Co...wa...bun...gaaaaa! Hey tout le monde! MC Nif' est dans la place! (petit clin d'œil à Mikey). Je vous livre le deuxième chapitre de ma fic, en vous remerciant au passage de la suivre :) Je tiens à remercier Miss Homme Enceinte 2 et Shakyla qui m'ont motivé pour publier la suite, merci beaucoup! Je ne vous cache pas que cette fic me donne du fil à retordre, je pense surtout aux prochains chapitres, enfin, assez de blabla, je vous souhaite une bonne lecture et vous dit à tout à l'heure en bas de page pour mes habituels mots d'amour!


CHAPITRE 2 : RECHERCHE COÉQUIPIER

Dans le repaire humide des égouts, l'heure était à l'entraînement. Le vieux maître observait attentivement les échanges d'armes entre ses fils, se caressant la barbe, soucieux. Il ne pouvait s'empêcher de penser aux Dragons Pourpres. Voir ainsi ses fils se démener et donner le meilleur d'eux-mêmes était primordial pour lui, cela le réconfortait. Le collier de coquillages de Michelangelo se balançait au fil des bonds qu'il effectuait afin de d'esquiver les coups de Bô envoyés par Donatello, dont l'antenne tressaillait à chaque mouvement.

De son côté, le visage concentré, les muscles tendus, Raphael contrait comme il le pouvait les katanas de Léonardo avec l'aide de ses saïs, parant ainsi de nombreuses attaques, avant de tendre la jambe pour envoyer un puissant coup de pied dans le plastron du leader, faisant douloureusement chuter celui-ci, la main sur le sternum.

Après avoir esquivé le nunchaku qui s'abattait sur sa tête, Donatello fit trébucher le benjamin grâce à un coup bien porté derrière les genoux, le faisant ainsi chuter douloureusement sur sa carapace.

Les tortues aux bandeaux rouge et violet se placèrent face à face, se fusillant du regard. Le cadet avait déjà peaufiné sa technique : arracher le Bô de Donnie de ses mains avant de le plaquer sauvagement sur le sol. Mais le génie n'avait pas l'intention de se faire avoir, lui aussi avait longuement étudié ses mouvements. Comme il l'avait prédit, Raphael attaquait en premier, laissant à Donatello le temps de calculer ses gestes. Sans hésiter une seule seconde, il s'abaissa pour éviter le poing colossal de Raphael et passer par-dessous son bras pour juste se retrouver dos à lui et faire chuter son frère d'un coup de pied bien placé.

Raphael grogna de mécontentement, il détestait quand Donnie faisait ça il se faisait avoir comme un débutant.

-Et merde ! Pesta Raphael.

-Eh oui, mon cher frère, contrairement à toi, moi, j'utilise mon cerveau à bon escient !

-Ferme-la, le binoclard.

Splinter secoua faiblement la tête de gauche à droite. L'impulsivité de Raphael le désolait. Ils avaient tous quatre dépassés la majorité, mais l'un d'eux ne retenait toujours pas la leçon...

-Raphael, combien de fois t'ai-je dit de te contenir lors de tes combats ? Tu fonces tête baissée sur tes ennemis, mais s'ils sont plus malins que toi, comme Donatello, tu risques de te faire battre en une poignée de secondes, mon fils. Ça suffit pour ce soir, j'ai commandé des pizzas, tout le monde à table !

-Oh ouais ! S'exclama Michelangelo en se précipitant dans sa cuisine.

Léonardo se rapprocha de son frère cadet, ses yeux bleus analysant le visage frustré de Raphael.

-Raph ? Tu vas bien ? Demanda calmement Léonardo.

-Si tu poses la question, c'est que tu vois que ça va pas, alors tourne pas autour du pot !

Léonardo soupira. Pourquoi fallait-il toujours que son frère se montre ainsi agressif ?

-Pourquoi est-ce que tu ne fais pas un effort ? Essaie de réfléchir un peu pendant les combats, ne fonce pas comme un demeuré sur tes adversaires !

Agacé, Raphael leva les yeux au ciel.

-C'est bon, Splinter m'a déjà engueulé, pas la peine d'en rajouter.

-Raph, je ne dis pas ça pour te juger ou te faire la morale, mais imagine qu'un jour, l'un de nous soit blessé à cause de ta maladresse ?

Cette fois, s'en était trop pour le mutant au bandeau rouge, il tourna les talons pour se diriger vers la sortie, un râle agressif s'échappant du fond de sa gorge.

-Reviens ici ! Ordonna Léonardo, d'un ton plus sévère qu'il ne l'aurait souhaité.

-T'es pas ma mère !

Le leader suivait Raphael de ses yeux azur, jusqu'à ce que celui-ci quitte le repaire. Voyant le regard interrogatif de Donatello derrière ses lunettes rafistolées, il ne put que sourire bêtement.

-Désolé, Don, je ne sais vraiment plus quoi faire avec Raphael...

-Ne t'inquiètes pas Léo, le rassura-t-il, il finira bien par se calmer.

-Eh bien moi, je ne crois pas ! Intervint Michelangelo en mâchouillant sa part de pizza.

Léonardo et Donatello foudroyèrent le benjamin du regard.

-C'est vrai quoi ! Il est comme il est ! Ça fait des années que ça dure, vous ne croyez tout de même pas qu'il va changer du jour au lendemain ? C'est son caractère, tu ne le changeras pas, Léo !

-Je ne parle pas de le changer, Mikey, expliqua Léonardo, mais son comportement risque de nous mettre en danger, il doit apprendre à garder son sang-froid.

Mais le leader savait pourquoi son petit frère s'adressait à lui ainsi: il en avait assez des disputes. Et elles étaient de plus en plus fréquentes. Rapahel était une vraie tête brûlée, et lorsque ce n'était pas Léonardo qui le réprimandait, c'est lui qui contredisait le leader de la fratrie. C'était une spirale infernale...

-Il est certainement parti voir Casey, devina Donatello, laissons-le, il finira bien par revenir.


Mélody encaissait son dernier client de la journée au Blue Bottle de Manhattan. Elle se débarrassa de son tablier sentant le café et la pâtisserie, ses cheveux noirs attachés en queue de cheval retombant sur son épaule. Elle avait le teint fatigué, il y avait eu beaucoup de clients ce jour-là et elle soupirait de soulagement tandis qu'elle rangeait ses affaires dans son casier. Elle avait récemment quitté le domicile de ses parents pour se lancer dans la vie active. Elle avait ainsi son propre appartement ainsi qu'un travail stable. Elle salua son patron avant de quitter le café d'un pas impatient. L'air frais de la nuit qui fouettait son visage fatigué la revigora. Elle jeta un coup d'œil à sa montre : 22 h. Elle n'aurait pas encore le courage de se faire à manger, elle décida donc de commander chinois une fois rentrée chez elle, en espérant qu'elle n'ait pas à aider un inconnu au passage. En effet, la première fois que la jeune fille avait été témoin de sa première scène de violence, elle avait 16 ans. C'était quatre gars habillés de noir portant un tatouage de dragon sur le bras qui s'en prenaient à un malheureux gamin. Répugnée, Mélody s'était avancée vers les agresseurs en saisissant une barre de fer au passage, ce qui avait eu le don d'amuser les quatre hommes. La barre de fer glissait sur le sol dans un bruit métallique, jusqu'à ce qu'elle s'arrête à quelques mètres d'eux. Le visage de la jeune femme était couvert par l'obscurité, permettant de dissimuler son identité.

-Ok, avait pris la parole l'un d'eux, on te laisse dix secondes pour rebrousser chemin. Une fois le délai dépassé, on te règle ton compte avant le sien.

Mais la jeune femme ne s'était pas laissé intimider, bien que son cœur menaçait de lâcher ce jour-là, tandis qu'elle observait la musculature impressionnante des quatre malfaiteurs.

« Barre-toi de là, Mélody » s'était-elle dit, « Mais qu'est-ce que je fous, je sais même pas me battre ! »

Elle avait réalisé que les dix secondes s'étaient écoulées lorsqu'un des bandits s'était dirigé vers elle en brandissant son poing comme unique arme. Prise de panique, elle avait envoyé la barre de fer dans la tempe de son adversaire, le faisant ainsi tomber à genoux, une coulée de sang s'échappant de son oreille.

Étrangement, après ce premier geste violent de sa part, elle ne culpabilisait pas, car elle savait très bien que ces types étaient de mauvaises personnes. C'était donc sans retenue qu'elle avait abaissé une deuxième fois son bâton d'acier dans les genoux du deuxième gars dans un bruit fracassant, le faisant lourdement chuter sur le sol. Les deux derniers malfaiteurs étaient restés paralysés sur place, ne sachant trop quoi faire, l'enfant tremblant de peur au fond de l'allée.

-Tires-toi, avait-elle ordonné en pointant de la tête l'autre extrémité de la ruelle.

Elle avait fixé intensément de ses yeux de bronze les deux derniers hommes, beaucoup moins sûrs d'eux. Elle ne voulait pas attaquer la première, elle avait décidé de se battre que si on l'obligeait. Le plus petit des deux s'était jeté sur elle, elle lui avait tout simplement brisé la mâchoire d'un coup, faisant couler le sang sur le béton de la ruelle. Le dernier n'avait même pas tenté sa chance, il s'était enfui lâchement. Ce jour-là, Mélody avait brusquement relâché sa barre de fer sur le pavé, les mains tremblantes. Elle était à la fois effrayée et fascinée. Ça avait été un vrai plaisir pour elle de mettre hors d'état de nuire ces abrutis.

Depuis ce jour, elle avait décidé de venir en aide à quiconque en avait besoin. Oh, bien sûr, elle ne faisait pas comme ce type qu'elle pouvait voir à la télé et dont elle admirait le travail, mais si elle était témoin d'une agression, elle venait en aide aux victimes. Cela se confirmait à la vue de ses coups et blessures sur diverses parties de son corps, et si l'on ajoutait les cernes gravés sous ses yeux, on pouvait facilement deviner que Mélody passait des nuits très courtes, ne pouvant tenir en place plus de deux heures. Alors elle faisait du sport. C'était la seule chose dont elle était fière chez elle : ses compétences sportives. Elle se félicitait d'être aussi souple et agile et elle avait également une bonne endurance.


Casey parcourait les différentes rues de New York, lors de son habituelle ronde de nuit. Il avait opté pour un débardeur rouge, afin que les taches de sang se fassent moins visibles, ainsi qu'un jean usé par le temps. Son masque et sa crosse de hockey étaient déjà recouverts d'hémoglobine. Alors qu'il s'apprêtait à bondir sur l'immeuble d'en face, il aperçut un visage familier: celui de la jeune femme qu'il avait aidée quelques jours auparavant, avec sa queue-de-cheval et son visage fatigué. Il repensa à la discussion qu'ils avaient eue : Casey s'était emporté. Pour une fois que quelqu'un le complimentait sur ce qu'il faisait, il l'envoyait balader...Il devait mettre sa fierté de côté, pour une fois.

Mélody entendit un bruit suspect la faisant se retourner. Elle devint livide alors qu'elle aperçut un rat quitter la ruelle. La jeune femme avait une peur maladive des rongeurs.

Casey atterrit maladroitement derrière la jeune fille, lui arrachant un cri de frayeur à la vue de son masque ensanglanté.

-C'est pas vrai, j'espère que c'est pas une habitude chez toi, mec ! Vociféra-t-elle, reconnaissant son sauveur.

Casey rit silencieusement, il avait un certain don pour surprendre les gens.

-Je venais pour m'excuser de t'avoir mal parlé l'autre soir, fit-il en croisant les bras, faisant mine de regarder ailleurs, je me doute bien que tu disais pas ça pour m'emmerder.

-Ah, répondit la jeune femme, déconcertée.

-Tu m'invites pas à boire un café ? Proposa Casey avec un sourire en coin derrière son masque éraflé.

Mélody se figea quelques instants, stupéfaite. Le justicier de la nuit voulait boire un café avec elle ?

-Euh, oui, pourquoi pas, j'habite à quelques rues d'ici, je présume qu'on doit éviter les coffeeshop ? Rétorqua-t-elle avec un sourire amusé.

-Oui, il vaudrait mieux. Je te suis.

Casey longeait discrètement les allées tandis qu'il suivait la jeune femme. Mélody se demandait si elle avait bien raison d'accueillir ce type chez lui, après tout, son masque était couvert de sang...

Une fois arrivé à son appartement, le justicier se faufila rapidement à l'intérieur. Derrière son masque tacheté, il examinait consciencieusement le studio de la jeune femme. Il était à peine plus grand que le sien, un tapis gris trônait au milieu du salon, jurant avec son canapé en tissu marron ainsi que son fauteuil. Elle avait une petite télé grise, posée sur un meuble, ainsi qu'un lecteur de DVD. Sa chambre et sa salle de bain étaient dans deux pièces séparées tandis que le salon et la cuisine ne faisaient qu'un.

-Assieds-toi, je vais préparer du café.

-Euh, non, en fait je déteste le café, c'est absolument dégueulasse, dit-il tandis qu'il prenait place sur le fauteuil.

Mélody lâcha un rire sonore avant de cligner des yeux.

-Tu te fous de moi, là?

-C'était surtout un prétexte pour te parler, c'est pas tous les jours qu'on s'intéresse à ce que je fais.

-C'est juste génial ce que tu fais. Je comprends pas pourquoi les gens ont peur de toi. Aux infos, ils parlent de toi comme si tu étais un monstre...

Casey rangea sa crosse dans son sac, pensif.

-Je les comprends, dans un sens, avoua-t-il à moitié. Ça se termine parfois en véritable bain de sang.

La jeune femme prit place dans le canapé, attentive aux mots du justicier masqué.

-Et tu bosses vraiment seul, alors ?

-Ouais.

Mélody agrandit ses yeux bruns, fascinée.

-Ouah, alors toi, t'en a une sacrée paire !

-Ouais, mais je dois t'avouer que c'est pas facile tous les soirs...

-Et pourquoi tu ne recrutes pas quelqu'un ? Demanda simplement la jeune fille.

-Ah oui tiens, c'est vrai ça ? Pourquoi est-ce que je ne recrute pas, c'est pourtant si simple !

-Je sens comme de l'ironie dans ta voix bad boy, ça me plaît pas du tout, je te préviens ! Se fâcha la jeune femme.

-D'après toi ? Tu crois que je peux demander de l'aide au premier con venue ? Et qui voudrait bien d'un job pareil ?

Mélody fixa intensément les yeux bleus de Casey derrière son masque abîmé.

-Moi, dit-elle sans hésitation.

Le justicier éclata d'un rire grave avant de déclarer :

-C'est pas un boulot pour les gonzesses, ça...

La jeune femme croisa les bras, vexée.

-Je peux botter des culs aussi bien que toi !

-Il faut plus que ça pour venir à bout des malfaiteurs. Il faut de l'endurance, de la force, du courage...

-...un costume ridicule...poursuivit la jeune fille.

Casey fronça les sourcils derrière son masque.

-Sérieusement, fillette, oublie ça. T'es à peine majeure.

-Je suis majeure. Et j'ai l'habitude de foutre des raclées. Je fais ça de temps en temps, dès que je vois quelqu'un dans l'embarras, je ne peux pas m'empêcher de lui venir en aide.

-À mains nues ? Demanda le jeune homme, sans y croire.

-Ça dépend. La première fois, il y avait une barre de fer qui traînait, une fois, j'ai éclaté l'œil d'un type qui s'apprêtait à violer une pauvre femme, avec une bouteille cassée...

Casey restait perplexe. Est-ce que cette jeune fille s'amusait réellement à combattre le crime ? Elle semblait pourtant si fragile avec son teint pâle et ses bras chétifs.

-Non, c'est de la folie, fit-il en se levant du canapé, j'peux pas demander à une gamine de m'aider dans mes patrouilles.

Mélody se leva du fauteuil, les poings serrés.

-La gamine, elle te colle un pain quand tu veux, bad boy !

Elle avait touché un point sensible. Casey s'immobilisa avant de sortir la crosse ensanglantée de son sac de golf, faisant tressaillir la jeune fille, qui n'hésita pas à se saisir de son balai, une lueur de défi dans le regard.

-Ok, ma biche, t'as gagné, montre-moi ce que t'as dans le ventre !

Mélody examinait le visage agressif de son adversaire, qui serrait fermement sa crosse entre ses mains bandées. Elle fondit sur Casey, brandissant son balai, prêt à s'abattre sur l'épaule de celui-ci, mais il bloqua l'attaque. La jeune femme profita du fait qu'il ne puisse bouger pour envoyer un coup de pied bien placé dans l'estomac, faisant reculer le justicier dans une exclamation de douleur. Il riposta en frappant l'adolescente dans les côtes, qui s'écroula aussitôt à genoux. Lorsque Casey se rua vers elle pour porter le coup de grâce, elle fendit l'air de sa jambe valide pour le faire trébucher, puis elle se plaça par-dessus pour l'immobiliser avec l'aide de son balai, essayant de le bloquer au niveau de la gorge. Il ne fallut qu'une demi-seconde au joueur de hockey pour éjecter la jeune fille avec l'aide de ses jambes, avant de se redresser en se maintenant le ventre, la respiration sifflante.

-Stop ! Ordonna-t-il tandis que Mélody s'apprêtait une nouvelle fois à bondir sur lui.

Il la regarda de haut en bas, stupéfait. Il ne voyait plus la fillette qu'il avait face à lui, il y a trente secondes, il voyait une battante qui n'était pas prête de s'arrêter de cogner et cela lui faisait presque peur...Il balaya le sol du regard avant de quitter l'appartement d'un pas décidé.

-J'dois réfléchir.

Impuissante, Mélody regardait son héro quitter le studio sans un même un regard. Était-elle allée trop loin ?


Etttttt fin du chapitre! Alors, que pensez-vous de l'adorable et innocente petite Mélody? Un charmant petit bout de femme vous ne trouvez pas? N'hésitez pas à me laisser vos impressions, je vous remercie d'avoir cliqué sur ce chapitre 2, j'espère qu'il vous aura plu, je vous dis à bientôt ettttt portez-vous bien! :)

~Nifelheim