Hello, les Aventuriers! Me revoici avec un autre OS dans cet univers post-Aventures mais avant, je tiens à remercier Vamps-Wolf, Ninlhinnet NightmareDragon FB pour vos reviews(Plein de bisous, câlins et cookies pour vous =3). Merci aussi à ceux qui ont lu le chapitre d'avant et à ceux qui liront ce chapitre également =D Contrairement au précédent, celui-là est un peu plus léger (et un peu plus long aussi) !

J'espère qu'il vous amusera autant que moi et sur ce, je vous souhaite une bonne lecture

Disclaimer: l'univers d'Aventures appartient à Mahyar, Krayn, Bob, Fred et Seb.

Enjoy~

Carmin adorait les voyages. Il aimait partir sans but vers un lieu inconnu, se contentant de s'orienter avec le soleil et les étoiles. Sentir le vent sur son visage, respirer l'air pur rempli de parfums floraux et d'écorce, ses excursions lui permettaient de profiter de la nature durant ses longues journées de marche. Pouvoir voir les animaux dans leur habitat naturel, boire l'eau claire d'une rivière, contempler des lieux méconnus et profiter de l'ambiance chaleureuse d'une auberge, tels étaient les choses qui mettaient le jeune homme de bonne humeur. Et, bien qu'il avait plutôt mal commencé pour lui, le voyage qu'il était en train d'effectuer n'était pas une exception. Installé à l'arrière d'une carriole, il observait en sifflotant gaiement les nuages qui continuaient calmement leur course dans le ciel tout en s'émerveillant à voix haute devant le moindre oiseau ou créature volante qui passait au-dessus de sa tête. De temps à autre, il n'hésitait pas à interpeller les deux gaillards qui conduisaient le véhicule pour leur poser une question stupide avant de repartir dans un monologue qu'aucune insulte ou menace pouvait interrompre. En fait, rien ne l'empêchait de faire ce qu'il voulait faire. Bien que ses deux «compagnons de route» l'ait enroulé d'une longue chaîne tenue par un cadenas, le jeune homme continuait de rouler dans le chariot pour aller d'un côté à un autre. Et quand ils avaient décidé de le bâillonner pour le faire taire, Carmin avait réussi dieu-sait-comment à trancher le tissu sans aucun problème avant de repartir dans une énième réflexion philosophique sur une question complètement débile. Bref, le jeune homme était devenue une vraie plaie pour ses deux partenaires de voyage qui regrettaient presque d'avoir accepté de voler la guilde des marchands. Malgré la récompense qui les attendait et les intérêts qu'ils avaient récupéré durant leur escapade, les deux hommes n'auraient jamais rencontré cette pie s'ils n'avaient pas accepté cette proposition alléchante.

-Oh, un aigle ! S'exclama brusquement Carmin en faisant bouger ses chaînes. Il a l'air tout jeune. Ah, en voilà un autre ! Ah là là, ils ont l'air si majestueux. Si je pouvais me réincarner, je voudrai bien être un aigle. Comme ça, je...

-Putain, boucle-la !

L'homme assis à côté du conducteur se retourna, le visage aussi rouge que ses cheveux. A force de l'entendre déblatérer des conneries encore et encore, il commençait à être sur les nerfs et avait de plus en plus de mal à ronger son frein. Le fusillant du regard, il sortit un couteau aiguisé et le pointa en direction du jeune homme.

-Écoute bien, morveux ! Si je t'entends encore une fois parler de piafs, je jure de te découper en morceaux si fins qu'aucun vautour ne pourra te becqueter, c'est clair ?!

-Oui, monsieur, répliqua avec entrain le jeune homme, guère impressionné par la menace ni par le couteau.

Rengainant son arme, le bandit se réinstalla sur son siège en maugréant dans sa barbe. De son côté, Carmin resta silencieux un long moment. Il se contenta de rouler à droite puis, à gauche et de nouveau à droite avant de s'arrêter pour regarder la route défiler à travers les trous des planches. Puis, après deux minutes de silence, il finit par reprendre après avoir lâché un petit cri de surprise.

-Oh, un loup ! Il est plutôt grand en plus ! On dirait la louve qui a sauvé plein de gens là... Comment elle s'appelait déjà ? Oh, c'est pas important ! Ah, il chasse un cerf ! Il doit avoir vraiment faim. A moins que ce soit pour sa meute. Dans tous les cas, c'est..

La fin de la tirade du jeune homme fut brusquement interrompu. Le bandit avait finalement quitté son siège et, après avoir glissé sur les sacs où était allongé le jeune homme, l'avait agrippé au col avant de le soulever. Maintenant, nez à nez avec un de ses ravisseurs, Carmin fronça légèrement le nez en sentant l'haleine fétide de l'homme. Se rapprochant du bord, le voleur fit tomber la pie par terre avant de se baisser à son tour pour appuyer sur sa tête et faire en sorte que le visage du prisonnier soit le plus proche possible de la route sans pour autant le faire tomber.

-Tu vois ce qui t'attend ? On va voir si tu peux continuer de parler tout en étant traîné par le chariot !

Fixant la route qui défilait à quelques centimètres de son nez, le jeune homme secoua légèrement la tête pour chasser ses cheveux blonds qui se mettaient sur ses yeux avant de se tourner difficilement vers son ravisseur, lui adressant un regard embêté.

-Euh... Sans vouloir t'offenser, si tu me fais tomber et que le chariot me traîne, je crois que je serai un peu trop mort pour parler. Même un diable ne pourrait pas survivre à ce genre de choses et pourtant, c'est plutôt tenace comme créature.

-Ah ? Demanda l'homme avec un rictus satisfait. Tu as peur de crever maintenant ?

Son locuteur gonfla les joues pendant quelques secondes d'un air agacé avant de répliquer.

-Non, je n'ai pas peur de crever comme tu dis. C'est juste qu'en utilisant cette méthode, mon sang va être gaspillé et c'est plutôt dommage. Imagine tout ce que l'Église du Sang pourrait faire avec mon sang. Tuer des gens, aider des aventuriers, elle pourrait même être capable de te donner un peu plus de conversation, qui sait.

S'arrêtant de parler, le jeune homme commença à secouer la tête de gauche à droite tout en réfléchissant à cette question. Son front légèrement plissé, il resta silencieux un long moment, inquiétant presque le bandit qui commençait à croire qu'il avait fini par le tuer. Les mots de leur employeur lui revinrent brutalement en mémoire alors qu'il le secouait d'un air paniqué. Si jamais ce gamin venait à mourir, le patron finirait par le savoir. Et vu que ce dernier avait dit «pas de mort», les deux bandits étaient donc sûrs de ne pas toucher leur récompense. Tapant son pied sur le dos du prisonnier, ce dernier ne réagit qu'au bout de quelques minutes, levant la tête vers son ravisseur.

-Je sais ! S'écria t-il comme s'il avait eu l'illumination du siècle. Si je meurs, est-ce que tu pourras récupérer mon sang et l'envoyer à l'église du Sang ? Comme ça, je ne parlerai plus et mon sang servira à quelque chose ! C'est une excellente idée, non?!

Le ravisseur eut un petit temps de pause alors que son esprit enregistrait la nouvelle connerie que cet abruti venait de lui sortir... Quoi ? Lui adressant un regard vide, l'homme crut d'abord que c'était une mauvaise blague avant que le regard sérieux du jeune homme lui dise le contraire.

-Et tu crois que j'ai que ça à foutre ou quoi ?! Hurla t-il, exaspéré. Tu veux pas que je te couvre d'or aussi ?!

-Ah, déclara le jeune homme avec un grand sourire. C'est proposé si gentim...

Le voleur ramena violemment Carmin à l'intérieur de la carriole avant de retourner à son siège en grommelant de nombreuses insultes dans sa barbe. De son côté, le jeune homme resta un long moment allongé sur les sacs où s'échappaient désormais quelques pièces d'or et des pierres précieuses. Puis, quand il reprit ses esprits, Carmin se réinstalla de façon à ce que sa tête soit entre ses deux ravisseurs, les dévisageant tour à tour. Il détailla la chevelure rousse du bandit à sa gauche ainsi que les nombreux tatouages qu'il arborait avant de se tourner vers le conducteur dont les cheveux châtain avaient été coupé très courts. Puis, quand son quota de silence fut de nouveau atteint, il se décida à parler.

-Vu que je peux pas parler nature, ça vous dit une histoire drôle ?

-La seule chose que je veux, c'est que tu fermes ton clapet.

Ignorant la remarque du bandit excédé, le jeune homme se tourna vers le conducteur, le fixant intensément. Un peu gêné devant ce regard insistant, l'homme se mordit légèrement la lèvre et finit par acquiescer très légèrement, le mouvement faisant bouger les pendants de ses nombreuses boucles d'oreille, avant d'adresser une moue désolée à son collègue qui le fusilla du regard. Fier de sa réussite, le sourire de Carmin s'agrandit alors qu'il balança sa tête de droite à gauche pour manifester sa joie.

-Vous connaissez l'histoire du chat plat ?

La question reçut un profond soupir de la part du voleur roux, sentant que ce voyage allait être très long, tandis que le conducteur restait focalisé sur la route, ne faisant guère attention à ce qu'on lui disait. Ne recevant pas de réponse, Carmin reprit la parole, ses épaules tremblant légèrement alors qu'il tentait de contenir son hilarité.

-Et ben, c'est l'histoire d'un chat qui traverse une route. Il y a un chariot qui passe et paf ! Ça fait un chat plat !

A peine eut-il terminé cette... «blague» que le prisonnier partit dans un fou rire incontrôlable. Ne pouvant pas se taper les cuisses à cause des chaînes, il frappa les planches du chariot avec ses pieds tout en riant de bon cœur. De leur côté, ses deux ravisseurs restèrent immobiles pendant quelques secondes avant de se dévisager très lentement, une lueur désespérée dans les yeux. C'était une blague, ça ? Et surtout, comment on pouvait rire autant ? Encore si c'était un soir de beuverie dans une taverne remplie de gars bien éméchés, ils auraient pu comprendre que cette blague devienne hilarante. Mais, là, il était sobre !

-Y a pas à dire, c'est un vrai boulet, marmonna le conducteur tout en reportant son attention sur la route.

Son collègue allait confirmer ses dires quand Carmin réussit à se calmer et reprit sa position initiale, l'ombre d'un sourire étirant sa bouche. Dévisageant tour à tour les deux hommes, une moue ennuyée apparut sur ses lèvres alors qu'il remarqua l'expression blasée de ses deux ravisseurs.

-Ça ne vous fait pas rire ? Demanda t-il sur un ton naïf.

-Tu t'attendais vraiment à ce qu'on rigole ? S'enquit le conducteur d'un air agacé.

Le jeune homme souffla à la remarque avant de se réinstaller sur les sacs, posant son menton sur le dossier du siège.

-Vous êtes bizarre, remarqua t-il avec une mine agacée. Même Maître Sanguinus avait rigolé à cette blague quand je lui avais raconté.

Le bandit roux s'apprêta à lui faire une remarque avant de s'abstenir. Fronçant les sourcils, le nom du maître du prisonnier lui rappela une vieille histoire qu'il avait entendu quand il était petit à ce propos.

-Tu as connu Sanguinus ? Demanda t-il avec suspicion.

Carmin lui adressa un regard surpris avant de sourire légèrement à la question, riant bêtement tout en se grattant la tête.

-Bien sûr que je le connais ! C'est le chef de l'église du Sang. Ou plutôt «était». C'est vrai que depuis la fois où j'ai donné mon sang pour lui permettre d'envoyer ce message aux aventuriers, beaucoup de sang a coulé sous les ponts mais je l'ai connu. C'était quelqu'un de bien et qui avait une très bonne maîtrise du sang ainsi qu'un meilleur sens de l'humour que vous.

Le jeune homme eut un autre rire, paraissant se rappeler de quelque chose de drôle, tandis que les deux bandits lui adressèrent un petit regard. Le conducteur détourna vite son attention de lui, se contentant de hausser les épaules en se disant que ce Sanguinus devait être aussi allumé que son élève, mais son collègue continua à le fixer intensément. Il détailla longuement les traits du prisonnier ainsi que ses yeux qui brillaient d'une lueur mystérieuse, ne pouvant que remarquer à quel point il était jeune. S'il ne se basait que sur son physique, le bavard devait avoir un peu plus de vingt ans. Cependant, s'il avait réellement vingt ans, comment avait-il pu connaître un homme décédé depuis plusieurs décennies déjà ? Après tout, dans toutes les histoires qu'on lui avait raconté, Sanguinus était mort dans la bataille contre les Intendants. Alors, comment avait-il pu le connaître ? Fronçant les sourcils, le bandit ouvrit la bouche pour lui poser une question avant de finalement se raviser. Étant donné que ce gamin était un membre de l'église du sang, peut-être avait-il utilisé des pouvoirs lié au sang et avait conservé un visage jeune. Et, même si cela pouvait paraître tentant, le voleur préférait ne pas savoir comment cela était possible. Se réinstallant sur son siège, il reporta son attention sur la route alors que le prisonnier se remit à parler, brisant le court silence qui s'était installé.

-Ah, c'était vraiment quelqu'un de bien... Quand il donnait sa parole, il la tenait. C'est grâce à lui si j'ai pu quitter le désert des Larmes d'ailleurs. Même si ça veut dire que j'ai laissé ma mère derrière moi pour pouvoir devenir un membre de l'église du Sang.

Carmin s'interrompit dans son récit, son regard se posant sur la mer qui se dessinait à l'horizon. Son sourire disparut, laissant place à une profonde mélancolie. Ah, sa mère. Il se demanda comment elle allait. Elle devait être bien vieille maintenant. A moins qu'elle ne soit déjà morte ? Le jeune homme n'en savait pas grand chose. Après tout, sa seconde vie n'avait commencé que depuis quelques mois à peine. Et, à force de vagabonder au gré de ses envies, il avait vite oublié l'idée de retourner d'où il venait.

-Ah là là, j'espère qu'elle va bien, souffla t-il en reprenant une expression plus joviale. Enfin, étant donné qu'elle était avec les centaures, ça devrait aller. Et puis, qu'est-ce qui pourrait bien arriver dans un désert ?

Le jeune homme eut un petit rire alors que ses deux ravisseurs essayaient d'ignorer son monologue sans y arriver. Le conducteur avait du mal à se concentrer sur la route, son attention se portant sur ce que disait le prisonnier, tandis que son collègue se rendait compte à quel point ce jeune homme était bizarre et regrettait amèrement d'avoir croisé sa route.

-Ah ! S'écria brusquement Carmin. Je viens de me rendre compte que je sais pas comment vous vous appelez. C'est quoi vos petits noms ?

-Pourquoi diable veux-tu savoir nos noms ? Demanda le conducteur en fronçant les sourcils, suspicieux.

Le prisonnier eut un petit rire à la question et se secoua légèrement, faisant tinter ses chaînes, avant de se pencher un peu plus pour pouvoir voir le visage des deux bandits.

-Parce que c'est mieux, non ? Comme ça, ça m'évitera d'avoir à me référer à vous comme «le bandit roux», «le conducteur du chariot» ou «les deux ravisseurs» si jamais je me décidais d'écrire ma biographie. Et puis, avec tout ce qu'on a vécu ensemble, j'ai le droit de connaître vos noms, non ? Enfin, en tout cas, c'est ce que font les gens civilisés, vous save... Aïe !

Sans crier gare, le bandit roux donna un coup de poing sur le crâne du jeune homme, une veine pulsant sur son front. Fixant avec colère le prisonnier qui partit se cacher derrière le conducteur, le colérique lui adressa un regard noir.

-Tu es complètement con ou quoi ?! Cria t-il en postillonnant. On t'a kidnappé, abruti ! On n'est pas tes amis, ni tes alliés mais juste des mercenaires que tu n'aurais jamais dû croiser ! Alors, arrête de faire comme si on allait rester ensemble toute notre vie comme ces vulgaires aventu...

Le bandit ne put finir sa phrase que son ami tira violemment sur les rênes des deux chevaux qui traînaient la carriole, les obligeant à s'arrêter. N'ayant pas eu le temps de se préparer à ce brusque arrêt, le dos du rouquin percuta le dossier en bois du siège, lui coupant la respiration sur le coup, avant d'être propulsé vers l'avant quand le véhicule termina sa course. Se retrouvant aux sabots d'un des chevaux, il resta momentanément immobile, encore sous le choc, avant de finalement se relever et de hurler à son collègue.

-Non mais ça va pas ! Tu pouvais pas prévenir au lieu de freiner comme un taré !

Remontant à l'avant, il se réinstalla et fusilla son collègue du regard qui l'ignora. Puis, le bandit se décida à regarder les alentours, cherchant ce qui avait poussé son collègue à s'arrêter. S'étant stoppé dans un lieu relativement plat et peu boisé, il ne lui fallut peu de temps avant de remarquer les deux personnes qui se tenaient au bord de la route. Et, le bandit ne put s'empêcher de plisser légèrement les yeux en remarquant que l'une de ses personnes était une très jolie jeune fille qui aidait avec difficulté un jeune homme blessé à marcher. Le rouquin détailla sa longue chevelure brune tressée qui reposait sur son épaule, ses vêtements de voyage aux couleurs fades qui mettaient peu en valeur sa silhouette et surtout ses formes parfaites. Rien à voir avec les filles qu'ils pouvaient croiser à la taverne ou dans les villes. Jetant un coup d'œil à son collègue, il se demanda comment ce dernier avait réussi à voir que c'était une jeune fille à une aussi grande distance et en étant concentré sur la route. Et, au vu de l'expression agréablement surprise qu'arborait le conducteur de la carriole, il comprit rapidement que c'était un pur hasard. Dans ce cas, pourquoi s'était-il arrêté ?

-Bonjour, mademoiselle. Voulez-vous qu'on vous amène quelque part ?

La dénommée plissa les yeux à la question, visiblement méfiante. Dévisageant tour à tour les trois hommes installés dans le véhicule, elle resta silencieuse, les jaugeant du regard. Son ami blessé leva la tête également, observant le véhicule, avant de se tourner vers la demoiselle. Les deux échangèrent quelques mots inaudibles avant de finalement se rapprocher de la carriole.

-Je cherche à rejoindre le prochain Comptoir d'or, déclara t-elle tout en se rapprochant.

-Ça tombe bien, c'est justement où on va ! S'écria Carmin avec un grand sourire, secouant légèrement ses chaînes. Monte, on va t'y amener.

La jeune fille eut un petit temps d'hésitation avant de finalement obtempérer, n'attendant pas la réponse des bandits. S'approchant de l'arrière, elle aida son ami à grimper avant de se hisser elle-même à l'arrière, remarquant les nombreux sacs déchirés où s'échapper des pièces d'or et des joyaux. La demoiselle remarqua aussi les chaînes qui entravaient son compagnon de route temporaire qui la dévisageait avec une expression joyeuse. Enfin, il n'était pas le seul à la regarder. Le rouquin à l'avant s'était tourné et la reluquait des pieds à la tête de façon très gênante tandis que le conducteur n'arrêtait pas de jeter des petits coups d'œil, jonglant entre la nécessité de regarder la route et le besoin de contempler la fille qu'ils aidaient. A croire qu'ils avaient jamais vu de filles de leur vie. Soupirant avec agacement, elle s'installa aux côtés de son ami et examina sa blessure à la jambe avec attention. Se rapprochant d'elle, Carmin regarda par dessus l'épaule de l'inconnue la vilaine entaille du blessé, ne pouvant s'empêcher d'avoir mal pour lui.

-Ça a l'air grave, remarqua t-il, inquiet. Comment il s'est fait ça ?

Tout en disant ça, le prisonnier en profita pour détailler le jeune homme. Habillé de vieux vêtements déchirés et sales un peu trop grand pour lui, il était enveloppé dans une cape, la capuche rabattue sur sa tête pour cacher le haut de son visage maigre et sale. A sa ceinture, l'enchaîné constata la présence d'une épée dont la poignée était finement ouvragée, contrastant avec sa tenue guère présentable.

-Il s'est fait attaquer par des araignées dans les égouts de Mirage, déclara la jeune fille tout en faisant un bandage au blessé. Par chance, il n'a pas été empoisonné et j'ai pu m'occuper de la plaie avant qu'elle s'infecte. Cependant, il a besoin de rester au calme.

Carmin acquiesça doucement à la remarque, rassuré. De son côté, ayant terminé de panser la plaie, la demoiselle s'assit à côté du blessé, lui murmurant quelque chose à l'oreille, avant de regarder le paysage défiler tout en jouant avec sa tresse. De temps à autre, elle ramenait son attention sur le prisonnier et les deux bandits à l'avant, restant malgré tout sur ses gardes.

-Ah ! S'écria brusquement le jeune homme en se rappelant d'un détail. Je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Carmin, et toi ?

La présentation fut accompagnée par un grand sourire candide qui agaça le rouquin qui ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Visiblement, cet abruti ne savait rien des relations humaines et surtout avec les femmes. Comme si elle allait répondre à une question aussi directe! Pour draguer une demoiselle, il fallait la fixer avant de l'aborder brutalement. Puis, après l'avoir complimenté à plusieurs reprises sur son physique et d'avoir entamé une conversation, on se présentait avant de lui demander son petit nom. Et ensuite, on lui faisait comprendre que c'était LA femme de sa vie et c'était dans la poche. C'était le B.A ba de la drague. Enfin, au vu du comportement du prisonnier, le bandit roux ne fut guère surpris par son inexpérience face à la gente féminine.

-Mon nom est Séléné, répliqua la demoiselle. Enchanté.

-Qu... !

Le bandit se leva brusquement de son siège avant de se raviser quand il manqua de tomber. Mais, quand même! Adressant un regard choqué à la demoiselle, cette dernière ignora complètement sa réaction, notant juste cet homme sans nom comme étant un homme lourd dans un coin de sa tête, tandis que Carmin se tourna vers lui, un sourcil en l'air. Puis, ne cherchant pas à comprendre, il se retourna vers la jeune fille.

-Séléné ? C'est assez rare comme nom.

La dénommée se contenta de hausser les épaules avant de ramener son attention sur les chaînes du jeune homme.

-Pourquoi es-tu enchaîné ? S'enquit-elle en croisant les bras et les jambes.

-Oh, ça... commença le concerné en faisant bouger ses chaînes. C'est le rouquin de devant qui me les a mises pour éviter que je m'échappe. Enfin, au début, il m'a attaché avec une corde mais comme j'avais réussi à la couper, il m'a attaché avec des chaînes.

Séléné resta silencieuse quelques secondes alors que son attention allait jusqu'aux sacs puis aux deux bandits. Un léger sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors que l'une des conversations qu'elle avait pu entendre dans les égouts de Mirage lui revint en mémoire. Celle à propos d'un vol à la Guilde des Marchands qui s'était produit pendant que les paladins et inquisiteurs étaient très occupés à mettre la ville à sac pour trouver le prisonnier en fuite et sa complice.

-Je vois, murmura t-elle avant de reprendre son attention sur la route.

Un silence gênant tomba sur la carriole alors que les deux bandits se jetèrent un rapide coup d'œil. Le conducteur fit un très léger signe de tête à son collègue en direction de l'arrière avant de resserrer sa prise sur les rênes. De son côté, le rouquin acquiesça de la tête et attrapa le plus discrètement possible son couteau de sa poche, se préparant à le lancer.

-Et vous, messieurs ? Quel bon vent peut amener des marchands à se rendre à un Comptoir d'or ?

-Des...

Le bandit roux se tourna légèrement vers la demoiselle, lui adressant un regard surpris, avant de secouer la tête pour chasser sa stupeur. Lançant un petit coup d'œil à son collègue, il finit par sourire de façon crispée, cachant son arme.

-Ah... Et bien... Nous nous rendons au comptoir d'or pour acheter des provisions. Après, on devra reprendre notre route pour nous rendre à la guilde des Marchands la plus proche, celle de Mirage ayant été attaquée durant le chaos qu'a causé la fuite d'un prisonnier.

Le blessé releva légèrement la tête à la réponse, son regard ambré se posant sur le bandit avant d'aller sur son amie qui ne quittait pas le bandit des yeux. Remettant sa capuche en place, il ne put s'empêcher de sourire alors que la situation devenait limpide. De son côté, Séléné acquiesça doucement, un sourire amusée aux lèvres.

-Et vous ? S'enquit le bandit, tentant sa chance. Pourquoi vous rendez-vous au Comptoir d'or ?

La demoiselle resta silencieuse comme pour faire durer le suspense. Elle se leva de son siège et, faisant attention à ne pas tomber, s'approcha des sacs, se rapprochant du bandit par la même occasion. Son ami l'observa faire, gardant toutefois une expression inquiète, tandis que Carmin resta silencieux, se demandant ce qu'elle comptait faire avec curiosité. Il remarqua également la demoiselle mettre sa main dans son dos, attrapant quelque chose qui était caché sous sa tunique.

-Hélas, pour la même raison que vous, je le crains. Ma fortune m'a été dérobée durant le chaos que cette maudite Église de la Lumière a provoqué en laissant cet imbécile s'échapper.

La demoiselle posa sa main sur le dossier, prenant appui dessus, alors qu'elle dévisageait le bandit avec une expression amusée.

-Enfin, je dois dire que je suis plutôt contente de vous avoir rencontré sur mon chemin. Les informations qu'on m'avait donné n'étaient pas erronées et, grâce à ça... Je vais pouvoir remettre la main sur ce que vous m'avez pris!

La demoiselle resserra brusquement sa prise et tira un de ses couteaux de son étui. La lame fendit l'air avant de s'arrêter in extremis de la gorge du rouquin qui, en représailles, pointa son couteau vers la gorge de la jeune fille. Le conducteur prit les rênes à une main et tenta d'asséner un coup de coude à Séléné avant de s'immobiliser. Quelque chose de froid et de pointu vint se presser dans son dos, le menaçant silencieusement de sa possible mort si jamais il bougeait. Écarquillant les yeux, Carmin observa tour à tour les deux personnes devant lui. Malgré la lame, le sourire de la demoiselle n'avait pas disparu, narguant son adversaire qui semblait beaucoup plus inquiet maintenant que son collègue était lui aussi incapable de bouger sans risquer sa vie. Resserrant sa prise sur son arme, il appuya un peu plus fort sur la gorge de la jeune fille qui en fit de même. Les quatre personnes restèrent immobiles et silencieuses, attendant que l'un montre un quelconque signe de faiblesse pour pouvoir le prendre à revers, tandis que le prisonnier regardait la scène, ne pouvant pas faire grand chose en étant enchaîné. Enfin si, il pouvait plein de choses mais, étant donné qu'il n'avait aucune idée de qui aider, il préféra attendre de voir comment ça allait évoluer avant d'agir. Et puis, il fallait dire que c'était quand même plus intéressant de regarder un combat plutôt que d'y participer.

-Bon, déclara Séléné d'une voix calme. Maintenant que nous savons qui se cache derrière les masques, pourquoi ne pas parlementer un peu ? On pourra peut-être éviter que l'un de nous finisse en repas pour les charognards de cette façon.

Le bandit plissa légèrement les yeux, sondant le regard vert de la demoiselle, avant de se tourner vers collègue. Échangeant quelques coups d'œil, le rouquin finit par ramener son attention vers la marchande et soupira.

-Qu'est-ce que vous proposez ?

La jeune fille baissa les yeux et regarda les nombreux sacs sous elle avant de se tourner vers Carmin. Elle réfléchit longuement sur cette question, n'hésitant pas à jeter quelques coups d'œil à son complice, avant que son sourire finisse par s'agrandir.

-En échange de la carriole et de votre ami enchaîné, je vous cède trois sacs sur les neuf présents ainsi que les pièces et les joyaux tombés dans la carriole.

Les deux bandits s'adressèrent un autre regard avant que le rouquin bombe légèrement le torse.

-Cinq sacs, déclara t-il, s'improvisant négociateur.

-Trois.

-Quatre et demi !

-Trois.

-Quatre !

La jeune fille leva les yeux au ciel, comprenant que son locuteur était borné. Posant un genou sur les sacs de façon à garder l'équilibre même sans se tenir, elle finit par lâcher le dossier. Séléné relâcha également la prise sur le cou de l'homme, le confortant dans l'idée que c'était réglé, avant de faire tourner le couteau. Utilisant toute sa force, elle planta la lame dans le siège du bandit, manquant de peu sa cuisse. Le rouquin eut un petit temps de flottement, son regard allant sur la lame aiguisée qui était à quelques millimètres de lui et se prépara à s'exprimer quand une autre lame froide se posa de nouveau sur sa gorge, lui coupant tout envie de parler.

-Trois, répéta t-elle froidement, lui faisant comprendre que la complainte n'était pas une option.

L'homme acquiesça frénétiquement et ne put s'empêcher de soupirer quand la demoiselle retira sa lame du siège, la rangeant dans son étui. De son côté, le conducteur serra les dents, cherchant activement un moyen de se sortir de ce mauvais pas, quand la pression de l'arme dans son dos se fit plus forte. Quelqu'un posa sa main sur son épaule, le contact le poussant à se raidir brusquement, alors qu'une voix lui parvint.

-Arrête la carriole.

Ne cherchant pas à cacher sa colère, le bandit obtempéra malgré tout, n'ayant pas vraiment le choix. Tirant violemment sur les rênes, il espéra que le choc fasse tomber ses adversaires mais, ce fut vain. La demoiselle avait un bon appui, s'étant installé sur les sacs, tandis que le jeune homme garda sa main sur son épaule tout en calant ses pieds de façon à ne pas tomber. De son côté, Carmin s'installa dans le chariot, n'ayant pas d'autres choix s'il ne voulait pas finir sur la route.

Quand la carriole fut stoppé, Séléné et son partenaire obligèrent les deux bandits à descendre du véhicule, continuant à les menacer de leurs lames. Cependant, sortir du véhicule permit aux deux voleurs d'avoir plus de place. Et à peine eurent-ils fait quelques pas du chariot que l'ancien conducteur se pencha et récupéra le couteau caché dans sa botte avant de se tourner pour frapper le blessé. Ce dernier, ayant vu le coup arriver, fit un pas en arrière pour esquiver le coup. Profitant de la confusion, le rouquin tenta de faire reculer la jeune fille mais, cette dernière profita de leur proximité pour lui asséner un coup de genou dans le ventre avant de lui faire un croche-pied. Déséquilibré, le bandit tomba sur le sol en lâchant son couteau qui vint s'échouer à quelques mètres de lui. Voulant profiter de l'occasion, Séléné fit un pas pour aller récupérer l'arme quand une lame fut pressée contre sa gorge. Le collègue du rouquin réussit sans problème à lui attraper son poignet, l'empêchant de l'attaquer avec son couteau et l'obligea à se tourner vers son partenaire qui abandonna sa contre-attaque.

-Alors, ma jolie, susurra t-il à l'oreille de sa prisonnière. Qu'est-ce que ça fait d'être pris à son propre jeu ?

La jeune fille ne dit rien, se contentant de se débattre difficilement avant que la pression sur sa gorge se fit plus présente. Elle tenta alors d'attraper un autre de ses couteaux mais, elle se rendit vite compte qu'elle n'y arriverait pas. L'homme s'était collé à elle, l'empêchant d'atteindre le deuxième couteau accrochée à sa ceinture, et elle avait donné son dernier couteau à son collègue en même temps que son épée. Et, étant donné qu'elle ne pouvait pas se pencher, le stylet qu'elle cachait dans sa botte était çant les sourcils, elle jeta un bref regard vers son partenaire avant de soupirer. Elle était coincée. Et au vu de l'expression qu'affichait son compagnon, il en était arrivé à la même conclusion.

-Dis-lui de ranger son épée, lui ordonna le bandit en entaillant légèrement la peau de la demoiselle en guise d'avertissement si elle cherchait à désobéir.

La demoiselle ne dit rien, restant extrêmement calme malgré la situation. Arborant un petit sourire, elle continuait d'observer les alentours, cherchant un moyen de s'en sortir tandis que son ami rengaina son épée. Ce dernier passa sa main dans le dos, se préparant à lancer son couteau quand un projectile passa juste à côté de sa tête avant de se planter dans la main de l'homme. Poussant un cri de surprise, le bandit relâcha sa prise sur son couteau, permettant à Séléné de se dégager de lui et de pouvoir lui asséner un coup de pied bien placé. Se pliant en deux, le voleur eut à peine le temps de relever la tête qu'il se prit un coup de genou dans le visage qui le sonna, le faisant tomber face contre terre.

-Qu'est-ce que...

La demoiselle se tourna vers son compagnon avant de ramener son attention vers l'arrière du carriole, haussant les sourcils en dévisageant Carmin. Ce dernier semblait beaucoup pâle qu'auparavant et la dévisagea longuement, ne se souciant guère du sang qui commençait à tâcher ses vêtements, avant d'esquisser un petit sourire satisfait. Puis, ses yeux se fermèrent lentement alors qu'il tombait à la renverse, tombant de son long dans le chariot avant de perdre connaissance.

-Hé !

Montant dans le véhicule, le blessé s'approcha du prisonnier. Il passa sa main devant sa bouche avant de soupirer de soulagement en sentant un souffle sur sa peau. Cependant, en voyant le sang qui commençait à tâcher le bois, il comprit qu'il valait mieux s'occuper de cette étrange hémorragie rapidement.

-Octave !

Le dénommé leva la tête et attrapa in extremis la clé que lui avait envoyé Séléné. Observant l'objet quelques secondes, il finit par trouver le cadenas qui retenait les chaînes de Carmin, lui permettant ainsi de le défaire de ses liens. Puis, il entreprit de voir où se trouvait sa plaie avant de remarquer que le jeune homme en avait pas. Même après avoir enlevé sa tunique et avoir inspecté son torse et son dos, Octave ne trouva aucune blessure, entaille ou égratignure. La seule chose qui put constater, c'était que le sang était sorti par les pores de sa peau. Vérifiant que cette hémorragie ne risquait pas de reprendre, le blessé réussit à tirer Carmin près des sacs avant de l'installer le mieux possible en attendant d'arriver à une auberge. De son côté, Séléné s'installa à l'avant, posant à côté d'elle tous les objets qu'elle avait trouvé sur les bandits, avant de se tourner vers Octave.

-Comment va t-il ? S'enquit-elle.

-Sa vie n'a pas l'air d'être en danger. Je pense qu'il a dû utiliser sa maîtrise du sang pour attaquer le bandit à distance et a dû en utiliser plus que nécessaire. Avec un peu de repos, il devrait aller mieux. Et toi, qu'est-ce que tu as trouvé ?

La demoiselle lui montra les quelques babioles qu'elle avait récupéré chez les bandits en guise de réponse avant de lui tendre un parchemin. Le lisant en diagonale, son partenaire comprit rapidement que c'était un contrat pour le vol d'un objet stocké dans la guilde des Marchands. Regardant l'objet concerné et le nom de l'employeur, Octave plissa légèrement les yeux.

-Tu sais quelque chose à propos de cette «Dague du Vide» ? Demanda t-il en rendant le papier à Séléné.

Cette dernière récupéra le papier et le posa à côté d'elle avant d'attraper les rênes et de faire avancer les chevaux. La route se remit à défiler alors que le jeune homme laissa sa capuche tomber sur ses épaules, n'ayant pas besoin de cacher son visage pour le moment. Malgré la douleur qui était toujours présente, il profita du vent qui commençait à lui fouetter le visage pendant quelques secondes. Il se détendit un peu, laissant toute la tension qu'il avait accumulé pendant les deux derniers jours partir.

-Heureusement que je sais ce que c'est, finit par répondre la jeune fille après que les chevaux aient pris une vitesse convenable. De nombreux mages parlent de cette Dague et demandent à des aventuriers d'aller la chercher pour eux. D'après eux, cela permettrait de vaincre la «menace invisible qui est en train de s'installer sous nos yeux».

-La menace invisible ? Répéta le jeune homme, sa curiosité piquée à vif. Qu'est-ce que cette histoire ?

Son amie haussa les épaules, lui faisant comprendre qu'elle n'en savait rien. Après tout, si certains mages cherchent à partager leur savoir encyclopédique avec les autres, certains préféraient le garder égoïstement pour eux. Et manque de chance pour le Cratère et ses habitants, c'était souvent les radins qui parlaient de menace.

-La seule chose que je sais, déclara t-elle après un petit temps de pause, c'est qu'il y a beaucoup de rumeurs de disparitions ou de personnes aux comportements étranges qui circulent en ce moment. Après, est-ce que c'est vrai, est-ce que c'est faux. J'en ai pas la moindre idée.

Octave acquiesça légèrement avant de ramener son attention sur la route.

-Et puis, reprit Séléné avec une expression plus amusée, ce n'est pas vraiment notre problème pour l'instant. Pour l'heure, on doit rejoindre le premier Comptoir d'or et faire profil bas le temps que l'église de la Lumière trouve d'autres hérésies plus importantes que toi. Et, avec l'or qu'on a récupéré, non seulement on pourra rester dans une auberge le temps que tu te remettes de ton combat dans les égouts, mais en plus, tu pourras t'acheter de l'équipement ainsi que de nouveaux vêtements.

-Hum... marmonna le jeune homme en hochant vaguement la tête.

Bâillant légèrement, ses yeux commençaient à se fermer tout seuls, la fatigue se faisant plus présente que jamais. Posant sa tête sur son bras, il entendit une dernière fois la voix de Séléné sans savoir ce qu'elle disait avant de finalement tomber dans les bras de Morphée, bercé par les mouvements de la carriole.

Voilà, j'espère que ça vous a plu! J'en profite pour vous dire que je vais essayer d'écrire d'autres OS sur Séléné et Octave(et peut-être sur Carmin, qui sait) que je publierai ici. Par contre, les OS ne seront pas forcément liés entre eux, cela relatera un événement dans les aventures de Séléné, Octave ou d'autres personnages si jamais j'en vous avez des suggestions, je suis toute ouïe =) Voilà pour les infos en plus =3

Sur ce, je vous dis à la prochaine~ Plein de bisous à vous =3