C'est suite au commentaire de Lullaby-chan que j'ai entrepris d'écrire cette suite où, comme son titre l'indique, ce cher Sasuke se venge. J'espère que vous l'apprécierez tout autant que moi je me suis bien amusée à l'écrire. Les personnages appartiennent toujours à Mister Kishimoto, et ceux que je cite à un moment sont la propriété de Riot.
(cette fois-ci, c'est vraiment la fin)
Une vengeance de Canard
Naruto était un Hokage heureux. Réellement. Il faisait enfin ce pourquoi il s'était tant battu en étant adolescent et mieux que cela, il se débrouillait vraiment bien — ça claquait les langues de vipères de ces petits vieux du village qui ne voyaient encore qu'en lui le démon à neuf queues. Il était plutôt fier de sa place, se promenant dans tout Konoha avec sa cape de septième. Cela lui arrivait souvent de se tourner vers la montagne des Kages, de regarder vers son portrait et ensuite vers celui de son père. Oui, vraiment il y avait de quoi être fier.
Son rôle de Hokage avait aussi ses petits avantages. Il était reconnu dans les rues, ce qui gonflait son égo — moins important que celui d'une certaine personne, tout de même. Dans les boutiques et les restaurants, il était systématiquement servi en premier et il n'avait que très rarement à payer. Il ne s'était jamais aussi empiffré de toute sa vie et un petit ventre commençait à grossir lorsqu'il s'asseyait, à force de ne plus partir en mission. C'était dans ces moments-là qu'il fixait avec une nostalgie sans pareille la photo de l'équipe sept sur son bureau. Elle existait en deux versions : celle à douze ans, tout jeune enfant, tout jeune genin. Et la seconde, prise sous son impulsion, à vingt ans. Les trois ninjas étaient reconnus pour leurs actions — pas toujours bonnes, certes — et semblaient plus liés que jamais. Lorsqu'il voyait ce cliché, le blond souriait. C'était bien vrai : il avait Sasuke et Sakura était la meilleure amie rêvée pour les deux jeunes hommes, en plus d'être désormais leur égale.
Son poste lui avait également permis de faire la blague la plus géniale de toute sa vie à Sasuke. Il avait envoyé un communiqué officiel à toute la ville pour que chaque habitant l'appelle Canard-san, à son retour de mission. Ça avait été un succès retentissant. Sakura avait été particulièrement zélée au point de marquer ce nouveau nom au dos de leur photo d'équipe. Naruto l'avait félicitée lorsqu'ils en avaient ri, autour d'un verre de saké et de grillades. Le Hokage avait fait tout ça pour permettre à Sasuke de se venger. Il savait que cette part de sa personnalité lui manquait cruellement et il voulait que son compagnon se sente bien dans le village et qu'il n'essaie plus de lui fuir — Konoha, tout comme lui. Ça faisait désormais une semaine que la supercherie avait été découverte. Il n'avait pas peur de la vengeance du brun. Même s'il ne le disait jamais — ô grand jamais — il savait que Sasuke tenait à lui il n'allait tout de même pas être le sujet de cettedite vengeance.
Non, vraiment, Naruto n'avait pas peur. C'est bien pour ça qu'il ne se méfia pas le moins du monde de ce qui pouvait lui tomber dessus. Nous étions toujours en juillet et le blond avait particulièrement chaud dans sa tour. Il avalait des litres de thé froid, mais son ventre réclamait autre chose. Nous étions proche de midi et le chef du village s'autorisa une pause repas. Mais voyant la montagne de papiers qui l'attendait, il abandonna l'idée de se rendre à l'extérieur. Il allait déjeuner à toute vitesse et reprendre son travail. Il fut d'ailleurs particulièrement heureux quand Shikamaru passa la porte de son bureau. Peut-être qu'il n'allait pas être seul.
— Tiens, viens avec moi, on va aller s'acheter à manger en bas.
Le stratège n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche ou de refuser qu'il se fît embarquer vers le rez-de-chaussée de la tour du Hokage. Avec l'avènement de la technologie, il y avait tout ce qu'il fallait à Naruto pour se délecter de son plat préféré tout en faisant son devoir de Hokage. Il adorait décidément ces inventions.
Shikamaru acheta une salade qu'il regarda avec un air franchement peu avenant. Le blond se dirigea vers le fameux distributeur et regarda l'intérieur, salivant d'avance. Le doigt sur la vitre, il passa en revue tous les plats. Il avait beau connaître les numéros par cœur, il faisait toujours attention aux nouveautés. Il n'était jamais contre goûter une nouvelle saveur de ramens. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il arriva à la fin des produits proposés et qu'il n'y avait aucune trace de ses nouilles chéries.
— Hokage, il y a un problème ? s'inquiéta quelqu'un qui travaillait là et qui prenait également sa pause.
— Je ne trouve pas les ramens. Il n'y en a plus ?
L'autre le fixa, interloqué par ce nom. Il pencha la tête d'un côté, un peu comme une chouette. Il n'osait pas croiser les pupilles bleues du chef du village.
— Je suis désolé, mais je ne vois pas ce que c'est. C'est quelque chose à manger ?
Naruto manqua de reculer sous le choc. Personne ne pouvait ignorer ce que les ramens sont — la nourriture des Dieux, tout simplement. Essayant de se contenir, il se tourna vers son ami qui dégustait cette chose verte comme une tortue — il n'en paraissait pas le moins du monde heureux.
— Shikamaru, explique-lui ce que sont les ramens.
— J'en ai aucune idée. C'est de la bouffe du Pays de l'eau ? Ils ont que des trucs bizarres là-haut.
Naruto tiqua trente secondes sur ce pauvre Pays de l'eau qui n'avait décidément pas bonne réputation, gastronomiquement. Puis l'information lui monta au cerveau et il se retourna franchement vers son bras droit, le cerveau le plus génial de tout ce village — n'en déplaise à une certaine personne à l'égo surdimensionné.
— Quoi ? Comment ça, tu ne sais pas ? Voyons, c'est tout bête, c'est un bouillon de nouilles aromatisé, avec de la viande, et de la garniture. Je tiens mon prénom de ces garnitures !
— Tu tiens ton prénom d'un bouquin de Jiraya. Et puis, cette bouffe n'existe pas, je te dis.
Le Hokage tomba de haut. De très haut. De plus haut que sa tour, il pensait. C'était impossible. Impensable. Inimaginable. Sa nourriture préférée, cette perfection gustative, ce délice aux mille saveurs, les ramens ne pouvaient pas avoir soudainement disparu de la surface de la Terre.
— Oh bon sang, murmura Naruto en se prenant le menton, signe qu'il réfléchissait intensément.
Il n'y avait qu'une seule explication à toute cette histoire. C'était ça, la vengeance de Sasuke. Il avait fait disparaitre les ramens. Un petit vicelard, ce Uchiha.
Attrapant une salade à la couleur étrange, il monta en quatrième vitesse vers son bureau, en laissant tout le monde en plan. Il s'enferma à double tour et se mit au milieu de la pièce. La première chose logique à faire, c'était d'essayer de rompre un quelconque genjutsu — puisqu'après tout, il s'agissait de la vengeance d'un Uchiha, qui maîtrisait cet art à la perfection. Mais les mudras de rupture ne firent pas le moindre effet. Il était toujours dans ce monde où il avait extrêmement faim et où les ramens avaient disparu.
C'était d'ailleurs bien connu : la faim faisait faire n'importe quoi. Il écrivit donc un mot à Shikamaru à la hâte, avant de sortir de son bureau par la fenêtre. Il devait trouver cette face de canard et lui demander de lui rendre ses nouilles préférées. Il n'eut pas besoin dans le manoir où le brun se parquait en ermite : c'était trop simple et Sasuke ne se laissait pas avoir de cette façon — il lui avait couru après pendant trois ans, il savait de quoi il parlait. Il se fit la liste mentale des endroits où il pouvait être :
— En train de jouer avec Choji et Ino et peut-être même Sai qui avait été recruté en dernier membre de l'équipe officielle de Konoha.
— Chez Sakura, en train de se moquer de lui avec leur meilleure amie tout en dégustant ses délicieux ramens.
— Dans un endroit que seuls eux deux connaissaient pour écrire ou tout bêtement admirer le paysage.
Comme ce dernier était vraiment loin, il tenta tout d'abord l'hôpital — c'était logiquement le plus proche. A la manière de Sasuke, il ne s'annonça pas à la réceptionniste et monta vers le bureau de la rose. Il ouvrit la porte comme s'il la prenait en flagrant délit de déjeuner.
— Ahaha ! hurla-t-il en pointant son doigt accusateur vers le bureau. Je t'ai eu !
— Naruto, je me demande parfois si tu as réellement vingt-cinq ans et que tu es Hokage. Parce que là, j'ai l'impression de retrouver le gosse de douze ans qui me sortait par les yeux.
La jeune femme, apprêtée, était assise à son bureau, sérieuse. Déçu, le blond s'assit sur la chaise vide, presque dépité.
— Je pensais te faire une surprise. Et te faire sursauter.
— Je vais donc recommencer : tu as quel âge ?
— Je subis une vengeance de Sasuke. Je n'y peux rien.
— Ah.
— Oui, ah. Et le pire c'est que je peux m'en prendre qu'à moi-même. Enfin bon, il n'est pas avec toi, je vais donc m'en aller tranquillement.
— Naruto ?
— Hum ? glissa-t-il en se levant.
— Tu en sais plus sur cette vengeance ? Est-ce que… ?
Elle était inquiète, ça se voyait comme ses cheveux roses sur le haut de son crâne. Elle était non seulement inquiète pour le brun, qu'il ne retombe dans dans les sphères qu'il avait tant eu de mal à quitter. Mais elle était également pour le blond. Parce que si un tombait, l'autre n'était pas très loin pour le rattraper. Et ça les faisait souffrir, forcément.
— Il a fait disparaitre les ramens.
Le visage de la kunoichi se détendit immédiatement. Ce n'était que ça. Mais pour le blond, c'était une tragédie en cinq actes de huit scènes chacun.
— C'est quoi les ramens ?
— Espèce de traîtresse ! Je te quitte, si c'est comme ça !
Il passa la porte en furie, sous le rire de la cheffe de l'hôpital de Konoha. Parfois, c'était juste bon de retrouver une part d'enfance. Sa photo la narguant un peu sur son bureau lui disait cela tous les jours.
Naruto opta alors pour sa seconde solution. Il quitta l'hôpital et descendit vers le centre de Konoha. Il passa devant l'Ichikaru qui était entièrement fermé pour un soi-disant inventaire. Le blond leva les yeux au ciel et dépassa sa boutique préférée. Sasuke avait été vraiment fort, un peu comme lui. Œil pour œil, dent pour dent disait-on dans le diction.
Il arriva ensuite au cyber café qui était assez occupé en cette pause midi. Il y avait une sorte d'attroupement autour de quatre ordinateurs et le Hokage y vit sa chance. Le brun à la coiffure de canard était là, c'était certain. Tel le ninja d'exception qu'il était, il se faufila entre les personnes, en ignorant les cris de la gérante qui n'en croyait pas ses yeux, non, mais regardez, le Hokage est là, le vrai en chair et en os. Devant chaque poste se trouvaient Ino, Choji, Sai et Tenten. De Sasuke, nulle trace. Pris d'une petite colère au fait qu'il avait désormais réellement faim, le blond colla son nez sur l'un des écrans, gênant Tenten qui perdit un combat important.
— Je peux savoir ce que tu fiches ? Tu nous joues le Hokage totalitaire ? Ce combat était important, Suna va encore nous rouler dessus ! Franchement, je fais pas le poids par rapport à Shikamaru.
Le blond se ficha complètement des jérémiades de son amie. Il savait que ce jeu se jouait à cinq et qu'ils ne pouvaient pas avoir lancé une partie sans un cinquième luron. Il loucha vers le chat.
SharinganDeLaVengeance (Varus) : Je te vengerais Tenten ! Je te le certifie !
Pas de doute, c'était lui. Le blond ordonna à la brune de se lever et lui prit son siège. Les doigts s'activèrent à toute vitesse sur le clavier.
Weapons4ever (Akali) : Profite bien de ta vengeance le canard, parce que je vais finir par te dénicher et ça va pas être beau. Je crève la dalle.
Silence. Il voyait le personnage du brun s'activer sur l'écran et prendre bien évidemment sa vengeance — c'est qu'il était doué le bougre.
— Naruto ? Tu me rends ma place ou je dois te déloger ? Tu sais que le fait que tu sois Hokage ne me fait absolument pas peur hein ?
Le blond se leva dépité au possible et s'en retourna vers l'extérieur. Son ventre hurlait famine et aucun aliment qu'il voyait ne lui donnait envie. Ce qu'il voulait, c'était ses ramens.
Puis, il réfléchit. Il lui restait un endroit à aller inspecter. Il se demandait bien comment Sasuke pouvait jouer depuis là, mais c'était un génie et une personne réellement acharnée, alors il devait bien avoir trouvé un moyen. Naruto resserra son bandeau frontal qui ne le quittait pas, et se dirigea vers la sortie du village. Quelques passants le regardèrent et l'interrogèrent sur des problèmes réellement mineurs par rapport à son manque cruel de ramens. Il créa quelques clones d'ombre pour se débarrasser de toutes ces personnes et passa enfin les portes. Pour rassurer les gardiens, il mentit en disant qu'il n'était qu'un clone et que l'original se trouvait bien tranquillement dans sa tour. On le salua et il put s'en aller — Shikamaru allait le mettre en pièce à son retour, mais il n'en avait cure, tout ce qui importait, c'était son déjeuner. Il sauta d'arbre en arbre aussi agilement qu'à ses dix-sept ans — il était heureux de ne pas être trop rouillé — et tomba sur un paysage qu'il connaissait que trop bien.
— Quoi qu'on fasse, on revient ici, hein, Sasuke ?
La Vallée de la Fin avait été dévastée par leur combat, quelques années en arrière. Naruto, sitôt en poste, avait demandé à ce que tout soit reconstruit. C'était un lieu spécial pour Konoha. C'était un lieu spécial pour eux. La fin d'une amitié, le renouveau de quelque chose. Cette vallée représentait beaucoup trop de choses aux yeux de Naruto.
Bien installée sur le sommet de la statue de Madara, son ancêtre, une forme était assise. Il ne devait pas l'avoir vu, mais il avait sans doute senti son chakra — il ne le camouflait pas le moins du monde. Avec quelques bonds et un peu aidé par Kurama qui en profita pour lui lancer une pique bien sentie — tu te fais vieux gamin, t'es plu capable d'escalader des statues sans moi —, le blond fut tout en haut.
— Alors, tu aimes ma vengeance ? commença Sasuke sans se retourner vers lui, les yeux scotchés sur l'écran de son ordinateur.
— Tu es un être cruel et sadique. Et je te déteste. Tu aurais pu tout faire. Mais toucher à la nourriture, cette chose parfaitement sacrée, tu n'avais pas le droit.
— Tu m'as pris pour un volatile. C'est de bonne guerre.
Le blond se rapprocha du brun, qui ne bougeait toujours pas. Il se laissa tomber à côté de lui, les pieds pendant dans le vide.
— Ta statue est pas confortable. Quelle idée il avait, ce fichu Madara, de se coiffer comme un hérisson ?
— Au moins, il ne ressemble pas à un serpillière toute mouillée.
Ils rirent tous les deux et finirent par se regarder. Le brun avait gagné sa partie et Naruto put découvrir le subterfuge. Une sorte de boîtier apportait de la batterie et internet à l'ordinateur portable. Le tout était alimenté par les techniques raiton de Sasuke, qui lançait de temps à autre. Il avait dû passer voir Sakura pour qu'elle lui greffe un bras artificiel — il ne pourrait pas jouer sans lui.
— Pourquoi t'es venu là, Sasuke ?
— Parce que je pensais que toi, tu viendrais ici en premier. Il n'y a que nous pour nous retrouver sur des statues géantes à nous déballer notre vie, tu ne penses pas ?
— J'y ai pensé. Mais je ne voulais pas faire le trajet pour rien. Finalement j'aurais dû, ça m'aurait évité de faire le tour du village le ventre vide. Être sadique.
— Ne fais pas comme si ça te surprenait, glissa-t-il du bout des lèvres. Tu es censé être la personne qui me connaît le mieux.
— C'est pas une surprise. C'est une constatation.
Les deux rirent à nouveau en se souriant. C'est vrai que Sasuke avait eu raison de venir là, pensa le blond en s'installant un peu mieux. Ils étaient au calme, dans leur bulle d'amitié et d'autre chose que personne ne comprenait.
— Par contre, j'ai vraiment faim. T'es affreux de t'être attaqué à ma nourriture sacrée.
— Ça n'aurait pas fait d'effet sinon. Et toi, tu es affreux de t'être attaqué à mon prénom, pour reprendre tes termes.
— Oui, mais j'ai fini par te le rendre. Qu'est-ce que t'as fait aux distributeurs de la ville ? Pire, à l'Ichikaru ? Tu les as mis dans une dimension parallèle ?
Le pire là-dedans, c'est que c'était complètement possible.
— J'ai trafiqué les distributeurs de la ville pendant la nuit. Shikamaru m'a bien aidé sur ce coup-là. Et pour ton restaurant, je leur ai donné tout mon solde de ma dernière mission pour qu'ils ferment jusqu'à ce que je leur dise, tout en leur promettant de t'amener y manger ce soir en te payant autant de bol que tu as envie.
— Tu es un être sadique, doublé de quelqu'un d'incroyablement fourbe et malin. C'est injuste.
— Il faut bien que l'un de nous deux soit intelligent, tu ne penses pas ?
— Enfoiré, rétorqua le blond, qui ne pouvait pas s'empêcher de sourire.
— Idiot, lança l'autre en ouvrant un étrange rouleau.
Il se mordit un bout de peau pour son invocation et quelques secondes plus tard, un bon chaud de ramen sortait d'un grand nuage de fumée.
— L'enfoiré a fait ça aussi.
Les yeux de Naruto brillèrent comme deux pierres précieuses. Il avait l'impression qu'on lui avait apporté tout ce que son cœur désirait sur un plateau. Il remercia rapidement pour le repas et se goinfra de nouilles en buvant le bouillon chaud. Un vrai plaisir.
— Au fait Naruto.
— Wich ? tenta le blond en avalant sa bouchée.
— Merci.
Ce simple mot fit arrêter le Hokage dans sa dégustation. Ça n'arrivait que très rarement — et qu'il arrête de manger et que Sasuke le remercie.
— Bah, tu sais…
La suspension glissa dans l'air. Il n'avait même pas besoin d'en rajouter et de toute manière, il n'y arrivait pas. C'était comme ça entre eux. Ils se comprenaient sans se parler.
— Tu trouves vraiment que je ressemble à un volatile qui fait coin-coin ?
— Non. Je te charrie. Et il me fallait bien quelque chose pour t'aider à te venger.
— Ça a marché.
— Je sais. Une sacrée vengeance de Canard, tout de même.
