Un cillement aigu la réveilla dans un climat désertique de la céphalée post-éthylique. Elle était dans un grand lit inconnu, dans une tente aux pans céruléen et ocre. Sur le chevet, une bourse bien garnie et un mot. Elle se tourna assise dans le lit et se remémora comment elle s'était laissée emportée par les manières suaves, ces baisers ardents et son magnétisme dévorateur.

Elle avait été une nuit la vassale de ses instincts et de sa jouissance. Sur la note imprimée, elle put lire;

Merci pour vos services

Il y avait joint un rapport d'impôt sans noms d'un montant de 50 gallions pour ''services rendus''.

Elle leva la tête à la fois vexée, flattée et abasourdie. Il attendait une pute…

Elle jeta un regard vers la pièce. Les étagères étaient vidées des nombreux livres qui y étaient probablement reposés peu avant. Les tiroirs vides encore entre-ouverts et quelques bricoles sans importance laissées derrière; tous les signes d'un départ précipité.

Elle trouva sa robe on loin qui avait été lessivée. Ce forain frankedil l'avait prise pour une pute ET il avait fait rédiger une facture à son patron! Elle pesa la bourse, 50 galions était tout de même une belle somme. Elle devait avoir volé le contrat à la plus chérante des escortes de la région. Elle s'esclaffa remontant avec amertume du lendemain de veille sa robe à paillettes.

Elle prit une calèche depuis la foire vers la sortie de Prés-au-Lard. Il devait être tard, affreusement tard. Assez tard pour que toutes les conasses de Serdaigle en parlent durant toute la semaine.

''Potter est encore rentrée en après-midi de la fête''

''Quelle pétasse cette Potter, regardez sa tête''

''Me semblait que c'était un critère pour être Serdaigle d'être responsable et sage''

Elle s'assit enfin devant sa coiffeuse. Un turban de serviette humide sur la tête en peignoir aux couleurs de sa maison. Les autres chambreuses s'étaient évaporées durant sa douche; preuve qu'elle devenait de plus en plus la terreur des Bronze & Azur. Maintenant même sa propre maison l'avait en horreur.

Comme son frère Several*, elle aspirait à la vie de Maître des Ténèbres : Lily, Comtesse des basses ruelles et des vices de la Chair. Elle finit de mettre son onguent hydratant et déroula ses cheveux. Elle empoigna sa baguette et se tourna pour se couper les cheveux en face du miroir. Son dos était couvert de marques d'ongles et d'ecchymose sur les hanches! Elle se mit à paniquer à chercher d'autres preuves. Elle avait une sorte de rougeur au poignet et u je-ne-sais-quoi au pied gauche. Ce frankedil l'avait brassée pour de vrai! Elle ferma ses cuisses sans en avoir conscience, croisa la vue de son visage et sourit. Son corps avait souvenir d'une nuit de 'services'' que son esprit n'avait plus mémoire. Elle regretta presque de ne pas avoir eu son nom…elle aurait peut-être pris d'autres ''contrats''.

Dimanche finissait déjà. Elle prit sa besace pendant que ses co-chambreuses revêtissaient leur pyjamas. Elle descendit dans la salle commune dans le but de quitter la tour des Serdaigle mais croisa le préfet. Derek Woodgraft, un autre homme à ses pieds.

-Encore à sortit après le couvre-feu, Potter?

Les pouces dans la ceinture, il leva le menton bien fier. Elle mit un doigt sur son torse et répliqua;

-Tu sais où je serais pour ton…paiement… Dit-elle en glissant une main autour de sa taille. Si tu te crois assez fort pour ça…

Elle sortit fièrement sachant qu'il la rejoindrait dans la chambre des secrets pour baiser plus tard. Elle l'avait surpris à fricotter avec les arts prohibés tard dans la nuit en revenant de son repère. Il était à sa botte depuis. Ils baisaient parfois comme une menace ou un pot-de-vin.

Elle, qui avait été une mignonne serdaigle exemplaire, digne fille du célèbre Harry Potter, n'avait pas inspirée la gloire éternelle après sa victoire au Tournois des sept sorciers. Lily était devenue taciturne, occulte et crainte. Dire que Criséis lorsque Lily était en deuxième année avait été un modèle de charme, elle se sentait si terne par rapport à cette femme faite de cendres et d'ombres.

Elle retrouva son hamac dans le squelette du basilic. Elle retrouva l'épais volume de Sortilèges, le fit léviter et se perdit dans la lecture.

Une main se glissa sur sa cuisse, Derek était nu, le membre bien érigé vers elle. Elle laissa son livre rejoindre le sol pendant qu'elle se glissait à genou devant lui. Elle prit la base de sa queue et leva les yeux vers son visage avant de l'avaler. Rien de mieux pour tenir un homme en laisse. Elle résistait longtemps à la tentation. Elle avait senti la chaleur humaine pompée de sa bouche se rendre entre ses cuisses. Elle était vassale et monarque à la fois. Elle était dévote et déesse. Elle n'en pouvait plus.

Elle le fit tomber d'un sort puissant et leva sa jupe. D'un petit saut de baguette, sa culotte avait disparu. Elle le chevaucha comme Derek était; fort, confiant et sans considération. Il respirait de plus en plus fort et elle perçu le grognement final. Elle sortit et empoigna son membre pour faire gicler toute son offrande.

Ne - Il est presque 3hrs du mat', traines pas trop sinon tu seras encore en retard au cours de sortilèges, Potter…

-Et alors? Sortit-elle en reprenant son siège dans le hamac.

Il tournoyait sa baguette en enrubannant son corps de son uniforme de préfet de Serdaigle.

-Tu sais, Commença-t-il d'un ton paternel. Je suis préfet et c'est mon mandat premier de veiller à ce que les Serdaigle honorent les couleurs de notre maison.

-Dois-je te montrer les graphiques de la coupe des maisons de l'an passé, ou de l'autre d'avant? J'ai beau faire perdre 10 à 20 points par jour, je suis la seule qui peut à coup sûr valoir un match de Quidditch gagnant… Si nous avions une équipe plus hardie on doublerait presque Gryffondor…

-Merde Lily! Tu as beau être une ''Potter'', tu ne peux pas vivre en pensant que tout va s'arranger parce que tu y crois!

Elle retourna son regard dans son livre;

-Vas Derek, je n'ai plus besoin de toi.

Il resta figé. Toujours froid à l'idée d'être traité de la sorte.

-Tu attends un Imperium ou quoi? Rajouta-t-elle condescendante.

Il partit tel la bourrasque insignifiante, pourtant rafraichissante qu'il était dans sa vie.

-Chapitre 14? Se dit-elle. Sortilèges de cloison et diffusion psychique Rit-elle assez fort pour que même du bout de la salle il l'entende. Qu'on jette aux inferus les cours pathétiques de !

*Several est une contraction de Severus-Albus utilisé par Lily principalement dans Criséis et l'école de la vie.

Je retape ce que j'ai écris à la main dans un cahier depuis le début de l'été. Wow que j'adore les personnes horribles.N'Hésitez pas à commenter vos impressions sordides et me noter spécifiquement des erreurs de tournure de phrases, grammaire...