Blabla de l'auteur : Hello hello, désolée pour le retard. :(. Voilà le nouveau chapitre enfin ! J'espère qu'il vous plaira. =) Merci encore à MissApple17, dray86, Solen (Hello miss. Comment va ? Bon du moment que tu as lu 'Mon Bourreau' ça me convient =) Même si j'aurais adoré tes reviews je pense. =) Ah ah ok je posterai que quand j'aurais tes reviews comme ça si ça n'avance pas, tu sauras pourquoi ! mdrr Bisous), Hogwart's Power et MiniMagiCcOlOurS (Hello miss. Oui j'avoue habituellement mes prologues sont plus long mais cette fiction est un peu spéciale donc… Tu comprendras bientôt =) Ok dans ce cas bon voyage amuse-toi bien on se « voit » à ton retour ^^ Bisous) pour leurs reviews. =)

Disclaimer : Alors celui-là de disclaimer va être long. L'univers et tout ce que vous reconnaissez, appartient à Disney, je ne fais qu'emprunter un peu. Ensuite, l'idée elle est de moi of course et ce que vous ne reconnaissez pas (tel que les persos secondaires ou les lieux) sont à moi, également. Dernier point, les corrections sont de chris87 Oui, ce point est même carrément essentiel. Donc merci à elle. Merci également à nouna pour ses commentaires, tous trop drôle.

PS : Je dédie ce chapitre à Sandy. J'espère qu'elle se reconnaîtra mais au cas où je précise que j'essaie ta charlotte à la banane ce week-end en toute logique. Si là tu te reconnais pas… ^^

Chapitre 01

Mitchie grogna en entendant son réveil sonner et se leva, la mine fatiguée. Sa sœur avait jacassé avec son copain jusqu'à deux heures du matin, et elle n'avait pas réussie à oublier ses gloussements, pour rejoindre Morphée. Aussi, elle entra dans la cuisine, agressive, et s'assit sans un mot.

« - On dirait que quelqu'un s'est levée du mauvais pied ce matin, sourit sa sœur jumelle.

« - On dirait que quelqu'un va boire son café avec son nez si elle me cherche ! À cause de toi, je n'ai presque pas fermé l'œil cette nuit, l'accusa-t-elle avec raison.

« - Excuse-moi d'avoir une vie privée !

« - Non, je t'excuse pas. Tu vois ce matin, je n'ai pas spécialement envie de t'entendre vanter les qualités optionnelles de ta superstar de copain à l'ego plus qu'imposant et à la beauté discutable, ni de te pardonner ton égoïsme.

« - Lorélis, Mitchie, calmez-vous, c'est le matin, soupira leur père habitué à leur querelles matinale.

« - Non cette fois, j'en ai marre ! Je ne peux jamais dormir avec elle. Si au moins, tu déplaçais ton lit de l'autre côté de ta chambre, l'accusa-t-elle avant de soupirer, mais non, mademoiselle refuse !… Tu m'énerves !

Sur ces mots, elle monta se laver, puis se prépara tranquillement, veillant à être la plus longue possible, mais n'étant pas coquette, elle n'eut vite plus rien à faire. Elle entreprit de nettoyer rapidement la pièce, remettant tout en place et sourit en entendant sa sœur frapper contre la porte, arguant qu'elle allait être en retard.

« - Deux minutes, j'ai presque finie, dit-elle assise sur le bord de la baignoire.

Elle n'en sortit que dix minutes plus tard, et alla tranquillement dans sa chambre. Il lui restait un quart d'heure avant que le car n'arrive, et elle fit sa chambre, avant de partir tranquillement pour le lycée. Elle arriva à l'arrêt en même temps que le bus jaune, et monta dedans, en saluant le chauffeur avant de s'asseoir.

« - Où est ta frangine, demanda Carole.

« - Sous la douche, répondit la jeune femme avant de mettre sa musique.

Quand elle arriva au lycée, elle rejoignit sa meilleure amie. Ensemble, elles allèrent déposer leurs affaires dans leurs casiers puis filèrent à leur premier cours, en parlant du reportage que Mitchie avait raté.

… … …

Pendant ce temps, Lorélis se lava rapidement, puis termina de se préparer. Au moment, ou elle enfilait sa jupe, elle entendit sa sœur partir et pesta contre sa lenteur. Terminant de s'habiller, elle demanda à leur père s'il accepterait de la conduire à l'école, et il acquiesça. Rassurée, elle monta se coiffer et se maquiller, et fut dans l'entrée dix minutes plus tard.

Naturellement, elle passa les grilles du lycée, avec un quart d'heure de retard et maudit sa sœur, une fois de plus, en allant à l'accueil afin d'avoir un mot pour pouvoir entrer en cours.

… … …

En voyant sa sœur entrer, maquillée le plus sommairement possible et légèrement essoufflée, Mitchie dut se mordre la joue violemment pour ne pas rire. Celle-ci la fusilla du regard et s'assit devant elle. Sierra lui enfonça son crayon dans le dos, et la jeune femme se redressa.

« - La vache, t'as fait quoi à ta sœur pour qu'elle arrive avec cette tête ?

« - Je te raconte tout à l'heure.

Le cours se termina bien trop tôt pour Mitchie qui adorait l'espagnol, puis elle fila, seule, en anglais.

A dix heures, elle retrouva sa complice et lui raconta, sa nuit, afin que la jeune femme comprenne sa vengeance. Sierra rit de bon cœur avant de lui rappeler qu'elle allait sûrement le lui faire payer. Seulement, connaissant sa sœur, la brunette lui assura qu'au contraire, elle allait oublier l'affaire dès le prochain sms de son copain.

Elle ne fut pas surprise de la voir sourire comme une bienheureuse, lorsqu'elle rentra de la chorale où elle était inscrite. Cependant, elle ne s'attendait pas à ce qu'elle allait entendre. Elles étaient seules, puisque leurs parents ne rentreraient pas avant vingt et une heures.

« - Samedi, Shane m'emmène au restau, sympa, non ?

« - Euh oui, c'est génial, fit la jeune femme l'esprit ailleurs.

« - Je t'aurais bien proposé de venir avec nous, mais on va roucouler toute la soirée, et comme t'as personne dans ta vie… Je ne voudrais pas que tu tiennes la chandelle, fit-elle sournoise.

« - Parfait, j'en avais pas l'intention, fit la jeune femme, cachant la blessure que lui causait cette flèche. Je monte faire mes devoirs, bonne chance avec ton ciné !

« - C'est un resto, et c'est samedi. Tu m'as écouté au moins ?

« - Oui, oui. Un resto avec ton copain, samedi soir où vous allez roucouler comme les oiseaux que vous êtes, contra Mitchie avant d'entrer dans sa chambre.

Elle adorait sa sœur, elle pouvait même dire qu'elles s'entendaient comme larron en foire, seulement, depuis que Lorélis sortait avec Shane, quelque chose avait changé entre elles. Ce n'était pas grand-chose, mais c'était un fait. Elles n'étaient plus aussi complices, sa sœur pensant qu'à sa carrière d'actrice en devenir ainsi qu'à son copain. Ce premier point, Mitchie le comprenait parfaitement. Elle aussi songeait à son avenir, même si comme l'avait perfidement souligné sa jumelle peu avant, elle n'avait personne d'autre à qui penser. Hormis ses cours et la chorale, sa seule autre activité, était la mécanique. Elle aimait ça depuis petite, ce que ne comprenait pas sa sœur. « Mais c'est pas important, pensa-t-elle. » C'est grâce à cette passion qu'elle avait rencontré Sierra, et une seule amie lui convenait parfaitement. En aucun cas, elle n'enviait sa jumelle constamment entourée de ses camarades qui restaient avec elle, en espérant pouvoir rencontrer son copain, puisque la jeune femme n'avait pas gardé sa relation secrète aussi longtemps qu'elle le faisait croire.

… … …

Quand samedi arriva, Mitchie soupira de soulagement. Elle allait pouvoir passer la journée les mains dans le cambouis avec son père, tandis que Lorélis irait dîner avec Shane, et passerait la journée avec. Elle en avait parlé durant les deux derniers jours et chaque membre de la famille connaissait ses projets du week-end. Elle n'étonna personne, en commençant à se préparer dès huit heures du matin.

… … …

Shane vint la chercher à dix heures, comme prévu. Quand leur chauffeur se gara dans l'allée, il vit une personne les mains noires courir dans le garage en poursuivant quelqu'un. Presque aussitôt, Lorélis sortit hurlant à sa sœur de s'éloigner d'elle avec ses mains poisseuses. S'arrêtant, Mitchie se gratta le bout du nez, rajoutant du noir sur son visage et rentra sans un regard pour la voiture, se contentant d'un :

« - Et si je t'entends cette nuit, je t'assomme !

Souriant, Lorélis ne prit pas la peine de répondre et monta dans la voiture. Habillée d'un slim noir, et d'une tunique rouge pailletée, elle embrassa son copain avant de s'attacher. Sentant qu'il y avait un problème, elle le questionna.

« - En fait, je… ça t'ennuie, si on mange à la maison ? Les mecs ne sont pas là ce soir, et on sera moins dérangé que dans un lieu public.

« - D'accord, accepta-t-elle en souriant. Du moment que je suis avec toi, moi ça me convient.

Rassuré, il lui sourit et le chauffeur les conduisit à la villa, ou ils retrouvèrent les deux autres, occupés à se chambrer doucement, comme souvent. Riant, elle les embrassa, puis les questionna sur leurs copines. Ils rirent de sa curiosité presque maladive, mais lui assurèrent qu'ils allaient chacun dans un restaurant différent et pour le prouver, ils donnèrent le nom du lieu, puis laissèrent la conversation voler doucement d'un sujet à l'autre.

Nate observait la jeune femme intrigué. Depuis plusieurs minutes, elle agissait vraiment étrangement, mais il n'arrivait pas à déceler comment exactement. Il eut sa réponse que lorsqu'elle leva les yeux, en sentant qu'il la fixait. Elle lui fit un sourire discret, et il fut étonné. Il se souvenait parfaitement de la première fois qu'elle avait sourit ainsi. C'était à Shane, durant le repas qu'ils avaient fait après le tournage. Il ne comprenait donc pas vraiment que ce sourire lui soit adressé à lui. Qui sortait avec Coralie depuis trois semaines. Son ami s'éloigna quelques minutes, et elle se pencha vers lui, en souriant grandement. Jason étant occupé au téléphone avec ses parents, personne ne vit son manège.

« - Alors avec Coralie, ça tient bien ?

« - On est ensemble que depuis trois semaines je te signale, donc de là à dire que ça tient, ce n'est pas sûr. Pourquoi, elle ne te plait pas ?

« - Si, elle est sûrement adorable, sourit-elle, et elle me plait pour ce que je sais d'elle puisque je ne l'ai jamais rencontrée, enfin pour une fille, même si c'est pas… Ce n'est pas important, soupira-t-elle, je me renseignais juste comme ça. Parce qu'au fond, je t'aime bien, et ça m'ennuierait que tu sois malheureux.

« - Tiens donc ? Tu vas me protéger contre les chagrins d'amours, se moqua-t-il.

« - Pourquoi pas ? Je peux faire réellement peur quand je le souhaite, tu peux me croire !

« - J'ai du mal à te croire, rit Shane qui les rejoignait. Ta sœur que j'ai entendue l'autre fois, peut-être, elle n'a pas l'air commode mais pas toi, tu ne ferais pas peur à une mouche.

« - En effet, ma sœur n'est pas commode, mais elle a toujours été comme ça. Il suffit juste d'apprendre à la brosser dans le sens du poil, si je puis dire. Faut juste savoir comment faire.

« - T'as une sœur, s'étonna Nate. Tu ne nous l'avais pas dit.

« - Chaque femme a ses secrets ! Et puis, ma sœur n'est pas spécialement mon sujet de conversation préféré. On est complètement l'opposée l'une de l'autre, alors une fois qu'on me connaît bien, on la connaît aussi, forcément, on a juste à imaginer mon contraire, rit-elle. La preuve, quand t'es venu me chercher, elle me menaçait de tâcher mes vêtements avec de la graisse automobile, c'est dire !… Complètement barge !

« - J'aurais voulu voir ça, rit son copain. Toi, miss parfaite, avec une tâche.

Ils rirent de bon cœur, et l'après-midi passa tranquillement. Néanmoins, Nate n'en démordait pas. Sans trop comprendre pourquoi, puisque la psychologie féminine restait une notion vague pour lui, la jeune femme semblait le draguer, subtilement. Il eut cependant un sourire en songeant qu'elle n'avait aucune chance. Elle semblait bien trop superficielle pour lui. Il appréciait plus la simplicité de sa copine, qui n'hésitait pas à sortir une poubelle, avec une tâche sur un de ses vêtements. De plus, Coralie était une sportive dans l'âme, dont l'apparence physique l'importait juste assez pour ne pas être habillée comme un as de pique.

A dix-huit heures, il monta se préparer, prenant une douche avant de troquer sa tenue tranquille pour une plus public. Seulement, alors qu'il hésitait entre sa chemise rose et un polo noir, finement rayé de violet, Lorélis entra dans sa chambre sans frapper.

« - Excuse-moi de te déranger, mais on t'appelle en bas. Tu hésites, ajouta-t-elle en désignant les deux vêtements.

Légèrement gêné qu'elle soit dans sa chambre alors qu'il s'habillait, il enfila le polo, et descendit au rez-de-chaussée, pour voir sa copine. L'embrassant doucement, il prévint d'un cri qu'il partait.

Une demi-heure plus tard, Jason l'imita, rejoignant Sadie. Dès qu'ils furent seuls, ils abandonnèrent le jardin, au profit du salon. Ils restèrent dans cette pièce, une bonne partie de la soirée, profitant simplement de la présence de l'autre. Ils s'embrassaient entre deux bouchées du repas qu'ils avaient fait livrer. Seulement, à vingt et une heures, ils jetèrent les surplus, et le jeune homme enclencha un cd de musique, avant de rejoindre sa copine sur le canapé. Il s'installa et elle se blottit aussitôt contre lui, une oreille contre sa poitrine, alors qu'il caressait doucement son dos, dessinant des cercles aléatoirement.

Ils restèrent ainsi, à discuter tranquillement de leur avenir proche ensemble. Shane savait qu'ils allaient bientôt avoir quelques jours de repos, et il souhaitait les passer avec sa copine.

Seulement à vingt-deux heures, la porte claqua, et ils entendirent Jason soupirer.

« - Je te jure, j'ignore comment ils ont fait pour être au courant.

« - Pas grave. Quelqu'un dans le restaurant a dû les prévenir, sourit une voix de femme. Et puis tant pis, si on est obligé de se coltiner ton comique d'ami. Du moment que je suis avec toi, moi ça me va. Ici, ou au restaurant.

« - Cool, dans ce cas, la prochaine fois, je t'emmène à une de ces soirées soporifiques à souhait.

« - Euh finalement, être juste avec toi, ne suffit pas pour que le moment soit parfait, rit-elle.

Tout en parlant, ils rejoignirent le salon, et Shane les regarda intrigué.

« - Des paparazzis nous ont trouvé, du coup repli stratégique ici, puisque sinon, ils risquaient de suivre Sadie chez elle. Je te présente Lorélis, la copine de Shane, si t'as pas compris, ajouta-t-il pour sa copine.

« - Enchantée. On entend beaucoup de parler de toi, ces derniers temps.

« - Voilà qui est agréable à l'oreille, sourit la jeune femme. Moi aussi, je suis ravie de pouvoir mettre un visage sur un prénom. Tu fais comment pour supporter les vannes débiles de ton copain. Y a un truc ?

« - Ouais, l'amour… Il paraît que ça rend sourd.

« - Je croyais que c'était aveugle ?

« - Je crois qu'il annihile tous les sens, en fait, déclara Sadie.

Elles échangèrent un sourire, avant de regarder les deux garçons qui les observaient avec suspicion. Sans se concerter, elles les embrassèrent afin de les rassurer, puis la porte claqua, une nouvelle fois, les faisant sursauter. Nate, accompagné d'une jeune femme blonde, arriva au salon, légèrement interloqué.

« - Qu'est-ce que vous faites là, demanda-t-il à Jason.

« - Des paparazzis nous ont fait abréger notre soirée, du coup, on se cache ici.

« - Ah, vous aussi ? Ils nous ont trouvé alors qu'on sortait tranquillement du restaurant. Adieu soirée à deux, bonjour, soirée entre potes, rit-il.

« - Pour ma part, je monte m'exiler avec ma copine, parce que nous, ce ne sont pas les journalistes à scandales qui plombent notre soirée, sourit Shane avant de rire franchement.

Lorélis le suivit et leur souhaita une bonne fin de soirée, avant de suivre son copain, à l'étage. Ils y restèrent une heure, allongés sur le lit du jeune homme à rire des mésaventures des autres, puis il la raccompagna chez elle.

Durant le trajet du retour, elle sourit.

« - Finalement, heureusement qu'on n'est pas sorti, je ne suis pas sûre que j'aurais apprécié de devoir écourter notre tête à tête.

« - C'est clair ! J'ai été le plus malin ce coup-ci, rit-il avant de se pencher pour l'embrasser.

La limousine se gara dans l'allée, et ils se détachèrent avant de s'isoler du chauffeur, pour s'embrasser. La jeune femme approfondit doucement l'étreinte, en passant ses mains dans le cou du jeune homme, qui sourit contre ses lèvres. Rassurée, elle commença à caresser son cuir chevelu, descendant dans sa nuque, avant de faire passer une de ses mains sous son sweater, seulement, il s'écarta d'elle et soupira.

« - Désolé, mais non ! Je…

« - T'inquiète c'est ok ! Je comprends. Même si j'ai du mal à croire que tu n'aies jamais été plus loin que les baisers, avec tes précédentes copines, j'attendrais que tu sois prêt.

« - J'ai jamais dit que je n'étais pas prêt, argua-t-il sur la défensive. Simplement, je pense qu'une relation est plus belle, quand on prend son temps et qu'on zappe l'appel des hormones. Mes parents étant de la vieille école, ils m'ont toujours dit qu'on n'embellissait pas une relation amoureuse en couchant avec une fille, et je suis parfaitement d'accord.

« - Oh, je vois. Tu te réserves pour le mariage ?

« - Non, pas nécessairement ! Ecoute le prends pas mal d'accord, demanda-t-il inquiet, c'est juste que je préfère être sûr de ma copine avant d'aller plus loin. C'est tout. Et puis, ne dit-on pas que le grand amour est patient ?

« - Si, bien sûr. Ma sœur me le sort souvent, quand on parle d'amour elle et moi. Attends sa phrase fétiche c'est… Flûte, laisse-moi deux minutes que je retrouve, réfléchit-elle à voix haute, j'y suis : L'amour est patient et désintéressé. Il n'est ni prétentieux, ni égoïste. Il n'est ni colérique, ni rancunier… Enfin un truc similaire. Je ne sais pas trop d'où elle sort ça mais bon.

« - T'as oublié des mots, rit-il.

« - Tu connais ?

« - Oui. Ma mère adore le film Le temps d'un automne, et le passe en boucle, donc oui je connais cette réplique parfaitement.

« - Dis-moi alors. Où me suis-je donc trompée ?

« - Voyons, si ma mémoire ne me fait pas défaut, c'est L'amour est patient et désintéressé. Il n'est jamais jaloux. L'amour n'est ni prétentieux, ni orgueilleux. Il n'est jamais grossier ni égoïste. Il n'est pas colérique ni rancunier. L'amour ne se réjouit pas de tous les pêchers d'autrui, mais trouve sa joie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout et endure tout. Voila ce qu'est l'amour.*

« - Je n'étais pas loin, soupira-t-elle légèrement vexée. Bon je rentre. Pas que j'ai cours demain, mais si je veux pouvoir profiter un peu de la vie, va falloir que je bosse mes devoirs. Tu m'appelles ?

« - Pas de problème, dit-il avant de l'embrasser doucement.

Elle y répondit rapidement avant de filer comme une flèche à l'intérieur de sa maison. Intrigué, il se demanda s'il n'avait rien fait de mal, mais il reçut un message presque aussitôt, où elle s'excusait d'être partie si vite, sans s'étendre sur la raison de cette fuite. Supposant, que ce n'était pas important, il repartit direction la maison qu'il partage avec ses deux amis. Seulement, malgré lui, il réfléchit à la conversation qu'ils venaient d'avoir. Elle avait semblé déçue de le savoir si prudent, et il s'interrogea. « Je l'ai peut-être vexée ? Bon ceci dit, quand bien même, je serais sûr d'elle, on n'allait pas faire ça dans la voiture, pensa-t-il en souriant. »

Lorsqu'il rentra, il nota qu'ils étaient entre hommes et retrouva ses colocataires au salon, faisant des hypothèses sur la fuite journalistique. Toutefois, quand Nate le vit, il l'observa, cherchant à comprendre la réaction de sa copine, puis il se demanda si ce n'était pas lui qui avait peut-être vu une tentative de drague là où il n'y avait que de l'intérêt.

« - Quoi, lui demanda son ami. Tu t'assures que je suis toujours le même ?

« - Non. Rien que cette phrase nous assure que c'est bien toi, sourit son ami. Je réfléchissais juste à quelque chose !… Ecoute, je ne sais pas trop quoi en penser, j'ai peut-être même juste rêvé, mais tout à l'heure, quand on était au jardin, avec Lorélis… A un moment, tu t'es absenté, et j'ai eu l'impression, je le répète c'est peut-être juste ça une impression mais, on aurait dit qu'elle tentait de me séduire.

« - Comment ça, demanda le jeune homme en fronçant les sourcils.

« - Comment t'expliquer ça, objectivement, demanda-t-il à voix haute. Tu te souviens des sourires qu'elle te lançait au repas de fin du tournage ?

« - Ouais, c'est ce qui m'a séduit, en premier lieu. Son sourire.

« - Et bien, j'ai eu l'impression qu'elle me lançait le même genre de sourire, tout à l'heure… Je dois divaguer, fit-il en secouant la tête. Oublie ça ! Bon, je file me coucher.

Nate monta, visualisant, encore et encore, la scène, afin d'être sûr de ce qu'il croyait, mais quoi qu'il déduise de ses gestes et de ses regards, la sensation de malaise persistait. Perdu, il songea qu'une bonne nuit de sommeil l'aiderait à faire le point, sans penser que ce qu'il venait de dire, restait inscrit au fer rouge, dans le cerveau de son ami.

Shane n'avait jamais été d'un naturel méfiant, mais il savait malheureusement qu'en tant que vedette, il n'était pas à l'abri d'être approché par des filles, pour ce qu'il était. Une personne connue. De plus, il se souvint que certaines figurantes du clip avaient été choisies, suite à un concours de fan. Malgré lui, il repensa à l'air moqueur qu'elle avait eu durant quelques secondes devant chez elle, quand il l'avait repoussé. Elle avait cru qu'il était vierge et ça avait semblé la faire rire. Secouant la tête à son tour, il décréta qu'il allait dormir. Seulement, il n'avait pas fait trois pas, qu'un doute survint. Se tournant vers Jason, il le regarda :

« - Et toi ? Elle n'a pas cherché à te draguer ?

« - Non. Ou alors, je m'en suis pas aperçu, mais promis, si ça arrive, je te tiens au courant, rit-il. Après tout, c'est vrai qu'on se ressemble comme des jumeaux.

Ils rirent puis il monta se coucher, reléguant cette histoire dans un coin de son cerveau. « Nate n'en est même pas sûr, ça sert à rien que je me mette à douter de Lorélis. Je lui en parlerais demain, juste histoire de savoir, et l'affaire sera rapidement réglée, se dit-il confiant. »

. . .

* : Extrait de la Bible Corinthiens 13:4-7, pour être exact.

Et voilà, c'est fini. Alors à votre avis ? Nate se fait des films ou Lorélis est une peste ? La réponse au prochain chapitre. En toute logique. J'espère que ça vous a plu ?

Miss Tagada (L)