A/N Un grand merci à mes adorables reviewers qui ont prit le temps de laisser un commentaire ! Ceux sont eux qui m'ont encouragée à continuer.

Je ne me reposerais pas sur mes lauriers si tôt pour autant: si vous avez la moindre critique, suggestion, ou même un reproche à me soumettre, surtout n'y allez pas de main morte ! S'il vous plaît.

Merci encore !


Chapitre 2

Sur fond de musique pop rock, une jeune femme aux longs cheveux argentés habillée à la manière d'une animatrice de télévision, se trémoussait allégrement devant un public en délire.

"Allez, alleeeeez ! C'est l'heure du show ! Et c'est moi, la Grande Prusse, qui vous l'offre bande de p'tits veinards que vous êtes !"

Un grand théâtre allemand donnait une représentation spéciale ce soir, où des nations du monde entier s'étaient inscrites pour remporter un concours de talents !

La scène était décorée des plus beaux ornements et de lumières grandioses, dignes de plus beaux galas hollywoodiens; à vrai dire le projet tout entier avait été soigneusement monté par l'ex-nation elle-même.

"Faites un tonnerre d'applaudissement pour nos premiers candidats ! Ils sont beaux, ils sont chauds ! C'eeeeest... Ukraine et Belarus, mesdames et messieurs, qui vont vous interpréter : "Le Bâton et la Carotte" !

Applaudissez les !

...

...

... ou pas... ?"

Un technicien s'approcha doucement de la présentatrice en lui chuchotant avec embarras que le duo n'était jamais arrivé.

"DE KOAAAAA !? Et vous me dites ça que maintenant ! Euh, attendez une seconde ! Me dites pas que c'est Russie qui est derrière tout ça !?"


Allemagne, qui n'avait pas parlé depuis le début de la réunion et s'était efforcée de rester calme tout le long du débat avait maintenant perdu toute patience devant ce manque effarant de discipline. Comment osaient-elles toutes se comporter ainsi alors que le monde courait en ce moment même à sa perte ? Inacceptable !

Toutes les nations fixaient alors avec stupeur la nation germanique en silence tandis qu'elle se lançait dans un monologue rageur, mais d'une rage savamment contenue.

"Vous n'avez pas honte !? Pendant que vous êtes là à faire les idiotes, des millions de gens perdent leur identité et leur libre-arbitre de par le globe et dans vos propres pays ! Songez à ce qui arriverait à la Terre si ces Noppera arrivaient à leurs fins ! Ce qui nous arriverait, à nous autres nations !? Y avez vous sérieusement pensé ne serait-ce qu'une minute !? L'heure n'est pas à vos petits soucis de la vie quotidienne mais bien à comment s'organiser ensemble pour combattre au nom de la planète !"

France et Angleterre se regardèrent un instant avant de baisser les yeux, honteuses. U.S préféra regarder ailleurs, les bras pliés derrière la tête dans une attitude faussement nonchalante pour couvrir son embarras. Japon s'enfonça un peu plus dans son siège tandis que Russie essayer de conserver un maque souriant malgré ses yeux brillants; et Chine concentra son attention sur les photos de Noppera gribouillées par Italie dans ses mains alors que Italie, elle, s'était figée en entendant son amie élever ainsi la voix.

N'observant aucune réaction verbale de ses collègues sinon une certaine aura de regret dans la salle, un léger sourire commençait tout doucement à s'esquisser sur les lèvres de l'allemande quand, au dernier moment...

"Est ce que tu viens encore de me traiter de tu-sais-quoi !?" Résonna soudain la voix outrée de France dans la pièce.

"Parce que tu crois vraiment que je ne t'ai pas entendu marmonner 'mouton noir de l'Europe' peut-être !? Hein, vieille pimbêche !" Rétorqua Angleterre du même ton.

"Vieille !? Espèce de-... ! Tes opinions ne vaudront jamais rien à mes yeux !"

Ragaillardie par la familiarité de la situation, U.S croisa seulement les bras et déclara simplement que de toute manière, ses décisions étaient toujours les meilleures et n'en doutait jamais.

Ce à quoi Russie qui avait l'air au bord des larmes à peine quelques instants plus tôt, ajouta tout aussi simplement qu'elle se débrouillerait alors seule.

Et Chine conclu en déclarant qu'elle ferait les choses à sa façon, comme elle l'a toujours fait.

La cacophonie reprenant alors de plus belle, elle laissa Allemagne abasourdie, en colère, mais surtout, profondément déçue.

Le bruit d'une chaise que l'on retire avant de la remettre en place attira de nouveau l'attention des autres nations incarnées vers elle, qui s'adressa une dernière fois à toutes, le chagrin dans la voix.

"J'ai été stupide de croire que je pouvais compter sur vous... une véritable perte de temps. Faites ce que vous voulez, je me débrouillerais seule."

La porte se referma sur elle, ses pas dans le long couloir s'effaçant peu à peu jusqu'à disparaître tout à fait.

Italie fût la première à sortir de sa torpeur; et même si en temps normal, elle aurait couru après Allemagne en pleurant comme un bébé et se confondant en excuses dans ses bras (Il n'y avait qu'Allemagne qui pouvait la rendre comme ça), cette fois ci elle savait qu'elle devait laisser son amie seule pour le moment.

"Bon ben... Je vais rentrer aussi...", Marmonna la jeune fille toute tristounette en passant à son tour la porte, "Romana m'attends à la maison et puis si je suis en retard elle va se fâcher en plus c'est mon tour de cuisiner ce soir et puis..."

Russie souhaita bonne chance à ses collègues, et s'en alla aussi sans plus tarder. Elle se sentait triste d'avoir été grondée, mais toute cette histoire d'aliens avait l'air si amusante, et elle avait hâte de montrer à ces extra-terrestres ce dont elle était capable, da.

Chine la suivit de près, poussant un soupir. Reconnaître publiquement ses torts, surtout quand il n'y a plus de temps pour le pardon, allait contre tous ses principes et son orgueil.

"C'est mieux comme ça." Dit-elle à mi-voix. "Je préfère encore me battre seule plutôt que de finir dans le camp des vaincus avec vous autres, aru."

France lança un dernier regard noir à Angleterre puis décréta avec hauteur que, " Sans viser aucun rosbif, il est tout à fait juste de ne pas compter sur des alliances que l'on sait vouées au désastre."

"Sans viser aucune grenouille... autant à ton service !" Répliqua l'anglaise à lunettes en grinçant les dents, juste derrière elle.

"La loi du plus fort, c'est la loi de la jungle ! Et comme c'est moi la meilleure..." Bla bla bla.

"Ah... Quelle migraine..." Gémit Japon en se massant doucement les tempes.

La porte se referma d'elle même derrière tout ce petit monde, donnant le signal aux majordomes de commencer à tout nettoyer; sans que personne n'entende une petite voix fluette se lamentant d'avoir encore été ignorée, excepté son ourson polaire somnolant dans ses bras.

"T'es qui ?"

"Canada !"


Pendant ce temps, quelque part dans la campagne Ukrainienne.

Ukraine, aussi grand et massif que fragile et sensible, regardait le ciel bleu en priant pour que ses pensées atteignent son adorable petite sœur Russie.

"Pardonne moi, ma chère sœur, mon dos me fait trop souffrir pour me déplacer aussi loin. J'espère que tu ne m'en veux pas..."

Belarus, le benjamin de la famille du Kiev'rus, lui, dés l'instant où il avait apprit que Russie, sa sœur adorée, n'était pas en Allemagne; il avait décidé qu'y aller n'en valait pas la peine si elle même n'était pas là pour écouter leur chanson.

Mais il restait alors un autre problème: où était-elle dans ce cas ? Belarus était fou d'inquiétude, et avait déjà commencé à remuer ciel et terre pour la retrouver, en commençant par ici.

"Ma sœur, où es tu ?", Appelait il sans cesse. Mais Belarus n'avait que très peu de patience lorsqu'il s'agissait de sa chère grande sœur bien-aimée.

"Si tu ne reviens pas vite je vais...je vais..."


Headcanon perso #2: Russie

Russie est du genre un peu lunatique. Elle peut passer du rire aux larmes en passant par la colère en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tant elle est sensible. C'est une mère couveuse aux émotions très instables.

Bienveillante dans le fond, elle aime tout le monde, et ne doute jamais de sa bonne foi/bonnes intentions quand bien même elle est la seule à trouver de la logique dans certaines de ses actions que d'autres jugeraient trop radicales. Ceux qui osent contester l'autorité de Mother Russia sont certains d'être punis d'une manière ou d'une autre, et traités comme de "vilains garnements en pleine crise d'adolescence".

Elle porte constamment une grande pelle sur elle, et adore les poupées russes.