Disclaimer : Je ne possède, ni les lieux, ni les personnages, et encore moins l'univers.

Réponse aux reviews:

Lalie: Merci à toi :)

Magiehp: Merci de ton commentaire, je comprends que la fin ne puisse pas plaire, je pensais m'arrêter ici, mais au final, ça ne serait pas être honnête. Une histoire ne s'arrête pas après une rupture ou un mariage, il y a une suite dont il faut parler également, et je pense le faire également.

Im' Kyu : Haha merci de ta vive réaction! Un bonheur amoureux n'est jamais simple, du moins pas aussi simple que ce que j'ai pu écrire, même si ça nous fait rêver.

Lizzie: Merci beaucoup de ta critique constructive :) je ne cherchais pas à créer une surprise sur la fin, ou même à dégrader la situation des prostitués, et certainement pas les insulter. Je sais qu'on peut le prendre ainsi, et j'aurai vraiment préféré pouvoir te fournir cette réponse en MP plutôt qu'ici. Comme dit juste au dessus, je pensais m'arrêter là au début, puis j'y ai réfléchis et je me suis dit qu'il était nécessaire que j'écrive la suite. La prostitution, le lieu, le couteau, tout n'est qu'un métaphore sur la pire expérience en matière de trahison injustifiée qu'on puisse imaginer, j'ai juste voulu faire passer ce message là. Si Harry est laissé pour mort, et que Draco ne lui prend pas son argent, juste sa baguette, c'est parce qu'il n'a pas besoin de l'argent d'Harry, il a juste besoin de sa liberté, il veut juste retrouver son identité et ses capacités, son pouvoir, et ça c'est sa baguette qui le lui permettra, pas l'argent. De l'argent, il peut en avoir avec ses parents, avec son boulot, il n'a pas besoin de ça chez Harry. Et il était bien avec Harry, il l'a vraiment "aimé", mais l'idée qu'il apportait toujours de retourner en Angleterre étouffait Draco, lui qui n'a déjà plus sa baguette, il allait encore plus se faire enfermer et priver de sa liberté. Et paradoxalement, sa liberté, Draco la trouve dans une maison close, il la trouve en restant dans la prostitution, il ne veut juste pas changer son rythme de vie, de nuit. Il veut juste sa baguette pour lui fournir encore plus de liberté, celle de transplaner par exemple, ou de faire la vaisselle sans se mouiller les mains. J'espère que tu continueras de me donner un chance, en lisant cette suite, et j'espère que mes explications ainsi que la suite sauront te convaincre, si ce n'est pas le cas, tant pis pour moi. Egalement, juste parce que je n'y pense que maintenant, les deux dernières phrases que tu as détesté, étaient là pour reprendre la partie où Harry est surpris en découvrant le travail de Draco, où c'est le nom de famille qui est employé. Les deux dernières phrases sont dans les pensés de Draco, il essaie de se justifier cette trahison en se dénigrant lui-même "de toute façon, je suis une pute, je l'ai toujours été, c'était à lui de pas se faire avoir." avec ici plus le sens de connard que de prostitué. Enfin voilà, désolé du pavé.

Christy: Merci pour ta review :) tes mots m'ont beaucoup touché. C'est exactement ça, Draco est devenu fort dans sa survie, et je pense qu'il se sent menacer de perdre cette force en devant faire des compromis pour Harry, en devant comparer devant la justice. Il n'est fondamentalement pas prêt à faire marcher ses relations, car il y a un truc qui bloque chez lui, et il ne sait pas ce que c'est, alors il ne peut pas passer par dessus. Enfin, ça c'est ma version de Draco.

X ou Y : Merci pour ta review :) et non, je ne pense pas que tu sois folle.

MisssSlythherin1408: Merci pour ta review. S'il n'est pas indiqué Deathfic, ou Dark, c'est bien parce que ça n'en est pas une. Je pars également du principe que lorsqu'on lit un livre, il n'est pas indiqué dessus si un personnage va décéder. Tout ce que je peux faire c'est indiquer que l'ambiance peut être triste, pour les personnes qui n'ont pas envie de lire quelque chose dans cette ambiance.

Amande16: Héhéhé merci beaucoup à toi pour ta review :3 c'est exactement ça, je n'ai pas tendance à écrire Draco sous cet angle, mais c'est exactement ça dans cette histoire. C'est une pute. x)


A l'heure diurne


Il devina que le plafond était blanc. Etrangement, celui de l'appartement de Vérone ne l'était pas. En se relevant, Harry senti sa tête tourner. Il n'avait pas ses lunettes sur le nez. En fermant les yeux pour se souvenir, le Survivant se rappela qu'il était tombé. Sa paire ne devait pas être très loin. En tâtonnant pour les retrouver sur le sol, Harry ne senti que la douceur de draps, et certainement pas le contact d'un parquet froid. Bientôt, des bruits émergèrent autour de lui, et il vit deux formes humaines l'entourer.

-Tu es réveillé Harry ?

Ron. Sa voix était inquiète, et il ne semblait pas avoir entendu une telle intonation dans sa voix, en dehors de cette nuit, dans la Forêt Interdite, avec Aragog.

-Tiens, tes lunettes.

Hermione. Elle semble bien secouée elle aussi. En enfilant ses verres, les images devinrent plus nettes et bientôt le brun pu admirer sa chambre à St Mangouste. Avant même de pouvoir demander ce qu'il faisait là, Ron reprit de plus belle.

-Tu nous as donné une sacrée trouille, deux ans qu'on a pas eu de tes nouvelles, bordel ! J'ai envoyé des gens partout pour te chercher, j'ai du lécher des culs dans toute l'europe pour avoir le droit d'envoyer des Aurors à ta recherche ! P'tain j'ai bien cru qu'on allait te retrouver en morceau par-ci, par là ! Mec, refais plus jamais ça !

Donc, il ne l'avait pas inventé. Harry avait bien été en Allemagne, en Biélorussie, en Italie...

Le flot de parole était rapide, et énervé, inquiet à la fois. Ron, en somme. Ron et sa capacité émotionnelle d'une petite cuillère. Hermione posa sa main gauche sur son épaule pour le calmer et l'inciter à se taire.

-Harry, tu n'as pas idée... On était... si inquiet.

Sa voix se brisa, et sa main droite se posa sur celle d'Harry en le serrant comme elle le pouvait, avec la force qui lui restait.

-Mon dieu, quand on nous a dit... qu'on t'avait trouvé, presque mort...

-Sérieux, tu foutais quoi à Vérone ?!, explosa Ron.

-Ron, tenta Hermione.

-Non mais sérieux, il parle de quelques mois en couverture, et le mec on le retrouve deux ans plus tard, en Italie, dans un appart, presque mort à cause d'un couteau dans le cou ! Et puis c'était quoi ces billets au nom de Malfoy ?! Pourquoi tu t'es pas défendu ? Pourquoi il était pas enchainé ?

Ron finit par se calmer et baisser son ton, avant de fixer son regard dans celui de son ami, encore hébété, pour demander, très inquiet.

-Qu'est ce qu'il t'est arrivé ?

Harry baissa les yeux et observa ses mains sans les voir. Il cligna des yeux une fois. Puis deux. Lui, d'habitude à la peau hâlée, pouvait constater qu'effectivement, il avait dû perdre du sang en quantité importante; il se trouvait pâle. Il leva sa main libre et la posa sur son cou. Un bandage épais lui entourait l'endroit où le couteau était entré. Inconsciemment, il appuya du bout du doigt à l'endroit même et pu sentir un trou. Un haut de coeur le saisit et il arrêta rapidement son geste. Depuis combien de temps était-il à Saint Mangouste ? Il devait tout raconter à Ron et Hermione. Draco, sa situation, son couple, ses voyages en europe... un sourire le prit avant qu'il ne réalise de nouveau. Il cligna des yeux avant de ne perdre son sourire. Draco, sa traitrise, son couteau, sa baguette... Il serra le poing comme il put et ouvrit la bouche, déterminer à coffrer Malfoy.

-Harry ?, questionna Hermione.

Mais il ne répondit pas. Il resta à ouvrir et fermer la bouche comme un poisson hors de l'eau, à essayer d'avaler de l'air, à faire des gargarismes incompréhensibles. Ses yeux s'ouvrirent sous l'incompréhension et il saisit son cou entre ses deux mains tout en jetant des regards paniqués à Hermione puis Ron. Ce dernier recula légèrement, perturbé face à la situation inhabituelle, pensant sans doute qu'Harry entrait en une sorte de crise. Hermione se rapprocha un peu plus, son visage commençant à refléter l'horreur de la situation sous ses yeux.

-Merlin, Harry..., chuchota-t-elle avant de se retourner violemment vers Ron. Malfoy lui a trancher les cordes vocales! Va nous chercher un guérisseur !

Le roux acquiesça rapidement avant de sortir en trombe dans le couloir du rez-de-chaussé de l'hôpital. Hermione continua de soutenir Harry qui semblait perdre le peu de force qu'il avait au fur et à mesure que la nouvelle faisait son chemin vers son cerveau et qu'il continuait d'essayer de parler.

-Harry, calme toi, tenta la brune, calme toi, ça ne changera rien, tu te fais du mal.

Son monde s'écroulait. Son monde s'était écroulé le temps de cligner des yeux. Il leva ses yeux verts pour regarder Hermione, et elle put y lire le désespoir qui venait de l'envahir. Il continua d'ouvrir et fermer sa bouche inutilement, tout en se tenant le cou. Ca ne changerait rien. Alors il ferma les yeux presqu'avec rage, espérant faire disparaitre le monde autour de lui. Mais rien n'y fit. La voix de Draco lui revint en mémoire aussi violemment qu'un fer rouge qui se posait sur sa peau.

-Ne rend pas les choses plus difficiles en me regardant comme ça. Ca ne changera rien à nous deux.

Un haut de coeur se saisit d'Harry, et Hermione eut tout juste le temps de reculer légèrement avant qu'une gerbe orange ne recouvre les draps et le sol de la chambre. Tremblant comme une feuille et des larmes de douleurs glissant le long de ses joues, Harry serra les draps dans ses mains aussi fort que possible. Il se savait faible. Il se savait brisé. Il se savait trahis. Mais il savait également que son nom était le Survivant. Il allait devoir survivre également à cette épreuve.

Hermione se rapprocha doucement de son meilleur ami et se mit à caresser le dos d'Harry tandis qu'il essayait de calmer sa respiration et ses tremblements. Finalement, il rouvrit les yeux. Elle ne protesta pas quant à l'odeur répugnante du rendu éparpillé sur le sol, et ne se permit aucun commentaire quant à Harry. Elle se contenta de l'observer essayer de recoller ses morceaux. Elle l'aiderait, bien évidemment. Mais il lui faudrait trouver le courage pour accepter son aide. Et cela n'allait pas être simple. Hermione pouvait le sentir.

Finalement, Ron réapparut peu après qu'Harry ne se soit presque entièrement calmé, et également essuyé rageusement les yeux. Le Guérisseur, essoufflé, qui le suivit dans la chambre indiqua subtilement à Harry qu'ils ne s'attendaient pas à son réveil et qu'ils étaient débordés, comme toujours au rez-de-chaussé de St Mangouste. Il ausculta son patient avec curiosité un instant, puis appela magiquement un de ses collègues à le rejoindre. Le confrère se pencha sur le brun, lui fit ouvrir la bouche, lui tâtonna la tête et les ganglions, prit un échantillon du vomis et le plaça dans une éprouvette avant de faire disparaitre l'immonde liquide d'un coup de baguette. Enfin, il plaça sa main sur le front du Survivant et ferma les yeux. Le premier Guérisseur l'observa très sérieusement, et prit quelques notes. Ron ne fit aucun commentaire, mais Hermione ainsi qu'Harry semblaient très perturbés par cette main sur le front.

Finalement, il la retira et s'exprima.

-La fièvre n'est plus là, la plaie n'a toujours pas cicatrisé mais il ne semble pas y avoir d'infection autour. Monsieur Potter, ajouta-t-il en se tournant vers son patient, il semblerait que votre blessure ait été infligé par une arme magique. Depuis votre arrivée dans nos services, nous faisons en sorte d'identifier l'origine magique qui empêche votre cicatrisation pour ainsi vous soigner et vous permettre de subir un traitement adapté pour la réparation de vos cordes vocales. Est-ce que vous comprenez ce que je vous dis ?

Harry cligna doucement des yeux avant d'acquiescer, un peu perturbé par les informations qu'il venait d'apprendre.

-Le cas échéant, lorsque nous aurons trouvé la source du problème, souhaiterez-vous subir le traitement adéquat à la réparation de vos cordes vocales ? Le traitement sera douloureux, toutefois. Est-ce que vous comprenez ce que je vous dis ?

Harry acquiesça deux fois, en guise de réponse. Puis, il cligna des yeux lentement. Les Guérisseurs se détournèrent alors du patient, Hermione leur jeta un regard inquisiteur, et décida de les rejoindre pour poser de plus amples questions. Des questions que Ron n'aurait pas la présence d'esprit de poser, et qu'Harry ne pouvait exprimer. Son époux la suivit, à la sortie de la chambre, inquiet et à la fois curieux.

Harry détourna son regard de la porte où avait disparu ses amis et les Guérisseurs. Il posa ses deux yeux verts légèrement vitreux vers le ciel bleu d'été londonien. Il ferma ses paupières doucement, puis les rouvrit tout aussi lentement. Il semblait qu'il faisait chaud et bon. Tout portait à croire que la journée puisse être parfaite. Il ne sentait plus ses membres. Plus réellement. Un oiseau passa rapidement dans le champ de vision du Survivant et une pensée fugace le saisit aux tripes. Quand bien même il se sentait plus fort de toutes les épreuves passées qu'il avait survécues, Harry sentait bien que celle-ci allait peut-être bien être celle qui l'achèverait.