Coucou tout le monde.

Me voici avec le premier chapitre. J'ai été surprise de voir que le prologue plaisait à autant de monde, et j'espère que ce chapitre vous ravira aussi. Quoique ce ne soit qu'un chapitre de mise en place, il faudra deux ou trois chapitres avant qu'Edward ne remarque Bella. En attendant, voici le premier chapitre où on apprend à connaître les Cullen (à la fin, les passages en italiques sont les pensées d'Edward)

Bonne lecture.


Chapitre 1


Je ne savais pas où allait me mener ce travail, mais je savais que j'allais aimer le faire. Cependant, il me fallait me plonger dans les travaux du même style déjà réalisés. J'avais donc passé tout mon week-end à lire les travaux européens réalisés et ça m'avait plus qu'intéressé. Ces travaux pouvaient avoir des accents de voyeurismes par certains aspects, mais c'était bien plus complexe que cela. Observer tous les jours à la même heure un même espace permettait de donner des renseignements sur les habitudes des gens, mais aussi d'une culture en général. De plus, j'avais lu que cela pouvait aussi avoir un intérêt géographique d'occupation de l'espace. Afin de nous mettre tout de suite à travailler sur cette recherche, j'avais envoyé un mail à mon collègue New-York pour nous accorder sur l'heure, la date et tout le reste.

Alors que j'étais perdu dans mes pensées, je me rendis compte que l'on frappait à ma porte, vu la violence des coups, je compris tout de suite que ça ne pouvait être que mon frère. Impression qui se révéla être vraie lorsque j'ouvris la porte. Il était là, souriant, avec un sachet de nourriture snack, rien de bien équilibré comme à chaque fois qu'il débarquait chez moi

- J'ai apporté le déjeuner ! dit-il en brandissant fièrement le sachet en papier.

- Et pour changer, c'est de la nourriture immangeable. Dit ma sœur qui était auparavant cachée par son dos.

- Lily… tu ne sais pas ce qui est bon.

- Si, et pas ça.

- Notre sœur n'a aucun goût Ed'.

- Ça fait des années que tu le répètes ! dis-je en souriant.

- Mais ça ne change rien, il n'y a rien de bon à retirer d'elle. Dit-il en haussant les épaules.

- Très gentil, merci ! bon, on peut entrer cher frère.

- Après vous. Dis-je en les laissant passer.

C'était un peu une habitude, on se retrouvait très souvent le dimanche soir pour manger ensemble et parler de nos semaines à venir. Sans que je ne comprenne pourquoi, un lien assez fort m'unissait à ma sœur jumelle et mon frère, mais nous avions des travails qui nous empêchait bien souvent de passer du temps en semaine. En effet, Emmett était le gérant d'un bar branché de la ville qui était juste en face de chez moi, ma sœur une costumière qui avait une carrière qui montait en flèche et moi, je passais la plupart du temps à la fac ou en recherche. En effet, à partir du moment où j'avais un sujet d'étude, il n'y avait que peu de choses qui pouvaient me détourner de mon objectif final, terminait ma recherche. Mais cette fois-ci, j'allais devoir faire preuve de patience, chose qui n'était pas mon fort habituellement.

- Alors, la réunion chez le doyen ? c'était pour qu'il t'annonce que tu étais remercié ? me demanda Emmett en souriant.

- Oui, bien sûr, et je me suis dit, pourquoi ne pas fêter ça autour d'une bière avec mon frère et ma sœur ! dis-je sur le ton de l'ironie.

- N'écoutes pas cet idiot, moi je veux savoir !

- C'était pour me confier un nouveau projet.

- Déjà, mais le dernier vient à peine d'être terminé et n'est pas encore publié.

- Je sais, mais ce n'est pas vraiment la même chose.

- Ce qui veut dire ? demanda Emmett.

- C'est plus de l'observation….

- Parce que les précédent c'était quoi ? demanda-t-il en haussant un sourcil.

- De l'observation… dis-je en souriant.

- Je te préviens, si tu t'enfermes encore chez toi, ou dans une bibliothèque, ou que tu retournes en voyage à Tombouctou, je viendrais avec toi. Il est hors de question que je reste encore trois mois sans avoir de tes nouvelles.

- Ce n'était pas à Tombouctou mais en Bolivie Alice….

- Ça revient exactement au même : c'est loin ! me dit-elle fière d'elle.

- Ne t'en fais pas, je vais rester ici, et je ne vais pas m'enfermer dans une bibliothèque, ce qui change c'est que c'est sur une durée assez longue…

- Parce trois mois ce n'est pas long ?

- Et si tu le laissais parler ? demanda Emmett.

- Merci Em'. Donc, je vais devoir rester ici à l'appartement tous les jours à 18h.

- Passionnant ! répondit Emmett.

- Mais ça ne nous dit pas ce que tu vas devoir faire.

- Observer les allées et venues dans la rue, dans les appartements en face pour voir comment se comporte la société urbaine américaine et à la fin, nous échangerons avec mon collègue de Columbia nos travaux et nous écrirons un livre à quatre mains.

- C'est bien ce que je disais, c'est passionnant ! dit Emmett en souriant.

- Arrêtes Em', je suis certaine que ça va être super intéressant…. Enfin, peut-être pas tant que cela, mais voir comment se comporte les gens et si c'est de la même manière d'un bout à l'autre du pays, c'est tout simplement génial !

- Modère ton enthousiasme Lily ! donc, tous les jours, tu vas regarder en face ce qui se passe ? Je te rappelle qu'en face de chez toi, c'est mon bar !

- Et ?

- Si son nom apparaît, je veux des droits ! dit-il en riant.

- Je m'arrangerais pour déformer son nom alors !

- Non non, interdiction.

- Vous vous disputerez plus tard, moi, je veux fêter ça ! dit-elle en se dirigeant vers le frigo pour en sortir trois nouvelles bières.

- N'empêche que c'est toujours aussi pitoyable de fêter ça avec une bière.

- Je sais, mais je n'ai pas eu le temps de faire les courses.

- Il est grand temps que mes frères se trouvent une copine !

- Alice….

- Quoi ? ça fait cinq ans Em', il est temps de passer à autre chose, Lucas et Maïa en ont besoin.

- Je sais Al'… je le sais….

Lucas et Maïa étaient les enfants de mon frère, il les avait eus avec Leïla qu'il aimait d'un amour tendre et sincère et je le voyais déjà finir sa vie avec elle. Malheureusement et comme bien trop souvent, la vie avec donné un coup de couteau dans leur bonheur et en mettant au monde ma filleule, Leïla était morte, sans que personne ne s'y attende. Je pense que c'est à partir de là que l'on s'était vraiment rapprochés tous les trois. Alice et moi étant jumeaux, nous avions toujours été en symbiose, mais Emmett avait toujours était notre grand frère qui nous protégeait envers et contre tous et quand il avait commencé sa relation avec Leïla, nous nous étions un peu éloignés, juste assez pour le laisser vivre cet amour à fond. Mais la mort de sa compagne avait changé la donne et du grand frère protecteur, il était passé au frère qui avait besoin d'aide, une aide que seule sa famille pouvait lui offrir. Ainsi, Alice emmenait souvent les enfants avec elle au travail quand nos parents n'étaient pas libre, et moi-même les conduisait souvent à l'école quand mon frère avait trop travaillé la veille. Mais il n'avait jamais vraiment réussi à tourner la page et j'étais à peu près persuadé qu'il ne la tournerait probablement jamais. Même s'il parvenait à trouver une femme, elle ne pourrait jamais lui faire oublier son premier amour. Cependant, je souhaitais sincèrement qu'il trouve quelqu'un qui lui donne à nouveau la joie de vivre, mais pour cela, il lui faudrait accepter deux petits enfants qui gardaient une image idéalisée d'une mère. En effet, n'ayant que huit et cinq ans, ils n'avaient que peu de souvenirs de leur mère et pour eux, elles étaient celles des contes de fées, celles qui mourraient pour sauver leurs enfants. Enfin, ce n'était pas à l'ordre du jour pour le moment, nous étions tellement repliés sur nous-mêmes qu'il nous était difficile de trouver une femme qui acceptait notre famille.

La soirée avait continué sur une note plus légère, nous faisant oublier pour quelques heures que nous étions sensés être des adultes responsables. Ces soirées nous faisaient vraiment du bien, nous n'avions rien à penser, nous étions libres de parler de n'importe quel sujet et surtout, nous pouvions oublier la vie de tous les jours.

Toutefois, la réalité nous rattrapa bien vite, en ce qui me concerne, c'était à 6h du matin le lendemain lorsque mon réveil sonna à me casser la tête. Comme chaque jour de semaine, je pris un temps infini à sortir des bras de Morphée et comme chaque matins, ce n'est qu'au moment de poser le pied dans l'amphithéâtre dans lequel je donnais un cours que je réussi à me réveiller complètement. Ce que j'aimais dans les lundis, c'est que je n'étais pas le seul à ne pas réussir à me lever, mes élèves étaient dans le même état que moi, ce qui faisait régner le calme dans la salle. A 17h, je sortis enfin de la fac et me rendis chez moi pour commencer mon travail. Muni de mon ordinateur, d'une bouteille d'eau et d'une pomme, je m'assis sur mon appui de fenêtre attendant que la petite aiguille se fixe sur le 6.

Jour 1.

18h00 : la rue est assez calme, seules quelques personnes sont assis à la terrasse du café d'en bas de mon appartement, le « Forks ». Je souris en pensant à ce nom. Emmett avait choisi d'appeler son café comme notre ville de naissance. En effet, nous étions originaires de cette petite bourgade à deux heures de Seattle, mais nos parents avaient déménagés lorsque j'avais 14 ans. Quelques personnes se promènent et font du shopping.

18h10 : sortie des bureaux, la rue grouille de monde. Une foule compacte qui se déplace dans le même sens, sans doute tous à la recherche d'un taxi ou d'un métro pour rentrer chez eux.

18h20 Toujours rien de remarquable, une foule de personnes est encore prisonnière de la rue. Le Forks est plein de monde.

18h30 : le voisin d'en face vient de rentrer du travail. Le gérant du bar est sorti pour aider la serveuse tant la foule est impressionnante pour un si petit espace.

18h35 les enfants qui habitent le premier étage de l'immeuble d'en face me font signe avec de grands sourires. Signes auxquels je réponds jusqu'à ce que leur mère ne débarque et les emmène sans doute prendre leur bain puisqu'ils sont revenu vingt minutes plus tard en pyjamas.

18h40 : Le bar est toujours aussi rempli. Des couples, des familles, des étudiants qui lisent ou qui travaillent. Les familles semblent toutes regroupées entre elles alors que les étudiants qui travaillent semblent fuir la présence des enfants.

18h55 : La foule dans la rue semble moins compacte ce qui n'est pas le cas pour le Forks qui est toujours aussi rempli. Je me rends compte que l'appartement qui se situe exactement en face de chez moi est vide, plus aucun meuble. Et je me fustige mentalement de ne pas avoir remarqué que le couple qui habitait ici auparavant est parti. Moi qui pensais avoir un bon sens de l'observation…. Les rues sont à présent occupées par des personnes qui font du shopping.

A 19h comme convenu mon travail était terminé. Ce n'était bien évidemment qu'un premier jet, mais j'étais assez fier de cette observation. Cependant, je n'imaginais pas que ça prendrait autant de temps et qu'il me faudrait autant sélectionner les informations.


Réponse aux non-inscrits :


Petitefilledusud : merci pour la review, et j'espère que la suite te plaira aussi !

Anne-Laure : merci beaucoup !

Soraya : Je comprends bien que ce prologue te laisse perplexe, personnellement quand j'ai eu l'idée d'écrire ça, je ne savais pas trop dans quoi je me lançais et puis, je me suis dit pourquoi pas ! Merci pour la review !

Alicia : merci pour la review !

Ilonka : Je suis contente que le début te plaise et j'espère qu'il en sera de même pour la suite ! Merci pour la review !

Mlle Cullen : je n'imaginais pas que c'était à ce point intéressant, mais si j'ai piqué ta curiosité, j'en suis contente lol. Merci de me lire à chaque fois !