Bonjour !

Merci pour les reviews du chap précédent ! Nous étions aux anges !

On espère que tout va bien pour vous et nous vous laissons découvrir le nouveau chapitre !

Bonne lecture !


Chapitre 2

Hermione sortit du taxi et regarda autour d'elle. Les rues étaient noires de monde, les terrasses des cafés et des restaurants pleines. Berlin était une ville vivante et le beau temps ajoutait à l'agitation qui régnait dans les rues. La luminosité du jour commençait à décliner et la procureure pénétra dans l'hôtel où les services secrets lui avaient réservé une chambre.

Elle déclina dans un allemand parfait sa fausse identité, s'empara de la carte plastique et gagna le deuxième étage. Une fois dans sa chambre, elle se déshabilla, prit une longue douche pour se détendre puis passa un pantalon noir, une chemise noire et une veste de la même couleur qu'elle avait prit dans son sac de voyage. Elle récupéra son pistolet qu'elle rangea contre son flanc, fixa sa baguette à son poignet pour se saisir des plans de la maison où elle devait récupérer la fillette. Elle les étudia consciencieusement après s'être fait un café puis se posta devant la fenêtre pour observer le boulevard.

Elle renouait avec son ancien métier. Et étrangement, cela lui plaisait. Pansy ne lui avait jamais demandé d'abandonner les services secrets. La Gryffondor avait changé de carrière pour rassurer la médicomage, pour solidifier leur relation. Elle ne le regrettait pas mais elle se rendait compte que les missions lui manquaient. L'adrénaline qu'elle ressentait avant de passer à l'action, les infiltrations, les combats…

Vivre une existence dangereuse alors qu'elle était mariée à Ron ne l'avait pas dérangée, bien au contraire. Son métier lui apportait le grand frisson indispensable dans sa petite vie morne avec le roux. Mais avec Pansy… Ce n'était pas la même configuration. Elle avait eu envie de se poser avec la Serpentard et elle savait que son ancien métier aurait pu perturber l'équilibre fragile de la vert et argent.

Mais maintenant que Parkinson avait la tête hors de l'eau, Hermione pourrait-elle reprendre ses anciennes activités ?

- A voir comment ça se passe ce soir… murmura-t-elle.

Elle jeta un coup d'œil à sa montre, puis rangea rapidement ses affaires. Elle passa son sac à dos sur ses épaules et quitta sa chambre d'hôtel. Elle avait un peu de marche à faire avant d'arriver à destination et préférait prendre les petites rues que les grandes artères. Réajustant son borsalino noir sur sa tête, elle se glissa dans la foule et se dirigea vers la partie Est de la ville.


Pansy avait le nez dans un dossier médical, en vain. Elle ne parvenait pas à lire une seule ligne. Frustrée, elle referma la pochette. Elle avait prié Merlin que ce jour n'arrive jamais. Mais elle se devait d'être honnête avec elle-même. Si elle avait prié de la sorte, c'était bien parce qu'elle savait que cela se produirait.

La médicomage se leva pour se rendre dans la petite cuisine de la clinique. Le café était encore chaud, Stéphanie y veillait. Son mug à la main, elle passa par la porte arrière pour aller fumer. Son cœur se serra en repensant à la fois où ces mêmes gestes avaient précédé le retour désastreux de la Gryffondor.

La vert et argent profita des cinq minutes de répit que lui offrait sa pause pour regarder les choses en face. Après ce soir, Hermione ne retournerait pas s'enfermer dans un bureau. Est-ce qu'elle était prête à se lier à elle dans ces conditions ?


Cela faisait 45 minutes qu'Hermione était accroupie derrière une benne à ordure, observant les va-et-vient dans la magnifique demeure qui était sa cible. Trois étages, 15 personnes l'habitant dont 12 activement recherchées par Interpol.

« N'hésitez pas à tuer si c'est nécessaire. Les autorités allemandes ne pleureront pas pour ces types, je m'en suis assurée… » avait dit M avant le départ de la brune pour l'aéroport.

Le plan de la rouge et or était simple. Pénétrer dans la demeure. Abattre toutes les personnes qui tenteraient de l'empêcher de récupérer la fillette. Atteindre la chambre de la gamine au dernier étage. Transplaner avec elle pour l'appartement qu'elle partageait avec Pansy. Puis, une tisane et au lit.

- Ca va le faire… murmura-t-elle en chaussant des lunettes de soleil trafiquées par Q.

Les verres lui permettaient de visualiser les pièges magiques, évitant ainsi de mettre le pied dans un sort invisible posé au sol.

Elle dégaina son arme, prit une grande inspiration et se dirigea dans l'ombre des arbres de la propriété vers la porte d'entrée.


Pansy faisait tourner sa baguette entre ses doigts, le regard perdu dans le vide. Elle ne voyait pas ce qu'elle regardait, le ciel rougi par le coucher du soleil et les nuages blancs aux formes bizarres qui filaient, poussés par le vent, se télescopant, s'étirant, se désagrégeant. Elle pensait à Hermione et elle.

- Est-ce que j'aurais pu fermer ma clinique et me consacrer à des patients normaux pour elle ? Sans doute. Si ça avait été une condition pour notre sécurité, je l'aurais fait.

Elle suivit des yeux un nuage tout rond qui semblait avoir des oreilles, comme une tête d'ours.

- Mais est-ce que ça me manquerait ? Surement, c'est ma raison de vivre quelque part. Donc… si on m'offrait d'en rouvrir une… sans doute que je serais tentée… j'irais voir si j'ai encore le virus…

Parkinson soupira.

- Je ne peux pas empêcher Hermione de faire ce qui lui plait, et procureure, c'était bien tant qu'elle avait tout à découvrir de ce métier… mais ce n'est pas elle. Je dois la laisser libre de choisir ! finit-elle, sûre d'elle.

Elle se retourna vers son bureau avec un petit sourire satisfait et déposa sa baguette sur la table avant d'attraper un dossier à traiter.


Hermione essuya les gouttes de sueur qui ruisselaient sur son front. Finalement, elle était passée par une fenêtre entrouverte au rez-de-chaussée et avait dû neutraliser un des hommes de main avant que ce dernier donne l'alerte. Elle avait utilisé un fil de nylon caché dans sa montre et le moldu gisait maintenant sur le sol, étranglé, le visage violet et la langue pendante.

Elle prit quelques instants pour se remémorer le plan de la maison et se situer dans l'espace. Elle devait gagner le couloir, puis prendre la première à gauche pour tomber sur les escaliers. Une fois au troisième étage, elle aurait à fouiller toutes les chambres pour trouver Emily.

- Ca va être une partie de plaisir, ironisa la rouge et or en attrapant le cadavre sous les aisselles pour le traîner dans la pièce afin de le dissimuler dans un coin sombre.

Ses traces effacées, elle tira sa baguette de sa manche, ouvrit la porte sans faire un bruit, jeta un rapide coup d'œil aux alentours avant de s'engager dans le couloir.


Stéphanie en avait pris son parti. Lorsque la patronne n'allait pas bien, on faisait le ménage. Et là c'était le grand ménage. Elle allait passer le début de la soirée à vérifier les adresses de toutes les patientes. Donc, les soucis devaient être de taille. Heureusement qu'elle avait refait la provision de café la veille. Au moins, elle n'en manquerait pas.

- Stéphanie ?!

- Et ça recommence, soupira la rouquine en quittant son standard. Docteur ?

- C'est vous qui avez les dossier ?

- Non, seulement A à C.

- Merde.

- Un problème ?

- Si je les cherche c'est que j'en ai besoin, non ? grommela la médicomage.

La standardiste leva les yeux au ciel et se décida à pénétrer dans le bureau pour chercher avec sa patronne.


- Par le string de Vivianne et les caleçons de Merlin… chuchota Hermione en observant le couloir du troisième étage.

Il était couvert de pièges. Elle pouvait les voir grâce à des lunettes confectionnées par Q qui révélaient la magie. Des bombes de pouvoir prêtes à exploser à la moindre pression du pied, des lignes rouges à hauteur de genou qui pouvaient découper un membre, le couloir était un festival de couleurs et de sortilèges qui couvraient toute la surface jusqu'à la pièce du fond.

- Bon, je sais où est la gamine, murmura Hermione en posant son sac à dos dans un coin sombre.

Elle analysa les pièges et se mordit la lèvre inférieure. Elle ne pouvait pas les désarmer seule. Il fallait être à plusieurs pour désactiver la première ligne, sinon tout explosait simultanément.

- Ca va être la méthode Haute-Voltige. Catherine Zeta-Jones, grande prêtresse de la cambriole, veillez sur votre plus fidèle admiratrice, pria Hermione en bougeant les épaules et la nuque pour les détendre.

Elle respira doucement puis leva la jambe droite pour passer au-dessus du trait rouge et posa son pied assez loin du glyphe tracé au sol. Elle prit son temps pour ramener sa deuxième jambe avant de poursuivre sa progression, lentement mais sûrement. Cinq longues minutes plus tard, minutes pendant lesquelles elle avait sursauté au moindre bruit, frissonné au plus petit courant d'air, elle se trouvait devant une porte close qu'elle déverrouilla grâce à un passe magique. Elle poussa le panneau de bois et se trouva nez à nez avec une fillette aux cheveux noirs comme l'ébène. Elle était vêtue d'un pyjama et serrait contre elle un lapin élimé, gris, aux oreilles trouées.

- Salut Emily, dit doucement Hermione.

La gamine la regarda de ses grands yeux noirs, l'air méfiant, avant que son expression s'adoucisse.

- T'es pas avec les méchants, fit-elle.

- T'as raison. Je suis venue te chercher pour te ramener à Londres.

- Qui t'envoie ? Ce n'est pas mon papa, je sais qu'il est mort… murmura la petite fille en étouffant un sanglot.

- Je travaillais avec ton papa et je suis venue te chercher. Je vais t'emmener chez moi en sécurité. J'ai une amie qui fait de très bons chocolats chauds.

« Ou elle aura l'occasion d'apprendre… » songea Hermione.

- Je t'explique ce qu'on va faire, reprit-elle. Comme on ne peut pas transplaner d'ici, on va sortir le plus discrètement possible.

- Le couloir est piégé, fit remarquer Emily.

- Je sais. Tu vas grimper sur mes épaules et on va y aller doucement.

La Gryffondor s'accroupit et la fillette lui donna son lapin que la rouge et or rangea dans un poche de sa veste. Puis, elle aida la gamine à s'installer sur ses épaules et lui attrapa les mains pour que les deux conservent un équilibre stable.

- Et c'est parti pour l'unique représentation des deux meilleures trapézistes au monde, Emily et Hermione ! Le public applaudit à tout rompre, la foule est en délire, commença la procureure alors que la fillette pouffait. Elles sont à dix mètres au-dessus du sol, sans filet de protection, avec des lions affamés pour les accueillir si elles chutent. Mais leur équipe est redoutable !

La brune ouvrit la porte, vérifia que ses lunettes étaient bien en place et s'engagea dans le couloir.


Finalement, tout le monde avait de la chance. Les patientes de ne pas avoir eu l'idée de passer ce soir-là, Pansy de ne pas avoir à se concentrer, et Stéphanie enfin tranquille quand la patronne avait finalement décidé de rentrer en lui laissant la garde de la clinique. Elle restait joignable, mais chez elle.

Si la rouquine était tranquillement en train de se faire compter fleurette au téléphone par son amoureux du moment, Parkinson errait dans son appartement. Incapable de rester en place, elle semblait montée sur ressort.

- Qu'est-ce qui va se passer si elle choisit de reprendre ce métier ? marmonnait la médicomage. Est-ce que je vais m'habituer ou devenir folle d'inquiétude ?

Elle se leva de la chaise de bar devant le comptoir de la cuisine et alla s'installer sur le canapé. Elle attrapa la télécommande du téléviseur et commença à zapper.

- Je ne tiendrai pas le choc. Tant pis, soupira-t-elle en abandonnant le canapé pour attraper un verre d'eau et se rendre sur le balcon.

Accoudée à la balustrade, elle regardait les lumières devant elle.

- Mais je l'aime, je ne veux pas la perdre, soupira-t-elle en arrosant une plante chétive de son verre d'eau.

Elle rentra dans l'appartement, posa le verre vide dans l'évier et retourna s'asseoir sur le tabouret de bar.

- Minerva. Elle, elle pourra m'aider à y voir clair, murmura-t-elle, les yeux mi-clos, un petit sourire flottant sur ses lèvres.


Hermione et Emily était à mi-chemin entre la chambre qu'elles venaient de quitter et les escaliers quand des bruits de pas se firent entendre un étage en dessous.

- Ils arrivent… chuchota la fillette.

- Ferme les yeux ma puce, et accroche-toi bien à moi, j'vais avoir besoin de ma main droite, dit doucement Hermione en dégainant sa baguette.

- D'accord…

La brune sentit les petites mains la serrer fortement au niveau du cou et elle brandit sa baguette droit devant elle. Dès que le premier homme se fit apercevoir, elle agita promptement la fine tige de bois et un trait de lumière rouge toucha le kidnappeur en pleine poitrine.

« Encore deux… » compta-t-elle en échangeant rapidement la baguette contre son pistolet.

Elle se cala le plus possible contre un mur sans déclencher de piège et visa à hauteur de poitrine. Elle tira deux fois, bénissant l'inventeur des silencieux, alors qu'une silhouette passait dans son champ de vision. Puis, elle tendit l'oreille, cherchant à repérer le dernier malfaiteur. Mais la respiration apeurée d'Emily l'empêchait de se concentrer.

Elle prit la décision de continuer d'avancer et d'aviser si l'homme se décidait à attaquer. Elle franchit les derniers obstacles sans encombre et fit glisser la fillette pour la serrer contre sa poitrine, la soutenant d'un bras.

- Tu es parfaite Emily, continue comme ça, l'encouragea Hermione. On va bientôt rentrer. Garde le visage contre mon épaule et ferme les yeux.

- Okay…

L'agent secret jeta un rapide coup d'œil vers les escaliers. La voix était dégagée. Elle récupéra son sac à dos près des deux corps étendus sur le sol, le passa à son épaule libre et descendit silencieusement les marches. Cependant, arrivée au premier étage, elle entendit du bruit dans son dos. Elle se retourna vivement et pointa son arme sur un homme qui tenait une baguette à la main. La rouge et or fut stupéfaite. C'était exactement la même scène qu'elle avait vécu en rêve.

- Vous ne partirez pas d'ici vivante… grommela le sorcier avec un rictus mauvais.

- On parie ? lança bravement Hermione.

- J'en suis convaincu, agent Granger. Je sais tout de vous… et mon organisation aussi.

Hermione pressa la détente plusieurs fois avant que l'homme ait le temps de réagir. Elle tourna les talons et dévala les dernières marches, serrant Emily contre elle. Elle courut en direction de la porte d'entrée, sa main crispée sur la crosse de son flingue. Les deux gardes n'eurent pas le temps de dégainer qu'ils furent abattus par la rouge et or. Elle ouvrit la porte d'un coup d'épaule et se précipita dans le jardin, la fillette tremblant dans son étreinte. La nuit était fraîche et le temps était à l'orage. La Gryffondor se dépêcha de gagner la rue et transplana sans un regard en arrière.


Pansy sursauta violement et manqua tomber du tabouret lorsque la table basse du salon se brisa sous un poids incongru.

- Putain de merde… grommela Hermione en s'extrayant des débris tandis que Parkinson soupirait de soulagement.

- T'es grossière comme dame, répliqua une petite voix.

- Ouais, mais j'ai le droit, j'suis une adulte, rétorqua la rouge et or.

La médicomage se retourna et fut surprise de trouver sa femme qui aidait une petite fille à se remettre debout.

- Salut chérie, j'suis rentrée ! Ca t'ennuie de faire un chocolat chaud pour Emily pendant que je vais préparer la chambre d'amis ?

La Gryffondor s'approcha de la Serpentard et l'embrassa doucement.

- Je sais pas si tu as des notions en pédiatrie, mais si tu pouvais l'examiner… chuchota la rouge et or avant d'enlever son sac à dos et sa veste.

Le regard de Pansy allait alternativement de l'agent secret à la fillette, sans comprendre. Mais devant l'attitude craintive de la gamine, elle retint ses questions pour plus tard et lui sourit avant de s'accroupir.

- Bonjour Emily, moi c'est Pansy, fit la médicomage doucement.

- Bonjour Madame, répondit timidement l'enfant devant cette nouvelle inconnue, serrant encore plus fort son lapin décrépi qu'elle avait récupéré dans la poche de la brune.

- Hermione dit que tu voudrais un chocolat chaud, c'est vrai ça ?

La fillette hocha la tête vigoureusement.

- Mon papa y disait que c'était le meilleur médicament, débuta-t-elle avant de commencer à renifler ses larmes.

Pansy lui prit la main.

- Et c'est vrai, répondit-elle doucement en caressant le dos de la main de son pouce. Et je fais le meilleur au monde, murmura-t-elle à son oreille, l'index sur ses lèvres.

Emily regarda Hermione, interrogative, mais la brune haussa les épaules en signe d'impuissance. Parkinson se releva et guida la gamine vers la cuisine, avant de la soulever pour l'asseoir sur un tabouret haut.

- Bon, je consens à te montrer la recette. Mais il faut que ça reste entre nous deux. D'accord ?

La fillette approuva résolument.

- C'est une sorgina qui me l'a apprise, commença-t-elle en attrapant les ingrédients, avant de sourire devant les yeux ronds qui la dévisageaient. Tu ne connais pas les sorginas ? Ce sont les sorcières du Pays Basque, elles sont très puissantes et elles ont le secret du chocolat !

Emily avait la bouche grande ouverte en écoutant Pansy parler d'une voix mystérieuse.

- Mais, on a une espionne ici ! Hermione, va faire le lit d'Emily. Et prends une douche, tu pues la transpiration !

- Et voila, grommela la brune pendant que la fillette riait, on rentre à la maison et on vous reçoit avec des petits mots d'amour, finit-elle avant de disparaître dans la salle de bain.

Quand Hermione revint dans la cuisine, l'odeur du chocolat qui avait cuit doucement vint chatouiller ses narines.

- Je savais que tu étais exceptionnelle.

Elle s'approcha de la Serpentard, entourant sa taille de ses bras, et posa un baiser sur ses lèvres qui lui souriaient.

- Vous êtes amoureuses pour de vrai alors ? fit Emily, les sourcils froncés par-dessus sa moustache de chocolat.

- On ne peut rien te cacher, répondit la brune avec un sourire.

Elle ouvrit le frigo, en sortit une petite bouteille de bière qu'elle décapsula avec une pièce qu'elle trouva dans sa poche. Elle but une longue gorgée au goulot, adossée au plan de travail.

- Je fais un merveilleux chocolat et tu préfères une bière ? gronda gentiment Pansy.

- Tant mieux, il y en aura plus pour moi, chuchota Emily.

- Tu vois ? Je me prive pour la petite ! Je suis quelqu'un d'admirable, plaisanta l'agent secret. Tu as faim Emily ?

Alors que l'enfant secouait négativement la tête, son estomac gargouilla. La brune s'approcha de la gamine et lui ébouriffa les cheveux.

- Dis-toi qu'ici, tu peux demander ce que tu veux, dit doucement Hermione.

Elle ouvrit une nouvelle fois le frigo et analysa les rayonnages. Puis elle regarda l'intérieur des placards de la cuisine.

- J'ai de quoi faire des crêpes, finit-elle par dire. Avec de la chantilly et du Nutella. T'en veux ?

- Oui, merci…

- Je m'en occupe de suite. Pendant que je prépare ça, tu vas aller dans le salon avec Pansy. Elle est docteur et elle va regarder si tu n'es pas malade, d'accord ?

La gamine se tassa sur le tabouret, récupérant sa peluche contre elle, l'air maussade. Pansy envoya un regard noir à la Gryffondor.

- C'est quoi le nom de ton lapin ? demanda gentiment Pansy en faisant le tour du comptoir.

- Panpan, marmonna la fillette.

- Est-ce que Panpan prend des bains des fois ?

- Noooooon ! fit Emily outrée. Il coule dans le bain !

- Alors on va le laisser sur le comptoir pour surveiller Hermione, parce que je suis certaine qu'elle va faire plein de cochonneries partout et rien nettoyer après. Et nous deux, on va aller voir pour prendre un bain avant de te mettre en pyjama. Ca marche ?

Pas vraiment sûre, Emily acquiesça tout de même.

- On est parties, fit médicomage en prenant la main de la fillette qui sauta au bas du tabouret.

- Ma chérie… Profites-en pour lui montrer ta collection de lapins en peluche, fit la brune en prenant de la farine et des oeufs.

- Toi aussi tu aimes les lapins ? demanda la gamine.

- Je les adore, répondit Pansy avec un sourire.

- Ouais… Avec du riz, des champignons et bien cuits, se moqua la procureure en sortant un saladier.

- HERMIONE ! gronda la Serpentard. Ne l'écoute pas, elle raconte des bêtises, ajouta-t-elle pour Emily.

- Gnagnagna… marmonna l'agent secret.


La suite la semaine prochaine !

En espérant que ça vous a plu,

Gros bisous et à jeudi,

Sygui et Link9