Mise en place douce ! Je poste pour fêter le bac, mais théoriquement, je devrais poster tout les lundis ( soit toutes les semaines soit une semaine sur deux pour avoir le temps de vous faire de bon chapitres et que ma bêta ait du temps surtout ! ) ! Un grand merci par ailleurs à ma bêta Tsuishin qui m'a été d'une grande aide pour ce chapitre !
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Ses pas foulaient doucement l'herbe sous ses pieds. La sensation de sa peau contre l'herbe était quelque chose qu'il avait toujours apprécié, elle lui permettait d'être plus proche de la nature. D'avoir un sentiment de liberté et en même temps de se sentir aimé et protégé.
Il s'arrêta devant un immense saule-pleureur, dont les longues branches et les feuilles brillantes sous le soleil se mouvaient doucement grâce à la brise du matin. La rosée provoquée par l'humidité de la nuit témoignait d'une belle journée. Un doux sourire se dessinait sur les lèvres du garçon, alors que ses yeux eux, se fermaient.
« Bonjour... »
Ce n'était qu'un souffle qui se mélangea au vent, à la nature elle même. Mais il n'en resta pas moins puissant à sa manière. Il se rapprocha finalement du tronc de l'arbre, avant de poser la paume de sa main ainsi que son front contre l'écorce. Il sentit les branches venir l'entourer doucement, comme pour le saluer à son tour, le rassurant.
Bonjour à vous, prince.
Le garçon sourit à nouveau, cette fois nostalgique. Après un moment passé sans bruit, la nature reprit vie, laissant le dit prince reculer. Il salua à nouveau l'arbre centenaire du bout des lèvres avant de faire demi tour.
Depuis combien de temps n'avait-il pas fait appel à ses pouvoirs pour le ramener chez lui ? Il ne s'en rappelait plus depuis bien longtemps. Mais vivre dans le silence lui avait appris à devenir encore plus sensible à ce qui constituait son peuple. Son sang et sa vie étaient l'essence même de ce royaume, de son peuple et de la nature.
Il avait dû grandir si vite. Et pourtant, il était et restait la créature la plus pure qui puisse exister en ce monde.
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« Prince, la cérémonie est prête. Madame Chiyo vous attend.
- Oh... ! Je suis en retard ! C'est pas vrai ! »
Le garçon se redressa rapidement, remettant en place tout aussi vite ses vêtements. Le rire féminin de la personne qui venait de le prévenir le fit se stopper net. Ses joues prirent une teinte rosées, légèrement embarrassées.
« Laisse moi donc m'en occuper. C'est quelque chose que tu n'arrive toujours pas a faire après tout ce temps.
- Je n'aime pas les tenues royales ou formelles... Il gonfla légèrement les joues, la laissant l'habiller.
- Je le sais bien, mais tu n'es plus un enfant. Tu ne peux plus fuir tes responsabilités. Même si je trouve ça trop cruel... Tu es trop pur et jeune pour savoir et devoir gérer ça seul. Même si Katsuki te vient en aide. Un jour le royaume des dragons nous abandonnera, Izuku. Et tu le sais, quand bien même c'est ton devoir de lié les royaumes.
- Ne dit pas ça ! Son visage enfantin de ferma froidement. Kacchan ne m'abandonnera pas. Même si son père le lui demande !»
La jeune fille soupira tristement en regardant ce jeune homme qui avait à peine seize ans. Qui allait pourtant devoir porter le royaume sur ses frêles épaules, ce rendre compte qu'il était la créature la plus convoitée de ce monde. Qu'il ne devrait plus être un enfant. Devoir subir les trahison d'autrui, de proche comme d'inconnu. Quittant son cocon de pureté pour affronter la dure réalité de ce monde.
Et elle ne pouvait rien y faire. Elle n'était pas si vieille, elle n'avait que vingt ans, mais il était comme son petit frère. Alors elle avait mal. Mal pour lui, pour cet être qui ne ressentait pas de sentiments négatifs hormis la douleur de perdre un être chers.
Elle remit doucement la tenue du garçon en ordre, avant de lui embrasser le front en soupirant à nouveau.
« Allons y. »
Izuku hocha simplement la tête, essayant de contrôler son stresse. Quand son pied se posa à l'extérieur de la tente, il sursauta légèrement en voyant tout le royaume réuni devant lui. Les arbres et les plantes dansaient joyeusement, les animaux chantaient en cœur, alors que le peuple se mettait à faire une révérence.
Izuku fût gêné par cette réaction. Il n'aimait pas ça, qu'on lui montre qu'il était supérieur à tous, qu'il était une divinité. Qu'il était le sang et l'âme du peuple. Cependant, il se contenta d'avancer sur le chemin tracé par des roses et des tulipes qui poussaient sous leurs pas. Quand son pied toucha le marbre du kiosque, un silence doux et apaisant prit possession des lieux.
Les arbres arrêtèrent de danser, les animaux finirent par s'asseoir dans le plus grand calme et le peuple ne faisaient plus aucun mouvement.
Izuku se mit alors doucement à genoux. Avant qu'il ne se baisse pour poser ses mains au sol aussi, s'inclinant. Ses yeux se fermèrent alors que sa bouche elle se mettait en mouvement.
Dans une langue que seul lui et sa mère connaissait réellement, il récita doucement un mantra. Au fur à mesure, la nature recommença à se mouvoir, la faune comme la flore. Le garçon sentit celle-ci venir l'entraver, le consoler, le soutenir. Quand une liane lui recouvrit la bouche, il stoppa ses paroles, et le silence retomba lourdement.
Katsuki était hypnotisé. Ses yeux ne voulaient plus quitter ce petit être si puissant. Il ne savait plus combien de fois il avait battu au corps-à-corps celui-ci, mais en termes de pouvoir magique, il le dépassait largement. Habituellement, il serait rentré dans le lard de son ami, mais il ne pouvait clairement pas à cet instant, il était bien trop précieux.
C'était le premier couronnement depuis la création de l'univers. Ce moment était remplie de magie, de toutes sortes de sentiments. Et Katsuki n'avait à l'instant en tête que le fait qu'il aimait éperdument ce petit garçon. Et qu'il se devait de le protéger de tout son être. Qu'il devait retenir du mieux qu'il pouvait son enculé de père à faire du mal à ce royaume.
Izuku fut doucement relevé par les branches des arbres environnant, alors qu'une plante d'encre venait doucement à lui pour dessiner sur son visage.
« Jeune enfant, nymphe originel, née de la plus pure des unions. Deviens roi de ce royaume, ne fait qu'un avec la nature et la vie. Ne pleure plus tes parents et reste à jamais la créature la plus pure sur ces terres. Soit bon avec autrui et aime ton prochain. Survit au voyage et soit la voix de la raison. Soit le lien qui relie chaque royaumes. Deviens toi même ce qui relie chacun de nous à la vie. Endosse ton rôle et choisi ta vie comme bon te semble en gardant tes objectifs en mémoire. »
Une vieille dame récitait doucement les lois du rôle originel. Elle accompagnait ses douces paroles à des coups de pinceaux sur le torse de l'adolescent, peignant des symboles qui se gravaient en douceur sur la peau pale de l'enfant.
Une minute passa avant qu'il ne rouvre doucement les yeux. Les arbres et leurs branches reprirent leurs positions initiales, rendant sa liberté au nouveau roi. Il s'écroula cependant au sol, dans les cries de joie du peuple.
Katsuki et Ochako accoururent vers le jeune roi, alors que le blond le prenait dans ses bras. Il caressa doucement ses cheveux en soupirant de soulagement. Tout allait bien, il respirait encore, c'était le principal.
Il jeta très rapidement un regard à son père, avant de demander calmement à sa mère s'il pouvait ramener la nymphe en sûreté. La reine de l'été accepta avec hâte, lui criant que ce n'était décidément pas une question à poser.
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« Bonjour maman. »
Un garçon se tenait debout, une longue cape sur le dos et les mains gantées. Il osa du bout des doigts caresser doucement le cercueil en diamant où reposait le corps d'une femme aussi pâle que la neige.
Ses doigts se crispèrent contre la pierre précieuse. Ses dents grincèrent alors qu'une larme amère glissait le long de sa joue.
Il ne bougea pas d'un iota quand une main se posa doucement sur le haut de son crâne. Mais il remercia silencieusement son frère d'être là pour lui.
« Nous t'aimons, mère. Repose toi bien et reviens nous vite. Souffla le plus âgé, avant de faire se retourner son petit frère. Sortons de cette salle. Mère ne voudrait pas te voir triste. Et tu ne dois pas l'être pour se venger de cette enflure.
- Je le sais bien. Tu n'as pas besoin de me le dire.»
Le plus vieux roula des yeux sous la réplique froide du garçon. Tout rentrerais dans l'ordre, d'une façon ou d'une autre.
Et vengeance serait faite.
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Avez vous compris ce qu'il va ce passer ? Ça m'intrigue !
See you next Time
