Bonjour à tous ! Voici le second chapitre, tout chaud ! J'ai omis de le préciser mais, la fiction se déroule entre l'épisode un et deux de la saison 1 ! N'oubliez pas de laisser une trace de votre passage en laissant une review ;) Merci à Lilianna Odair pour son follow :) Pardonnez-moi pour les fautes d'orthographe qui trainent ... Voilà tout est dit, je vous laisse lire maintenant !

Guest : Merci pour ta review :)


La nuit se passa sans grande encombre, les mousquetaires avaient confié la surveillance de Rose à Portos. La jeune femme se réveilla au petit matin, elle savait que c'était le jour où le Roi allait rendre son jugement et qu'il avait eu vent de cette histoire. La jeune femme n'appréciait guère le Roi mais, sa vie était entre ses mains. Rose allait enfin savoir si la vie lui serait épargné ou non. Et, c'est tout ce qu'elle souhaitait en ce moment, vivre. Portos l'accompagna à l'extérieur où les autres soldats l'attendait. Il lui avait lié les mains afin qu'elle ne puisse pas s'échapper. Aucun ne disait mot, les mousquetaires regardaient tous en direction de la porte qui s'ouvrit pour laisser passé les soldats de la Garde du Cardinal. Sans salutations aucunes, le commandant de la Garde commença à parler.

« - Alors comme ça l'assassin n'était pas un homme, fit-il avant de descendre de son cheval.

- Non, c'est une femme, répondit Athos. A présent c'est votre prisonnière, sachez en prendre soin, conseilla à l'homme qui était connu pour ses interrogatoires menés durement.

- Elle nous a déjà tout dit, assura Aramis.

- Maintenant, il faut qu'elle s'explique auprès du tribunal, rétorqua le commandant en emmenant la femme. »

A cela, les compagnons le regardèrent s'éloigner avec Rose qui, n'avait pas peur de lui. Ils défilaient dans Paris comme pour attirer la honte sur la jeune femme. Mais, elle n'en n'avait que faire. En effet, elle n'avait peur d'aucun homme, et cela la mettait en rage au plus haut point lorsque son patron commençait à frapper les catins qui travaillaient pour lui. Son patron avait levé la main sur elle une fois et, il l'avait amèrement regretter. Après plusieurs longues minutes de marche, ils arrivèrent aux prisons du royaume. Celles-ci étaient peuplées des êtres les plus dangereux de Paris mais aussi, d'innocents qui avaient été arrêtés pour vol à l'étage alors qu'ils mourraient de faim. Les gardes l'emmenèrent dans une cellule isolée, celle-ci était vide, le précédent prisonnier avait été exécuté le jour même. Les soldats lui mirent les fers aux mains ainsi qu'aux pieds.

« - Et bien ! Elle est bien trop belle pour tuer quelqu'un ! Fit l'un.

- Nous avons ordre de ne pas la toucher ! Souviens-toi, fit l'autre.

- Je suis sûre qu'elle en a envie, hein ma jolie ! Continua l'homme. Rose sentait que l'occasion de s'échapper était là, il fallait qu'elle la saisisse avant qu'il ne soit trop tard.

- Je ne peux vous satisfaire si j'ai les fers, prononça-t-elle, attendant l'occasion pour s'échapper.

- Romuald ! Les clés, ordonna l'homme. Lorsqu'il eut les clés en main, il commença à ouvrir la porte.

- Je vais te laisser profiter d'elle ensuite, ça sera mon tour ! Dit-il en s'éloignant. »

La jeune femme était alors satisfaite que son plan marche. L'homme lui détacha les mains et, la plaqua contre le mur froid de la cellule. Au contact du mur, elle émit un faux gémissement de désir afin que cela semble plus réaliste. Elle n'avait pas choisit le plus beau des deux mais, le principal était qu'elle s'échappe. L'homme commença alors à l'embrasser en descendant petit à petit vers sa poitrine ce qui, en réalité répugnait Rose. Mais, il fallait qu'elle le fasse, elle refrénait un haut-le cœur de dégoût. La jeune femme le laissait faire puis, elle enleva sa pique à chignon de ses cheveux et, lui planta dans l'estomac. L'homme se tordait de douleur elle en profita alors pour dérober les clés afin de défaire les fers qui lui emprisonnaient les pieds. Son plan semblait marché mais, un garde alerté par le bruit lui barra le passage en la frappant de toute ses forces. Il ne pouvait pas s'arrêtait, même si Rose était déjà presque inconsciente, il continuait. Quand, un homme fit son apparition, la jeune femme, semblait le reconnaître. C'était un Mousquetaire, le plus jeune. Il aida Rose à se relever et, l'adossa contre le mur.

« - Rose, c'est vous qui avait tué cet homme ? Demanda D'Artagnan qui avait remarqué l'homme mort dans la cellule. Mais, elle ne répondait pas.

- Rose, fit-il en lui prenant les mains. Vous pouvez avoir confiance en moi, assura le jeune homme. Il fût étonné de la froideur de ses mains, elles étaient longues et fines, comme celle de sa mère.

- Je l'ai tué car je voulais m'échapper, admis-t-elle en baissant le regard.

- Cette femme a tué un de mes hommes ! S'exclama le capitaine qu'on avait fait venir.

- Votre homme n'avait qu'à pas être aussi naïf, rétorqua la jeune femme.

- Il suffit ! S'écria l'homme en commençant à lever son bras afin de la frapper mais, le geste fût arrêté aussitôt par le futur mousquetaire qui se leva.

- Personne ne vous a appris à ne jamais frapper une femme ? Lui dit-il en relâchant son bras. C'est Monsieur de Tréville qui m'envoie, il veut la prisonnière.

- Vous n'avez aucun document, je ne peux pas vous la laisser, rétorqua-t-il encore sous la colère de la réflexion de Rose.

- Si, justement, le voici, fit-il en sortant le papier de sa poche.

- Il me tarde que tu sois jugée, vociféra-t-il. Ce sera un honneur pour moi de t'escorter jusqu'au bourreau, déclara le capitaine de la Garde rouge.

- Je n'ai pas peur de vous, fit-elle. »

Puis, l'homme s'éloigna dans les couloirs de la prison éclairés par des torches. Le jeune homme admirait la fougue de cette femme, elle avait pu tuer un homme seule, sans l'aide de personne.

« - Athos m'envoie pour m'assurer que vous êtes bien traitée ici mais, je vois que non, dit D'Artagnan.

- Si se défendre contre un homme qui veut abuser de vous sans votre permission alors, oui je suis coupable, déclara Rose.

- Venez avec moi, nous allons à l'hôtel des Mousquetaires, vous y résiderez jusqu'à votre procès, annonça le futur mousquetaire.

- Je ne peux que vous suivre, je suis prisonnière, réalisa-t-elle. »

D'Artagnan l'aida alors à se lever, elle était encore affaiblie par les événements de la veille et d'aujourd'hui.

« - Au fait, vous connaissez mon nom, mais je ne connais pas le votre, dit-elle.

- Je suis D'Artagnan, répondit simplement le jeune homme. »

L'homme la raccompagna alors jusqu'à l'Hôtel des Mousquetaires. Monsieur de Tréville les attendaient depuis plusieurs heures déjà. L'homme affichait une mine calme et rassurante. L'homme en avez vu des prisonniers mais, des femmes que très rarement voir pas du tout.

« - Votre procès se tiendra à midi, lui annonça-t-il. Vous serez jugée par le Cardinal, fit-il avec un sentiment de tristesse car, il savait quel jugement il prononcerait.

- Bien, se contenta le jeune femme.

- Vous resterez ici jusqu'à qu'on vienne vous cherchez et, n'essayez pas de vous enfuir, lui conseilla-t-il.

- Vous n'allez rien me faire, je ne vois pas pourquoi je tenterai quoique que ce soit, répliqua Rose. »

Le capitaine eut alors un rictus de surprise quant à la réponse de la jeune femme. Elle semblait dire la vérité. Oui, elle avait tué cet homme pour se défendre. Portos accompagna la coupable dans la chambre d'Aramis et lui fit signe de s'assoir. Son visage était bien amoché, elle avait la lèvre inférieure en sang et, un bleu assez important sur l'une de ses joues. Portos la quitta quelques instants pour aller chercher Aramis afin qu'il nettoie de plus belle ses blessures. Elle le vit alors arrivé, il enleva son chapeau fort élégant puis, ouvrit un alcool fort afin de désinfecter.

« - Et bien, je vois que cela deviens une habitude, ironisa-t-il.

La jeune femme baissa alors les yeux et esquissa un sourire que le mousquetaire remarqua.

-Je vous avoue que je suis un homme heureux aujourd'hui, continua le coureur de jupons.

- Pourquoi ? Parce que vous avez une femme comme prisonnière ? C'est ça ? Commença la jeune femme.

- Non, non, parce que j'ai réussis à vous faire sourire, dit-il.

- Aramis, vous croyez que je ne sais pas quel genre d'homme vous êtes ? Le genre d'homme à multiplier les conquêtes, pour à la fin, ne prendre aucune décision et laisser des femmes attendre, rétorqua Rose.

- Ma vie privée ne vous regarde pas, Rose. Attention, ça risque de piquer un peu, prévint-il légèrement vexé. Il continua de la soigner en silence, levant de temps à autres les yeux vers elle pour savoir si la douleur n'était pas trop dure à supporter. »

Il faisait un froid mordant ce jour-là, le brouillard emplissait encore les recoins de Paris, les enfants étaient appelés par leurs parents afin de déjeuner, les ménagères se pressaient devant les étals des marchés. Rose était dans ce que l'on appelés le tribunal. C'était l'heure de son jugement auprès des magistrats. La jeune femme était escortée par les Mousquetaires et donc, sous étroite surveillance. Elle devait se soumettre à l'autorité du Cardinal et des magistrats qui, n'étaient que malveillante. On la fit se mettre à genoux, une position de soumission face aux jurés, consistant à ce que le prisonnier regarder le sol pour qu'il se sente coupable de ses crimes.

« - Mademoiselle Rose, vous êtes accusé de meurtre par deux fois. L'un sur un des nobles de la Cour et l'autre, sur un des gardes rouges. Qu'avez-vous à dire ? Raconta froidement le cardinal.

- Rien, car je suis coupable, prononça-t-elle en le regardant droit dans les yeux avec détermination, à cela, l'assemblée murmura quelques instants, ils étaient choqués de voir autant de détermination dans sa posture.

- Bien, avouez-vous les deux crime que vous avez perpétrez ? Interrogea une dernière l'homme d'église, satisfait de lui.

- J'avoue, je suis coupable. Coupable, d'être une femme dans un monde conçu pour vous les hommes. Coupable de m'être défendu contre un homme qui voulait me prendre de force. Coupable que ma voix ne soit pas entendu dans ce monde bestial que vous avez construit, répliqua la jeune femme d'une traite.

- Comment osez-vous ? Défier un homme tel que le cardinal ! S'écria le capitaine de la Garde Rouge.

- J'ai tuer un de vos hommes, j'en suis désolé. Mais, à l'avenir, sachez éduquer vos hommes quant à leur bienséance envers les femmes, répondit Rose.

- Il suffit ! Rose, je vous condamne à la peine de mort ! S'exclama le cardinal, déconcerté par l'audace de la prisonnière. »

A cette annonce, les mousquetaires ne purent empêcher un sentiment de tristesse les traverser. En effet, ils ne doutaient pas de la parole de la jeune femme mais, ils devaient obéir aux ordres, ils étaient très clairs. Il ne fallait pas qu'ils s'en mêlent, pas cette fois. Alors que les gardes allaient conduire la condamnée en cellule, une voix se fit entendre, c'était la Reine en personne. Rose n'avait jamais vu aussi belle femme, la Reine était de sang noble, ce qui lui conférait une certaine stature.

« - Gardes! Il suffit ! Vous condamnée une innocente Cardinal ! Commença-t-elle.

- Cette décision de vous appartient plus à présent Majesté, le jugement a été rendu, expliqua l'homme poliment.

- Je vous gracie ! Annonça-t-elle.

- Merci Majesté, fit la jeune femme.

- Bien, que la décision de la Reine soit respectée, dit le cardinal, résigné. »