Chapitre 1

Je claquais la portière de la clio bleue de mon père en jurant. La sonnerie annonçant le début des cours était passée de plus de dix minutes, je me faisais donc une joie de converser poliment avec Mme Rivard de la cause de mon retard.

A votre avis, est ce qu'elle croirait à l'attaque des chihuahuas ninjas au coin de la rue? Ouais je sais c'est pas terrible et en plus je suis venue en voiture. Et je sais qu'elle le saura. C'est une vieille malade cette pauvre femme, à croire qu'elle a installé des caméras cachées partout pour nous surveiller. Vous savez comme dans le film où le mec, il croit qu'il vit une vie normal alors que tout les habitants dans la ville où il habite sont des acteurs et que lui aussi en est un sans le savoir depuis sa naissance. Les gens étaient vraiment gaga de télé-réalité à l'époque et je trouvais que ce film en était une bonne critique.

Bon c'était pas tout mais moi il faudrait que j'aille escalader cet interminable escalier, me prendre un billet et allais à double reculons vers ma salle de math. Je détestais ça même si j'étais en série S. En faite je haïssais les sciences mais là avec les maths on arrivait au summum de la haine: les ROC à apprendre par cœur, en plus des formules incompréhensibles. Sorry pour les matheux mais je ne pouvais définitivement pas aimer les sciences si c'est mes parents qui avaient choisi cette série pour moi. Sniff, pleurnichez du mauvais sort qui me tombais tout le temps sur la tronche avec moi.

Quelques minutes plus tard je tremblais presque devant la CPE, mais je tenais mes amis je tenais! (je sais c'est ironique, ce que je peux la détester cette vieille bique!) :

« Mademoiselle Picard, encore un retard je présume.

-Oui madame.

-Et ce n'est certainement pas du à une attaque des aliens de la planète chuchupachu! N'est ce pas?

-Allez, je vous le signe ce billet (trop cool) et je fixe un rendez vous avec vos parents. Lundi, ça vous va? (Et merde.)

-Oui.

-Voilà dit elle d'un ton doucereux (mais ma parole t'es sadique ma pauvre vieille) en tendant le billet. Et en reprenant beaucoup plus fortement: Et maintenant dehors. »

Je ne me le suis pas fais redire de fois et j'ai pris la poudre d'escampette (ça me fais penser à la poudre de cheminette, ouais je sais c'est pourri comme comparaison mais n'empêche j'en aurais bien besoin de cette poudre rien que pour plus voir la sale gueule de notre cher CPE) et bien sur dans les escaliers pour finir en beauté je me suis (élégamment s'il vous plait) casser la gueule par terre. Mon sac c'est ouvert, mes feuilles se sont envolées et même ma calculatrice n'a pas pu résister à la soudaine frénésie qui semblait envahir mes fournitures scolaires et autres. Elle nous a fais un superbe vol plané. Et ses piles se sont même échappées! (Je suis maudite.)

En entrant dans la classe de math, j'ai crisé. En effet la prof, madame Pivert-ouais (je sais comme ce maudit piaf) m'a fais la remarque du grand écoulement de temps entre l'heure marquée par la CPE et celle de mon entrée en classe (Grrrr) et m'a collé un autre rendez-vous avec mes parents (encore un!) et m'a fais signe de m'installer à coté d'un super beau mec au fond de la classe (tilt, attendait un peu je suis toujours toute seule au fond de la classe et c'est qui lui? N'empêche il est à croquer).

Je m'installai donc à ma place, trop heureuse de ma chance et je remarquai à l'instant tout les regards assassins des filles et d'un gars? de ma classe. Ou là Arsène était homo, mon meilleur pote et il ne m'en a même pas parlé? Ou si je l'attrapais celui là il allait m'entendre, putain je ne dégageais pas une aura d'homophobe, MERDE! Je lui est bien confié que j'avais peut être j'ai bien dit peut être des tendances bi. Ouais en parlant de ça il faudrait que j'expérimente ce côté là de la chose soyez pas dégouté les filles depuis quand on juge sur la sexualité? Heuuuu au pif depuis la nuit des temps?

Bon mis à part ce petit aparté, dans la classe il y avaient des grosses dindes qui gloussaient ou me fusillaient du regard, au choix (si grosses dindes qui gloussent tapez 1, si grosses dindes qui me fusillent du regard tapez 2). Pffff, je me fais peur moi même avec ces conneries. Le beau gosse à ma droite se tourna vers moi (Des lentilles rouges? Ça lui apporte quoi de porter des lentilles rouges?) et dît:

« Tu pourrais arrêter de gigoter s'il te plait.

Je le regardai et lançai:

- Non mais faut pas te gêner surtout. Et arrête le style balance et hypocrite ça marche pas fort ici.

Il me fixa durement, il était comme figé genre statue du Louvre, mais là c'était sans le balai dans le cul. Il me faisait plutôt penser à un lion qui fixait sa proie (et là je me dit ou là boulette, boulette, BOULETTE).

- Attention petite fille ne te frotte pas à plus gros que toi.

Sa bouche eût en un sourire effrayant dévoilant de parfaites dents (je suis sur qu'elles sont plus aiguisées que le le rasoir de mon papa, oh oh c'est pas bon pas bon du tout). Mais moi et ma réplique légendaire n'étaient pas toujours pour ne pas dire jamais d'accord avec le côté prudent de ma personnalité vraiment minoritaire:

- Et les couteaux de cuisine c'est fait pour les féministes en mal de meurtres contre les sales misogynes qui polluent l'espace.

Ses yeux rougeoyèrent un bref instant et grognement monta du fond de sa gorge.

- Whoua, tu veux imiter quoi là, le chat qui veut une caresse, ou le doberman qui veut ses croquettes?

- Les caresses de chien ça donne des puces quand à ma nourriture elle est légèrement différente, plus goûtue. (Heu il voulait dire quoi par goutu? Il me faisait un peu peur, on aurait dit comme dans la chanson de Rammstein, le mec qui passe une annonce pour bouffer des couilles. Heureusement pour moi je n'en avais pas. Nananananère! Mais il m'a traité de chienne!)

-Hé je t'emmerde connard! »

Son sourire disparut aussitôt. Je perçue un mouvement d'air et je ressentis une vive douleur. Je baissais les yeux. Sa main me serrait comme un étau. Puis je ressenti un léger picotement sur mon bras. L'instant d'après, j'étais figée, mes yeux couverts d'une pellicule blanchâtre, mon esprit complètement ailleurs.

J'ouvris les yeux et les refermais aussitôt: la lumière de cet endroit inconnu y était vive et avec mon mal de crâne ça faisait comme des scalpels qui se seraient amusés à trifouiller ma tête pour, tuer mes dernières neurones restantes? Je sais, je suis très pessimiste envers moi même (et les autres faut pas exagérer hein!).

Je me relevais après avoir de nouveau rouvert les yeux. L'endroit était comment dire...spéciale, ouais c'est ça spéciale. Pas de murs, pas de plafond, rien, qu'une blancheur éclatante.

Je marchais depuis...

« Whoua ma montre marche pas! Monologuais-je. Mais si regardais là, là, en la pointant du doigt le cadran. La trotteuse elle... bouge pas. Et j'approchais ma montre de mon oreille. Bon la minuterie est morte et c'est définitif je rêve ou...je rêve (non je ne suis pas folle!). »

Donc je marchais depuis grosso modo quelques heures et j'en avais plein les pattes. Heureusement que le sol était plat parce que éviter des obstacles ça me demandais trop d'effort (que voulez-vous on est fainéante ou on l'est pas). Et soudain:

« Ho my good m'exclamais-je en montrant du doigt une forme au loin. Un truc, un putain de truc dans ce monde bizarre où il n'y avait jamais rien à part moi. »

Je courais et l'objet grossissait de plus en plus dans mon champs de vision. Je savais déjà qu'il était noir (quel beau contraste et au moins ça va pas me tuer les yeux).

J'arrivais enfin au pied de l'objet. Sa forme était simple, lisse. Une planche rectangulaire et monumentale avec au moins trois mètres de haut et un de large fait d'un matériau inconnu à mes yeux. J'en fis rapidement le tour et Ô surprise à la hauteur de mon épaule se trouvait une délicate poignée en ivoire. Je la saisie et la l'actionnai. Elle s'ouvrit sans un bruit et avant même d'avoir pu comprendre ce qui se passait je me fit aspirer.

« BAM! »

Après avoir été aspiré par cette fichue porte, mon corps fut éjecté sur une surface plane très TRES dure! Que mon pauvre corps en témoigne. Je me relevai avec maintes précautions, tâtant ma peau. Je grimaçais à l'emplacement d'un futur bleu et là je regardais enfin ce qui m'entourait:

« Oh la vache, c'est quoi cet endroit! »

Ma demande express en ce moment était de me faire greffer une douzaine d'œil supplémentaires.

Mon regard sautait d'un objet à un autre: je ne voulais absolument rien rater!

Des meubles s'entassaient ici et là, des armoires aux portes manquantes où prolifèrerait de multiples choses: des livres aux tranches et couvertures de cuir sombres. La langue m'était inconnue, faites de runes incompréhensibles. Des fioles renvoyaient une hypnotique lueur provenant de liquides aux magnifiques couleurs.

Toutes les étagères, armoires ex cetera formaient de minces allées. Je me juchais sur un escalier conduisant à un chaire. La vue me dévoila un dédale monstre d'étagères soutenant des objets hétéroclites.

Un bruit de pas me fit sursauter.

Une ombre se profila à mon extrême gauche derrière une armoire style XVIIème siècle.

Enfin un homme apparu. Mes yeux s'écarquillèrent: le nouvel élève de ma classe dans une tenue assez saugrenue: les bas bleu roi accompagnés du pantacourt bouffant et de la veste bleu nuit. Les chaussures complétaient la tenue par leur couleur noir et leurs petits talons. Tout pour courtiser le roi il y a plusieurs siècles. Oui c'est ça plusieurs siècles.

Le chieur (oui nous l'appellerons comme ça,ça lui va si bien) s'arrêta devant une étagère de plus d'une dizaine de mètres de haut, farfouilla un instant dedans et en ressortit un petit coffre de vieux bois incrusté de pierres précieuses. La lumière d'une bougie posé sur un guéridon les faisait miroiter.

Je frissonnais, pas de froid mais d'une sensation étrange comme si on avait saturé l'air d'une énergie colossale. Cette impression redoubla lorsqu'il ouvrit le coffret. Il dévoila un pendentif: une fine chaine en argent et une grosse améthyste. Mes poils se hérissèrent, c'était comme si la pierre pulsait d'une énergie propre ( ce truc est vivant ).

Soudain l'énergie disparu. Le chieur et le pendentif avait eux aussi pris la fuite.

L'étendard fixait sur un mur de vielles pierres était agité par un hypothétique vent.

Je reçue une violente décharge et je sombrais enfin dans la vraie inconscience.

Une forte odeur de désinfectant m'assaillit les narines (l'infirmerie). Je gardais les yeux fermés, ralentit ma respiration pour me concentrer sur mon ouïe. Pas un bruit, pas le moindre souffle tenue trahissant une présence.

J'ouvris les yeux...pour les refermer aussitôt après! Le chieur me fixait de ses prunelles rouges. Et je ne voulais plus en rire, elles me faisaient peur oui peur. Mon instinct de survie s'était soudainement réveillé et me hurlait de fuir. Le plus loin serait le mieux.

Mais je repris le contrôle sur moi même en calmant ma respiration et mon niveau cardiaque élevé.

Le petit sourire en coi qu'abordait le chieur se fana pour laisser place à de l'énervement et de la curiosité?

Nous restâmes ainsi en chien de faïence pendant cinq bonnes minutes. Je cillais plusieurs fois mais lui jamais. Tous ces petits détails me poussais à me dire qu'il n'était pas humain. Puis je rigolais de ma propre bêtise (à l'époque si j'avais su que mon hypothèse se révélerait si juste j'en aurait pleuré).

La porte s'ouvrit et nous tournâmes nos têtes, moi avec un temps de retard. Il me fit un sourire narquois.

« Ah alixe vous êtes réveillée! S'exclama l'infirmière, madame Robin. Une petite femme joliment enrobée avec de courts cheveux châtains. Je l'adorais, avec mes malaises j'étais souvent amenée à la voir et elle me donnait toujours des bonbons quand je grimaçais à l'écoute du menu de la cantine qu'elle m'énumérait, donc elle m'en offrait souvent si c'est pas pour dire tout le temps. Elle repris: merci jeune homme vous pouvais partir maintenant.

Le chieur acquiesça sèchement et parti rapidement sans m'avoir une seule fois adressé la parole.

Après avoir entendues la porte se refermer nous nous regardâmes madame Robin et moi pendant quelques secondes avant d'éclater de rire et une des seules adultes que je ne méprisais pas de ce merdique bahut s'exclama:

-Il tente de nous faire un remake de comment bien être avec un balai dans le cul ou il espère faire un simulacre de ta prétendue répartie envers les adultes responsables?

-Hé je croyais que tu étais de mon côté!

-Mais je le suis, c'est juste que ce jeune homme même s'il est divinement beau est aussi froid qu'une porte de prison. S'il y espère avoir autant de jugeote que toi pour te tirai avec un superbe sourire colgate à monsieur Fixodent quand l'envie te prend de ne bouger de ton jolie popotin pardon je voulais dire ne pas vouloir faire sport!

J'éclatais de rire. Madame Robin ou comme moi je l'appelais Yvie tiré de son prénom Yvette avec son humour décoiffant m'apportait du réconfort. C'était ma confidente. Un sourire fleuri sur son visage. Puis une question vint me tarauder l'esprit:

-Mais, au faite, pourquoi tu m'a vouvoyé?

Pour réponse j'eus un magnifique rire qui parti en douces trilles( oui je kife Rimbaud, vous savez le poète qu'emmerde le monde et tout et tout). Mais elle se repris et lâcha:

-Avec cet aristocrate version balai dans le cul, je n'ai pas pu m'en empêcher et je voulais voir sa tête quand je te donnerais du vous en veux tu en voilà! Pfff, il ne m'a pas vraiment donné satisfaction. Pire qu'une statue de cire celui la! »

Son ton mélodramatique et sa main sur son cœur me confirmèrent le fait qu'elle se foutait bien de sa gueule. J'aurais bien aimé qu'il soit là pour voir qu'est ce qu'il en aurait pensé!

Mais la petite pause de pur bonheur fut de courte durée. En effet trois coups contre la porte annoncèrent l'arrivée de personnes qui ne voudraient certainement pas rire avec nous du chieur. Donc nous adoptâmes une tenue de circonstance c'est à dire irréprochable mais surtout suintant d'hypocrisie.

Une femme entra, madame Rivard (cool ). Sa voix perfide retentit aussitôt dans la petite mais douillette infirmerie:

« Oh mademoiselle picard à l'infirmerie comme c'est surprenant!

Non non ce n'était pas de la méchanceté gratuite envers mes malaises puisqu'elle n'en savait rien. J'avais eus le droit à pour choisir à quels adultes j'allais le dire et leur nombre état assez restreint. Le seul malaise en présence des autres élèves c'était...aujourd'hui.

L'affreuse bonne renchérit:

-Maintenant tu me fairas le plaisir de rejoindre ta classe! Et tu...

-Il semblerait que se soit toujours moi l'infirmière dans ce lycée coupa Yvie et je trouve qu'après ce malaise et son récent réveil je vais la garder encore quelques heures pour faire les diagnostics nécessaires.

La tirade cloua Rivard sur place et j'en fut très heureuse mais plus encore du fait que je resterais en compagnie d'Yvie. Je me reteint de rire devint l'air pincé de la CPE et je fis plutôt quelque chose que je ne faisais pas souvent. Je me la fermais. Le claquement des talons de Rivard me fit lever les yeux et j'aperçus brièvement son affreux manteau fuchsia et rose bonbon avant qu'elle ne claqua la porte.

-Ouf enfin débarrassé fit yvie. Puis elle tourna vers moi et reprit d'un ton joyeux: tu ne devrais pas avoir permanence à cette heure?

-Si, pourquoi?

-De un ça prouve l'imbécilité de ta charmante CPE et de deux pourquoi n'est tu pas déjà sur ton portable à textoter pour que ta petite bande se ramène ici!

Ni une ni deux j'étais déjà sur le dit portable à faire ce que venait de dire Yvie.

Cinq minutes plus tard ils étaient là.

Bon il y avait mes deux premières vrais amis Isis et Claire. L'une un mètre soixante habillée d'un tee-shirt noir à l'effigie du groupe Nirvana, d'une jupe à volants noirs lui arrivant au dessus du genoux, d'une paire de bas l'un vert pomme l'autre jaune citron et de doc martens noirs. Elle portait ses cheveux blond très court presque rasés. L'autre faisait un mètre soixante sept. Ses habits et ses cheveux un peu moins (voir beaucoup moins!) provoc qu'Isis avec un jean brut, une marinière, des convers beige et ses cheveux bruns ramassés en une queue de cheval haute. On se connaissaient depuis la primaire par le fait qu'on aimaient bien aller dans le même coin quand il pleuvait. Moi et Isis pour lire et dessiner et Claire pour juste lire. Claire en avait vraiment bavé avec moi et Isis et notre caractère de merde à toutes les deux. Mais bon rentrées en sixième ont s'étaient calmées.

Après il y avait eu Arsène, beau gosse (homo?), de court cheveux bruns, un mètre soixante quinze, une chemise gris et un pantalon de toile noir. Mon meilleur ami depuis le collège. Notre rencontre était insolite, le premier contrôle de math de sixième nous faisaient littéralement chier donc nous avons sécher mais chacun de notre côté. En tournant en rond nous nous étions croisés, avions été surpris puis la haine des maths nous a rapproché. Et cinq ans et des poussières avaient achevé de consolider notre amitié. Il était en S, et comme moi il avait des parents qui choisissaient pour lui ses études. Et nous nous plantions toujours aux devoirs de maths que se soit ceux du collège que ceux du lycée. Isis n'avais jamais compris notre aversion elle qui adorait les maths ne jurant que par ça.

Mes autres amies étaient Anaïs, Julia, et Hélène.

Anaïs était ma confidente enfin elles l'étaient toutes mais je lui parlais plus facilement à elle qu'aux autres. Elle faisait un mètre soixante, blonde coupe dégradée aux yeux bleu mais assez trapue. Elle jouait au rugby et était plutôt bonne pour les plaquages (j'en atteste j'ai eu des bleues pendant des semaines!). Elle adorait lire, et nous partagions de longues discussions sur nos super lectures. Nous avions même décidé d'écrire pour le plaisir une histoire. Un peu comme Anita Blake mais avec moins de scènes de sexe! Ont se passaient des bouquins, complétions ainsi notre bibliothèque spirituel commune.

On s'étaient rencontrés grâce à notre connaissance commune: Julia.

Elle, elle avait été ma voisine de table dans presque toutes les matières en cinquième car je ne pu m'installer à côté d'Arsène. Il n'était plus dans la même classe que moi. En y repensant je croyais que c'était voulu. Ont avaient été un peu turbulents en sixième, surtout en cours de maths! Les profs devaient d'être donné le mot. Donc Julia et moi avions sympathisé pendant le cour de musique qui aurait pu être intéressant. Mais c'était sans compter le prof, monsieur Loud (dommage qu'il n'y avait pas de r avant le d dans son nom, sinon ça l'aurait parfaitement décrit en un mot). Nous avons discuté pendant les premières heures des cours musiques puis dans tout les autres cours avec plusieurs rappels à l'ordre et une heure de colle partagé avec Arsène qui lui avait séché le cour de math. Ce jour là on s'est vraiment éclaté et c'est comme ça qu'est née notre amitié Arsène et moi avec Julia. Ensuite on s'étaient mis à trainer avec eux et nous avions formé une petite bande de joyeux lurons.

Ce n'est qu'au lycée que nous avions fait la connaissance d'Hélène, moi la première. Nous avions commencé à faire la paire après de nombreux passages commun à l'infirmerie. En effet moi et mes malaises et elle avec ses problèmes de baisses de tensions. Ce qui nous a vraiment rapproché c'est le fait que les médecin n'avaient toujours pas trouvé les causes de nos problèmes de santé respectifs et les insulter pendant des heures ça fait drôlement du bien!

Après je l'ai présenté au groupe qui la rapidement adopté pur son caractère joyeux et sa franchise. Elle aimait comme moi bavarder pendant les cours et ça c'était super quand je me faisait chier car étant ma voisine de table en cours de maths ça tombé plutôt bien. Arsène n'était pas à côté de moi avec le nouveau plan de classe. En faite on était jamais assis côte à côte en classe. Je suis sur que les profs du collège font un débriefing avec les profs du lycée avant la rentrée. Les salauds ! Finalement j'ai des amis super dans ce bahut de merde.

« Pour cette fois tu t'es pas raté question malaise en classe. (Isis et l'art du je mes toujours les pieds dans le plat. Mais moi je dirais plutôt celui de j'ouvre toujours ma grande gueule mais bon c'est comme ça qu'on l'aime!)

-Je suis restais combien de temps les vapes?

-Vingt minutes me répondit l'infirmière.

- Ah je répondis d'un air songeur. J'avais la désagréable impression de me réveiller d'un rêve bizarre et d'en avoir oublié la plupart des détails. Il me restait juste une forte impression. Celle d'avoir été témoin de quelque chose de trop grand pour moi et l'image d'un pendentif en améthyste où la pierre pulsait d'une vie propre.

-Bon c'est pas tout mais qu'est ce que j'ai raté?

Et là ce fut une véritable cacophonie de la part des première S, ceux qui avaient assisté à mon malaise:

-Alors... s'écria Arsène

-Le nouveau a été surpris le coupa Isis.

-Enfin, il a juste haussé les sourcils tempéra Julia.

-Mais c'est un exploit pour lui renchérit Arsène avoue le. »

Julia leva les yeux au ciel et marmonna un truc qui ressemblait à maisquelsimbécilesceuxdeuxlà!

Je renchéris:

-Mais dites moi il a déjà sa petite réputation de mec froid ou quoi?

Les autres allaient me répondre quand la sonnerie retentit. Tout le monde soupira de concert. La première S 1 avait une heure trente de physique. La première L une heure de littérature étrangère et ma classe se tapait deux heures de sport. Alléluia, j'étais à court d'excuse pour ne pas participer au cour d'athlétisme.

Après le départ de la bande je me recouchais dans le lit et me rendormis.

Je me retrouvais ainsi dans un rêve. Mais pas n'importe lequel, c'était le renvois de tout les souvenirs de celui vécu pendant mon malaise le tout en mode accéléré. J'avais le tournis par tout ces détails qui affluaient dans ma mémoire. Et mes battements de cœur se calquaient sur ceux que je percevais et qui provenait non pas d'un être vivant mais du pendentif. En faite je n'étais même pas sur que ça était inerte.

Je me réveillais en sursaut. Mon regard se porta sur les couvertures entortillés sur le sol. Je sue donc que mon sommeil avait était agité autant que mon rêve ou plutôt cauchemar. L'ambiance oppressante ressentit lors de celui-ci me rendait nerveuse au possible. Je ne serais pas surprise si le diable en personne venait me rendre une petite de courtoisie. La chambre de l'infirmerie qui auparavant me faisait me sentir bien, maintenant m'angoissait; les murs semblaient pour ma part vibraient se rapprochant doucement de moi pour m'écraser. Mais ça c'était surement moi qui me faisait des films.

La porte s'ouvrit me faisant bondir en dehors de mon lit.

« Bah qu'est ce qui t'arrive? me questionna mon père perplexe.

-Rien lui répondis je.

-Je suis venue te chercher. On peut y aller?

J'acquiesçai mollement et le suivit dans le dédale de couloirs de mon lycée. On dépassa le self puis les bâtiments des bac pro et nous débouchâmes enfin sur le parking. Arrivée près de la voiture je fus certaine qu'on me fixait. Je me retournais, mais j'appréhendais.

Je vis alors le chieur. Son regard me transperça et la peur s'insinua en moi. Je me dépêchais de grimper dans la voiture. Mais j'avais la sale impression qu'il n'en avait pas fini avec moi, pire que tout ceux ci venait juste de commencer.

Quand je me retournai, il n'était plus là.