Chapitre 2
Je sentis mon visage rougir de honte.
J'aurais voulu m'enfouir dans les profondeurs de la terre et ne plus jamais en sortir. L'homme d'âge mûr essaya de me parler pour comprendre qui j'étais et pourquoi j'étais dans cet état. Il ne semblait pas me vouloir du mal.
Dans ma tête, tout était encore mélangé, je me souvenais d'avoir fait une rencontre pour le plus étrange la nuit de mon dix-septième anniversaire et d'avoir fait un vœu, mais c'était tout. Pour le reste, c'était le noir complet.
Impossible ! Je devais sans doute encore dormir et c'était tout.
Mais j'avais beau essayer de me réveiller de ce cauchemar, rien n'y faisait et j'étais prise au piège devant un homme qui me fixa maintenant que j'étais couverte de son manteau.
— N'aie pas peur, jeune fille ! Je ne te veux aucun mal. Dis-moi, juste qui tu es ?
— Je ne suis pas une mangemort, déclarai-je sans vraiment savoir pourquoi. Mais je décidais de me justifier.
Étant donné que j'était apparu comme ça par magie dans le bureau de cet homme, j'aurais pu être une ennemie.
Il rit.
— Je le sais très bien. J'ai ensorcelé ce bureau afin qu'une alarme sonne si un ennemi en franchi la porte. De plus, un mangemort n'apparaît pas ainsi.
Je gardais le silence maintenant. J'avais la gorge noué et j'était morte de peur. Je ne pu empêcher mon corps de trembler.
— Comment t'appelles-tu ?
— Sophie Leroy. Je n'en dirais pas plus parce que vous aller me prendre pour une folle.
— Enchanté Sophie. Crois-moi, je ne te prendrais pas pour une folle. Mais ma petite, tu ne peux pas rester ainsi. Je dois te trouver des vêtements au plus vite.
J'allais le remercier quand un hibou au pelage majestueux entra dans la pièce avec une lettre dans le bec. L'inconnu la saisit et se mit à la lire. Il fronçait les sourcils à certains passages.
Je n'osai pas faire le moindre pas. Parce que le manteau bien qu'il me recouvrait le corps, je n'étais pas vraiment à l'aise et je craignais qu'il ne s'ouvre pas inadvertance.
— C'est une lettre de la fée Primerose...
À ce nom, je blêmis. Qu'avait-elle dit ? Et que lui réservait-t-elle ? Dans mon esprit les pires scénarios s'y jouaient. M'avait-elle vendu ?
Tant de question qui me terrifier. Après tout, j'avais joué à un jeu dangereux en faisant confiance à être magique.
— Elle me demande de prendre soin de toi. Ça fait vingt ans que je la connais et c'est la première fois qu'elle me demande une telle chose, dit-il l'air songeur.
Ainsi, c'était ça qu'elle voulait ! Elle ne m'avais pas abandonnée totalement dans cet univers inconnu.
— Cependant, elle reste bien mystérieuse sur ton identité. Mais qu'importe, je lui fais confiance. Je vais donc me présenter à toi : je m'appelle Arthur Weasley.
Non impossible ! C'était réellement un Weasley que j'avais en face de moi ?
Je le regardai beaucoup plus longuement et il n'était pas vraiment comme je me l'étais imaginé.
Que devais-je faire ? Lui dire que je connaissais sa famille par les livres que j'avais lu. Non, il fallait mieux garder ça pour moi.
— Je vais donc t'emmener chez moi. Tu rencontreras mon épouse Molly qui pourra prendre soin de toi le temps que j'éclaircis ta venue ici.
Et sans rien dire de plus, il attrapa ma main et on se transplana dans une maison à l'apparence étrange. C'était sans aucun doute le terrier et il était exactement comme je me l'étais imaginé cette fois-ci.
— Molly ! Appela-t-il en me disant de rester tranquille.
J'avais envie de vomir à cause de ce voyage mouvementé.
Une femme à la chevelure rousse et portant un tablier de couleur vive entra dans le salon avec un rouleau à pâtisserie dans la main droite. Elle sourit à son mari, avant de me fixai d'un air menaçant. Elle me faisait peur… Je tremblais.
— Il s'est passer quelque chose de vraiment étrange aujourd'hui… dit-il
Arthur expliqua tout en détail à sa femme. En entendant le nom de la fée, elle s'adoucit de suite. Je ne savais pas pourquoi, mais en tout cas, la fée devait être quelqu'un qu'elle appréciait.
Elle s'approcha de moi d'un air gentil cette fois-ci.
— Je suis désolée d'avoir eu l'air menaçante tout à l'heure. Ma pauvre petite, vient avec moi, je vais te donner des vêtements.
Molly me fit signe de la suivre à l'étage. On prit l'escalier qui était très irrégulier, si bien que je croyais tomber à chaque pas. Une fois en haut, elle me montra la salle de bain pour que je puisse prendre une douche.
Je voulus fermer la porte à clé, mais je ne trouvai pas de verrou.
— Excusez-moi, madame, dis-je dans un accent français très prononcer, mais je ne peux pas fermer la porte.
— Il te suffit de lancer un sort pour la fermer.
— Euh, je ne suis pas une sorcière. Je suis désolé, mais je…
—Oh, bien sûr, je suis bête. Pardon, j'ai oublié. Je vais la fermer pour toi et quand tu auras fini, il te suffira de m'appeler pour que je t'ouvre. Cela, te convient ?
— Oui, merci beaucoup, madame Weasley.
Je n'arrivais pas à croire que je parler à la grande Molly Weasley. C'était juste énorme. Et c'est en cet instant, que je bénis mon père de m'avoir forcé à prendre des cours d'anglais.
— Mais de rien ! Et appelle moi Molly.
— D'accord, mada... Molly.
Une fois la porte fermée, j'ôtai le manteau et j'entrai dans la douche. J'en avais bien besoin pour me ressaisir tout était encore tellement nouveau. Le jet d'eau chaude sur ma peau me fit un bien fou et pendant quelques minutes je pu s'avourer ce moment de détente.
