Hello les gens ! voilà la suite de cette histoire que je vais essayer de publier régulièrement ^^"
merci beaucoup aux personnes m'ayant laissé des Review ça fait très plaisir =)
Mangasdu03: désolé pour la faute je suis tête en l'air ^^""
Meilin07 : tes commentaires m'ont beaucoup manqué =D
Aeringue: vu que je ne sais pas quel sont les clichés de ce contexte il y a des chances que je saute dedans les pieds joins ^^''' je vais essayer de limiter les répétions c'est vrai que ç'est pas tip top ^o^ et je compte bien mettre quelques références artistiques mais un peu plus tard ;)
DidiineOokami: crois moi il n'aura pas à chercher bien longtemps =P
Lizbeth: j'espère que l'arrivée du blandin ne va pas être trop gnagnante ^^""
et surtout un immeeeeeense merci à Silu-chan pour avoir corrigé ma fic (et elle m'a prouvé que le latin sur internet n'est pas forcément bien traduit) Arigato!
bref! je vous laisse lire, bonne lecture!
CHAPITRE II: Le modèle parfait
Une semaine plus tard, dans les rues bruyantes de la ville de Rome, notre cher peintre se baladait d'une démarche rapide et raide. Il en avait assez. Assez d'écumer en vain cette ville assourdissante pour trouver la perle rare qui réussirait à faire frémir son âme d'artiste. Assez de revenir bredouille à son atelier, pour se confronter à une toile blanche qu'il n'arriverait pas à toucher et qui finirait par subir la colère froide du jeune peintre. Il s'arrêta soudainement, essayant de stopper la migraine qui commençait à lui vriller les tempes. Il n'aimait pas rester inactif, ce n'était pas dans ses habitudes. En temps normal, il arrivait à trouver quelqu'un qu'il jugeait digne d'intérêt dans les quelques jours suivant le départ de sa muse précédente. Mais là rien. Personne. Aucune des jeunes femmes qu'il avait croisées depuis n'avait ravivé son envie de peindre. Il soupira, relevant le visage vers l'immense cathédrale qui se présentait devant lui. La basilique Sainte Marie Majeure, la plus ancienne église dédiée à la sainte Vierge. Yuu avait pris l'habitude d'éviter ce genre de lieu saint, rempli d'hommes hypocrites vivant dans le luxe sans se soucier de la basse populace. C'était à cause d'eux que le jeune aquarelliste avait perdu foi en l'église, devenue trop riche à son goût. Il se trouvait là pourtant, contemplant d'un œil méfiant cette grande bâtisse construite à la gloire de la Vierge. Il haussa finalement les sourcils, se décidant à pénétrer les lieux. Il devait se l'avouer, l'intérieur de la Basilique était magnifique, rempli de mosaïques aux diverses couleurs et autres œuvres, chacune représentant divers saints et saintes de la bible. Soudain, un chant se fit entendre. Une voix douce et mélodieuse, provenant des profondeurs de la basilique.
Os justi sapientiam mussat
(La bouche du juste murmure la sagesse)
Et lingua ejus indicium loquitur
(Et sa langue, prononce le jugement)
Hypnotisé par le timbre de voix du chanteur, Yuu continua d'avancer, traçant sa route au fil des paroles de cette chanson divine.
Beatus vir qui illecebrae suffert
(Qu'il soit béni, lui qui supporte la tentation)
Postquam cum probates fuerit coronam vitae accipiet
(Et, après avoir été testé, il recevra la couronne de la vie)
Ses pas le menèrent petit à petit vers une annexe au fin fond de la basilique. Avançant encore de quelques pas, le brun aperçut enfin une mince silhouette agenouillée devant l'autel, continuant de psalmodier avec lenteur.
O quam sancta, quam serena
(Ô si sacrée, si sereine)
Quam benigna, quam amoena virgo creditur esse
(Si bienveillante, si agréable est cette vierge qui nous accorde sa confiance)
O quam sancta, quam serena
(Ô si sacré, si serein)
Quam benigna, quam amoena
(Si bienveillant, si agréable)
O castitatis lilium
(Ô lys de pureté)
Yuu observa le chanteur avec curiosité. La voix était clairement masculine bien que légèrement plus aiguë, mais sa silhouette, frêle et délicate, laissait penser qu'il s'agissait d'une femme. L'inconnu était drapé dans une cape sombre qui recouvrait la totalité de son corps, empêchant le peintre de distinguer ne serait-ce que la couleur de ses cheveux. Il s'approcha lentement, remarquant vaguement que le chant avait cessé. Puis le regard du peintre tomba dans des prunelles orage qui le dévisageaient avec surprise. Le cœur du brun s'arrêta soudainement, avant de repartir à pleine vitesse, stupéfait de découvrir le visage de l'inconnu. Des traits doux et fins que n'importe quelle femme rêverait de posséder, un regard gris acier qui laissait transparaître une gentillesse et une bonté propre aux innocents, des cheveux aussi pâles que sa peau, donnant envie de passer ses mains dedans pour en tester la douceur, et ses lèvres, roses et fines, plissées en une moue timide.
− Excusez-moi, je ne vous avais pas vu. Vous êtes ici depuis longtemps ?
Yuu ne sut que dire, dévisageant le jeune homme avec stupéfaction. Jamais il n'avait vu d'homme avec pareil physique, aussi pur et gracile que celui d'une créature immaculée. Jamais l'idée d'immortaliser les traits d'un homme ne lui était venue à l'esprit. Jamais, jusqu'à aujourd'hui. Il reprit rapidement ses esprits lorsqu'il vit le regard de son interlocuteur se teinter d'une légère inquiétude.
− Je viens tout juste d'arriver, j'ai suivi le fil de votre chanson sans m'en rendre compte.
Le jeune homme baissa le regard, gêné.
− Pardonnez-moi, je n'aurais pas dû faire autant de bruit en ces lieux.
− Au contraire, vous ne devriez pas vous en dispenser ! Il est tellement rare d'entendre une si jolie voix.
Il vit avec bonheur les joues de son interlocuteur se teinter de rose, flatté. Le brun continua sur sa lancée.
− De plus, il s'agissait d'une chanson religieuse, n'est-ce pas ? Alors elle a tout à fait sa place en ces lieux.
Un sourire reconnaissant fleurit doucement sur les lèvres du jeune chanteur. Yuu se laissa aller à penser qu'il était vraiment adorable, comme un enfant que l'on souhaite dorloter et éloigner de la perversité du monde qui l'entourait. Le concerné se releva lentement, époussetant son pantalon noir, avant de s'incliner légèrement.
− Je vais vous laisser à présent, au revoir.
Il s'avança tranquillement, avant de dépasser le peintre d'un pas silencieux. Mais ce dernier ne comptait pas le laisser s'en aller aussi facilement.
− Un instant s'il vous plaît.
Le blandin se tourna vers lui, l'invitant à continuer.
− J'aimerais que vous m'accordiez une faveur.
− Laquelle ?
− Prêtez-moi votre corps.
Le regard acier se teinta d'effroi.
− Pardon ?!
Yuu leva les mains pour prouver sa bonne foi.
− N'allez pas vous imaginer une quelconque situation, je vous en prie. Mon nom est Yuu Kanda et je suis peintre. C'est la première fois que je croise un pareil physique et j'aimerais que vous deveniez mon modèle.
Le jeune homme se détendit avant de regarder l'artiste avec curiosité.
− Votre modèle ?
L'aquarelliste hocha la tête.
− En temps normal, j'ai pour habitude d'utiliser la gent féminine comme modèle pour mes tableaux. Mais depuis quelques temps, les femmes me lassent et m'agacent, incapable de fermer la bouche ne serait-ce qu'une minute ! Je suis venu ici en quête d'inspiration et je vous ai trouvé, c'est sûrement un signe du Seigneur.
Kanda ne croyait en aucune de ses paroles. N'étant pas croyant, il considérait la religion comme une escroquerie qu'utilisaient les membres de l'Eglise sur la population, dans l'unique but d'exercer une certaine emprise sur les plus croyants. Le jeune homme en face de lui faisait partie de cette population naïve et pieuse qu'en temps normal, il méprisait presque autant que les marionnettistes qui les manipulaient. Mais dans ce regard anthracite brillait une innocence que le peintre se refusait de briser. Et puis, pour lui, ce jeune homme n'était qu'une de ses futures œuvres, qu'il délaisserait au bout de quelques jours, alors, autant lui faciliter les choses avec une légère feinte et attirer le blandin dans son atelier le plus rapidement possible. Il dut être particulièrement convaincant, car le jeune chanteur l'observait désormais avec une pointe d'admiration.
− Eh bien… Pourquoi pas ?
Un sourire satisfait apparut sur le visage du jeune homme aux longs cheveux noirs.
− Parfait ! Nous pourrions commencer demain, qu'en dites-vous ?
− Très bien. Je suppose que je dois me rendre à votre atelier ?
− Ce sera plus pratique.
Il lui donna le point de rendez-vous, avant de demander d'une voix doucereuse.
− Aurais-je l'honneur de connaître le nom de celui que je compte immortaliser ?
Sa question arracha un léger rire au jeune homme en face de lui, aussi mélodieux que le chant qu'il entonnait précédemment.
− Quelle impolitesse de ma part. je me nomme Allen Walker. Enchanté de vous connaître, mon cher Yuu Kanda.
*auteur en train de faire des chamalow grillés* et voila c'est tout pour le moment ^^
perso je trouve que la rencontre est assez... assez.
j'espère tout de même que cela vous aura plus, et je tien à préciser que je n'ai jamais fais de latin de toute ma vie (traduction trouvé sur internet et corrigé par Silu-chan à qui je fais confiance 3)
bref! see you soon everybody!
