
Sa voix était calme, implacable, aussi froide que la veille, et je frissonnai. Est-ce que j'avais fait le bon choix? Et si j'étais en train de me blesser moi-même?
-Je vais m'en aller, ne t'inquiète pas. Je trouverai même la porte tout seul, comme je l'ai trouvée pour rentrer. Elle n'était même pas verrouillée. J'ai sonné trois fois, mais tu n'as pas répondu.
Je n'avais même pas envie d'entendre ses explications. Plus il restait, plus j'avais envie de lui pardonner.
-Mais ne te voile pas la face, Isabella.
Ses yeux fixèrent les miens sans ciller. La tension était tellement palpable qu'il était étonnant qu'elle ne nous foudroyait pas sur place. Rien qu'une parole, qu'un geste suffisait pour la briser...
-Je n'ai pas changé depuis hier soir. Tu es tombée amoureuse d'Edward Cullen, et je resterai Edward Cullen. Tu as fais le premier pas, et tu ne peux plus le nier, ni revenir en arrière.
Il marqua une pause, me défiant du regard. Durant un bref instant, je cru y vois passer une blessure. Une blessure d'amour-propre. Une entaille sur un égo surdimensionné. Puis je me remémorai la règle de base: il était intouchable.
-Tu donnerai tout pour moi. Et pour retrouver ce que tu as ressenti cette nuit. Avoue-le, Isabella.
Il pensait être le roi du monde? Cette arrogance, ce ton supérieur... Il me révoltait.
-Pour qui tu te prends? m'offusquai-je.
Il me lança un éblouissant sourire:
-Pour l'homme qui a volé ton cœur.
C'était déjà bien assez grave d'être tombée sous ses charmes, ce n'était pas la peine qu'il vienne me le dire avec une suffisance qui me donnait presque la nausée. J'ignorai tant bien que mal la douleur qui lacérait ma poitrine, et répliquai:
-Et d'où tu tires ce genre de sagesses? De ton incroyable narcissisme ou des roucoulades de tes conquêtes?
-Je lis en toi comme dans un livre ouvert, ma belle, murmura-t-il sur un ton qui se voulait mystérieux.
Il me prit par la taille, dans le but de m'embrasser. Je savais qu'il n'avait pas tort. Le désir me brûlait littéralement le corps. Me retrouver à nouveau dans ses bras, oublier le monde autour, le temps qui passe, la souffrance qu'il m'infligerait à mon réveil...
Dans son regard, il n'y avait plus aucune blessure. Juste cette tendresse qui m'avait convaincue la veille. Et de la satisfaction. La joie d'un chasseur qui sait sa proie perdue, et qui savoure sa victoire avant de l'achever. Pour lui, la partie était gagnée.
-Et bien, ce livre ouvert te dit de tourner la page, sifflai-je en frissonnant.
C'était comme si j'avais entaillé son visage d'un coup d'épée. Pire qu'une honte devant un public, pire qu'une humiliation sous les yeux de sa famille: la plaie la plus profonde était d'être seul et de ne devoir sa perte qu'à soi-même. J'en avais moi-même fait l'expérience.
Il me lâcha, recula de quelques pas, me dévisagea. Je le regardais sans bouger.
-Ça... là... ce que tu viens de dire là, tu vas le regretter, Isabella, marmonna-t-il, furieux.
-Pas autant que je regrette ce qui s'est passé entre nous.
Ma ne tremblait pas, et j'en étais la première étonnée. En vérité, je n'en menais pas large. Ma respiration était saccadée, et ma cage thoracique se soulevait à un rythme aussi irrégulier que les battements de mon cœur.
-C'est faux, déclara-t-il simplement.
Il me jeta un dernier coup d'œil plein de rage, et me tourna le dos. J'entendis ses pas quitter ma chambre, ma maison, mon monde, mais pas mon cœur.
Comme toujours, il avait raison.
Alors? J'ai mis un peu le turbo pour écrire ce second chapitre (des chapitres, caremment^^), du coup il est un peu plus court que le premier: désolée! Ah oui, pour réagir à la review de Temperance01, j'ai choisi mon titre un peu à la va-vite, c'était le premier qui m'est passé par la tête en fait. Donc si vous avez des idées, elles sont bienvenues! Sinon, je la rebaptiserai Attraction tout simplement!
Enfin, pour les plus fleur bleue d'entre vous, ne vous inquiétez pas, les moments les plus durs sont passés. Et pour les moins fleur bleue, ne vous inquiétez pas non plus: ça a à peine commencé! (ben quoi, faut brouiller les pistes un peu :P)
À bientôt! (à condition que je pollue les pixels ;))
Appi
TEASER: Chapter 3: Il n'est pas là
