Bonjour, bonsoir !
Me revoilà (c'est pas trop tôt) avec un nouveau chapitre !
Toujours bien revu et corrigé par Alice, que je remercie du fond du cœur :)
Enjoy !
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Alice somnolait, une main sur son bureau, l'autre toujours appuyée sur sa machine à écrire, lorsque la sonnerie du téléphone la tira en sursaut de son demi sommeil. Elle cligna des yeux plusieurs fois avant de décrocher et d'énoncer d'une voix pâteuse :
« Alice Avril, reporter à la Voix du Nord.
- Alice ? C'est Marlène ! répondit une voix aiguë à l'autre bout du fil.
- M-Marlène ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien c'est juste pour te prévenir que... le... le nouveau commissaire va arriver d'ici quelques jours, acheva-t-elle d'une traite.
- Ah...
- Je me disais que tu aimerais le savoir vu que... Enfin si tu veux essayer d'obtenir des infos de première main, tu devrais faire sa connaissance tout de suite comme tu avais fait pour... Enfin...
- Bien sûr mais... J'pensais compter sur toi Marlène, maint'nant, pour les infos de première main.
- Alice, je... je n'ai pas envie de travailler avec le nouveau commissaire. Je vais rester avec le commissaire divisionnaire. »
Elle marqua un temps d'arrêt avant de reprendre d'une voix douce.
« Mais évidemment je ferai tout mon possible pour t'aider. »
- Marlène, t'es une perle. Tricard est un sacré veinard de t'avoir. »
La journaliste entendit un léger gloussement au bout du fil et elle sourit, pouvant imaginer son interlocutrice rougir. Un silence passa, et elle savoura l'écho de l'adorable rire de Marlène, avant de reprendre :
« Bon, c'est compris, j'passerai au commissariat dès qu'il sera arrivé. Tiens-moi au courant.
- Super !
- Oh et Marlène, une dernière chose : est-ce que tu connais son nom ?
- Heu... Non... J'essayerai de me renseigner. Pourquoi ?
- J'sais pas. Une intuition. J'pourrais jeter un œil aux archives, voir s'il est... fiable.
- Oh je vois ! Je te rappelle dès que j'en sais plus. »
La secrétaire téléphona de nouveau à peine une demie heure plus tard, Alice passa alors l'après-midi plongée dans les archives du journal. C'est Jourdeuil qui vint l'en déloger à la fin de la journée.
« Alice ?! Tu te fous du monde ?! Tu as passé ton temps enfermé là-dedans, on t'as pas vu de la journée ! Tu n'as rien écrit depuis plus d'une semaine ! Alors j'espère que tu as une raison valable à me donner. Parce que ma patience à atteint ses limites !
Pour toute réponse, Alice releva le nez de la montagne de documents dans laquelle elle était plongée et, les poings sur les hanches, se redressa de toute sa hauteur en lui lançant un regard plein de défi.
- Alors là mon coco, tu veux du scoop, tu vas être servi. Déjà j'imagine que t'es pas au courant que le nouveau commissaire arrive cette semaine ? Hein ? Bah nan hein, ça peut râler, critiquer, mais qui c'est qui récupère les meilleures infos, hein ? C'est bibi !
Jourdeuil voulut répliquer maiss Alice, voyant l'intérêt naissant sur le visage de son patron, ne lui en laissa pas le temps.
- Et c'est pas tout. Tu d'vineras jamais qui c'est, et tout ce que j'ai trouvé sur lui. Je vais te pondre un papelard, les gens vont se l'arracher, acheva-t-elle en martelant chaque syllabe. Maintenant si tu veux bien m'excuser, j'ai la prochaine une à écrire...
Sans lui laisser le temps de répondre, elle souleva une pile de classeurs et sortit non sans gratifier son patron d'un coup d'épaule.
- COMBIEN DE FOIS JE T'AI DIT DE PAS SORTIR LES ARCHIVES DE LA-oh et puis merde... soupira Jourdeuil avec lassitude, sans pour autant réprimer un sourire. Sa petite fouineuse enflammée était de retour.
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« Écoutez mademoiselle, nos instructions sont claires. Venir tous les soirs ne changera rien. »
Bien qu'il fût déjà tard lorsqu'Alice était sortie du journal, elle avait tenu à passer à l'hôpital quand même. Comme tous les soirs. Et comme tous les soirs, elle se voyait mettre à la porte de l'établissement par un infirmier fatigué.
Au début, elle parvenait à grappiller quelques informations. Non, il n'y avait pas d'évolution et oui, on la tiendrait au courant. Mais depuis quelques jours, plus rien. Cela irritait la jeune femme autant que cela l'inquiétait.
- Mais enfin qu'est-ce que ça vous fait à vous de me dire ce qu'il en est ? Il n'en saura rien lui !
- Vous êtes journaliste non ?
- Oui mais... Mais c'est dégueulasse ! Je suis là en tant qu'amie !
- S'il vous plaît, calmez vous. Je ne fais que mon travail. Je vais vous demander de partir maintenant. Et je vous conseille d'arrêter de venir. Sinon je finirai par prévenir la police.
Alice voulut répliquer, crier, tempêter. Mais elle se sentit soudain si impuissante, si ridiculement insignifiante qu'elle ne put que fusiller son interlocuteur du regard et tourna les talons, la gorge nouée.
Elle enfourcha son fidèle scoot et démarra en trombe, tentant de laisser le plus gros nuage de fumée qu'elle pouvait dans la tête de celui qui l'avait mis hors d'elle.
Elle était vraiment en rage. Elle détestait être tenue à l'écart. Et elle détestait s'inquiéter en vain. Et elle détestait cet infirmier, elle détestait cet hôpital, elle détestait cet homme et ce qu'il lui faisait endurer. Elle détestait sa colère, elle détestait ces larmes qu'elle ne pouvait toujours pas retenir, et elle se détestait. De n'avoir rien fait, de n'avoir rien vu.
Elle roulait à toute allure au cœur de la nuit. Il lui semblait que la noirceur du ciel émanait de sa propre âme, emplissait l'atmosphère et se refermait autour d'elle. Elle cria quelque chose à la voûte opaque et le son résonna longtemps à ses oreilles, irréel dans le vrombissement sec du moteur, tel qu'elle finit par se demander si elle ne l'avait pas imaginé. La lumière de son phare était trop faible pour lui laisser distinguer autre chose qu'un ruban de goudron, reculant à l'infini sous ses yeux. Elle percevait les vibrations de l'engin au creux de ses os et se sentait propulsée par une force invisible, pareille à une bille de flipper. Elle avait le sentiment que l'énergie de sa colère était cette force qui la poussait toujours plus vite et elle accéléra. L'air fouettait ses membres et son visage si fort qu'il l'anesthésiait. Elle accéléra encore. La fureur de sa vitesse se calquait sur la violence de ses sentiments. Il lui sembla qu'elle avait atteint une harmonie nouvelle, sauvage. Elle sourit. Une idée lui traversa l'esprit. Il y avait peut-être un moyen de pénétrer dans cet hôpital après tout.
Elle accéléra encore.
Et si elle n'avait pas de chance, peut-être qu'elle ne passerait pas par la case hôpital. Mais après tout... Après tout cela n'avait pas d'importance.
Elle accéléra encore.
Le froid de la mort serait-il différent du froid de la nuit ? L'obscurité serait-elle plus intense que celui de la voûte céleste de minuit ?
Elle accéléra encore.
Elle se sentirait nécessairement mieux, puisqu'elle ne ressentirait plus rien du tout.
Elle accéléra encore.
Ce ne serait pas si compliqué.
Elle accéléra encore.
Elle pouvait le faire.
Elle accéléra encore.
Le moteur toussa.
Et Alice freina. De toutes ses forces. La distance qu'elle parcourut avant de s'immobiliser lui parut interminable, accompagnée du crissement indigné de la Lambretta semblable à un hurlement sorti des tréfonds des ténèbres.
Le silence sourd qui suivit son arrêt déchira les tympans d'Alice. L'immobilité lui sembla plus vertigineuse que la vitesse folle qu'elle avait atteinte. En tremblant, elle mit pied à terre et fit quelques pas, les jambes faibles. Elle ne savait même plus où elle était exactement. Elle réalisa soudain ce qu'elle venait de faire et fut prise de nausées. Elle vomit dans le bas-côté et se laissa tomber au sol. Elle écouta les battements de son cœur retrouver un rythme normal et se concentra sur sa respiration, contemplant le petit nuage de buée s'envoler en spirales capricieuses à chaque expiration.
Elle aurait pu mourir. Non pire, elle avait souhaité mourir, l'espace d'un instant. Cela ne lui ressemblait pas. Elle avait toujours été une battante et elle n'avait jamais contemplé l'idée de quitter cette vie, malgré les obstacles qu'elle s'évertuait à placer sur son chemin. Un peu parce qu'elle était têtue et qu'elle les considérait comme un défi à relever, et un peu parce qu'elle avait soif de vivre, de découvrir et qu'elle ne voulait pas s'arrêter là. Elle ne voulait pas quitter le jeu avant la fin de la partie. Cette subite attraction pour le néant la terrifiait. Qu'y avait-il de tapi au fond d'elle-même ? Quelle était cette chose inconnue qui semblait avoir pris possession de ses sens l'espace d'une poignée de minutes ? Et surtout, allait-elle revenir ? Saurait-elle la maîtriser?
En réponse, la solitude qui l'entourait ne sembla que se taire davantage.
La jeune femme frissonna et se releva, tentant de chasser ses angoisses aussi loin que possible. Elle saisit le guidon de son scooter et parcourut le reste du chemin à pied.
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Elle consacra la journée du lendemain à écrire l'article le plus parfait possible. A sa lecture en fin d'après-midi, Jourdeuil lui jeta un regard approbateur et se fendit d'un compliment, ce qui emplit Alice de fierté. Il accepta même de modifier la maquette avant l'envoi à la repro, afin qu'il puisse faire la une de la prochaine édition.
C'est le matin même de sa parution que Marlène lui téléphona pour lui annoncer l'arrivée imminente du nouveau commissaire.
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Alice gara son cyclomoteur devant le commissariat et sourit à Marlène. Cette dernière s'était précipitée à l'extérieur pour accueillir son amie lorsqu'elle avait entendu le vieux moteur reconnaissable entre mille de la Lambretta.
- Alice tu tombes à pic ! Il est arrivé ! Par contre je te préviens tout de suite, le commissaire divisionnaire n'est pas content, mais alors pas content du tout. Il dit que tu n'aurais pas dû écrire cet article, qu'il a déjà eu du mal à trouver un remplaçant, et qu'il n'avait pas besoin de ça en plus. Tu ferais mieux d'éviter de le croiser dans un couloir.
- T'façon il a rien à dire, liberté de la presse j'te rappelle, pouffa Alice. Et... lui ? Il est comment ?
- Je ne sais pas, je ne l'ai pas vu encore. Il s'est installé dans le bureau de L-Laurence alors... Moi j'ai pas le courage d'entrer et de voir quelqu'un d'autre à sa place... acheva-t-elle, des larmes dans la voix.
Alice lui pressa gentiment le bras.
- Ça va aller, t'inquiète je vais y aller toute seule...
- Si... Si tu es là, ça sera... Plus facile.
Alice lui sourit avant de lui prendre doucement le bras pour la réconforter. Les deux femmes franchirent ainsi l'entrée du bâtiment, bras-dessus bras-dessous. Elles marquèrent un temps d'arrêt devant la porte du bureau du commissaire. La plaque dorée avait été retirée mais n'avait pas encore été remplacée, et l'on distinguait la trace qu'elle avait laissé sur le vernis. N'était-ce là tout ce qui restait de Swan, une marque décolorée, sur le bois comme dans leurs cœurs ? Cette vue donna la nausée à Alice, comme la sensation d'absence lui appuyait lourdement le ventre. Elle prit une grande inspiration et tourna la poignée.
L'homme penché sur le bureau au fond de la pièce leva les yeux vers les nouvelles venues et se redressa. Son visage était avenant, rendu bienveillant par des yeux rieurs et un nez légèrement busqué. Ses cheveux châtains clairs étaient coupés courts. Il n'était pas très grand, ne paraissait pas avoir atteint la cinquantaine, et bien que son expression paraisse calme et confiante, son attitude, sa manière de danser d'un pied sur l'autre de façon presque imperceptible trahissait pour un observateur attentif un ancien manque de confiance qui lui était resté.
Il sourit gentiment.
- Mesdemoiselles. Que puis-je faire pour vous ?
Alice s'avança d'un pas décidé, la main tendue.
- Alice Avril, reporter à la v... elle s'interrompit lorsqu'elle remarqua le journal ouvert sur le bureau et se mordit la lèvre inférieure. Elle avait parlé sans réfléchir.
- Reporter à la voix du nord, c'est donc vous... compléta l'homme avec un sourire narquois devant la gêne de son interlocutrice, qui rougit de plus belle. Ravi de faire votre connaissance, je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que vous vous présentiez ici après ce que vous avez écrit sur moi...Vous n'avez donc pas peur des représailles de celui qui, je cite, pourrait représenter un danger pour notre commune lorsque l'on sait auprès...
- Écoutez, l'interrompit Alice, j'vais pas m'excuser pour c'que j'ai écrit. C'est qu'la vérité. Même si vos capacités ne sont peut-être pas à mettre en doute, nos lecteurs ont l'droit de pouvoir juger par eux-mêmes jusqu'à quel point ils peuvent vous faire confiance... ou non.
- Et laissez-moi deviner... Vous voulez me proposer de me faire bonne presse en échange d'exclusivités, c'est ça... ?
- C'est... Heu... Non enfin... Dit comme ça évidemment mais... Non je voulais juste vous proposer qu'on... qu'on travaille un peu ensemble quoi. Vous m'laissez accéder aux dossiers et moi j'vous mets pas de bâtons dans les roues.
- Oui j'avais bien compris. J'appelle ça du chantage.
- Chantage, chantage... Faut pas exagérer non plus... Disons arrangement mutuel...?
A la grande surprise des deux femmes, le commissaire explosa de rire.
- Eh bien, vous n'y allez pas par quatre chemins vous ! Vous parliez de confiance à l'instant, sachez que je n'ai pas pour habitude de passer ce genre d'arrangement douteux, MAIS, se dépêcha-t-il d'ajouter alors que la journaliste ouvrait la bouche, sans doute pour s'indigner. Mais je n'ai jamais eu non plus la moindre intention d'entraver votre travail. Je ne vois pas l'intérêt de cacher des informations, tant que leur diffusion ne nuit pas à l'avancée de l'enquête. Vous serez donc libre d'écrire tout ce que vous voulez sur mon compte et non je ne me vengerai pas en vous rendant la vie impossible.
Alice en resta sans voix. Elle n'avait pas l'habitude de s'entendre dire ça. Ne pas avoir un mur en face d'elle contre lequel frapper la déstabilisait et elle cherchait un sarcasme à lancer pour faire bonne mesure.
- En revanche, repris le nouveau, je vous interdis de vous en prendre à lui.
- AH ! S'exclama Alice. Pourquoi vous tenez tant que ça à l'protéger ? Vous étiez son complice ? C'était un criminel !
- Vous ne savez rien de lui.
Le visage serein du commissaire s'était fermé.
A ce moment-là, Tricard entra dans le bureau et se figea sur le pas de la porte en voyant les deux femmes.
- Avril ? Qu'est-ce que vous faîtes là ? Et vous Marlène, ça fait dix minutes que je vous cherche partout ! Mais enfin vous êtes impossibles toutes les deux ! Quant à votre article mademoiselle Avril, il est du plus mauvais goût ! Franchement, accuser ainsi sans preuve... mais qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?
Les deux concernées se regardèrent, embarrassées. Tricard regrettait déjà de s'être un peu emporté et se sentait extrêmement mal à l'aise, ne sachant quelle attitude adopter envers elles. Il se radoucit.
- Bon. Ce qui est fait est fait. Je vois que vous avez déjà fait connaissance avec notre nouveau commissaire. Maintenant inutile de vous attarder, il n'y a pas d'enquête en cours. Aller filez ! Marlène, je vous laisse raccompagner votre amie, et ensuite retournez travailler... s'il vous plaît.
- Oui Commissaire, répondit Marlène, dépitée.
- Non.
Tous les regards se tournèrent vers Alice. Elle se tenait là, droite comme un i, les poings serrés, tous ses muscles contractés. Son visage dégageait une détermination sans faille.
- Non on ne partira pas. Pas avant d'savoir. Vous avez des nouvelles de Laurence et pas nous. Alors vous puisque vous êtes là, vous allez nous dire c'qui s'passe. Parce que je commence à en avoir ma claque des appels sans réponse ! On s'fout un peu de notre gueule ici !
- Désolé mademoiselle, les instructions de Laurence ont été très claires à ce sujet...
- Mais j'm'en carre de ses instructions ! C'est injuste ! On a l'droit de savoir !
- Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais dans la même situation je crois qu'on aimerait tous savoir. Vous devriez leur dire, intervint le nouveau doucement, comme pour tempérer la tension qui montait dans la pièce.
Tricard marqua un temps d'hésitation.
- Oh et puis vous avez sans doute raison. De toute façon je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus que vous. Tout ce que je sais c'est que... qu'ils l'ont transféré.
- Transféré ? Où ça ? Pourquoi ?
- Aux États-Unis.
- Aux États-Unis ?! s'exclamèrent en cœur Marlène et Alice.
- Apparemment, ils élaborent un traitement contre le cancer là-bas, un truc qui s'appelle la chimi... chimiothérapie je crois. Ce n'est pas... Enfin... J'ai fait quelques recherches et sur les premiers patients traités, les résultats sont mitigés. Voilà c'est tout.
Un silence s'installa, pesant. Les deux femmes, hagardes, semblaient avoir du mal à assimiler toutes ces informations. Tricard se tourna vers le nouveau commissaire :
- Heu... J'étais venu pour vous dire que nous avions terminé la plaque de votre bureau. Martin va la poser tout de suite. Bienvenu chez vous ! Conclut-il d'un ton qu'il voulait enjoué, mais qui sonna affreusement faux.
A ces mots, Alice sortit de sa torpeur. Elle renifla avec dédain et sortit en trombe, talonnée par Marlène, non moins désemparée.
- Désolé de vous imposer tout ça, reprit Tricard, gêné. Mademoiselle Avril et Marlène étaient très proches du commissaire Laurence. Tout cela n'est pas facile pour elles. J'espère qu'elles ne vous pousseront pas à bout. Enfin... je vous laisse vous installer.
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Comme Alice sortait du commissariat, elle ne put s'empêcher de jeter un regard en arrière. Elle remarqua alors Martin qui admirait d'un air satisfait la nouvelle plaque lustrée qu'il venait de poser. Elle tira la langue aussitôt en une grimace enfantine et démesurée aux mots gravés d'une belle écriture italique :
Commissaire Émile Lampion
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J'espère que ça vous a plu et que ce dernier élément n'était pas trop obvious ^^
Vous l'aviez vu venir ? Pas le moins du monde ? Racontez moi tout ça en laissant une review !
A bientôt (on y croit) pour un peu moins d'introspection (je vais faire un effort promis!) et plus d'enquête :)
