Bonjour ! merci pour les reviews ! voici le chapitre deux, j'espère qu'il vous plaira !
Je ne sais pas pourquoi, quand je met le texte sur ce site, il efface systématiquement toutes les apostrophes et les lettres avec des accents ! Du coup je remet tout à la main, j'espère que je n'en ai pas trop oublié. D'ailleurs je n'ai pas non plus de correcteur orthographique, alors pardon pour les fautes qui m'ont échappé !
bonne lecture
Slut-Shaming 2.
Tsuna
Yamamoto était en larmes mais j'étais incapable de dire quoi que ce soit pour le calmer.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? ais-je demandé d'une voix blanche.
Ce qui s'était passé je le savais, je venais de le comprendre. Gokudera s'était fait agresser par Yamamoto. Agresser sexuellement.
Par le toujours gentil, toujours prévenant Yamamoto.
- Je sais pas, m'a-t-il répondu à travers ses larmes. J'avais bu... lui aussi... on s'est retrouvés dans ma chambre et... et on a commencé... à s'embrasser. Et après...
Il m a regardé.
- Je l'aime tellement ! s'est-il écrié. Depuis tellement longtemps ! mais il a jamais fait attention à moi. Et là, hier soir, j'ai cru que... c'est la première fois qu'il m'a dit qu'on était amis, qu'il m'aimait... Il était ivre mais j'ai cru... j'ai cru...
Il s'est remis à sanglotter, effondré au pied du lit. Je le regardais, debout, sans pouvoir réagir tellement j'étais sous le choc. Soudain il a sauté sur ses pieds et m'a attrapé les épaules. Il me secouait tout en pleurant:
- j'ai tout gaché ! Juste quand on commençait à se rapprocher, j'ai tout gaché ! Je sais pas... J'ai rien pour justifier ça. J'ai pété les plombs, j'aurais jamais voulu lui faire du mal. Pardon.
Il m'a serré dans ses bras si fort que ça m'a fait mal.
- Comment je vais pouvoir réparer ça ? Je suis tellement désolé...
Je me suis dégagé de lui et j'ai reculé. Il a reculé aussi, en essuyant les yeux et la morve de son visage.
- Ce n'est pas à moi qu'il faut demander pardon.
Il a acquiescé , un peu calmé . Il avait beau avoir fait quelque chose d'horrible, je me sentais mal pour lui. On savait tous plus ou moins que Yamamoto avait des sentiments pour Gokudera. On le voyait à l'air blessé qu'il affichait quand Gokudera l'ignorait. c'était transparent. Aussi transparent, j'imagine, que le fait que pour Gokudera je sois celui qui ait le plus d'importance. Alors ça avait du être dur pour Yamamoto, cet amour à sens unique. Bien sur, rien n'excuse un viol. Mais j'avais en face de moi un de mes deux meilleurs amis en larmes. Evidemment que ça m'a fait de la peine, et que je me suis inquiété pour lui. ça m'a rappelé ce jour où, il y a quelques années, il avait essayé de sauter du toit de l'école. On croit que tout va toujours bien, chez Yamamoto, et puis ça se finit en drame.
- On va nettoyer cette chambre, d'accord ? Ensuite tu iras faire tes excuses à Gokudera.
Il a fait oui de la tête. J'ai ramassé les lambeaux de vêtements, puis je me suis approché du lit pour retirer les draps. J'ai failli pleurer à mon tour. Je les ai roulés en boule et les ai mis à la poubelle. J'aurai voulu tout brûler. Je suis ensuite allé rincer le lavabo de la salle de bain. Yamamoto regardait dans le vide sans réagir, encore sous le choc de ce qu'il avait fait. Quand j'ai eu fini, il m'a appelé brusquement:
- Tsuna !
- oui ?
- Que vont dire les autres ?
Il avait un regard de chien battu.
- Reborn, Haru et Kyoko, Ryohei, Hibari-san... qu'est-ce qu'ils vont penser ? je pourrai plus jamais les regader en face !
Yamamoto commençait à montrer des signes de panique. je n'ai pas pu faire autrement que lui venir en aide:
- Je vais aller parler à Gokudera, ais-je dit. Il voudra peut-être bien garder le secret.
Evidemment qu'il voudra, si c'est moi qui lui demande, pensais-je, et Yamamoto a dû le penser aussi parce qu'il s'est calmé et a même essayé de me sourire.
- Merci, Tsuna. Tu es un ami génial.
J'ai grimaçé. J'étais là, à remonter le moral de Yamamoto, alors que l'agressé était quelque part surement en train de panser ses blessures seul.
- De rien. Je vais aller voir Gokudera maintenant. Essaie de te calmer un peu d'accord?
Quand on a été projetés dix ans dans le futur, Gokudera et moi, on était terrorrisés au début. Alors dans cette base immense, pleine de pièces, on a préféré dormir dans la même chambre, une avec des lits superposés, pour se rassurer l'un et l'autre. Et puis quand tout le monde a débarqué, ça allait mieux, mais on a gardé cette chambre commune.
Gokudera a sursauté quand je suis entré. Il essayait de couper son t-shirt avec des ciseaux pour l'enlever car il n'arrivait pas à lever un bras. Seulement, avec son poignet cassé, il avait du mal à manier les ciseaux. Son chat Uri dormait paisiblement sur un coussin à coté.
J'ai fermé la porte derrière moi.
- Tu devrais aller voir le docteur Shamal !
- Oui je sais, Juudaime. Je vais juste prendre une douche avant.
Précautioneusement, je lui ai pris les ciseaux des mains.
- Tu n'arriveras pas te laver dans cet état. Viens te soigner.
Il a secoué la tête, un peu tristement.
- Désolé , Juudaime, mais je préfère prendre une douche avant.
Je l'ai regardé . Il n'était pas spécialement sale. Il avait des bleus, des griffures, mais rien de sale. Rien d'apparent en tout cas. Et il ne sentait pas trop le sexe, enfin je crois. Il avait clairement plus besoin de soins médicaux que d'une douche. Mais je n'ai pas osé insister. C'était si rare que Gokuera s'oppose à moi!
- D'accord. Je vais t'aider.
- Non non, ne vous donnez pas cette peine, Juudaime, vous avez surement une tonne de choses plus intéressantes à faire, ne vous inquiétez surtout pas pour moi !
ça m'a fait sourire. J'ai soudain eu envie de le prendre dans mes bras, mais je n'ai pas osé à cause de tous les bleus qu'il avait partout, et à cause de ce qu'il venait de vivre. Et aussi, je l'avoue, un peu par peur qu'il me repousse. Alors à la place, avec les ciseaux, j'ai entrepris de découper ce qu'il restait de son t-shirt. Devant son torse contusioné, je me suis remis à pleurer. Pourquoi une horreur pareille était-elle arrivée entre mes deux meilleurs amis ?
Je suis allé faire couler de l'eau dans la baignoire, et Gokudera m'a suivi en claudiquant. Il est resté un temps fou sous la douche. J'ai fini par frapper à porte pour lui demander de sortir. Je l'ai aidé à s'habiller et à se laver les dents. Puis, lorsqu il fut prêt à aller voir Shamal, j'ai rassemblé tout mon courage pour lui dire :
- Tu sais, Gokudera-kun... ce qu'a fait Yamamoto c'est... vraiment horrible... vraiment... je trouve pas les mots...
- Ne vous inquiétez pas, Juudaime, m'a répété Gokudera avec un gentil sourire.
- C'est pas ça... enfin, je veux dire, évidemment que je suis inquiet, Gokudera-kun ! Mais tu vois, Yamamoto avait bu... Alors bien sûr, ça n'est pas une excuse ! mais il est vraiment désolé de ce qu'il a fait. Tu sais, il t'aime beaucoup...
Quand j'ai dit ça, Gokudera a laissé échapper un ricanement, mais j'ai continué :
- ... Et il se sent très mal par rapport tout ça. Alors si tu pouvais... ne pas raconter aux autres ce qu'il s'est passé... Ce serait mieux pour vous deux, je pense.
Le regard de Gokudera s'est assombri d un coup.
- Ce n'est pas à moi d'avoir honte, a-t-il murmuré.
- Bien sûr ! ais-je répondu en tremlant. Il a honte, il en souffre beaucoup...
Gokudera gardait la machoire serrée, implacable. Alors je me suis vu contraint d'utiliser mon dernier atout.
- S'il te plait, Gokudera-kun ! Si tu ne le fais pas pour Yamamoto, alors fais-le pour moi!
Il a eu l'air d'hésiter trois secondes (ce qui était rare quand je lui demandais quelque chose), puis il m'a fait son beau sourire, celui que j'appelle en secret le sourire juuudaiiiimme, parce que je suis le seul à y avoir droit. ça m'a fait énormément de bien, même si je sais qu'à lui, ça a dû lui faire du mal.
- D'accord, m'a-t-il dit. Si c'est pour le Juudaime, je ne dirai rien.
Je l'ai accompagné jusqu au bureau de Shamal, puis j'ai attendu un moment devant la porte quand il l'a fait entrer. Depuis le couloir, je les entendais se disputer en italien. Rien d'alarmant, Shamal et Gokudera se disputaient souvent.
J'ai passé le reste de la journée avec une boule d'angoisse dans le ventre. Je revoyais les yeux de Gokudera lancer des éclairs dans le vide quand il m'a dit : ce n'est pas à moi d'avoir honte. Je cupabilisais un peu de lui avoir demandé de garder le silence, peut-être qu'il aurait préféré en parler, même si ce n'était pas trop son genre, mais c'est vrai que ça aurait été délicat pour Yamamoto.
Ce qui me rassurait un peu, c'est que Gokudera n'avait pas l'air trop traumatisé . Il ne se repliait pas sur lui-même comme ça arrive dans certaines histoires de viol. C'est ça qui est dangereux, je crois. Je me suis dit que peut-être, avec du temps, tout finirait par s'arranger. Gokudera est si fort ! Finalement, c'était peut-être Yamamoto qui aurait le plus besoin de temps et de patience.
A la fin de la journée, on se retrouvait toujours pour diner tous ensemble, moi et les gardiens. Aujourd'hui Gokudera ne s'était pas montré. Après avoir vu Shamal, il était allé se coucher directement, et je l'avais vu dormir comme une souche un peu plus tôt, sous sa couette, son chat vautré contre lui. Je n'avais pas osé le réveiller pour le repas.
Yamamoto était présent, par contre, hagard et les yeux rouges. Mais personne ne s'inquiétait trop, ils mettaient ça sur le compte de la soirée alcoolisée d'hier. Ryohei et Haru étaient eux aussi dans un sale état. Franchement, ils m'ont fait passer l'envie de boire à tout jamais. Surtout Yamamoto.
Sans les cris de Ryohei, Haru et Gokudera, le diner était beaucoup plus calme. Hibari et Chrome étaient aussi silencieux que d'habitude, et Kyoko-chan et moi papotions gentiment quand la porte s'est ouverte d'un coup.
Gokudera est entré. Il avait le bras gauche en écharpe et le droit plâtré au niveau du poignet. Il s'est avancé vers la casserolle sur le plan de travail et s'est servi sans nous regarder.
- Oh la la , Gokudera-kun, s'est exclamé Kyoko, qu'est-ce qui t'es arrivé ?
Il l'a ignorée. Il avait du mal verser les spaghettis dans son assiette avec son poignet cassé . Yamamoto s'est levé pour l'aider.
- Au fait, lui a-t-il dit en lui prenant prudemment la cuillère des mains, je suis vraiment désolé pour hier, Gokudera. Je sais pas comment m'excuser.
Il était devenu tout rouge. Gokudera, lui, avait pâli. Il l'a dévisagé cinq secondes avant d'exploser.
- Qu'est-ce que j'en ai à foutre que tu sois désolé, connard ?
Il a prit l assiette, deux couverts qui trainaient, et il a quitté la cuisine. Au moins, il mangeait, ais-je pensé. C'était plutôt bon signe, non ? Yamamoto, lui, n'avait pas touché à son assiette.
- Gokudera-san est vraiment un sale type, à râlé Haru, qui avait mal la tête. Il est toujours à crier après Yamamoto sans raison.
- Qu'est-ce qui c'est passé hier, Yamamoto ? a demandé Kyoko-chan.
Yamamoto regardait la porte qui venait de claquer. J'ai cru qu'il allait se remettre à pleurer, mais au lieu de ça, il a rigolé bêtement en se grattant l'arrière de la tête, comme il faisait souvent.
- on s'est un peu... disputés... hahaha.
- Je suis sure que c'est encore Gokudera-san qui a été odieux avec toi, a dit Haru. C'est pas toujours à toi de t'excuser ! Te laisse pas faire !
- hahaha... merci Haru... mais là c'était plutôt ma faute.
- C'est pas de ta faute si il a un caractère de cochon !
- Ouais ! s'est exclamé Ryohei en tapant brusquement sur la table. Pourquoi il fait tout le temps la gueule ?
Yamamoto m'a regardé, cherchant de l'aide. Je me suis levé.
- Qui veux bien m'aider à débarasser ?
Un peu minable comme diversion, mais ça a marché. Ryohei a quitté la cuisine en prétextant qu'il était fatigué à l'extrême, les autres ont vite fait pareil, et je me suis retrouvé seul avec Yamamoto et Kyoko-chan. Profitant qu'elle était occupée à rincer les assiettes, j'ai glissé à Yamamoto:
- T'en fais pas. Il m'a promis qu'il dirait rien.
