Disclaimers : Haikyuu ne m'appartient pas.

Coucou, voici la suite. Merci kama-chan59 et Elaelle pour vos reviews. Bonne lecture. :)

Kenjirou Shirabu et son roi était en train d'inspecter les environs quand le cri de l'aigle invoqué par Tendou retentit non loin. "Wakatoshi-sama, l'interpela l'archer châtain suite au son émit par l'animal, le familier de Tendou a repéré probablement un survivant.

- Allons-y jeter un coup d'oeil, suggéra Wakatoshi en hissant les rênes de son cheval.

Le monarque de Shiratorizawa s'en voulut de s'être rendu trop tard à Seijoh. Il avait accueilli les habitants du royaume à la demande d'Oikawa peu avant sa mort. Toutefois, il avait souhaité se rendre à ses funérailles mais un insidieux sort de magie noire avait bloqué son palais, le temps de laisser certainement l'armée ennemie d'attaquer la cité du roi Tooru. Tendou avait réussi à mettre au point un contresort mais au vu des cadavres qu'il rencontrait en compagnie de Shirabu au fur et à mesure qu'ils s'approchèrent du royaume de Seijoh, ils arrivaient surement après le massacre.

Oohira, le commandant de son armée, était parti devant avec les soldats pour combattre les mercenaires d'Ougi Minami tandis que son mage de cour et conseiller Tendou était resté au palais pour veiller sur le peuple en son absence. Le familier de ce dernier, l'aigle blanc énoncé par Shirabu quelques instants plus tôt, faisait office à la fois de sentinelle et de vecteur magique au cas où les choses empireraient. Le roi fit avancer sa monture lentement dans la neige quand Shirabu l'appela de nouveau en lui disant qu'il avait découvert quelqu'un.

Wakatoshi rejoignit Shirabu pendant que celui-ci descendit de son cheval pour inspecter l'homme allongé dans la neige à ses pieds. L'aigle, qui avait fait son office, s'envola de nouveau pour se poser sur l'épaule du roi de Shiratorizawa. "C'est Kageyama, le favori d'Oikawa, déclara Kenjirou en vérifiant le pouls du jeune homme, il vit encore mais son pouls est faible."

Le monarque contempla un instant le noiraud blessé d'un oeil insondable avant d'intimer à l'archer de sa voix profondément calme :" Amène-le au palais pour lui fournir les soins nécessaires, il y eut un court silence avant qu'il n'ajoute, ensuite, enchaine-le au donjon."

Kenjirou sentit un froid lui parcourir suite aux ordres du souverain. Il connaissait les sentiments à sens unique qu'avaient eu sa majesté Wakatoshi pour le roi Oikawa. Nul doute qu'il se vengerait peut-être sur Kageyama. Le chatain prit le noiraud inconscient à bras le corps pour le mettre sur son cheval en montant ensuite en selle à son tour.

Soit, il ferait ce que son roi lui avait ordonné. Son altesse Wakatoshi avait toujours été l'objet de son admiration et même si ses décisions pouvaient être excessives d'après les dires de Tendou, il n'en était pas moins d'une grande droiture. C'était pour cette raison que Kenjirou lui serait toujours dévoué ce qui impliquait qu'il ne discuterait aucunement ses ordres. "Oui, votre altesse, fit-il en prenant le chemin inverse pour retourner à Shiratorizawa le plus vite possible.

Tobio se blottit contre la douce chaleur du corps allongé contre le sien. Le crépitement des flammes le berçait dans un sommeil confortable, la fourrure qui les recouvrait agréablement en un duvet soyeux. C'était le moment qu'il préférait dans la journée, cet instant de repos qu'il partageait avec son roi après un moment d'intimité des plus passionels. Celui-ci lui caressait tendrement le dos avant de s'interrompre pour rompre son étreinte et se lever. "Tooru?, appela le noiraud en ouvrant doucement les yeux.

Il vit son amant se recouvrir d'une longue veste en laine pour ensuite contempler le paysage enneigé depuis la petite fenêtre creusée dans la pierre. Bien que le roi Tooru fut connu pour sa beauté presqu'iréelle, sa peau d'une blancheur translucide montrait combien sa constitution était fragile. En temps normal, des personnes comme lui mourraient peu après leur naissance, jetées dans un ravin car jugés inaptes à vivre dans ces contrées inhospitalières. Seuls les plus robustes y survivaient.

Pourtant, la mère de Tooru avait supplié son mari de le laisser en vie ce à quoi il accepta vu que son épouse avait subi deux fausses couches avant sa naissance. Depuis, Tooru avait tout fait pour être un bon roi pour le peuple de Seijoh en étant reconnaissant pour ses parents de l'avoir épargné même s'il lui arrivait des fois d'agir de manière plus qu'enfantine au grand dam de son conseiller et général Iwaizumi.

Tobio se leva en faisant fi de sa nudité pour le rejoindre. Tooru lui semblait étrangement mélancolique, une sourde tristesse se lisant dans ses iris chocolats pendant sa contemplation. Son coeur se serra face à cette vue. S'il pouvait lui alléger ne serait-ce qu'un instant le fardeau qu'il portait. La voix sériruse de son roi l'alerta cependant :" J'ai consulté les runes hier."

Le noiraud savait que Tooru possédait un don pour la divination. C'était de cette manière qu'il parvenait à prédir la moindre attaque dans la cité. Néanmoins, le brun lui avait confié que ses prédictions devinrent de moins en moins précises au fur et à mesure que sa santé s'affaiblissait.

Signe funeste que sa vie arrivait bientôt à son terme.

"Et? Qu'ont-elles dit?, demanda Tobio avec appréhension.

Tooru mit un moment avant de répondre. Son soupir résigné n'augurait non plus rien de bon. "Je vais bientôt mourir, Tobio, avoua-t-il avec un triste sourire, mais ce que je crains, c'est ce qui se passera ensuite, il se tourna vers lui, moi qui voulais que tu me succèdes après, j'ai bien peur que mon souhait ne se réalise pas."

Le noiraud s'apprêta à lui dire que tout était possible, que ce n'était qu'une simple prédiction mais la résolution qu'il vit dans les yeux de Tooru l'empêcha de dire un mot de plus. "Quoiqu'il advienne, je souhaite que tu continues à vivre, murmura-t-il en lui caressant la joue pour essuyer les larmes silencieuses, j'ai été heureux de passer mes dernières années avec toi et je remercierais même Chibi-chan de ne pas avoir répondu à tes sentiments si je le croisais."...

... Tobio ouvrit les yeux où il se découvrit enchainé à un mur dans une cellule de pierre. La porte grillagée fut gardée par un garde endormi qu'il reconnut. Mais c'est Goshiki de l'armée de Shiratorizawa, ce qui veut dire... Ses prunelles océanes se posèrent ensuite sur son flanc qui fut couvert d'un bandage. On m'a soigné mais... Tout fut confus dans sa tête. Il se souvint d'avoir succombé à sa blessure après avoir laissé Iwaizumi-san.

Ses lèvres se serrèrent en se remémorant de son ami en train de mourir sous ses yeux, une vague de colère emplie de frustration monta en lui. Et merde, maugréa-t-il intérieurement en ignorant la douleur qui meurtissait ses poignets, si seulement j'avais pu le sauver, au moins lui. Merde.

Le bruit des chaines alerta son géôlier qui se réveilla. "Ah zut! Je me suis endormi, il se retourna ensuite pour faire face à Tobio, ah, je vois que tu es réveillé. Je vais prévenir le roi Wakatoshi."

Tobio le regarda sortir du donjon sans mot dire. Les chaines l'entravèrent de sorte qu'il ne pouvait se libérer donc il se mit à réfléchir sur ce qu'il lui était arrivé entre temps. S'il se trouvait dans le donjon du palais de Shiratorizawa, ça voulait certainement dire que le roi Ushijima avait eu vent de l'attaque et qu'il était parti défendre Seijoh. Vu la puissance de son armée, les mercenaires d'Ougi Minami sont certainement vaincus, pensa le noiraud, mais il est arrivé trop tard.

De toute manière, il ne se fit pas d'illusion quant à la raison pour laquelle le souverain de Shiratorizawa l'avait sauvé pour l'emprisonner dans une cellule. Tout le monde savait qu'Ushijima-san avait longtemps convoité Tooru. Toutefois, quand celui-ci avait eu vent de la nouvelle que le roi de Seijoh avait un favori, il avait abandonné. Maintenant que Tooru n'était plus de ce monde... Il va certainement se venger de moi pour lui avoir pris Tooru, se dit-il en regardant les chaines qui entravaient ses chevilles. Il frissonna un peu à cause du froid mais Tobio préféra plutôt anticiper ce qu'il adviendrait de lui plutôt que d'y penser.

Ses yeux se levèrent au son d'une porte qui s'ouvrit et de l'écho de la voix de Goshiki. "J'ouvre la cellule, déclara le garde en déverouillant la porte à l'aide d'une clé.

- Bien Goshiki, fit la voix gutturale reconnaissable entre mille du roi Wakatoshi, je t'appelerai en cas de besoin.

- Oui votre altesse."

Tobio suivit Ushijima-san du regard tandis qu'il entra dans sa geole pour lui faire face. Sa présence allié à son corps massif, fut toujours aussi imposante, pour ne pas dire écrasante, et ses prunelles mordorées toujours aussi insondables. Le noiraud comprit pourquoi Tooru avait eu tendance à s'enrager à chaque fois que le roi de Shiratorizawa était venu le voir à Seijoh. Le roi Wakatoshi avait toujours la facheuse tendance de prendre les gens de haut bien qu'il estimait les souverains des autres royaumes.

En tous cas, Tobio se sentait petit face à tant de prestance et, au fond, même du temps où il servait le roi Daichi à Karasuno, il avait profondément admiré et respecté ce souverain puissant craint de tous. Néanmoins, quand le roi Wakatoshi lui prit fermement le menton pour le forcer à le regarder droit dans les yeux, le noiraud se prit à le défier du regard.

Ushijima-san le jaugea quelques secondes avant de le lâcher. "Goshiki, appela-t-il de sa voix grave, tu peux le libérer. Je vais ordonner à Semi de lui préparer un bain et des vêtements propres. Il viendra aussi le chercher.

- D'accord, majesté, fit Tsutomu en décadenassant les chaines sous l'oeil surpris et surtout perdu de Tobio. "Pourquoi me libérer?, lui demanda-t-il tandis que Wakatoshi fut sur le point de quitter la prison.

- Tu possèdes encore la volonté de vivre, répondit Wakatoshi le plus calmement du monde, si cela n'avait pas été le cas, j'aurais mis fin à tes jours, il s'arrêta sur le seuil pour ajouter, et à partir de maintenant, tu es ma possession."

Tobio ne put qu'hocher la tête avec un goût metallique dans la bouche. Finir dans les griffes d' Ushijima-san en tant que son esclave ne lui plut guère. Il brûlait d'envie de lui demander si c'était vis à vis de Tooru qu'il avait pris cette décision mais le monarque était déjà parti. "Voilà, tu es libre, répliqua Goshiki en retirant la dernière chaine.

- Si tu peux appeler ça être libre, marmonna Tobio en se frottant les poignets endoloris.

Tsutomu fut quand même chagriné de le voir comme ça. Shirabu lui avait expliqué la situation et au fond, s'il avait été à sa place, il ne savait pas ce qu'il aurait fait. "Wakatoshi-sama n'est pas du genre à réduire les gens en esclavage d'habitude, tenta-t-il de le rassurer, c'est un bon roi donc tu n'as pas à t'inquiéter."

Le noiraud lui jeta un regard dubitatif mais bon, il n'était plus à ça près maintenant qu'il avait perdu ce qui lui était cher.

Voili voilou pour le second chapitre. La suite bientôt. :)