Bien le bonjour/bonsoir !
Oh, ne vous fiez pas à ce rythme de parution un peu... Rapide. Après tout, vu que ce n'est que de la réécriture pour le moment, je me base quand même sur les anciens chapitres, ce qui me permet d'aller plus vite, mais rien de garantit que cela dur, surtout avec moi ^^'
Quoi qu'il en soit, chapitre 2 réécrit également, et même un peu plus loin que le (nouveau) chapitre 1. Après, il est encore plus court que l'ancienne version, mais je crois que je préfère celui-ci - ce qui est un peu le but en même temps. Mais je ne vais pas plus vous tenir la jambe avec ça !
Merci à toutes celles (et ceux ?) qui m'ont laissés une review pour m'encourager, cela fait plaisir d'être lue, voir relue ^^ Et vos MPs me font très plaisir -^^-
Bonne lecture ! ~
Chapitre 2: Que la chasse commence
On n'a pas le droit de tuer quelqu'un. Assassiner un assassin, c'est toujours assassiner.
Conscient d'avoir été trop loin avec des reproches de moins en moins pertinent, l'assassin du Cancer avait passé un long moment à fixer la porte de la chambre, sans doute en espérant que son camarade allait revenir parce qu'il faisait trop froid ou qu'il pleuvait dehors. Mais Aphrodite ne craignait pas le froid et il était loin de pleuvoir ce soir-là. Il ne reviendrait pas, ou du moins pas de suite. Connaissant son caractère, il allait s'écouler de longues heures avant qu'il ne daigne rentrer. S'il ne s'était pas laissé draguer au détour d'un bar, comme cela lui arrivait des fois.
Il secoua la tête. En mission, son ami était professionnel et ne s'accordait pas ce genre de plaisir. Pas quand il ne l'avait pas fini en tout cas. Histoire de rester concentré sur ce qu'il faisait. Mais quand il était énervé, il pouvait perdre son bon sens...
Il soupira avant d'enfiler sa veste. S'excuser n'était pas dans ses habitudes et ce ne serait sûrement jamais le cas. Il n'en voyait pas l'intérêt. Ou du moins, les deux seules personnes qui avaient un minimum d'intérêt à ses yeux n'attendaient guère d'excuses pour son comportement, en bons habitués qu'ils étaient.
Sauf que cette fois-ci, l'androgyne était partit.
Il sortit à son tour de la pièce, retrouvant ses rues fines et inégales dans lesquelles il passait une grande partie de sa journée en quête d'indices qui n'existaient que dans les songes d'un vieil homme. Camus s'était totalement gouré, il n'y avait rien dans cette ville, pas la moindre présence ennemi et encore moins la trace d'une éventuelle Cosmos-Energie. Ils perdaient leurs temps, ce qui menait à ce genre de confrontations stupides.
Dans un autre temps, il savait aussi pourquoi ils avaient été envoyés ici. Parce que malgré l'année écoulée, ils faisaient partis de ceux qui n'avaient pas encore trouvés leurs places au Sanctuaire depuis leur retour. Parce qu'ils étaient toujours vus comme des traitres par beaucoup. Et s'ils ne faisaient rien pour changer à cette image d'eux, c'était parce qu'ils avaient déjà abandonné l'idée d'être accepté. Les éloigner du Domaine d'Athéna était sans aucun doute un moyen de détendre l'atmosphère là-bas.
Il avait conscience d'avancer un peu au hasard parmi le dédale hasardeux des ruelles qui composaient le coin. Ils avaient tellement arpenté les lieux avec son camarade qu'il y avait des minces résidus de Cosmos un peu partout. Il se concentrait sur ce qui lui semblait être "plus frais" que le reste, mais il pouvait tout aussi bien être totalement à l'opposé de son ami. Il se mordilla la lèvre inférieure nerveusement. Finalement, il doutait d'avoir eu une bonne idée en voulant rattraper le Suédois. Il ferait mieux de l'attendre à l'hôtel et de s'expliquer là-bas...
C'est l'odeur du sang qui l'alerta en premier. Tueur depuis longtemps maintenant et avide de ce précieux liquide carmin, il était capable d'en détecter le parfum à condition que ce soit frais. Et il n'eut qu'à baisser les yeux pour voir malgré la pénombre et le relatif éclairage quelques taches sombres et humides sur les pavés. Il aurait très bien pu ne pas y prêter plus attention que cela - après tout, vu le coupe-gorge où il se trouvait, il ne devait rien y avoir d'étonnant à ce que des bagarres aient lieu par ici - et il aurait certainement continué en oubliant ce détail si l'aura du Poisson ne s'était pas stoppé au même endroit.
Tous ses sens en alerte, il chercha à repérer son compagnon en élevant sa propre énergie mais ne le trouva pas. Certes, Aphrodite était en colère, mais il n'aurait jamais fait l'erreur de se camoufler ainsi, il en était persuadé. Et si ce sang était bien le sien, cela voulait dire que quelqu'un avait réussi à le prendre par surprise malgré leurs entraînements.
Un lent sourire étira ses lèvres. Ceux qui avaient fait cela étaient déjà morts pour lui. Personne ne s'en prenait impunément aux Chevaliers et encore moins à un de ses plus proches amis. Il était clair que ce dernier était encore vivant - sinon, quel intérêt d'emmener son corps ? - aussi allait-il les retrouver et leur faire payer très chèrement le fait d'avoir osé toucher à l'Ultime gardien.
Il fit craquer ses doigts tout en abaissant son propre Cosmos avant de se remettre en marche. Un frisson remonta le long de son dos alors que son sourire se faisait carnassier. La nuit était son alliée, les meurtres étaient son quotidien. Ils avaient réveillés la bête qui sommeillait en lui. Le chasseur s'était mis en quête de ses proies. Ils périraient tous.
Les ombres l'enveloppèrent et il disparut bientôt à la vue de tous.
A aucun moment il ne songea à prévenir Shion...
C'est son mal de tête qui le tira de l'inconscience, comme si une multitude de pointes s'enfonçaient dans son cerveau. Un léger mouvement suffit à lui arracher une légère grimace de douleur tandis que la croûte de sang qui s'était formé sur sa tempe se fissurait. Aphrodite se força cependant à ne pas ouvrir les yeux. Si l'ennemi était là, près de lui, il fallait mieux ne pas montrer qu'il avait repris connaissance.
Il commença par tenter de comprendre où il était. Il était couché sur un matelas au lieu d'à même le sol et ses poignets comme ses chevilles étaient encerclés par des fers. Il bougea lentement sa jambe et un léger cliquetis se fit entendre. Les chaînes semblaient suffisamment lâches pour qu'il puisse se redresser, tout en entravant ses mouvements. Une odeur d'humidité se faisait sentir. Pour le reste, aucun son ne se faisait entendre, si ce n'est celui de sa propre respiration. Il entrouvrit les paupières, ce qui confirma son impression première. Il était seul.
Le plus beau des Chevaliers s'assit avec précaution. La petite pièce était circulaire, digne d'un cachot avec divers anneaux fixés aux murs de pierres. Ses propres attaches étaient accrochées à chaque extrémité de sa maigre couche, un simple lit de camp qui aurait parfaitement sa place dans une caserne. Quant à la seule source de lumière, elle provenait d'une simple ampoule au plafond, la porte de bois ne comportant pas le moindre barreau. Qui que soit ceux qui l'avaient enlevés, ils étaient équipés et ils savaient ce qu'ils faisaient. Avec le coup qu'il avait reçu, il n'arrivait pas à se concentrer suffisamment pour utiliser son Cosmos. Ou peut-être était-ce dû à la grande faiblesse qu'il ressentait ? Depuis combien de temps était-il là ?
Il humidifia ses lèvres sèches tout en se frottant les jambes, afin de réactiver la circulation de son sang. Il semblerait qu'il soit tombé sur les fameux ennemis dont Camus avait signalé la présence. Ils étaient assez malins pour avoir camouflés leurs présences aussi longtemps, mais c'était fini. Il connaissait assez DeathMask pour savoir qu'il s'inquiéterait en ne le voyant pas rentrer et qu'il chercherait à le retrouver. Et il savait aussi ce qu'il ferait à ses adversaires. Cela ne l'émeut pas plus que cela.
Si quelques heures étaient déjà passées, comme il le soupçonnait, il y avait même de fortes chances pour que son ami soit déjà sur ses traces. Ce n'était qu'une question de temps, bien qu'il détestât admettre qu'il allait devoir attendre d'être sauvé, comme une frêle femme sans défense...
L'arrivée de trois personnes dans la cellule le détourna de ses pensées. Trois personnes - il en était persuadé - qu'il allait certainement être amené à voir souvent ses prochaines heures...
Le premier avec la carrure typique de la brute sans cervelle, quoi qu'il n'arrivât pas à la hauteur d'Aldébaran question stature. Tout en muscle, taillé comme un militaire, le genre d'homme qui n'était même pas en mesure d'aller aux toilettes si on ne lui en avait pas expressément donné l'ordre. Et c'était inutile de parler de sa conversation, car il n'en avait sûrement pas. Il était du genre à parler avec ses poings et non pas avec sa langue.
C'est le deuxième qui lui sembla le plus dangereux. Fin, taillé pour la vitesse et la rapidité d'exécution. Armé également, vu le nombre de manches qui dépassaient de divers fourreaux accrochés sur lui. Et avec un regard de tueur. Pour en être un lui-même et pour côtoyer depuis aussi longtemps DeathMask, il était en mesure d'en reconnaître un autre quand il le voyait. C'était lui qui donnait les ordres. C'était lui qui le tuerait sans pitié dès qu'il aurait eu ce qu'il voulait.
Le dernier était le moins important du trio. Un adolescent freluquet à la peau trop pâle, aux cheveux trop longs. Un jeune homme qu'on avait séduit avec des belles idées et qui n'avait encore rien vu aux horreurs d'une guerre. Un cahier à la main, il avait plutôt l'air d'être présent simplement pour consigner ce qui se dirait. Pourtant, il devait avoir du potentiel, sinon jamais il n'aurait été autorisé à être là. Et vu comment on baissait la garde face à lui, il ne pouvait se résoudre à le classifier comme faible de suite.
- Tiens donc, notre invité est réveillé... J'espère que sa chambre est à son goût, commenta l'homme aux lames, non sans une pointe d'ironie et avec un accent rauque. Un allemand ?
- Vu le prix des lieux, je ne m'attendais même pas à avoir un lit, répliqua Aphrodite sans se démonter.
Son geôlier s'avança sans manifester de crainte - comment le pourrait-il, vu comment il était entravé ? -, allant jusqu'à faire glisser un de ses poignards hors de sa gaine pour titiller la joue du Poisson de son plat. Aphrodite se fit un plaisir de ne pas détourner les yeux. Il était trop grande gueule pour se laisser intimidé pour si peu. Par rapport à ce qu'il avait subi dans sa jeunesse, la menace de sa dague n'était rien.
- Disons qu'un lit est nécessaire dans certains cas poupée. Si tu es sage, peut-être que tu auras le droit à un aperçu...
- Je doute que tu aies les capacités nécessaires pour me satisfaire sexuellement, chuchota-t-il avec un sourire narquois.
Il se plia en deux sous le coup qui ne tarda pas à suivre, le souffle coupé. La violence du mouvement rouvrit sa plaie au crâne, car il sentit un liquide descendre lentement le long de sa joue. Il se força à respirer avec le plus de calme possible alors que l'autre reprenait, comme si de rien était:
- Tu disais ? Je n'ai pas très bien entendu.
C'était bien mal connaître le Chevalier aux Roses que de croire qu'il s'arrêterait pour si peu. Il ne serait pas un guerrier d'Athéna s'il s'effondrait à la moindre blessure. Relevant la tête, il passa avec effronterie un bout de sa langue le long de ses lèvres avant de répondre distinctement:
- Je disais que je n'acceptais pas n'importe quoi à mes côtés.
- Je vois, nous avons affaire à une forte tête...
Il s'éloigna de quelques pas pour reprendre sa place initiale, le regardant de haut en bas comme s'il se demandait par quel morceau il allait bien commencer à le dévorer. Qu'importe, il n'en était pas à son premier regard lubrique. Il finit par ranger son couteau avant de désigner la brute d'un geste de la main:
- ... Mais, vois-tu, Häns n'aime pas ce genre de personne... Je suis sûr que tu seras plus compréhensif après qu'il ait discuté quelques instants avec toi.
Malgré lui, Aphrodite frémit en voyant l'objet que tenait l'autre quand il s'avança à son tour...
Merci de m'avoir lue !
Tiny ~
