Bonjour tout le monde

me voici comme promis avec le chapitre 2 de Close Your Eyes.

Une cover a été faite, elle est visible sur deviantart et sur ma page auteur sur facebook.

MERCI pour vos rws, je suis contente que ce début ait attiré un peu de monde, c'est super cool. :-)

MERCI à Calliope pour la bêta-correction :-)

Bonne lecture.


Stiles ouvrit les yeux après avoir entendu un bruit de porte, s'assit sur son lit et sourit spontanément. L'infirmier Derek Hale était en face de lui, les yeux plongés dans la lecture d'une feuille. Il leva la tête et fit un sourire au jeune Stilinski qui rougit en détournant la tête.

- Bien dormi ? demanda l'infirmier en posant sa feuille sur le lit de Stiles et en s'approchant du jeune homme.

- J'ai connu mieux, soupira Stiles en reportant son regard sur Derek. Mais, j'ai connu bien pire… Désolé, je ne suis pas doté de l'option, répondre juste par oui ou non.

Derek pouffa et fronça légèrement les sourcils en se penchant vers son patient qui retint son souffle.

- Je dois contrôler que vous allez bien ce matin. Je dois prendre votre tension, enlever le goutte-à-goutte qui est vide, faire une prise de sang et écouter votre cœur, annonça l'infirmier en sortant son stéthoscope de sa blouse.

Il posa doucement l'objet dans le dos de Stiles.

- Ne retenez pas votre respiration, ça m'arrange pas pour cet examen.

Stiles rougit et expulsa tout l'air qu'il avait retenu avant de respirer le plus normalement possible.

- Un peu de tachycardie ? questionna Derek en faisant un clin d'œil à l'ado qui rougit de plus belle.

- C'est votre faute, murmura Stiles.

- Je vois.

Derek s'éloigna et mit des gants de chirurgien avant de revenir vers son patient pour lui retirer le cathéter fiché dans la veine de son bras gauche.

- Vous sentez bon, chuchota Stiles en gardant la tête baissée.

Derek rougit à peine. Il s'éloigna à nouveau de Stiles et disparut un petit moment. Stiles soupira et se laissa tomber lentement contre son oreiller. Il prit le temps de respirer calmement. Ce n'était pas vraiment le bon moment pour être excité par l'infirmier qui allait revenir le contrôler. D'ailleurs, Derek revint à ce moment-là et il posa une bassine sur une chaise en bois. Il en sortit un gant de toilette qu'il essora avant de le mettre sur sa main et de se diriger vers Stiles. Il lui passa doucement le gant humide sur le visage, puis le posa dans la bassine pour défaire la chemise d'hôpital de son patient et la jeter par terre. Stiles cligna des yeux et eut un geste de recul quand Derek reprit le gant pour l'approcher de son corps. Il sentit une chaleur envahir tout son être quand Derek lui souleva un bras pour laver son aisselle. Il en fit de même pour l'autre et sourit à Stiles qui tentait de garder un peu de décence face à cet infirmier trop beau et trop proche de lui. Derek glissa le gant mouillé le long du torse de Stiles, puis descendit sur son ventre avant de s'arrêter pour repousser le duvet jusqu'aux pieds de Stiles. Le jeune homme hoqueta et ancra son regard au plafond.

- C'est moi qui vous trouble à ce point ? demanda Derek avec un petit sourire sur les lèvres, voyant l'érection de Stiles dressée devant ses yeux.

- Non, je pensais à des chatons. J'adore les chatons. En plus d'être gay, je suis zoophile, ironisa le jeune homme, mal à l'aise.

Il ne pouvait même pas bouger les mains pour cacher son intimité.

- C'était vraiment obligé la toilette complète ? demanda l'ado en jetant un regard au cul de son infirmier quand celui-ci se retourna pour mettre le gant de toilette dans la bassine.

- On m'a demandé de le faire. J'obéi aux ordres de mes supérieurs.

Derek se retourna vers le jeune homme et remit le duvet sur son corps. Il lui détacha les mains et releva la tête de lit pour que l'ado se retrouve en position assise sur le lit.

- Votre père a laissé un sac avec des habits pour vous. Vous allez bientôt partir, mais d'abord je dois vous faire une prise de sang.

Stiles attendait, assis sur son lit d'hôpital, en remuant constamment les jambes et les pieds. L'infirmier Derek Hale était partit derrière la porte et discutait avec quelqu'un. Sûrement l'infirmier de l'asile. Stiles passa les doigts de sa main droite sur le gros pansement qui lui décorait l'avant-bras gauche. Bon sang, il était en vie. Pourquoi son père avait-il appelé Scott ? Pourquoi Scott s'était-il précipité chez lui ? Pourtant, tous deux ne faisaient plus attention à lui au quotidien. Son père depuis des années, son best - ex-best- depuis quelques semaines. Ça c'était passé ainsi, Scott était venu jouer chez Stiles à la console, un après-midi après le lycée et le jeune Stilinski lui avait dit :

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- Scott, il faut que je te parle de quelque chose. Tu sais, je disais que j'étais amoureux de Lydia et tout ça… mais c'était pas vrai… j'ai juste choisi cette fille au hasard parce que… enfin, je devais bien trouver quelqu'un pour paraître comme toi et les autres mecs de l'école. Mais je… je suis homosexuel.

Scott avait lâché sa manette, avait regardé Stiles, s'était levé lentement du sol sur lequel il était assit et était sortit de la chambre de son ami, puis de la maison. Plus un mot depuis ce moment-là. Que des sms pour que Stiles lui passe des devoirs à recopier, rien d'autre. Stiles s'était attendu à toutes sortes de réactions de la part de Scott, mais il n'avait pas du tout envisagé celle-là.

00000000oooooo0000000

- Monsieur Stilinski ?

Stiles sursauta quand une main lui toucha l'épaule et son regard s'ancra dans les yeux verts de Derek Hale.

- Je… j'étais dans mes pensées. Pardon.

Le regard de Stiles fut happé par un homme derrière l'infirmier Hale et il grimaça. L'homme, âgé d'une bonne trentaine d'années, le fixait par-dessus des lunettes en demi-lune, l'air grave et énervé. Stiles se leva et resta planté là.

- Il est dangereux ? demanda le trentenaire au jeune infirmier Hale.

- Non. Je vous dis au revoir monsieur Stilinski. Soignez-vous bien.

Stiles acquiesça en silence et suivit l'infirmier de l'asile psychiatrique qui le conduisit à l'extérieur de l'hôpital. L'homme lui ouvrit la portière d'un mini van et Stiles s'installa sur le siège passager. L'homme s'installa au volant et enclencha la sécurité des portières, puis démarra. Le trajet se fit en silence. Environ vingt minutes et enfin, Stiles vit se dresser devant ses yeux la grande bâtisse de l'asile d'Eichen House. C'était un bâtiment austère, froid et terrifiant. Il sentit un frisson descendre le long de sa colonne vertébrale et retint un sanglot.


Eichen House était encore plus terrifiant dedans qu'il ne l'était vu de dehors. Les longs couloirs froids faisaient trembler Stiles de l'intérieur. Ça ressemblait à ça un asile de fous ? Tu m'étonnes que les gens n'y guérissent pas. Qui pouvait ne pas devenir barge en vivant dans un endroit pareil ? L'infirmier le conduisit à une chambre à l'étage et laissa Stiles seul dans une chambre où un lit en fer blanc trônait contre un mur. L'ado soupira et s'assit sur le lit en se prenant la tête dans les mains. Il avait touché le fond du fond là. Mais qu'est-ce qu'il lui avait prit de faire une connerie pareille ? Il le savait qu'essayer de mourir ce n'était pas une solution. Qu'il était con franchement. Stiles soupira et s'étendit sur son lit, les yeux fixé au plafond. Il pensa à sa mère. Que dirait-elle si elle le voyait dans cette chambre ? Dans cet endroit horrible ? Dans cet asile de dingues ? Il pensa à son père… Est-ce que ça valait encore la peine de penser à lui ? Y avait-il un espoir que leur relation s'arrange ? Sûrement pas. Et Stiles ne lui avait encore pas dit qu'il aimait les hommes. Ça, c'était sûr, ça ne passerait pas pour Monsieur le shérif ! Il soupira et croisa les bras derrière sa tête. Et Scott ? Est-ce qu'il pouvait encore le considérer comme un ami ?... NON, non et non. Il ferma les yeux… et s'endormit.


Stiles se réveilla quand un bruit de porte qui claquait le fit sursauter. Il releva le haut du corps et cligna des yeux en regardant l'endroit où il se trouvait et… tout lui revint en mémoire. Le couteau, le sang, l'hôpital, l'infirmier-sexy Derek Hale, Eichen House… Merde ! C'était tout sauf un rêve.

Un homme en blouse blanche entra dans la chambre.

- Monsieur Stilinski ? apostropha-t-il.

- Ouep.

- Suivez-moi !

L'ordre n'était pas discutable et Stiles obéit sans hésiter. Il suivit l'homme jusqu'au bout du couloir et entra dans une pièce froide. Les douches.

- Allez vous laver et mettez les habits qu'on vous prête pour votre séjour ici.

Stiles acquiesça. La douche était assez froide, mais il n'en fit pas état et se vêtit en vitesse avant de rejoindre l'infirmier qui l'attendait devant la porte, assis sur une chaise en plastique. L'homme se releva et fit signe à Stiles de l'accompagner. Ils descendirent des escaliers et se retrouvèrent devant une énorme porte en bois massif. L'homme poussa un battant et Stiles le suivit pour pénétrer dans un réfectoire. Des dizaines de tables étaient alignées et des gens étaient installés pour le service du petit déjeuner.

Stiles promena son regard dans la salle. Il y avait de tout. Des vieux, des jeunes. Son regard s'attarda sur un groupe de personnes qui semblaient complètement déconnectées du monde réel et il sentit un frisson monter le long de son échine. L'infirmier lui tapa sur l'épaule, geste qui le fit revenir à l'instant présent et le conduisit vers une table où trois jeunes étaient assis. Stiles se posa sur un tabouret et regarda ses nouveaux compagnons de tablée.

Une fille, tout d'abord. A peu près du même âge que lui. Cheveux blond foncé, plutôt jolie, mais avec un air sauvage. Elle croisa son regard et lui montra les dents en grognant comme un animal. Stiles sursauta légèrement et détourna les yeux. Elle était bizarre elle. Son regard s'accrocha sur une fille blonde, cheveux ondulés, la tête baissée. Elle se balançait doucement d'avant en arrière et Stiles l'abandonna bien vite. Puis il regarda le garçon en face de lui. Un blond, encore. Des yeux bruns… un sourire. Un sourire ? s'étonna Stiles.

- Salut, lança le jeune homme qui devait avoir, lui aussi, le même âge que Stiles.

- Sa…lut, répondit Stiles un peu gêné. Je… je m'appelle Stiles… je viens d'arriver et euh… toi ?

- Tate, répondit le blond avec un sourire doux.

Stiles se dit que… ce n'était pas possible. C'était comme dans ces ridicules romans à l'eau de rose… il venait de craquer. C'était lui le nouveau et il venait de craquer pour un mec, certes magnifique, mais interné dans un asile de fous. Il n'y avait vraiment qu'à lui que ça pouvait arriver un truc pareil. Papa Stilinski allait être aux anges quand Stiles allait, et d'une lui apprendre qu'il était homosexuel, et de deux, lui apprendre qu'il venait de craquer pour Tate. Quel joli nom, soupira Stiles dans sa tête. Il papillonna des paupières et se reprit soudain en se demandant… à quoi il jouait là franchement ? Tate lui sourit.

- Oh, on dirait que j'ai pêché un joli poisson, dit-il l'air amusé.

Stiles, étonné quelque secondes et mal à l'aise d'avoir été si vite percé à jour, sourit en regardant son vis-à-vis dans les yeux.

- Tu viens d'arriver ?

- Euh ouais… C'est mon père qui m'a collé ici. Je… j'ai un peu…

- Déconné ? questionna Tate en pointant un doigt vers le poignet gauche bandé de Stiles.

Le jeune Stilinski tira sur sa manche et rougit.

- On va dire ça, marmonna-t-il en baissant la tête.

- Tu sais, je suis pas ici pour rien non plus. Comment te dire ça…

Stiles releva la tête.

- … Je fais des cauchemars, souffla Tate en se penchant vers Stiles. Je me prépare pour une noble guerre. Je tue les gens que j'aime….

Tate rit franchement et continua :

- Mais pour tout te dire, je n'habite pas ici. J'accompagne seulement ma mère qui travaille ici et j'en profite pour voir des psy. Tu connais la Murder House ?

Stiles sentit un frisson lui glacer la colonne vertébrale et déglutit bruyamment. Tout le monde à Beacon Hills connaissait la fameuse, très fameuse, Murder House et son histoire macabre.

Tate se leva pour se pencher complètement sur Stiles et souffla contre ses lèvres.

- J'habite dans cette maison.


Et voilà, apparition de Tate dans cette fic.

Le début va surtout se passer à Eiche House..

au fait, sur mon planning de ce que j'ai envie de faire de cette fic, j'arrive à plus d'une trentaine de chapitres... (ah ouais, quand même)...

bref, on verra bien.

passez tous un bon dimanche et à très bientôt pour la suite. bisous

KITSUNE