Suite et fin de l'OS. Merci à toutes et à tous pour vos reviews, ça fait plaisir! Par contre, pas de lemon, désolée XD
Enjoy ;)
Thirteen
POV Bella
Je ne croyais pas à l'amour et j'ai fuit ce sentiment comme la peste. Je le fuyais jusqu'à ce je rencontre Alice Cullen et qu'elle me fasse la cour. J'était tellement habituée à obtenir tout de suite ce que je voulais que (et je l'avoue sans honte ni pudeur), j'ai été frustrée comme jamais. Mais l'attente en valait la peine.
Avant, je baisais. Maintenant, je fait l'amour. J'ai découvert comment on faisait l'amour. Strictement rien à voir avec une banale partie de jambes en l'air…
Avec Alice, je me suis sentie complète, heureuse, épanouie. En un seul mot: femme. Femme avec un f majuscule.
A l'abri, dans ses bras, je me sens bien. Je me sens en sécurité. Et le je t'aime que je viens de lui dire est tout ce qu'il y a de plus sincère. Je me suis laissée attrapée par la plus sublime des créatures sur Terre et elle est contre moi. Je sens son souffle lent et régulier contre ma nuque et ses douces mains posées sur mes hanches. Sa peau, d'ordinaire froide, est tiède. Je lui avais posé la question une fois et Alice m'avait répondu qu'elle avait toujours eu les mains froides.
- Je me sens bien dans tes bras.
- Je pourrai te garder ainsi pour toujours. Murmura Alice. Mais la réalité est tout autre. Je suppose que tu as faim.
- Un peu mais cela peut attendre. Murmurai-je en me mettant sur elle.
Alice sourit et me caressa la joue.
- Je pourrai passer des heures à te regarder ainsi… Le regard est le reflet de l'âme ma jolie Isabella…
- Et que voit tu?
- Des pensées pas très orthodoxes. Pouffa Alice tout en me regardant.
En un instant, je vit son beau regard ocre virer au noir le plus complet.
- Tes yeux… murmurai-je.
- Quoi mes yeux?
- Changé de couleur…
- Simple effet d'optique… Si tu veux, mes yeux changent de couleur s'il y a de la lumière ou pas.
Alice m'embrassa et je lâchai un gémissement. Je sentait ses mains caresser mon dos nu et je lâchai un grognement de frustration quand Alice arrêta de m'embrasser.
- Bien que j'ai très envie de continuer ce que nous avons commencé, je vais arrêter. Ma famille va arriver… (m'embrasse de nouveau) Et je ne voudrai pas qu'ils nous entendent…
Alice se leva, nue et se dirigea vers la salle de bain. Je ne put m'empêcher de la suivre du regard. Difficile d'imaginer qu'une jeune femme aussi belle qu'Alice ai put passer la nuit à me faire l'amour. Inconcevable, irréalisable et pourtant, c'est le cas. Alice ressorti quelques minutes plus tard, douchée et habillée.
- Déjà?
- Je suis rapide. Dit Alice en souriant. File prendre une douche, je vais aller préparer ton petit déjeuner.
Alice m'embrassa et s'éclipsa. Une fois ma douche prise, je la rejoignit dans la cuisine et m'attablait devant une tasse fumante de café. Alice se tenait près de moi, souriante, et je remarquai que ses yeux étaient de nouveau ocres.
- Quel est le programme de la journée? Demandai-je sans quitter Alice des yeux.
- Le programme… dit elle en se rapprochant de moi avec une lueur prédatrice dans le regard. Je pourrai très bien nous enfermer dans ma chambre pour des raisons bien évidentes mais…
- Mais?
- Je préfère te faire découvrir un endroit que j'aime.
- C'est loin d'ici?
- Non mais je préfère y aller quand il fait gris.
- Pourquoi?
- C'est comme ça. J'aime beaucoup voir certaines choses sans soleil. Cela donne une autre dimension à ce que tu peux voir avec les rayons du soleil…
De nouveau, Alice me sourit, dévoilant une rangée de dents parfaitement blanches. Tout en glissant mes doigts dans les passants de son jean, je l'attirait contre moi, m'enivrant de son odeur. Je cru entendre comme une sorte de ronronnement provenant d'Alice mais je m'abstint de tout commentaires. Peut être Est-ce du à mon imagination…
- Allez, termine ta tasse de café. Me dit elle tout en me caressant les cheveux.
- A vos ordres madame!
De nouveau, Alice sourit et je m'empressait de boire ma tasse. J'eu à peine le temps de la poser sur le plan de travail que ma belle Alice m'entraîna dehors.
- Prête à faire un peu de marche?
- C'est loin?
- Non. On va dire que ça fait trois kilomètres à vol d'oiseau. Pouffa Alice. On va prendre ma voiture. Je m'en voudrai de t'essouffler pour une simple marche…
Alice s'éclipsa et revint quelques instants plus tard au volant d'un 4*4 noir. Elle me fit signe de monter. Je m'installait côté passager et posai ma main sur sa cuisse. Tandis qu'Alice conduisait, je ne pouvais détacher mes yeux du paysage qui défilait. Qui aurait cru que les environs de Forks étaient si magnifiques? Certainement pas moi. En bonne citadine qui se respecte, je ne jure que par les avenues, les boulevards, les petites boutiques à chaque coin de rue qui sont ouvertes à n'importe quelle heure de la nuit mais là, c'est différent. Peut être parce que je suis avec Alice et que je me laisse emporter par le flot ininterrompu de ses paroles…
Le 4*4 s'immobilisa à l'entrée d'un chemin et Alice me fit signe de descendre. Elle vint à ma rencontre et me prit la main.
- Ne t'inquiètes pas, ce n'est vraiment pas très loin.
Effectivement, ce n'était pas très loin. Nous étions arrivées dans une sorte de clairière, traversée par un ruisseau. Ce lieu me faisait penser à une toile de Monet. Un lieu calme, serein, zen.
- Qu'en penses tu? Me demanda Alice en se mettant derrière moi.
- Magnifique. Je suis sûre qu'en plein soleil, ça doit l'être encore plus.
- Sûrement. Murmura ma belle Alice. Cet endroit est un de mes lieux préférés. J'y viens quand j'ai besoin d'être seule ou pour peindre.
- Tu peint?
- Un peu. Un jour, je te ferai voir ce que je fait.
Alice m'embrassa et nous nous allongeâmes sur l'herbe. Pendant quelques minutes, le silence se fit entendre. J'en profitait pour observer Alice qui était allongée sur le dos, les yeux clos. Si belle, si désirable…
Je commençais à déboutonner sa chemise et elle murmura, ses yeux toujours clos:
- Isabella, seriez vous en train d'essayer de me déshabiller?
- Absolument… Vous voir ainsi offerte ne fait qu'amplifier le désir que j'ai pour vous…
Mes mains achevaient de déboutonner sa chemise et mes yeux avides virent son ventre plat et sa poitrine cachée par un soutien gorge couleur bordeaux. Je m'apprêtait à caresser son ventre quand la peau d'Alice se mit à briller. Je rectifie: sa peau scintillait comme si des diamants y étaient incrustés.
- Qu'Est-ce que…
- Merde… lâcha Alice en se redressant.
POV Alice
Le regard chocolat d'Isabella est posé sur moi et je sais qu'elle va me poser des questions. Comment n'ai-je pas pu voir que le soleil serait au rendez vous? Merci la météo!
Je m'apprêtait à reboutonner ma chemise quand elle me dit:
- Non.
- Non?
- Reste comme tu es. (retourne à sa contemplation) Fascinant. Absolument fascinant.
Du bout des doigts, Isabella effleura mon ventre, complètement fascinée par ce qu'elle voyait.
- Allergique au soleil? Me demanda-t-elle sans cesser le mouvement de sa main.
- Pas vraiment. Répondis-je en essayant de ne pas penser à ce qu'elle faisait.
- Bien, bien.
Il y a quelque chose qui cloche là. Normalement, toute personne normalement constituée aurait posé tout un tas de questions sur moi mais là, ce n'est pas le cas. Isabella est complètement fascinée par mon épiderme.
- Me demande comment tu serais en pleine lumière…
- Pardon?
- Rien.
Isabella reboutonna ma chemise et s'assit à côté de moi, en tailleur, le menton posé sur ses mains jointes.
- Qui es tu?
- Tu connait mon prénom et mon nom. Répondis-je en m'asseyant comme elle.
- Je sais comment tu t'appelles mais qui es tu? (silence de ma part) Je vais reformuler ma question… Qu'Est-ce que tu es?
- Ce que je suis? Répétai-je tout en me traitant mentalement de tout les noms d'oiseaux que je connaissais.
- Je ne connais personne qui a la peau aussi froide que toi… Personne qui a le regard qui change de couleur aussi vite ni même la peau qui scintille avec le moindre rayon de soleil… Donc, ma question est simple, qu'Est-ce que tu es?
Le temps des questions est arrivé plus vite que prévu. Je vais essayer de ne pas l'effrayer avec mes réponses.
- Quelque chose qui te plaît puisque c'est dans ma nature.
- Sois plus précise. Dit Isabella en mettant ses lunettes de vue.
- Je ne peut pas être plus précise. Mentis-je.
- Je ne te crois pas Alice. Me répondit Isabella tout en souriant à moitié. (soupire) Quel âge as-tu?
- Dix neuf ans.
- Depuis quand?
- Un sacré bout de temps. Murmurai-je en la regardant.
Curieusement, Isabella ne se montra pas surprise de ma réponse. Dieu du ciel, cette humaine me met sur le cul si je peux m'exprimer ainsi!
- Combien?
- Combien quoi?
- Cela fait combien de temps que tu as dix neuf ans?
- Depuis les Suffragettes. C'est juste une indication de temps, je ne connait pas la date exacte.
Ce qui est vrai. J'ai été transformée à cette époque là mais je n'ai aucune idée de qui est mon Créateur et, croyez moi ou non, je ne veux pas le savoir.
Isabella se passa une main dans les cheveux et continua:
- Tu as plus de cent ans…
- Pas mal conservée pour une mamie. Ironisai-je.
- Ceux de ta famille sont comme toi?
- Oui. Tu vas aussi les questionner?
- Non. Je ne les connait pas. C'est toi qui m'intéresse.
- Ah.
Rien de ce que je dit ne l'effraie et cela commence à me taper sur le système. Je lâchai un grondement de frustration ce qui eu pour effet de faire sursauter Isabella.
- C'était quoi ça?
- Moi. Dis-je en me levant. Tu veux des réponses à tes questions?
- Oui.
- Je suis une vampire. Tout ce qu'on a écrit sur les vampires, comme quoi ils n'existaient pas et tutti quanti, c'est de la connerie. Tu as en un juste en face de toi. Comme ma famille, j'ai une force surhumaine, j'ai la peau très froide et je boit du sang (Isabella pâlit) Du sang animal et non humain. Sinon, il y aurait longtemps que je t'aurai bue. Je ne peut pas me mettre au soleil pour la raison que tu as vue. Je ne vieillis pas. Je ne dors pas. En apparence, tout en moi est fait pour attirer les humains…
- C'est peut être pour ça que tu es avec moi… Pour m'attirer dans un coin et…
- Et rien du tout. La coupais-je. Isabella, as-tu écouté ce que je t'ai dit? Je ne peux pas boire de sang humain, c'est au dessus de mes forces.
Isabella se leva, encore plus blanche que d'habitude.
- Je crois que nous allons en rester là. Me dit elle tout en évitant de me regarder. Délicieuse partie de jambes en l'air cela dit.
Isabella partit sans me regarder et moi, je restait là, dans cet endroit, les bras ballants, complètement abasourdie par ce qu'elle venait de dire.
Délicieuse partie de jambes en l'air cela dit…
Elle voulait des réponses à ses questions et elle les a eues. Pourquoi j'ai envie de pleurer alors que je ne le peux pas?
Quelques semaines passèrent durant lesquelles je fut d'une humeur massacrante. Je n'avais rien dit à ma famille mais Jasper avait deviné sans peine ce qui me rendait aussi malheureuse.
Sa présence m'aida à supporter le fait de voir Isabella reprendre sa vie d'avant. Pas un seul jour ne se passait sans que parvienne à mes oreilles le fait qu'elle avait rajouté une fille à son tableau de chasse.
C'est de ta faute Alice, tu n'aurai pas du répondre à ses questions….
Cette phrase trottait dans ma tête depuis ce fameux jour dans la clairière tout comme ce qu'Isabella avait dit. Délicieuse partie de jambes en l'air cela dit…
Même sa meilleure amie n'en revenait pas. C'est comme ça qu'un soir, après les cours, me trouvant dans la bibliothèque, je vis Angela s'asseoir en face de moi.
- Salut.
- Salut. Répondis-je en posant le livre que je lisais. Isabella n'est pas avec toi?
- Non. Elle doit encore s'envoyer en l'air avec une nana. (soupire) C'est vrai ce qu'elle m'a dit?
- De quoi? Pourvu qu'elle n'ai rien dit à Angela…
- Tu l'a trompée?
- Isabella avait une fausse image de moi. Répondis-je prudemment. Je l'ai rectifiée.
- Elle est malheureuse. Dit Angela au bout de quelques secondes de silence.
- On ne le dirait pas vu toutes les nanas qu'elle met dans son lit.
- Alice, toutes les filles avec qui Bella s'envoie en l'air ont un faux air de toi. Faut que je te fasses un dessin?
- Pourquoi elle ne vient pas me parler? Je ne mord pas.
- Bella est incapable de dire ce qu'elle ressent par peur de paraître faible.
Isabella a donc du mal à dire ce qu'elle ressent… C'est pour ça qu'elle était aussi « zen » quand je lui ai avoué ma nature profonde. En fait, ses sarcasmes dissimulent sa peur de paraître faible.
- Que comptes tu faire? Continua Angela.
- Lui parler. Dis-je en me levant (donne une clé à Angela) C'est la clé de l'endroit dont je t'avais parlé.
- Je…
- Allez, file rejoindre ton amie.
- Merci Alice. Dit elle en prenant la clé.
Perchée à la fenêtre de sa chambre, je vis Isabella allongée dans son lit, endormie. J'ai toujours pensé que quand elle dormait, elle avait un air enfantin. Ce qui est le cas.
Sans faire de bruit, j'entrouvrit la fenêtre et me glissait dans sa chambre. Je lui caressait tendrement la joue et Isabella se réveilla.
- Bonsoir Isabella. Murmurai-je en m'asseyant sur le lit.
- Alice? S'exclama-t-elle en se frottant les yeux.
- Tu n'es pas en charmante compagnie? Dis-je malgré moi.
Pas besoin d'être devin pour voir que j'était jalouse. La jalousie est un poison qui vous ronge de l'intérieur. Je m'était toujours vantée de ne pas la connaître et bien là, je peux assurer que cette sensation n'est pas agréable du tout.
- Elle doit être dans le placard. Dit elle sèchement. Ou sous mon lit…. Alice, il n'y a personne dans cette chambre à part toi. Pis d'abord, qu'Est-ce que tu fous là?
- Faut qu'on parle. Isabella, je suis sérieuse.
- Et moi, je te dit de sortir de ma chambre.
- Non. Répondis-je en la regardant. Je ne sortirai pas d'ici tant que tu ne m'auras pas écoutée jusqu'au bout.
- Qu'Est-ce que tu veux?
- Toi.
- Pour me serrer dans un coin et me sucer jusqu'à la dernière goutte?
- Au nom du ciel, arrête avec tes sarcasmes. Je ne vais pas te boire, je te l'ai déjà dit. (soupire) Tu m'a posé des questions et j'ai répondu avec honnêteté.
- Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt?
- C'est moi qui pose les questions et pour celle que tu viens de poser, tu as connait déjà la réponse. Isabella, pourquoi toutes les nanas avec qui tu t'es envoyée en l'air me ressemblaient?
- Il se trouve que j'aime les brunes.
- Et?
- Et c'est comme ça.
- Isabella, tu es la personne la plus entêtée que je connaisse… Et c'est en partie à cause de ça que je t'aime. (sourit) Je t'ai dit que le regard était le reflet de l'âme. Regarde moi et dit moi ce que tu voit.
- Je vois… une vampire?
- Très drôle.
Isabella se mordit la lèvre et son regard se promena sur moi. Elle réfléchit quelques instants, se passa une main dans les cheveux et murmura:
- Je suis effrayée. Effrayée de l'ampleur de mes sentiments pour toi, effrayée par ce que tu es mais, paradoxalement, j'aime ce que tu es. J'aime ta véritable nature. J'aime tout ce qui fait toi. Ce que tu m'a dit à propos de ta condition de vampire n'a été que le prétexte pour que je prenne la fuite.
- Pourquoi?
- Parce que je fuit tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'amour. Parce que j'ai peur de paraître faible en montrant que j'aime.
Isabella baissa la tête et, naturellement, je la prit dans mes bras. Que ce contact m'avait manqué! Pour Isabella, cela devait être la même chose, à en juger par son rythme cardiaque qui était erratique.
- Alice?
- Oui? Dis-je tout en lui caressant les cheveux.
- Je t'aime….
Le regard est le reflet de l'âme… Cette simple phrase m'avait fait réaliser à quel point j'était amoureuse de ma belle Isabella. J'en suis accro et ça, je ne peut rien y faire. C'est comme ça.
Isabella dort contre moi et je me sens bien. Pour la deuxième fois, je me sens bien. Le plus dur est derrière nous. Isabella me posera d'autres questions et me demandera l'éternité. Je lui accorderai.
Isabella me fait penser à un poème de Pierre de Ronsard: « mignonne, allons voir la rose qui ce matin avait éclose…. ». Elle est ma Rose, celle que je vais entretenir et couvrir d'amour pour l'éternité….
Fin (et c'est la vraie cette fois!)
En souvenir d'une douce soirée ou tu m'a fait découvrir ce poème. Ild
A bientôt pour de nouvelles aventures!
Thirteen
