Chapitre 2 : Petit à petit …

Bonjour à tous ! Merci à tous pour vos commentaires, j'apprécie réellement vos petites attentions. Voilà donc le nouveau chapitre en espérant qu'il soit à la hauteur de vos espérances. Bonne lecture !

lille 76, fandestana et Guest je vous remercie pour vos commentaires, c'est trop mignon.

Le lendemain matin, Castle arriva comme à son habitude, deux cafés à la main. Quittant l'ascenseur, il volait un instant la beauté de sa muse tel un voleur d'art repérant son prochain chef d'œuvre. Les cheveux en cascade retombant sur ses épaules, un blouson en cuir, un jean dessinant à merveille ses longues et fines jambes ainsi qu'un sweat à capuche était sa tenue du jour.

Fasciné et amoureux depuis leur première rencontre, il l'a trouvé resplendissante même habillée de la sorte. Cependant, il était à des années lumières de se douter les interrogations vestimentaires de Beckett ce matin-là.

Quelques heures plutôt …

Beckett s'était levée de très bonne humeur, souriant à la journée qu'elle allait passer avec son écrivain. Se remémorant le baiser de Rick, elle sentit un frisson la parcourir et une étrange sensation l'envahir. Une sensation de bonheur, de lâcher prise, d'amour tout simplement. Se sentant perdre pieds dans son trop plein d'émotions avant même la présence de son futur, elle décida de tout faire pour paraître la plus normale possible. Entourée de ses amis et qui plus est détectives, elle se doutait qu'ils repéreraient rapidement un changement chez elle.

Sa première mission fût donc de s'habiller. Elle adopta un style street wear afin de ne pas éveiller les soupçons. (Son métier de détective l'avait rendu un peu paranoïaque sur les bords). Evidemment, elle aurait tant aimé mettre un chemiser laissant dévoiler à Rick la naissance de sa poitrine ainsi qu'un pantalon à pinces mais elle se ravisa. Le faire succomber oui, mais pas au 12th sur son bureau. Même si l'idée de faire l'amour avec Rick sur son bureau n'était pas totalement exclue de son esprit. Chassant ses idées peu catholiques, elle continua sa préparation. Connaissant le goût de son écrivain pour ses cheveux détachés, elle les laissa au gré du vent.

C'est donc vêtit de manière simple et confortable qu'elle regagna son lieu de travail.

De retour au 12th …

Le nez plongé dans les dossiers, la jeune détective devina une présence … familière … plaisante. Elle se leva et pivota pour faire face à l'ascenseur. Son radar à écrivain avait fonctionné à merveille il était là, devant elle, vêtu d'une chemise bleue faisant écho à ses yeux et d'un jean lui moulant à la perfection son fessier. Perdue dans la contemplation de son futur amant, elle ne vit pas que celui-ci lui tendait son café.

-Vous appréciez murmura-t-il à sa muse.

Gênée d'être prise en flagrant d'élit de matage, elle se saisit du précieux liquide non sans effleurer délicatement les doigts de Rick.

-Vous n'avez même pas idée chuchota-t-elle en déposant sensuellement ses lèvres sur le gobelet.

Castle déglutit difficilement face à cette nouvelle facette de Beckett il découvrait peu à peu la femme, Katherine. Son désir, son amour grandissaient au fil des minutes et il mourrait d'envie de capturer ses lèvres et de l'emmener dans un doux mais langoureux baiser. Néanmoins, il intériorisa ses émotions et surtout ses pulsions. Il était conscient, qu'ils avaient franchi une nouvelle étape dans leur relation mais il n'espérait pas tant de proximité avec Kate et de plus, initiée par cette dernière. Toutefois, il n'allait pas s'en plaindre.

Heureux mais ne voulant ni la brusquer ni la mettre mal à l'aise, il lui sortit son plus beau sourire. Pas un de ceux qu'il offre à ses séances de dédicace mais un de ceux réservés à sa muse.

Il s'assit donc sur sa chaise à côté de la détective. Aujourd'hui, la journée s'annonçait être une de celle où la paperasse allait être la seule distraction du jour. Il la regardait remplir les dossiers à l'accoutumé, il était fasciné. De toute façon, le moindre geste qu'effectué sa muse devenait à son regard, magique : sa manière de réfléchir à chaque mot, de mordiller son stylo ou de le glisser dans ses cheveux, sa bouche mouvant au gré des phrases des dossiers, ses doigts, si fins, si beaux frappant les touches du clavier en un doux son poétique.

Elle sentait son regard sur elle, et juste cette attention la comblait de bonheur et lui réchauffer le cœur. Malgré cela, elle se disait aussi qu'elle ne devait pas être égoïste le laisser à s'ennuyer ici, à la regarder faire des dossiers devaient être une perte de temps pour lui. Même si elle n'appréciait pas ce qu'elle allait dire, elle devait le faire pour lui, pour eux.

-Je suis désolé Castle, mais aujourd'hui, je crois que les criminels sont au repos. Si vous voulez, vous pouvez rentrer chez vous. Je ne vais pas vous imposez d'être ici dit-elle une pointe de regret dans la voix.

Il la regarda bouchée bée. Comment pouvait-elle imaginer qu'il pouvait s'ennuyer à ses côtés ?

-Détective Beckett, je vais peut-être vous apprendre quelque chose mais sachez que la seule occupation qui me comble le plus au monde, c'est vous murmura-t-il d'une voix charmante mais parfaitement posée. Donc, je reste !

Elle ne put retenir un sourire face à l'amour que Rick lui portait et de la sincérité dont il avait fait preuve pour déclarer ses quelques mots. Kate était désormais sûre et certaine, que Richard ne la lâcherait pas de sitôt.

C'est ainsi que la matinée se déroula au fil de la paperasse et des pauses cafés dans la salle de repos.

L'horloge du central indiquait 13 heures, et toujours aucune enquête n'avait pointé le bout de son nez. Castle commençait à gigoter sur sa chaise et Beckett se doutait de la cause de cette agitation car elle aussi avait faim.

-Ça vous dit d'aller manger un bout au snack ? l'interrogea-t-elle.

Il ne savait pas comment elle avait fait pour lire dans ses pensées mais c'était vrai, il avait faim. Peut-être que son agitation avait été une preuve et que son esprit de détective avait fait le lien mais il ne réfléchit pas plus et approuva.

-En route alors, j'ai faim ! S'exclama-t-il.

Encore une fois, elle ne put retenir un sourire face à la mine rayonnante et enfantine que son partenaire arborait.

Ils se dirigèrent tous les deux vers l'ascenseur en se taquinant l'un l'autre.

-Vous avez si faim que ça demanda Beckett voyant le pas rapide de son partenaire.

-Il faut bien nourrir le mâle qui sommeille en moi rétorqua-t-il en haussant les sourcils.

-Le mâle … vraiment Castle … cela reste à prouver lâcha-t-elle en bousculant Rick, épaule contre épaule.

Arrivés dans l'ascenseur, le silence avait gagné du terrain mais les regards entre nos deux partenaires aussi. Et comme d'habitude, c'est Castle qui brisa ce délicieux moment.

-On y va à pied aujourd'hui l'interrogea-t-il.

-Pourquoi, vos fesses détestent autant que ça ma voiture riposta-t-elle en reluquant ouvertement son postérieur.

-Non détective, je veux juste profiter un peu plus de votre présence à mes côtés répondit-il en reprenant du sérieux.

Surprise par ce regain de sérieux et par cette déclaration, elle ne sut quoi répondre tellement cela l'avait touché. Laissant les mots à son écrivain elle, femme de terrain préféra l'action. Le fixant droit dans les yeux, elle lui saisit la main et entrelaça ses doigts aux siens.

Au bout de quelques secondes, le ding de l'ascenseur retentit et Kate lâcha la main de son partenaire, se dirigeant vers le snack.

(…)

Après avoir passés commande, ils s'assirent à leur table habituelle, à l'égard de tous les regards curieux. Ils aimaient cette intimité, cette promiscuité afin de parler et de se libérer. Cette table avait supporté de nombreuses discussions, disputes, journées de stress mais aujourd'hui se serait différent. Ce vieux morceau de formica accueillerait deux personnes partageant un moment de complicité.

Les deux coéquipiers furent sortis de leur bulle par la serveuse qui déposa deux sandwichs, de l'eau ainsi que deux cafés.

-Je vous souhaite bon appétit détective lança Rick en mordant à pleine dent dans son repas.

-Merci mais … elle hésita un instant … pourquoi on se vouvoie … je veux dire quand on est que tous les deux … on pourrait peut-être se tutoyer non ?

-Tu m'en vois ravie Kate.

Rick avait conscience que le début du tutoiement et l'abolition du vouvoiement était encore un signe qu'une barrière intérieure de Kate venait d'exploser, de se détruire, de disparaître.

Elle se réjouissait de ce tutoiement mais ne comptait pas s'arrêter en si bon chemin surtout avec la manière dont les lèvres de Rick avait prononcé son prénom. Ses lèvres … si douces … si envoutantes … si tentantes …. Elle voulait l'embrasser mais elle calma vite fait ses ardeurs.

C'est ainsi qu'ils continuèrent de manger dans un silence reposant et tendre.

Rick était perdu dans ses pensées quand un frisson le traversa de part en part. Kate avait saisi sa main et dessinait des formes abstraites à l'aide de son pouce. Ils regardèrent leurs mains enlacées, posées sur la table comme un symbole de leur futur « nous ».

A ce moment précis, elle n'aurait sur dire pourquoi mais elle avait besoin du contact de son écrivain. Peut-être était-ce dû à la proposition qu'elle allait faire et qui la chamboulait quelque peu …

-Tu sais, ce soir si tu n'as rien de prévu tu pourrais peut-être … venir manger chez moi l'interrogea-t-elle en souriant.

Surpris mais surtout enchanté, il la fixa droit dans les yeux en pressant un peu plus sa pression sur sa main.

-Avec grand plaisir …

Il réfléchit un instant et son côté protecteur reprit le dessus rapidement. Il ne voulait pas qu'elle fasse ça pour lui mais il voulait qu'elle le fasse pour eux. Il devait lui dire qu'il pouvait attendre pour un repas en tête à tête chez elle mais les mots ne venaient pas.

-Euh … enfin …

-Qu'est-ce qu'il y a Rick ? Tu n'es pas dispo ? S'enquit-elle anxieuse quant à la réaction de Rick.

-Non ! Pas du tout … c'est que …

Le voyant perdre ses moyens et ses mots, elle prit les devants se doutant du pourquoi du comment.

-Rick, si je t'invite chez moi … c'est que j'en ai envie … dit-elle d'un ton sérieux que Rick ne lui connaissait pas. Mais si tu ne veux pas, je trouverai quelqu'un d'autre rajouta-t-elle.

-Non, non non ! Je suis à ton entière disposition ! S'exclama-t-il.

Par cette invitation, elle avait décidé d'avancer dans leur relation et de franchir une nouvelle étape, celle de son amour et de son envie pour Rick.

Leurs cafés terminés, ils reprirent direction du precint.

Respectivement, nos deux partenaires craignaient cette après-midi : comment allaient-ils faire pour lutter contre leur attirance mutuelle ?

Depuis la déclaration de la veille, ils apprenaient à vivre les prémices de leur idylle naissante et l'idée même de passer cette après-midi sans s'effleurer, se toucher ou se sourire tendrement s'annonçait délicate.

Beckett avait hâte d'être ce soir pour la première fois, elle pouvait passer une soirée en tête à tête avec son écrivain. Elle ne savait pas s'ils franchiraient le point de non-retour mais il faut bien l'avouer, l'idée de se retrouver dans les bras protecteurs de Rick l'enchantée. De toute façon, elle s'était fixée de goûter aux lèvres de l'homme qu'elle désirait le plus au monde.

De son côté, Castle était aussi heureux qu'un enfant le matin de Noël. Il n'arrivait pas à croire que dans 6 heures trente minutes et quarante-sept secondes, il serait dans l'appartement de Kate, seul avec elle. Ce soir, il ne tenterait rien pour la brusquer la simple pensée de passer un diner seul avec sa muse le comblait de bonheur.

L'après-midi se déroula de la même manière que la matinée : de la paperasse et encore de la paperasse. Sans oublier des pauses café.

Nos deux coéquipiers dans un synchronisme quasi-parfait se retournèrent pour voir la pendule. Il était 18h00 et la débauche avait donc sonné. Ils se regardèrent, se sourirent mais Beckett se reconcentra très vite sur ces deux collègues qui les observaient de manière étrange.

-Vous pouvez y aller les mecs, ce n'est pas la peine de nous regarder de cette manière s'exclama-t-elle.

-Vous savez que vous êtes flippant tous les deux les interrogea Espo.

-Pourquoi questionnèrent Kate et Rick d'une même voix.

Machinalement, ils dévièrent leur regard l'un sur l'autre.

-Pour ça renchérit Ryan.

-Vous n'avez rien d'autre à faire les gars ? S'énerva la détective.

-C'est bon, nous rentrons … on vous laisse tranquille … tous les deux … seuls taquina Esposito.

Cette dernière réponse ne fut qu'attiser l'énervement de la jeune brune qui fit mine de ne pas relever cette dernière riposte.

Castle voyant que Beckett se tendait décida de désamorcer la bombe en faisant part à ses collègues de son départ.

-Moi aussi, j'y vais de toute manière, j'ai déjà quelque chose de prévu conclu-t-il.

Sans adresser un mot ou un regard à sa muse, il prit congé de l'équipe.

Esposito et Ryan le saluèrent et tous prirent le chemin de la sortie.

Beckett, toujours aussi stupéfaite par la réaction de Castle, ne savait plus à quel saint se vouer. Elle l'avait invité mais elle n'avait fixé aucun horaire, comment allait-il savoir à quelle heure venir. S'inquiétant de plus en plus, qu'il ne vienne pas, elle sortit son téléphone pour lui envoyer un SMS quand un sourire illumina son visage. Il l'avait devancé.

J'espère que ce petit subterfuge aura calmé Espo et Ryan. En attendant, j'ai vraiment hâte de te revoir … A quelle heure dois-je me présenter à l'appartement de la plus belle femme de New-York ? RC.

Elle respira profondément comment avait-elle pu penser qu'il partait et qu'il avait pu oublier leur rendez-vous. Il était si prévenant envers elle qu'il l'avait protégé de ses collègues trop curieux.

Merci Rick. Tu peux venir à 19h30, je t'attends avec impatience. KB

Derrière l'écran de son iPhone, Rick sourit à la réponse de Kate et partit en direction de son loft afin de se préparer à la soirée qui s'annonçait être la plus belle de sa vie.

J'espère que ce chapitre correspond à vos attentes même si j'en entends déjà dire … pourquoi elle a coupé ici ? Je répondrais que le prochain chapitre n'en sera que plus … tendre … Vont-ils sauter le pas, réponse dans le prochain chapitre

A la prochaine et n'oubliez pas je prends tous les commentaires qu'ils soient positifs ou négatifs.