NdA: Merci pour toutes vos gentilles reviews =D; voici le deuxième chapitre de cette fanfic. J'espère que cela vous plaira. Bonne lecture.

Chapitre 2

Où les bonnes vieilles habitudes semblent resurgir…

Elle finissait de ranger les ossements dans une boîte en plastique transparent barrée de la mention « identifié » qu'un policier lui avait apporté le matin même. En fait il s'agissait de ceux d'un raton laveur. En fermant la boîte, elle pensa que le propriétaire du champ serait sûrement rassuré de savoir qu'il pourrait gaspiller des millions de dollars dans des spas et jacuzzis pour son complexe hôtelier. Elle lui éviterait ainsi plusieurs nuits blanches. Et dire que des milliers d'enfants mourraient de faim chaque jour… Une honte.

Le téléphone avait sonné une bonne demi-heure auparavant. Elle allait être en retard et Booth n'apprécierait certainement pas cela sachant qu'il avait bien précisé qu'il s'agissait d'une « affaire urgente ».Qu'est-ce qu'elle ne comprenait pas dans « affaire urgente » ? Peut-être le « bonjour Bones » qu'il aurait été approprié de placer. Booth l'avait convoquée au Dinner ? Oui, drôle d'idée mais pourquoi pas.

Elle enleva sa blouse bleue et la pendit à la patère la plus proche. Elle se dépêcha d'emballer les affaires qui seraient sûrement nécessaires à l'examen du corps de Booth. Elle allait franchir la porte quand on lui barra le passage.

- Angela, excuse moi mais je suis pressée. Booth a …

L'artiste esquissa un large sourire, visiblement ravie de pouvoir parler de Booth, mais elle ne se détourna pas pour autant de la porte, bloquant un peu plus encore le passage à l'anthropologue.

- Alors comme ça notre bel agent a refait surface ? demanda-t-elle innocemment

- Hmmm Booth a … une affaire urgente pour moi.

- Une affaire urgente ?

- Oui, Angela. S'il te plait, je vais être en retard et tu sais que je déteste être en retard quand nous avons une nouvelle affaire et Booth semblait vraiment pressé et assez énervé alors s'il faut en plus que je sois en retard…

- Oh tu ne veux pas faire attendre ton charmant partenaire ? dit elle en insistant bien sur le charmant partenaire. Mais si j'ai bonne mémoire, Booth était un casse-pieds il y a une heure.

- Je n'ai jamais employé le mot casse-pieds. J'ai juste dit que c'était une personne assez imbue d'elle-même, donc très vaniteuse. C'est quelqu'un qui se croit tout permis… Il pense qu'il peut venir au Jeffersonnian, qui il faut le dire n'est pas son lieu de travail, quand il veut sous prétexte qu'il y a une nouvelle affaire. Le plus… Le plus agaçant est certainement le fait qu'il pense qu'un mort de plusieurs centaines d'années à moins de valeurs qu'un corps de plusieurs jours… On ne peut jamais rien dire avec lui ! Il conduit. Il porte une arme… Il

- D'accord, d'accord. Tu sais j'avais très bien saisi tout à l'heure. Pour faire court ma chérie, c'est un casse-pieds.

Angela prit sa meilleure amie par les épaules. Les deux femmes se turent. Angela observa attentivement son amie. Elle était survoltée comme chaque fois que quelqu'un prononçait le nom de Booth au laboratoire. Et ça se confirmait à l'instant. Elle avait le regard brillant et les joues légèrement rougies par la montée des protestations. C'était quelque chose qu'Angela soupçonnait depuis quelques jours déjà, mais là elle en était absolument certaine. Booth manquait à Brennan.

- Il te manque ?

- Qui me manque ?

Angela roula des yeux. Exaspération totale.

- Booth.

- Non ! Booth a juste… une affaire urgente pour moi.

- Donc Booth n'est plus un casse-pieds Bren' ?

- Je ne sais pas… Je vais hmm… réfléchir à ta question.

Angela sourit et la laissa passer. Brennan se dépêcha de filer, mais l'artiste l'interpella une dernière fois.

- Au fait, je venais pour la reconstruction faciale de l'inconnu 3345-43289. La banque de données du FBI a donné un nom. Benjamin Edison. Qu'est-ce que je fais avec ça ?

- Va voir Wendel, il s'en occupera. De toute façon, cet homme est mort depuis 40 ans, lui cria Brennan qui était déjà à l'autre bout du couloir.

L'intéressée sourit et envoya une dernière petite pique, pour jaugée la réaction de son amie.

- Embrasse Booth de ma part. Et dis lui qu'il nous a beaucoup manqué !

Temperance Brennan avait stoppé sa marche et s'était retournée. Elle ne put ignorer l'air espiègle de son amie. Embrasser Booth ? Fallait-il le prendre à la lettre ? Ou pas. Elle décida de faire abstraction de la demande de son amie et quitta l'Institut.

Angela soupira bruyamment et retourna à son bureau. Ces derniers temps avaient été très monotones au laboratoire. Et l'absence de Zack additionnée à celle de Booth pesait à tout le monde. Wendel était assez bon en tant qu'assistant, mais il ne remplacerait jamais leur petit Roi du Labo… Et puis il n'était même pas drôle et un peu trop jeune à son goût pour envisager quoique soit d'autre que des relations pseudo amicales. Elle avait noté dans sa qualité d'experte en relations amoureuses, qu'il regardait un peu trop souvent le Docteur Brennan… Mais bon, c'était un homme apparemment « normalement » constitué, qui savait apprécier les « belles choses » à savoir les belles femmes… Pas comme certains qui au bout de quatre années auraient bien besoin de lunettes…

***

Pianotage de doigts sur la table. Booth attendait depuis un bon quart d'heure à leur table habituelle. Son café fumant commençait à refroidir, et Dieu sait qu'il détestait boire du café froid… Alors soit Brennan venait rapidement à lui, soit… Soit… Pas le temps de suivre le fil de ses pensées que le bruit de clochette indiquant qu'une personne entrait retentit.

Il eut la vague idée d'une tornade rousse qui avançait à grands pas dans sa direction. Elle était emmitouflée dans son manteau et tremblait légèrement. De froid ? Washington était toujours en habits d'hiver. Pour un mois de mars, ils avaient connu mieux que le froid mordant et les giboulées.

- Bonjour Bones !

- Où est le corps Booth ? rentrant d'elle-même dans le vif du sujet.

- D'abord on dit « Bonjour Booth, comment allez vous ? Heureuse de vous revoir… »

- Le corps Booth. Les ossements.

L'agent du FBI l'ignora délibérément. Pour sa part elle resta plantée là, derrière sa chaise, en le fixant d'un air frustré, comme quand on enlève son jouet préféré à un enfant.

- Vous ne voulez pas vous asseoir ?

- Où est le corps Booth ? Vous aviez une affaire urgente.

Il continua sur sa lancée, ne répondant à aucune question.

- Je vous ai commandé un café et une part de tarte aux pommes. Vous devriez vous asseoir et manger, ça risque de refroidir.

A contre cœur, elle s'assit au bord de la chaise et réprima son air dégoûté devant l'assiette de tarte posée juste devant elle. Booth parut satisfait de son contrôle de la situation et sourit amicalement à sa partenaire.

- Je ne mange pas de tarte Booth, répliqua-t-elle sèchement.

- Vraiment ?

- Vous savez très bien que je ne mange jamais de fruits cuits. Je déteste ça.

- Oh, un détail qui m'aura échappé, dit-il le plus sérieusement du monde.

Brennan laissa échappé un soupir de lassitude. Encore un de ces mauvais jours où rien de tournerait rond. Elle regarda son partenaire qui épiait le moindre de ses gestes. Puis la part de tarte. Des pommes. Elle détestait les pommes. Et il le savait pertinemment. Sinon pourquoi ce petit sourire taquin ? Alors elle repoussa l'assiette dans sa direction. De toute façon il n'attendait que cela et il ne se fit pas prier pour dévorer la malheureuse tarte.

- Vous êtes sûre que vous n'en voulez pas un bout Bones ? C'est très bon vous savez. Goûtez !

Il avait parlé en avançant sa fourchette vers Bones.

- Non ! Booth où sont les ossements ? Vous m'aviez parlé d'une affaire urgente. Pourquoi sommes nous au Dinner ? Une enquête ne se mène-t-elle pas sur le terrain ? Et pourquoi voulez-vous encore me forcer à manger de la tarte ? On dirait que vous êtes un de ces témoins de Jéhovah qui essaient de convertir le monde à leur religion.

- Vous ne voudriez pas vous taire deux secondes ? Vous êtes toujours comme ça ou quoi ?

- Je fais juste mon métier. Elle se tus et ajouta précipitamment. Et je n'aime pas perdre mon temps.

Sur un coup de tête, elle se leva et enfila son manteau, elle allait remettre son écharpe en laine quand Booth lui saisit le poignet et la força à cesser toute activité.

- Où croyez vous aller comme ça ?

- Je retourne d'où je viens. Je n'ai rien à faire ici. Visiblement, vous n'avez pas d'affaire pour moi. Je serai plus utile à aider Wendel plutôt qu'à boire du café et manger de la tarte avec vous.

- Vous ne mangez pas de tarte Bones.

- Au revoir Booth.

Elle se dirigea vers la porte. Ils ne prêtaient même plus attention aux autres clients qui les dévisageaient, étonnés et à la fois curieux d'assister à une scène de ménage de bon matin. Quoiqu'il était 11h30 passé…

Une adolescente qui sirotait son café regarda avec insistance ce grand brun, assez séduisant il fallait le reconnaître, rattraper la femme rousse qui marchait en faisant claquer ses talons sur le sol comme si elle était en colère. Elle le vit la rattraper par le bras et rapprocher son visage du sien. Elle entendit vaguement ce qu'il lui dit car ils parlaient moins fort. « Non, restez Bones. S'il vous plait ». Elle ne comprit pas la réponse de la femme car un serveur renversa une tasse derrière le comptoir, mais d'après sa réaction, l'adolescente jaugea qu'elle avait du capituler car elle revenait avec l'homme à leur table. Encore une de ces femmes qui avait de la chance de pouvoir compter sur un petit ami compréhensif et soucieux de ne pas la blesser…

Brennan se rassit et serra les dents.

- Très bien je vous écoute.

- Hmm… Vous ne voulez pas boire votre café ? Bon Dieu Bones, qu'est-ce qui vous arrive ?

- A moi ? Vous me demandez à moi ce qu'il m'arrive ? Il m'arrive que je perds mon temps avec vous. Alors que je devrais surveiller Wendel qui identifie les restes d'un soldat.

- Vous savez je doute que Wendel ait besoin d'une baby-sitter.

- Je ne plaisante pas Booth.

Elle ne riait pas.

- Moi non plus. Pourquoi ne pas simplement profiter de l'occasion et prendre un café avec moi ? Moi et un café. Que demander de plus ?

- Je vous ai déjà dit que je ne voulais pas prendre un café avec vous. Pourquoi vous remettez toujours sous le tapis cette vieille conversation.

- Je ne remets pas sous le tapis, mais sur le tapis cette vieille conversation comme vous le dites. Et puis techniquement, vous prenez un café avec moi. Je me trompe ?

Elle se tus et lui lança un regard furibond. Bien. Au moins ça de fait. Elle n'allait plus partir. Et il avait réussit à la mettre en pétard dès le matin. Epatant. On devrait lui décerner une médaille pour cela.

Ce fut le silence pendant plusieurs minutes. Brennan plongée dans son café. Booth perdu dans la contemplation de la quasi-immobilité de sa partenaire. Il était fascinant de voir que la seule chose qu'elle faisait était de produire des petits mouvements concentriques avec sa tasse. Il rompit le silence, juste pour faire part d'une de ses observations.

- Je me trompe où à chaque fois que nous devons collaborer ensemble nous nous disputons ?

Elle leva les yeux et planta son regard grisé dans le sien. Déterminée.

- Nous ne nous disputons pas. Nous avons des discussions… agitées… Voir quelque fois très mouvementées, mais nous ne nous disputons pas. Nous avons une sorte de… débats.

- Des débats ?

- Oui des débats animés.

- D'accord…

Il préféra laisser tomber… Comme toutes les autres fois où parler ne faisait qu'empirer la situation. Brennan avait délaissé son café et le regardait fixement. Presque rancunière du fait qu'il la faisait attendre. Soupir de lassitude. Exaspération. Morosité. Fatigue. Mélange de tout ce qu'il ressentait à cet instant. Et Bones qui lui faisait son regard de chien battu. Elle voulait un corps, mais il n'en avait pas. Enfin, ce n'était pas exactement ça… Il en avait un, mais l'histoire était plus compliquée. Assez de mensonges. Des aveux étaient préférables.

- Vous savez… ?

- Oui ?

Booth ne continua pas. Le téléphone de Brennan venait de sonner. Rapide coup d'œil à l'identifiant. Angela. Elle savait très bien de quoi il en ressortait. Elle laissa sonner.

- Vous ne répondez pas ?

- Aucune importance.

Le téléphone se tus. Puis la sonnerie de Friends retentit à nouveau. Au bout de la quatrième fois, Booth tendit le bras et s'empara de l'objet. Il décrocha et c'est d'une voix enjouée un brin coquine qu'il lança :

- Bonjour Angela.

Un cri ? Il lui avait semblé entendre un cri. Peut-être avait-elle rêvé…Mais la personne au bout du fil devrait être particulièrement exubérante et enthousiaste, d'où le sourire jusqu'au oreilles de l'agent.

- Hmmm, ce n'est pas joli joli tout ce que vous me dites là Angela… Bones ? Bien se comporter ?... Vous rigolez ?... Elle a refusé de prendre un café avec moi. Et elle s'est encore fait remarquée par son entrée fracassante… Oui, furieuse…

Bones écarquilla les yeux. Elle se pencha sur la table et essaya de reprendre son bien. Malheureusement, Booth était bien trop content d'entendre les révélations de mademoiselle Montenegro, qui restait une alliée sûre au sien de la coalition de fouines, pour vouloir lâcher le téléphone.

- … Vraiment ? Elle a fait ça ? De très mauvaise humeur vous dites Angela. Envoyer balader Camille ?

Pendant qu'il parlait, il faisait la gestuelle qui accompagnait les propos, écarquillant soit les yeux, soit ouvrant grand la bouche ou bien ricanant bêtement.

- Booth, rendez moi mon téléphone.

- Chuuut Bones. Elle a dit cela ? Bones a dit ça ? Sur moi ?... Elle a dit que j'étais un casse-pieds ? Il regarda Bones et lui fit un grand sourire. Ok je vois Angela… Merci beaucoup… Hmmm… Non elle ne m'a fait passé aucun message. Elle aurait du ? Oh je vois. Non elle ne m'a pas embrassé. Très bien. Merci… Et si quelque chose d'autre vous reviens n'hésitez pas à m'…

Bones avait contourné la table et reprit fermement son bien. Elle avait coupé court à la discussion, et c'est furieuse plus auprès de sa meilleure amie plutôt qu'auprès du crétin qui lui faisait son éternel sourire charmeur et qui, accessoirement lui servait de partenaire, qu'elle se rassit sur sa chaise.

Booth continua de sourire. Elle était vraiment… Elle-même. Et même s'il ne lui avait pas encore dit en quoi consistait son « affaire urgente », il avait envie de creuser un peu plus les troublantes révélations d'Angela. Au bout de quatre ans, il avait bien le droit de voir ce que Bones avait dans le ventre !

- Alors je vous ai manqué ! affirma-t-il d'une voix plus tendre que d'ordinaire.

- Pas le moins du monde. Si c'est Angela qui vous a mis cette idée dans la tête il ne faut pas la croire. Le manque d'Hodgins ajouté au fait qu'elle n'a plus de relations sexuelles depuis quelques moi lui fait penser que tous les gens autour d'elle sont comme elle.

- Houuu houuu. Alors je vous ai vraiment manqué !

- Non. Je n'ai pas dit ça. Air suspicieux. Elle le questionna à son tour. « Pourquoi et vous ? »

- Non non. Vraiment pas du tout. D'ailleurs, pourquoi vous m'auriez manqué ?

Ils évitèrent de se regarder en disant cela. Bones se pinça légèrement les lèvres et Booth se recula sur sa chaise. Il fallait mieux changer de sujet.

- Vous me trouvez vraiment casse-pieds ?

- Oui… Enfin. Oui je crois. Non, j'en suis sûre.

Hésitation. Temperance Brennan n'hésitait jamais. Quelque chose la… perturbait.

- Très bien, je ne vous demanderai pas pourquoi.

- Il vaut mieux en effet, répondit-elle.

Ils se turent de nouveau.

- Et vous avez vraiment été insupportable pendant mon absence ?

- BOOTH ! s'insurgea-t-elle

- Ok ok ! J'arrête.

- Et l'affaire urgente ? Je suppose que ce n'est pas réellement urgent. Ce n'était qu'un prétexte pour me faire venir.

- Oui et non. Il n'y a pas vraiment de corps. Mais j'ai absolument besoin de votre aide Bones. Je ne m'en sors pas.

- De quoi s'agit-il ?

- Une affaire d'état. Il se pencha en avant vers elle et elle fit de même. Il chuchota. Terrorisme.

- Et vous me faites confiance ? chuchota-t-elle

- Je ne devrais pas ?

- A vous de me le dire, chuchota-t-elle encore.

- Pourquoi vous chuchotez encore ?

Elle se reprit.

- En quoi pourrais-je vous aider Booth ?

- Un musulman, chef d'un réseau intégriste a été assassiné dans un attentat à la voiture piégée à Jérusalem il y a quelques jours. Il y aurait une menace sur les Etats-Unis…

- S'il est mort il y a quelques jours comme vous le dites, il ne s'agit pas de mon « domaine de compétences ».

Elle faisait précisément référence à leur dernière conversation.

- Bones, j'avais dit cela parce que c'était la vérité mais…

- Pourquoi ne demandez-vous pas au Docteur Saroyan ? Je suis sûre qu'elle serait ravie de collaborer avec vous.

- Je préfère travailler avec vous, lâcha-t-il presque horrifié parce qu'elle venait de dire.

- Pas de ça avec moi Booth. Votre cinéma ne marche pas. Et arrêtez vos sarcasmes. Quand voulez-vous que je jette un œil au dossier ?

- Je vous l'apporte demain chez vous.

Il jeta un rapide coup d'œil à sa montre. 11h47. Il finit rapidement son café et tendit la main par-dessus la table. Brennan lui jeta un œil interrogateur.

- Alors, on est de retour ?

- Pourquoi on était partis Booth ?

Il l'ignora.

- On est de retour ? posant sa question une nouvelle fois.

Elle réfléchit rapidement. Etaient-ils de retour ? Ils n'étaient pas partis pourtant. Mais dans un sens, oui ils étaient de retour. Nouvelle affaire. Nouvelle collaboration entre scientifiques et enquêteurs. De quoi lui montrer une nouvelle fois que les scientifiques pouvaient aussi résoudre des affaires. Et puis, Booth avait besoin de son aide cette fois… Ce qui était nouveau. Alors oui ils étaient de retour.

- Oui, de retour. Elle sourit en lui serrant la main.

Booth reprit son expression taquine.

- Ahah ! Je le savais que je vous avais manqué Bones !

- Non ! Que… QUOI ? Non, mais… Mais pas du tout.

Il se leva, enfila sa veste portant le sigle FBI. Il déposa un billet dans la coupelle destinée à l'addition et sortit dehors. L'anthropologue lui emboîta le pas sur le champ. En sortant elle claqua la porte du Dinner. Booth attendait dehors. Il se frottait les mains pour se réchauffer à cause du froid. Il se délecta de l'air troublé et profondément furieux de sa partenaire. Il lui avait manqué. Quoi de plus naturel a avoué. Il ne fallait pas en avoir honte. Angela s'était fait une joie de lui en faire part. Et Angela ne se trompait jamais.

- Booth ! BOOTH ! Où allez-vous ?

- A l'Institut Jefferson. Rassurez-vous, je n'y vais pas pour voir Angela !

- QUOI ??

Il s'amusa de la voir serrer les poings. En effet, la journée était très loin de se terminer. Et elle mériterait d'être riche en rebondissements. Tout d'un coup il fut peiné pour Angela et ne voulut vraiment pas être à sa place. D'après l'expression très fermée de sa partenaire, qui en disait très long sur son état d'esprit, la jeune artiste allait passer un sale quart d'heure…

Peut-être qu'il essaierait de tempérer la réaction de Brennan en guise de remerciement pour ces gentilles révélations. Peut-être…


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