Chapitre 1: Retour en ville.
Chicago, sa ville natale. Elle n'avait quasiment pas remis les pieds ici depuis qu'elle et Jay étaient partis vivre dans la caserne de l'armée. A l'époque, elle ne pensait qu'a devenir une grande championne. C'était dur de s'entrainer autant, mais elle aimait ça, après tout, c'était son rêve. Lorsque celui-ci s'est brisé, elle s'est sentit perdu, son monde venait de s'écrouler, tout son avenir était compromis. Il lui a fallu une année entière avant de pouvoir remarcher normalement, mais elle savait que pour la compétition, c'était fini, définitivement. Si seulement Jay et Will voulaient bien la croire.
Revenir ici, n'était pas si simple. Ses frères ne lui parle plus, elle sait que son mensonge était stupide, savait déjà à l'époque que celui-ci lui éclaterait au visage avec perte et fracas, et ce fût le cas. La jeune femme a choisi l'armée dans le dos de ses frères sachant qu'ils n'auraient jamais été d'accord. Lorsqu'ils l'ont découvert, après 4 ans, ils lui en voulaient tellement fort. Et aujourd'hui, elle doute encore qu'ils lui pardonne un jour. Ils n'ont répondu a aucune de ses lettres, mais elle essaiera, une dernière fois.
Il y a une autre raison à son retour. L'amour. Elle a toujours été attiré par lui, mais il était trop vieux, à l'époque. Dorénavant, c'est différent, elle est adulte, il ne la voit plus comme une petite sœur qu'il faut protéger. Il l'a comprend et ceci dure depuis un an. Le bémol, c'est que cette bonne raison de revenir va compliqué davantage sa relation avec ses frères.
Elle a donc quitté l'armée pour se diriger vers la police. Elle a rapidement pris contact pour du boulot et trouvé un appart sympa dans une résidence. Et alors que le chef d'unité semblait ravi de la compter dans son équipe, il fallait qu'elle parle avec Will et Jay,
Elle était à Chicago depuis une petite semaine. Après s'être tranquillement intégré à l'équipe de la Crim', le moment était venu pour elle d'apprendre son retour à ses frères avant qu'ils ne l'apprennent par une tierce personne..
Elle savait que les membres du district 21 se retrouvait souvent dans un bar nommé le Molly's. Ce soir-là, après avoir longuement soufflé pour se donner du courage, elle est descendu de sa moto, casque en main et s'est dirigé vers la porte.
A l'intérieur, régnait une bonne ambiance. Elle savait que cet endroit, est dirigé par des pompiers, et que du coup, ils se connaissent tous plus ou moins. Elle a rapidement scruté la pièce avant de trouver celui qu'elle cherchait. Il était assis
dos à elle, trois personnes à ses côtés. D'ailleurs l'une d'elle s'est aperçu qu'ils étaient observés et Jay s'est retourné.
Il l'a vu tout de suite et elle a comprit immédiatement qu'il n'avait pas changé d'avis, rien qu'a son regard. Ses yeux reflétait encore la haine qu'il ressentait pour elle. La jeune femme était sur le point de faire demi-tour, lorsqu'il s'est levé et approché à grand pas.
- Que fais-tu là ? Questionna-t-il, à moitié agacé.
- Je suis rentrée depuis quelques jours. Je voulais juste savoir si tu étais prêt à me pardonner, mais visiblement ce n'est pas le cas. Alors, je ne vais pas m'attarder et cette fois, je vais te laisser tranquille, et ce définitivement. Débita-t-elle les larmes aux yeux, avant de partir laissant la porte se refermer brutalement.
Elle a fébrilement remis son casque et ses gants et a jonché sa moto avant de partir en trombe. Jay n'avait pas bougé et fixait toujours la porte. Lui et Will ont été trop loin, il était temps de mettre leurs rancœurs de côté.
De son côté, Alessia s'est dit que quitte à ce qu'il la rejette tous les deux, autant en finir ce soir. Elle s'était renseigné et avait appris que Will était désormais urgentiste au Chicago Med. Vaille que vaille, elle est entré dans le bâtiment, ce n'était pas aussi simple ici, il y avait beaucoup de monde. Une femme s'approchait d'elle, visiblement agacé, mais Will est apparu au loin et Alessia l'a suivit plantant la femme qui s'apprêtait à lui faire la morale sur "à quoi servent les urgences ?"
- Will ! L'a t-elle appelé.
Il s'est retourné instantanément et la jeune femme put lire dans son regard quand il l'a vit, la même chose qu'un peu plus tôt avec Jay. Elle s'est avancé pour lui parler, alors qu'il semblait chercher une excuse pour l'éviter.
- Tu es rentrée ! Je ne savais pas. Dit-il juste.
- Cela fait à peine quelques jours. J'ai l'intention de rester et je voulais juste qu'on redevienne une famille mais ce n'est pas ton cas, n'est-ce pas ?
- Je n'ai pas le temps, pour discuter de ça. Ici, c'est les urgences, et des gens ont besoin d'aide.
- Bien sûr, les autres ont toujours été plus importants à tes yeux. De toute façon, j'ai bien remarqué quand tu as réalisé que c'était moi, à quel point tu ne voulais pas me voir. Sois tranquille, tout comme je l'ai dit à Jay, c'est la dernière fois
qu'on se voit, je ne t'embêterais plus Will. Dit-elle calmement avant de se diriger vers la sortie, le cœur brisé mais l'esprit au clair.
Il fallait qu'elle avance dans sa vie, sans ses frères. Ils l'avaient fait sans elle. Cette fois, terminé de s'excuser sans cesse, elle n'appellerait plus pour tomber sur la messagerie ; il lui semblait avoir fait tout son possible pour se réconcilier avec eux. Ils ne voulaient pas, et désormais, elle avait compris cela. Elle croyait que son passé militaire l'aiderai à surmonter cette épreuve avec force, mais là, tout de suite, elle avait juste envie de se rouler en boule et de pleurer toute la nuit. Pleurer, une dernière fois avant de passer à autre chose.
Malheureusement, le lendemain matin qui était censé apporté son lot de répit après tant d'émotions fut tout le contraire lorsqu'elle arriva au poste.
- Halstead dans mon bureau ! S'est écrié le chef, furieux.
Elle ne s'y attendait pas mais alors pas du tout. Seulement deux jours qu'elle avait intégré l'équipe, elle ne pouvait pas avoir commis une grosse bourde en si peu de temps. Elle se trouvait debout devant son chef, les mains dans le dos, attitude de militaire, attendant elle ne savait pas quoi.
- Tu peux m'expliquer, pourquoi, ce matin Jonas Wheeler des affaires internes est venu me poser des questions sur toi ?
- Non, je ne le connais pas. Répondit-elle, franchement.
- Et bien lui oui. Il y a eu une explosion l'autre soir, il est persuadé que tu en es responsable ! S'énerva-t-il.
- Non, ce n'est pas moi. Pourquoi aurais-je fait un truc aussi stupide ?
- A toi de me le dire. Il semblerait que ce ne soit pas la première fois, selon lui.
- Désolé, mais je ne comprends rien.
- La grande championne qui décide d'arrêter mais ne veut pas l'admettre. Tu as eu de la chance d'être la seule victime à l'époque.
- Quoi ! S'exclama-t-elle confuse. Ce type pense vraiment que j'ai mis le feu, à l'époque, parce que je voulais arrêter ?
- Il a des preuves.
- Impossible, puisque ce n'est pas moi. Et à titre d'information, je n'ai jamais voulu arrêter.
- Si tu ne vas pas le voir avant 13 heures, il viendra ici pour t'arrêter. Si tu veux un conseil, prend un avocat.
Ce n'était pas possible, elle devait sûrement faire un cauchemar et allait se réveiller. Elle est sortit du bureau dans un état second, puis est partit sans accordé un regard à ses collègues, elle avait besoin d'air.
Une fois dehors, l'horreur de la situation n'avait pas changé. Elle était dans la merde. Une merde monumentale. De toute évidence, revenir à Chicago n'avait pas été l'idée du siècle.
Elle s'est lentement dirigé vers le bureau des affaires internes. De toute façon tôt ou tard, elle n'aurait plus le choix, et reculer l'échéance ne ferait que lui apporté plus d'ennuis.
Elle arpentait les rues de la ville à pied, lorsqu'elle est tombé par hasard sur Talia. Elle ne l'avait pas revue depuis son accident, et avait perdue contact avec elle, il y a environ 5 ans. Talia avait été sa meilleure amie, la personne à qui elle confiait tout. Elles partageaient le même rêve et passaient leurs temps ensemble, y compris les entrainements et les concours. Et si Talia n'avait pas été retenue pour participer aux J-O, elle était venue soutenir son amie. Elle avait eu la médaille d'or, la seule et l'unique, ensuite son accident avait chamboulé tout son avenir.
Elle ne s'attendait pas au comportement de Talia et fut surprise par sa froideur.
- Alessia, qu'est-ce que tu fous là ?
- Je suis de retour à Chicago. T'as un problème ? Questionna la jeune femme, déçue du comportement de son ami.
- Ah oui, tu es revenue pour me piquer ma place, c'est ça ! Ne rêve pas.
- Tu délires ou quoi. Je ne sais pas ce qui te prend mais franchement, je n'ai ni le temps, ni l'envie de m'engueuler avec toi pour des futilités.
- Du moment que tu reste à ta place, c'est bon. Tu as quitté la compétition, c'est trop tard.
- J'ai pas besoin de toi pour savoir ça, maintenant fiche-moi la paix, j'ai autre chose à faire que de parler avec une pauvre fille comme-toi. S'énerva Alessia pour de bon.
Est-ce que toutes les personnes qu'elle avait aimé ou aimait encore avait décidé de lui mener tous ensemble la vie dure ? Bon sang, elle avait tellement plus important à penser pour l'instant.
Et alors qu'elle se présentait aux affaires internes, Jonas Wheeler arriva et sans ménagement l'entraîna en salle d'interrogatoire.
- Vous êtes qui vous ? S'est-elle débattue.
- Si vous ne voulez pas que je vous mette les menottes, restez tranquille. Mon nom est Jonas Wheeler et je vous soupçonne fortement d'avoir sciemment provoqué des explosions à deux reprises.
Elle souffla, le cauchemar devenait de plus en plus réelle et ce type semblait vouloir coincé n'importe qui, du moment que son nom apparaissait dans le journal.
- Je n'ai mis le feu nul part, vous faites erreur.
- Ce n'est pas un jeu, Mademoiselle Halstead...
- En effet, je n'ai pas que ça faire que de jouer avec vous. Le coupa-t-elle.
- Asseyez-vous, on va rester ici un moment, je pense.
- Je ne crois pas. Vous n'avez pas le droit, je n'ai jamais provoqué un feu et vos soi-disant preuves ne peuvent qu'être fausses.
- Vous vouliez arrêter le patinage, trop de pression sans doute et vous n'avez pas trouvez d'autre moyen que d'installer une bombe, vous avez été la seule victime de vôtre lâcheté, i ans. Désormais, c'est différent, il y a eu 10 morts, alors avouez, parce que là vous me faites perdre mon temps, et il est précieux.
- Je n'ai jamais voulu arrêter le patinage. Et je n'ai jamais posé de bombes même lorsque j'étais dans l'armée.
- Les bombes sont identiques, vous dites que vous ne l'avez jamais fait, je ne vous crois pas. Vous avez appris à le faire, n'est-ce pas ?
- Oui, j'ai appris, mais après être entré dans l'armée. Comment, j'aurais fait avant ? D'ailleurs, je n'ai jamais su que c'était une bombe qui avait provoqué mon accident.
- A vous de me le dire ! Dit-il en ignorant royalement la dernière phrase de la jeune fille.
- Il n'y a rien à dire, je n'ai jamais posé de bombes. Et ce n'est pas parce que le dispositif est le même que c'est forcément moi. Quant à votre mobile à la con, vous pouvez vous le collez ou je pense, bien profond.
- Vous êtes une marrante. Cependant, j'ai plusieurs témoignages qui confirme ce mobile.
- Ben voyons !
- Talia Evans, une amie à vous a dit que vous ne supportiez plus la pression. Votre entraîneur de l'époque Tyrell Chase nous a affirmé que vous aviez changé avant votre accident. Et pour finir, le capitaine Hailand des navy seal a bien voulu nous révéler que vous êtes un élément à problème.
Au moins, elle savait pourquoi Talia avait tant changé.
- Vous êtes allés jusqu'en Géorgie, pour parler à Tyrell ?
- Il est à Chicago. Répondit-il, agacé.
- Talia était mon amie, on se disait tout. Ce qui est certain, c'est qu'elle a menti. Tyrell doit vouloir se venger du fait que j'ai refusé ses avances. Et pour le Capitaine Hailand, ce type n'a pas apprécié mon poing dans sa gueule de faux cul, à cause de lui mon unité et moi avons faillis y passer. Il ne vous l'a pas dit, mais il a été rétrogradé. Vous avez d'autres témoins aussi infaillible ?
- ...
- Sur ce, je m'en vais. Dit-elle sans attendre de réponse.
Après ça, elle est allée manger un peu avant de retourner au boulot, voir si elle était virée, car elle le savait, cette histoire n'est pas fini.
Elle n'a pas trop perdu de temps, son estomac était tellement noué qu'elle n'avait presque rien avalé. De retour au bureau à 11 heures, le chef était étonné de la voir.
- Tu es de retour ? Comment ça se fait ?
- Il n'a rien contre moi, ses preuves ne sont que du blablas et ça ne tient pas debout. Mais, j'ai conscience que ce n'est pas fini, alors je voulais vous prévenir et savoir ce qui adviendrait de moi, ici.
- Si tu parviens à prouver ton innocence, alors tu reprendras ta place, en attendant tu es suspendu.
- Pourquoi ne pas l'avoir fait ce matin ?
- J'allais le faire mais tu es partie tellement vite. Laisse ici, ta plaque et ton arme.
Elle fit ce qu'il dit avant de partir la tête baissé. La honte imprégnant chaque partie de son être. Elle était probablement la première flic à être suspendu après même pas une semaine. Voilà, une carrière qui commençait mal. Devrait-elle y renoncer aussi ?
De son côté Jay se confiait à Erin. L'avant veille, elle s'était douté de l'identité de la jeune femme. Jay lui en avait brièvement parlé. Ce soir-là, il n'a pas voulu en parler et elle n'a pas insister, sachant qu'il le ferait au moment opportun. Ils étaient là, dans la voiture à grignoter un sandwich, le jeune homme était pensif et Erin savait plus ou moins ce qui se passait dans sa tête.
- Tu sais, lorsque Hank m'a pris sous son aile, je lui ais mentis souvent et lui aussi. Commença-t-elle.
- Je sais. Tout ça, c'est de notre faute à Will et moi. Je veux dire, elle aurait put avoir tellement mieux. Cependant, c'est son choix et j'aurais dû le comprendre.
- Tu ne t'es jamais dit que peut-être, elle n'avait pas menti sur les séquelles de son accident ?
- C'est pire que ça. J'ai trouvé sur son ordinateur certaines choses, Erin.
- Comme quoi ?
- Des dizaines de lettres où elle envisageait d'arrêter par n'importe quel moyen. Et le plan d'une bombe.
- Tu as gardé ça pour toi, pour la protéger ?
- Je ne voulais pas qu'elle aille en prison. Je l'ai dit à Will, il m'a soutenu. Quand, elle nous a dit qu'elle partait à Paris. J'ai pensé que c'était une bonne chose, je voulais avoir confiance mais quand la vérité a éclaté, j'ai eu l'impression de parler à une étrangère.
- Jay, je pense, je ne sais pas pourquoi mais j'ai cette sensation qu'il y a une grosse confusion. Je veux dire, je te comprend mais j'ai aussi vu dans son regard tant d'incompréhension l'autre soir. Sait-elle, que tu as vu le contenu de son ordinateur ?
- Non, je l'ai détruit. J'ai trouvé ça après son accident. Il y avait une enquète donc.
- Hum et elle n'a pas demandé après ? Je veux dire les ados et leur PC, c'est une grande histoire.
- Non. Je lui ais dit qu'il s'était cassé en tombant, et je lui en ai offert un autre.
- Tu ne trouves pas ça bizarre ?
- Quoi ?
- Eh bien, d'après moi si elle avait des fichiers précieux dans son ordi, elle aurait dû au moins s'énerver.
- Elle a dû croire que je n'avais rien vu. Et elle était sans doute ravie que tout ça disparaisse.
- Tu n'as rien gardé, j'imagine ?
- Si, une clé USB, mais ensuite j'ai tout effacé, ça ne servait à rien de conserver ces preuves.
- Demande à Mouse de les récupérer, va la voir et explique toi avec elle. Quelque chose me dit, qu'elle a une toute autre explication à te fournir.
- Elle va sûrement nier.
- Jay, c'est ta sœur. Et je vois bien que tu souffre de cette situation, essaie et tu verras.
- Ouais, tu as raison. Aller retour au poste avant que Papy Hank, ne me sanctionne pour mon retard.
Erin pouffa. Jay avait pris l'habitude de se moquer de Voight en l'appelant Papy Hank, dans son dos, depuis qu'Erin était enceinte. Le chef d'unité avait été ravie de cette nouvelle, contre toute attente. La jeune femme arborait déjà, un ventre bien rond. Le jeune couple sortait déjeuner le midi en dehors du bureau, puisqu'Erin y passait ses journées à remplir la paperasse.
La journée terminé, il décida de passer la voir, mais sa moto n'était pas là. Il était inquiet, elle n'avait pas donné de nouvelles, ni même répondu à ses messages. Il rentrait donc tranquillement chez lui sans se presser, s'apprêtant à passer sa soirée tout seul. Néanmoins, il eut la surprise de découvrir sa silhouette assise devant sa porte, la tête baissé entre ses genoux.
- Alessia !
Celle-ci releva la tête vers lui et n'eut pas la force de retenir ses larmes. Le jeune homme se précipita vers elle, soulagé de la voir là, mais inquiet de la voir dans cet état. Elle était la femme, la plus forte qu'il connaisse.
Il s'est agenouillé près d'elle et elle a noué ses bras autour de son cou. Ils se sont relevés ensemble, sans se lâcher. Une fois dans l'appartement, il l'a emmené vers le canapé où elle s'est niché dans ses bras sans rien dire.
- Al ! Dis-moi ce qui t'arrive.
- Je n'aurais jamais dû revenir. C'est un échec total. Réussi-t-elle à dire après quelques minutes.
- Ils n'ont pas voulu te parler, c'est ça ?
- Non, mais y'a pire. Je suis accusé d'avoir fait exploser la patinoire parce que je voulais arrêter mais c'est faux. Il y a eu une explosion l'autre soir, les affaire internes sont persuadés que c'est moi.
- Mais, ils n'ont aucunes preuves puisque ce n'est pas toi. Ils vont bien finir par comprendre que ça tient pas debout.
- Ce type, Wheeler est bien déterminé à me coincer, et je ne sais pas quoi faire.
- Je suis là, moi et je vais t'aider.
- Tu ne peux pas prendre le risque de perdre ton travail.
- Je ne te laisserais pas aller en prison. C'est hors de question.
- Tu ne lui diras rien ? Quémanda-t-elle.
- Promis. A-t-il affirmé sachant qu'il venait de mentir.
- C'est grave, je dois être la pire flic du pays.
- Certainement pas, je t'interdis de dire ça. Moi, je sais qui tu es et je t'aime.
- Je t'aime aussi.
Elle a levé les yeux vers lui et ils ont échangés un baiser à la fois tendre et passionné.
- Je suis persuadé que ça va s'arranger, pour ça et le reste. Rassura-t-il.
Il n'avait pas d'autres réponse à ses interrogations pour le moment parce qu'il est certain qu'il n'allait pas en rester là. Ils sont restés ainsi, enlacés, jusqu'a ce qu'elle s'endorme enfin, après quoi, il l'a porté dans son lit et a déposé un baiser sur son front. La nuit fût courte, n'ayant guère dormi, il est partit en faisant attention de ne pas la réveiller, elle avait besoin de récupérer.
Lorsqu'elle a ouvert les yeux, elle a vite compris qu'elle était seule. Son mal de tête avait empiré, mais dans la cuisine elle découvrit, deux aspirine et un verre d'eau au-dessus d'un mot.
"J'ai du partir, je rentrerais pas tard, promis. En attendant, tu manges, il y a du jus de fruits dans le frigo et des croissants dans la corbeille. Repose-toi, je t'aime"
Elle retrouva le sourire avec ce mot. Elle n'avait pas tout perdu, elle l'avait lui. Elle fila prendre une douche, puis décida de manger, bien que son estomac soit
toujours noué, elle devait admettre avoir faim. Après ça, elle s'est mise devant la télé, mais rapidement l'ennui est revenu et les sombres pensées avec.
Elle s'est dit que sortir prendre l'air lui ferait du bien, elle en profiterait pour récupérer des vêtements chez elle. Malheureusement, à peine dehors, une sirène de police, l'interpella.
Ils se sont garés à côtés d'elle, les vitres étant teintés, elle ne savait pas qui était à l'intérieur. Mais Wheeler sortit de l'arrière du véhicule. Evidemment cet empaffé se faisait conduire.
Il a pressé le pas vers elle, et avant qu'elle ne puisse réagir l'a plaqué contre la voiture, mains dans le dos en lui passant les menottes.
- Mais vous êtes tarés vous ! S'est-elle écrié.
- Alessia Halstead vous êtes en état d'arrestation pour meurtre. Vous avez droit à un avocat, si vous n'en avez pas les moyens, il vous en sera commis un d'office. A partir de maintenant tout ce que vous direz pourra et sera retenue contre-vous. Maintenant, en route, je vous avais prévenue de ne pas me faire perdre mon temps. Dit-il, en la bousculant dans la voiture.
A suivre. ...
