Titre : Still Loving You

Fandom : Prince of Tennis

Personnages principaux : (Tezuka x Echizen (Ryoma de son prénom))

Type : Fanfiction en plusieurs chapitres (5 chapitres)

Position par rapport à l'œuvre : Dans une hypothétique suite après le dernier tome de la série « Prince of Tennis », donc tout ce qui se passe dans la suite « Shin Prince of Tennis » part aux oubliettes dans cette fanfiction.

Commentaires/Remarques/Rappels :

Petit avertissement : j'ai jamais vu l'anime et je ne me souviens pas s'il est fait mention dans le manga du résultat du tournois auquel Echizen a participé aux États-Unis, donc si ça diffère, excusez-moi. On va donc dire que ça sort complètement de ma tête.

Update 09/08/2015 :

Étant donné que cette fanfiction était restée incomplète pendant des années (et ce n'est pas des blagues, ça faisait vraiment des années que je l'avais abandonnée), j'ai décidé de la reprendre pour la finir. Comme je n'avais pas une idée vraiment poussée de quoi écrire quand j'ai commencé ma fanfiction, je n'ai pas vraiment eu plus d'idées pour la suite, mais j'ai essayé de faire de mon mieux. J'espère que ça vous conviendra.

Crédits : Les personnages et l'univers appartiennent à Takeshi Konomi.


C'était long. Très long. Trop long. Surtout en leur compagnie. Pas qu'il ne les aimait pas. Non. Comment pouvait-on ne pas aimer ses propres coéquipiers avec qui il avait vécu tant d'épreuves et de moments heureux? Mais il devait avouer que c'était parfois un peu pénible considérant leur comportement qui n'était pas toujours très calme. Surtout pour un certain jeune acrobate dont il allait taire le nom.

« Oishiiiiii! J'ai faim! » se mit à geindre Kikumaru en tirant sur le chandail de son coéquipier.

« Je sais, Kikumaru, » lui répondit l'interpellé qui essayait de se montrer le plus conciliant possible, « mais ce n'est pas maintenant qu'ils vont servir la nourriture. Tu aurais dû plus manger ce matin. »

Kikumaru fit la moue, faisant comprendre qu'il aurait voulu que le vice-capitaine remédie immédiatement aux caprices de son ventre, ce que ce dernier ne pouvait vraisemblablement pas vraiment faire. Il n'avait pas pensé à amener de la nourriture avec lui pour le jeune homme et tout ce qu'il pouvait demander aux hôtesses ne suffisait pas pour l'appétit de Kikumaru. Il ne se contenterait pas de simples petits sacs de cacahuètes.

« Oishiiii! » se plaignit de nouveau le jeune homme.

« Kikumaru, arrête tout de suite de te plaindre sinon on va t'acheter un billet de retour dès qu'on sera arrivé en Amérique, » le menaça Tezuka avant de tourner son regard froid sur le jeune homme en question.

L'acrobate déglutit bruyamment et se renfonça dans son siège pour se faire le plus discret possible. Il allait peut-être se forcer à rester tranquille, finalement. Il savait que trop bien que les menaces de son capitaine pouvaient facilement être mises à exécution sans que celui-ci ne s'en sente gêné. Et puis, il avait tellement envie de revoir Ochibi qu'il préférait ne pas avoir à retourner au Japon quelques minutes à peine après être arrivé si proche du jeune joueur.

Le vice capitaine servit un petit regard désolé à son coéquipier qui fit tout de même de nouveau la moue bien qu'il n'ajouta rien. Ayant tout de même pitié pour Kikumaru, Oishi se leva après avoir posé son livre sur son siège. Il passa devant l'acrobate et longea le corridor dans le but d'aller demander à une hôtesse de l'air s'il n'y avait pas quelque chose qu'il pourrait donner à Kikumaru pour assouvir sa faim.

Tezuka le regarda partir dans un petit soupir de découragement. Il se demandait bien pourquoi son vice capitaine était toujours en train de céder aux mines de son coéquipier qui, s'il n'avait pas été son meilleur ami, aurait pu laisser croire qu'il le manipulait tout bonnement. Le capitaine tourna ensuite son regard vers le hublot. Il observa l'étendue de nuages blancs qui cachaient l'océan Pacifique, détournant ainsi son attention de ses deux coéquipiers.

Ce qu'il ne savait pas, c'était qu'il y avait une raison au comportement d'Oishi. Il ne savait pas que, depuis un certain moment, les deux adolescents étaient un peu plus que des meilleurs amis. Sans qu'ils ne le disent ou le montrent ouvertement aux autres membres de l'équipe, ils avaient fini par développer des sentiments dépassant la simple amitié. En se rendant compte qu'ils partageaient ces sentiments, ils avaient décidés à les suivre en sortant ensemble. C'était donc pour cette raison qu'Oishi avait d'autant plus tendance à vouloir satisfaire les envies de son petit-ami même s'il le savait ne pas toujours être raisonnable.

Echizen regardait encore sa montre, puis l'horloge numérique qui se trouvait sur le panneau accroché juste en face de lui. Un énième soupir s'échappa de ses lèvres, alors qu'il jetait de nouveau un regard à sa montre dans l'espoir fictif que l'heure se soit avancée tout d'un coup. Chose qui ne fut, bien entendu, pas le cas.

« Je n'aurais pas dû arriver si tôt, » maugréa-t-il.

Il échappa un petit soupir avant d'abaisser un peu plus sa casquette sur ses yeux. Puis, il regarda un peu à droite et à gauche avant de repérer un banc libre. Sans plus hésiter, il se dirigea vers ledit banc avec la ferme intention de s'y asseoir. Celui-ci lui cependant fut ravit, lorsqu'il fut à peine à un ou deux mètres, par un couple qui bavardait joyeusement sans même le voir, comme s'il n'existait pas. Ils semblaient tout deux être perdus dans leur petite bulle rose d'amour.

Le jeune joueur poussa un bref grognement avant de retourner s'adosser à une colonne. S'il avait su qu'ils allaient arriver si tard, il ne se serait pas donné la peine de se déplacer. Il serait plutôt resté chez lui à attendre un coup de fil de leur part au lieu d'être là à ne rien faire sinon attendre que leur avion n'atterrisse. Quelle idée ils avaient eu de ne préciser, dans leur lettre, que la journée à laquelle il atterrir et le fait qu'ils allaient arriver en après-midi.

Le pire, c'était qu'il avait dit au taxi qui l'avait mené de repartir. Il était prit ici à attendre qu'ils arrivent à moins d'appeler un nouveau taxi. Cependant, se payer de nouveau un taxi pour retourner à son hôtel et ensuite encore un autre revenir à l'aéroport, ça ne ferait que faire s'écouler plus rapidement son argent de poches inutilement. Alors autant rester vu qu'il avait déjà payé une fois même si cela voulait dire qu'il devait encore s'ennuyer quelques heures.

Tandis que Kikumaru contentait tant bien que mal sa faim avec une bouteille d'eau et qu'Oishi le regardait faire avec un petit sourire en coin, Momoshiro et Kaido qui avaient eut la chance (?) d'être assis côte à côte s'ignoraient totalement. Du moins, jusqu'à ce que Fuji, assis à la gauche de Kaido ne finisse par prendre la parole.

« Ça aurait pu être bien que, pour notre première rencontre avec Echizen depuis un bon moment, vous auriez décidé de faire la paix. Ça lui aurait fait une bonne surprise, vous ne croyez pas? »

« Fuji, » lui répondit Momoshiro, « il n'y a pas grandes chances que je m'entende un jour bien avec cette sale vipère. »

Sans répliquer, ladite vipère tourna brusquement la tête vers lui en lui jetant un regard meurtrier qui aurait pu faire frissonner Momoshiro si ce dernier n'y était pas déjà habitué. Ils se toisèrent un bon moment du regard devant un Fuji impuissant qui avait été le seul à bien vouloir accepter de s'asseoir à côté d'eux. Puis, ils détournèrent le regard en même temps tout de suite suivit d'un soupir de découragement de la part du géni.

Pour leur part, Takashi et Inui s'entendait plus que bien comme voisins de sièges. Ils étaient d'ailleurs peut-être les deux seuls qui n'avaient rencontrés aucun problème durant le vol. C'était du moins le cas jusqu'à présent. Les prévisions d'Inui quant à comment il allait passer le trajet, soit sans encombre en la présence de Takashi, s'étaient donc avérées exactes.

S'entendant bien ensemble, Inui était donc en train de donner quelques conseils à son coéquipier en rapport à ses techniques. À force de gestes et de dessins sur un calepin qu'il avait apporté, il lui indiquait les choses qu'il devrait changer.

« Ton Hadôkyû est une très bonne technique, mais je crois que tu y met trop de force. Enfin, pour ce que tu pourrais en mettre pour avoir le même résultat. Non? »

« Heu, oui. »

« Alors je t'ai préparé un entraînement qui pourrait te permettre d'accroître la force de tes muscles. Ça te permettrait aussi de dépenser deux fois moins d'énergie pour le obtenir le même résultat, voire un meilleur résultat. »

« Ah, heu, oui, merci. »

Ils poursuivirent ainsi comme ils le faisaient depuis le début, Inui analysant toutes les techniques que possédaient Takashi ainsi que ses autres capacités. Docilement et hochant régulièrement de la tête pour montrer qu'il comprenait, bien que ce n'était pas toujours le cas, le brun écouta tous les conseils que lui donnait son sempai. Il prenait également une bonne quantité de notes de tout ce qu'il disait pour être certain de s'en souvenir et de pouvoir ensuite tout mettre en pratique lorsqu'il en aurait l'occasion.

« Oishi... J'ai encore faim... »

L'acrobate risqua un regard à leur capitaine qui, les yeux fermés, se reposait un peu en laissant le soin à son vice-capitaine de faire en sorte que leurs joueurs ne dérangeaient aucun des autres passagers. Voyant que celui-ci ne semblait pas se réveiller, Kikumaru releva les yeux vers son coéquipier qui alla pour ouvrir la bouche avant de se faire interrompre par une voix venant des hauts parleurs.

« Nous allons bientôt atterrir, alors je demanderais à tous nos passagers de regagner leur siège et d'attacher leur ceinture en prévision de l'atterrissage. Merci. »

« On ira t'acheter quelque chose à manger à l'aéroport. Kikumaru, » lui sourit le jeune homme.

Le regard de Kikumaru s'illumina brusquement, de petites étoiles dansant dans son regard à l'annonce du futur repas. Bien sagement et en fredonnant une petite chanson, il se rassit convenablement et attacha sa ceinture pendant qu'Oishi en faisait de même. Ceci fait, il tâcha de réveiller Tezuka avec douceur pour qu'il s'attache aussi et pour le prévenir qu'ils étaient bientôt arrivés à destination.

« Tezuka? »

« Humm? »

« Tezuka, on va bientôt atterrir. »

Le capitaine ouvrit lentement les yeux encore ensommeillés et hocha doucement de la tête. Il se redressa un peu, puis attacha sa ceinture. Il balaya ensuite l'endroit de son regard inexpressif avant de le poser sur chacun de ses joueurs qui avaient déjà attachés leur ceinture et qui attendaient docilement que l'avion amorce sa descente.

Un sourire satisfait étira discrètement ses lèvres. Il regarda ensuite droit devant lui et c'est quelques minutes plus tard qu'ils finirent par commencer à descendre, fendant les nuages pour mettre le cap sur la terre ferme.

Ce n'est que plusieurs minutes, interminables selon l'humble avis de Kikumaru, qu'ils furent dans l'aéroport, valises en mains ou plutôt posées sur des chariots qu'Inui, Momoshiro et Kaido durent pousser, ordre de Tezuka. Ç'aurait put être très calme comme arrivée, mais pas lorsqu'on se trouvait avec un certain Kikumaru qui allait enfin pouvoir revoir son très cher Ochibi...

« On va voir Ochibi. On va voir Ochibi. On va voir Ochibi, » chantonna Kikumaru en sautillant autour d'Oishi qui ne sembla pas s'en déranger.

Il allait justement se faire dire de se la fermer par Momoshiro qui commençait à en avoir marre lorsque Kikumaru s'arrêta brusquement de marcher. N'ayant pas prévenu qu'il s'arrêtait, il se fit foncer dedans par Oishi qu'il collait de trop près et qui avait eut le malheur de se trouver derrière lui.

« Kiku-? » voulu commencer Oishi.

« Oi! Ochibi! »

L'interpellé n'eut que le temps de se retourner, canette à la main, avant de recevoir une boule d'énergie prénommée Kikumaru en plein dans le ventre. Il manqua de renverser son jus, mais Oishi qui connaissait un peu trop bien son coéquipier de Golden Pair eut le temps de lui enlever la canette de la main juste avant qu'Echizen ne bascule sur le sol entraîné par le poids de Kikumaru.

Alors qu'Echizen tentait tant bien que mal de respirer sous son sempai, ledit sempai l'étouffait de ses bras en le serrant contre lui. De cette manière, l'acrobate avait l'impression qu'il récupérait tout le temps qu'il avait perdu à ne pas pouvoir le serrer.

« Kikumaru... Tu m'écrases..., » se plaignit le plus jeune d'une voix faible de son étouffement.

« Si tu ne veux pas qu'il meurt par suffocation, Kikumaru, je crois bien que tu devrais le lâcher, » lui signala Fuji quand il arriva à eux, en même temps que le reste du groupe.

Comme venant de réaliser que ce que venait de dire Fuji était tout à fait vrai, Kikumaru se redressa brusquement. Il esquissa un petit sourire en riant nerveusement, se grattant la nuque avec embarras, tandis que le géni aidait le plus jeune à se relever.

« C'est peut-être un petit détail dont je m'ennuyais pas…, » souffla Echizen pour lui-même tandis qu'il époussetait ses vêtements.

« Mais tu t'ennuyais quand même de nous, Ochibi? » s'enthousiasma l'acrobate.

« Hmm-hmm, » se contenta de dire Echizen en détournant le regard et réajustant sa casquette pour qu'elle lui cache un peu plus les yeux.

« Sûrement, parce qu'il est venu nous faire un joli accueil, » commenta Momoshiro en frottant la tête du jeune homme avec son poing. « Quoique je n'aurais pas dit non si tu avais amené une fille ou deux. »

« Content de te revoir. »

Devinant qu'on s'adressait à lui, Echizen leva les yeux vers la personne qui venait de lui parler. Il esquissa un bref sourire avant de serrer la main que lui tendait simplement Tezuka. Toujours aussi formel à ce qu'il voyait. Il n'avait pas changé d'une seule miette.

Echizen promena son regard sur le groupe de joueurs de tennis qui l'entourait, un petit sourire naissant à ses lèvres. Non, eux aussi n'avaient pas changés du tout. Il devait bien se l'avouer, il était bien content de pouvoir revoir ses coéquipiers et amis de Seigaku. Pas qu'il n'aimait pas les États-unis et les matchs qu'il faisait contre des joueurs encore plus fort que ceux qu'il avait pu affronter, mais pouvoir les revoir après un bon moment, ça faisait du bien. Avec eux, il se sentait un peu de retour chez lui même s'il n'avait pas quitté le territoire américain.

« On devrait aller porter nos choses à notre hôtel si on veut pouvoir avoir le temps de visiter un peu aujourd'hui, » proposa judicieusement Fuji.

Echizen tourna son regard vers celui qui avait parlé et qui, en remarquant qu'il était soudainement fixé par le plus jeune, lui adressa un sourire calme. Echizen hocha ensuite doucement de la tête. Il tourna alors les talons en se dirigeant vers la sortie, tout de suite suivit du reste du petit groupe qui se laissait guider par lui.

Une fois arrivé à l'extérieur de l'aéroport, le jeune joueur regarda de chaque côté et repéra finalement les deux vans que le coach de Seigaku avait prit la peine de réserver pour qu'ils puissent se rendre à l'hôtel avec leur bagages sans encombres. Ryuzaki avait bien prit la peine de le lui signaler dans une seconde lettre afin qu'il puisse s'organiser pour que les membres du club de tennis soient capable de se fier à lui, qui connaissait mieux l'endroit, pour les aider.

Tandis qu'il se dirigeait vers les vans avec leurs valises, les joueurs de tennis découvraient enfin ce qu'était New-York. Ils observaient les immenses bâtisses qui laissaient deviner les rues probablement bondées en tout temps de la ville.

« Wow, » s'exclama Kikumaru en jetant frénétiquement des regards à droite et à gauche.

« Kikumaru, tu devrais te calmer un peu. À trop t'exciter comme ça, tu vas avoir encore plus faim, » le prévint son coéquipier de double.

« Oui, oui, Oishi! » répondit joyeusement Kikumaru sans se calmer pour autant.

« Vraiment, ce Kikumaru..., » s'exaspéra Tezuka en se pinçant l'arrête du nez.

Il se tourna ensuite vers le reste de ses coéquipiers pour leur adresser ces paroles :

« Bon, arrêtez d'admirer la vue et venez un peu pour que l'on puisse rentrer les valises dans les vans et qu'on puisse se rendre à l'hôtel. Ce serait bien qu'on fasse tout ça avant la tombée de la nuit, alors dépêchez-vous. »

Suivant les ordres donnés par leur capitaine, ils s'approchèrent tous des vans pour y mettre les bagages que les trois désignés aux chariots de valises avaient amenés près des véhicules. Tout fut terminé en quelques minutes. Ils purent ensuite s'asseoir à l'intérieur des véhicules.

Momoshiro, Inui, Takashi et Fuji étaient assis dans le même van, tandis que Tezuka, Oishi, Kikumaru, Kaido et Echizen se trouvaient dans le second. Bien entendu, l'acrobate avait insisté pour être dans le même van que le plus jeune. Ce dernier se retrouvait donc coincé à l'arrière du véhicule à côté du jeune homme qui ne cessait de parler de tout et de rien. Il posait des tas de questions au jeune joueur, mais ne lui laissait pas toujours le temps d'y répondre sauf lorsqu'il devait répondre par un « oui » ou un « non ».

Kaido ne tarda pas à s'énerver de l'enthousiasme beaucoup trop débordant de l'acrobate. Il se retenait cependant de ne pas exploser, car il remarquait bien qu'Oishi essayait de calmer son coéquipier vu qu'il voyait poindre à l'horizon l'éclat du joueur.

« Nous avons fait plusieurs heures de vol, Kikumaru, tu n'es pas fatigué? Tu devrais peut-être garder l'énergie qui te reste pour demain, » proposa Oishi.

« Hein? Pas du tout! Revoir Ochibi m'a fait refaire le plein d'énergie. »

« Malheureusement, » grogna Kaido en s'enfonçant dans son siège.

Tezuka jeta un regard derrière son épaule, lui-même se trouvant assis en avant, à la place du copilote. Il vit, bien évidement, l'agacement prononcé de la vipère ainsi que celui d'Echizen qui tentait de faire comprendre à son compagnon par son air désintéressé qu'il préférait qu'il se calme un peu. Le capitaine posa ensuite son regard sur son vice-capitaine qui, tourné sur son siège pour regarder à l'arrière, essayait de trouver quelque chose pour distraire le brun autre que son placotage incessant.

« Kikumaru, si tu n'arrêtes pas d'ennuyer Echizen, je vais demander à ce qu'on arrête le van pour que tu puisses aller à ma place, en avant. Et bien entendu, si c'est le chauffeur que tu vas ennuyer cette fois, c'est à pieds que tu iras à l'hôtel. »

Le principal concerné hocha simplement mais gravement de la tête et se calma finalement... Pour les quelques minutes qui suivirent avant qu'il ne puisse plus rester calme bien longtemps et ne recommence à parler.

N'hésitant pas à mettre sa menace à exécution, Tezuka fit s'arrêter le chauffeur sur le bord de la rue. Sans la moindre délicatesse, il traîna l'acrobate à l'extérieur du véhicule et le fit s'asseoir à l'avant. Il prit finalement place en arrière en compagnie d'Echizen qui avait regardé tout se faire en silence, même lorsque Kikumaru l'avait interpellé pour prendre sa défense.

Kikumaru ne manqua pas de bouder pour le restant du voyage, ne répondant même pas à Oishi qui tentait de le consoler en lui disant qu'il aurait encore quelques semaines pour parler avec Echizen. Ce dernier les regarda d'ailleurs faire avant de finalement tourner son regard vers celui qui était à présent assis à côté de lui. Contrairement à son ancien voisin, Tezuka ne disait pas grand-chose, tout comme lorsqu'il était en avant.

« Merci, » souffla Echizen à son capitaine même si ce n'était pas dans ses habitudes.

« Kaido aurait, de toute manière, finit par ne plus être capable de se contrôler et ça aurait été très difficile de l'empêcher de frapper Kikumaru, » fit Tezuka, étonné tout de même du remerciement du plus jeune.

Le jeune prince du tennis laissa s'échapper un petit rire d'entre ses lèvres avant d'hocher simplement de la tête, un sourire demeurant tout de même sur son visage. Il regarda alors Kaido et vit que ce dernier regardait au-dehors du véhicule par la fenêtre, la tête dans la main en savourant sans le cacher le calme du van.