Disclaimer : Ok ! Durant la nuit, j'ai construit la machine à voyager dans le temps et me suis rendue en 3056 pour les prendre discrètement. Jusque là no problem ! Par contre, si je suis revenue impeccablement intact, eux sont sacrément défraîchis ! Beurk ! Ils n'ont pas supporté le voyage ! Ils tombent en poussière ! Du coup ben je les laisse bien volontiers à la Sunrise & Cie …

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Longues notes de début :

Un galactique supra universel merci à celles qui m'ont reviewé ! J'aime déjà avoir vos avis mais pour le coup ça me fait encore plus plaisir que d'habitude, parce que je n'étais plus très satisfaite de ma ficounette. J'ai eu un doute monstrueux après l'avoir postée. J'ai bien du la relire 5 fois avant de me décider à poster, une fois j'en étais contente et la fois suivante non et ainsi de suite. M'a rendu chèvre ! La trouvant pas claire ni super bien écrite, j'étais presque à l'abandonner tellement j'en étais déçue ! Et vos ch'tits mots ont contribué à me remonter le moral ! Donc merci à Blues Moon, Ladydragonfly, Idadri, Bony100Clyd et Hissha pour m'avoir redonné un peu confiance et m'avoir reboostée sans le savoir ! ^^ Rien que pour vous ça vaut le coup de réfléchir !

Ah oui, Blues pour te récompenser d'être toujours la 1ère fidèle, ben je te fais un petit plaisir (tu trouves pas que je te gâte trop ?) ! Vos vœux sont des ordres ô mon maitre !

J'en profite pour remercier au passage la courageuse Ladydragonfly (si si !) qui a soumis une idée semblant être partagée par toutes. Etrange ! Au final, vous aimez quand je suis sadique avec les personnages non ? Moi qui voulais entrer sur la voie de la gentillesse et du tout-tendre ! (regarde en l'air innocemment) … Surtout avec une en particulier ! Pauvre Réléna ! … Seras-tu contente de mon sadisme millésimé aoûtien ? ^^

Idadri merci pour ton passage express … et tes nombreuses remarques ! J'adore ! (j'attends ta griffe sur les chapitres qui te restent en instance ! … Eh non ma 8è fic n'a rien à voir avec la 1ère série de fics ! loin de là !) ^^ … Pour les réponses à tes questions, je vais répondre partiellement à certaines en fin de chapitre pour t'éclairer un peu. Mais pas sur tout non plus ! ^^

Chère Bony100Clyd (ton nom m'inspirerait presque une fic ! ^^), dont je ressens l'énergie et l'enthousiasme par tes mots (j'adooore !), sois contente, tu as la suiiiiite ! Alors t'en veux encore après ça ? ^^

Finissons par mon Grand Maître du TWP na moi ! … Malgré mes derniers efforts t'es toujours aussi suspicieuse à mon égard ? wouinnnnn ! snif snif et resnif ! … Méchanteee ! J'avais même pas pensé à une fin sadique moi ! Ben pour le coup, je vais aller la changer et na ! Voudrais pas ruiner tes attentes ! Comment ça c'est une fausse excuse ? ^^ … Vais-je vraiment me laisser influencer aussi facilement ? A suivre ma chère curieuse ! ^^

Merci à vous les filles et en récompense pour vos reviews, ben un nouveau chapitre ! Ca va comme deal ? ^^

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«Atalante»

Chapitre 2 – « … Plus haut … »

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Quelle insolite et déroutante situation ! Cette journée, que rien ne prédestinait à être particulièrement fantasque, s'avéra l'amorce flagrante d'un bouleversement digne des pires tornades. Un véritable tsunami prêt à ravager la monotonie de sa vie si bien réglée. En cette belle et rayonnante matinée de mai, Heero, venu s'exercer simplement et tranquillement au saut à la perche afin d'être optimum lors du décathlon olympique, se retrouvait embarqué, empêtré dans un duel avec le non moins redoutable : Wufei Chang ! Carrément le meilleur pratiquant des Arts Martiaux ! Le fleuron de Sank ! La quintessence par excellence selon les professionnels et autres pronostiqueurs ! Le « Nataku » qui raflerait immanquablement toutes les médailles d'or de sa catégorie aux prochains Jeux ! Comment en était-il arrivé à pareille embrouille en moins de cinq minutes ? Lui dont la seule ambition journalière était d'épier, anonymement, son furtif fantôme et accessoirement travailler paisiblement ses épreuves pour doubler sa récolte de médailles ! Par quel tour saugrenu du destin était-il à présent investi d'une mission aussi périlleuse ? Non pas qu'il craignait pour sa vie ! Jamais un Yuy ne se défilerait par peur ou lâcheté ! Ses notions et techniques en la matière auraient aisément suffi pour tenir tête au chinois. Or il n'en ferait rien. Personne n'avait besoin de connaitre ses multiples aptitudes. Son exposition à la société le saoulait bien assez sans rajouter plus de ferveur ! L'intérêt porté à sa « parfaite » personne par l'horripilante cavalière et les médias suffisait amplement à son quotidien d'étudiant. Lui qui appréciait la sérénité et la régularité n'avait nul besoin de plus d'animation, de sur-médiatisation. Honnêtement, sa perfection lui était indigeste parfois. Quand bien même il la cultivait depuis l'enfance, pour effacer l'indélébile tâche souillant son passé, elle pesait indubitablement sur ses jeunes épaules de vingt trois ans. Oui, pour enfouir à jamais son terrible et lourd secret, il œuvrait pour être parfait. Irréprochable. De ce vœu pieux découlait sa psychologie d'ermite. De peur que sa folie ne récidive, il s'isolait. Refoulant les autres étudiants de son air inhospitalier, glacial. Réaction judicieusement pertinente et efficace pour la majorité qui n'osait l'approcher ! Cependant, pareil comportement avait aussi ses adeptes. Engendrant inversement des manifestations d'idolâtrie chez certains. Ainsi était-il devenu l'une des figures emblématiques de Sank ! A en croire quelques médias il était la coqueluche du moment. Heero Yuy, alias Wing, était celui à prendre en exemple. Quelle ironie pour cette âme noire d'être ainsi adulée tel un ange pur !

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Parvenu à se défaire de son nouvel et coriace challenger, Heero décréta de rattraper promptement son fameux fantôme. L'extravagant aparté avec le chinois l'avait motivé. Exhorté à un brin de folie. Aujourd'hui était le moment idéal pour aborder ce juvénile champion, époustouflant d'agilité et de rapidité. Se mesurer à lui devenait une nécessité primordiale. Fournir le meilleur de lui-même face au Shinigami légendaire le grisait indécemment. Oui, concourir contre cette magnifique ombre l'étourdissait plus que de raison. Son qualificatif de « Wing » n'était point usurpé présentement ! Des ailes lui poussaient à cette innocente pensée. L'émoustillant au point d'ébranler son cœur aguerri à une inaltérable neutralité. Certes le titre de champion olympique l'encourageait à livrer ardemment bataille, toutefois cette aspiration s'acoquinait désormais à une bien plus affriolante chimère. Actuellement, son rêve de victoire partageait sa priorité avec celui de fréquenter cette fascinante créature. La gageure initiée par Wufei n'était qu'une excuse. Oui, un mesquin prétexte lui octroyant le courage d'affronter la réalité. Celle répudiée depuis le début. Savoir qu'un autre que lui pourrait ravir son idéal était inadmissible ! Désormais plus de doute équivoque ! Son amour pour Quatre Raberba Winner était bien révolu ! Malgré la puissance et la vigoureuse ferveur investie en son temps dans cette relation, à cette minute précise il se sentait déchaîné. Affranchi d'un poids malsain. Libéré d'un oppressant tourment. Une énergie nouvelle l'inondait. Si enivrante qu'il en aurait hurlé et ri à perdre haleine. Instamment il devait rejoindre la source de sa félicité. Depuis des semaines qu'il espionnait cette légende, oublié son asservissement à l'angoisse et au suicide. Maintenant la vie l'attirait véritablement. Il la convoitait avidement. Oui, depuis ce fameux jour où ses yeux s'étaient posés sur cette insignifiante silhouette son envie de vivre était vampirique. Lui martelant inlassablement d'en profiter. Pourquoi ne l'avait-il pas compris plus tôt ? Fallait-il qu'il soit aveugle ou sot pour ne pas discerner que ses ailes le guidaient vers son paradis ! Son cœur battait enfin à tout rompre pour autre chose que le sport. Et ce détail était un corps gracile, léger et vif comme le vent. Un galbe harmonieux dont il ne connaissait rien d'autre : ni nom ni visage. Mais qu'importe ! A n'en pas douter il mettrait ses tripes dans cette bataille pour la conquête d' « Atalante ». Pareil à Hercule il surmonterait les travaux les plus pénibles, les obstacles les plus infranchissables s'érigeant entre eux. Le cœur convaincu, il dévala les gradins aussi vite que ses jambes lui permirent après son semi marathon de 20km.

- « Je n'y renoncerai pas ! Je serai le plus rapide ! » s'époumona-t-il à l'attention du chinois, pénétrant dans le corridor menant à la sortie du colisée.

« Quitte à courir ma vie entière derrière cette étoile filante, je gagnerai au final ! Je capturerai le cœur d'Atalante ! Il sera ma médaille d'or. Ma victoire la plus précieuse. » songea-t-il l'esprit plus combattif que jamais, pressant le pas pour ne pas se laisser davantage distancer par l'Ange de la Mort.

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Aux abords du centre équestre, Heero perdit son entrain. Son zèle s'estompa brutalement. Une vision d'horreur le happa de plein fouet. La présidente du Club House et son adjointe : Réléna Darlian Peacecraft et Dorothy Catalonia molestaient ouvertement et hystériquement son jeune sprinter. Les menaçantes cravaches présageaient de s'abattre hostilement sur le corps frêle et inoffensif. Son sang ne fit qu'un tour. Férocement la haine le saisit à la gorge. Son ardeur se transforma, se dénatura en pulsions meurtrières. Cette monstrueuse, hideuse, garce de Peacecraft avait le don de déclencher son « système zéro », comme l'avait si bien baptisé le Docteur J. Depuis son insurmontable rupture d'avec Quatre, il ne la tolérait plus. C'était viscéral. La voir même de loin l'incommodait. En temps normal, il prenait sur lui mais là s'en fut trop. Toucher à l'objet de son fantasme était impardonnable ! D'autant que lui revint en mémoire la douloureuse découverte de sa manigance pour évincer Quatre de son existence. Cet acte ignoble lui avait tout bonnement ouvert les yeux sur la réelle personnalité de cette princesse de pacotille. La douce jeune femme, se pâmant devant son parterre d'admirateurs frivoles, n'était que futilité, hypocrisie et vile perfidie. Pour obtenir le retrait de Quatre, son petit ami attitré de l'époque, l'odieuse fourbe avait profité d'un minime différent entre eux pour porter le coup de grâce. Désireux de ne pas envenimer leur dispute, Heero avait profité des vacances d'hiver pour visiter son père adoptif sur L1. Opportunité que la diabolique avait su saisir et manier subtilement à son avantage. Ainsi avait-elle, par un froid et enneigé soir de décembre, présenté son délicat amour au discret et meilleur tireur de l'université : Trowa Barton. Lors d'une de ses soirées mondaines, en faveur des animaux maltraités, la fielleuse et manipulatrice Reine avait parfaitement joué l'entremetteuse. Tactique imparable pour une bataille rondement menée ! Efficacement, elle avait su parier sur l'évidence. L'amour du ténébreux brun pour les animaux n'était point un mystère, considérant son travail à temps partiel dans le renommé « Royal Sank Circus », ni l'extrême philanthropie de Quatre pour les œuvres de charités et autres causes perdues. Tout concourrait dès lors à la ruine de son couple. Un an et sept mois balayés en l'espace de deux heures. Un banal diner avait assassiné ses impressionnants efforts de sociabilisation. Pour parfaire son malheur, « leurrer et tromper le monde » n'était pas le genre de devise soutenue par Quatre. La franchise et l'honnêteté étaient les qualités le caractérisant, aussi lui avait-il avoué sans détours son intérêt pour le mystérieux « clown triste ». Indéniablement une nuit avait suffi à séduire son premier amour ! Cet énigmatique brun filiforme masquait sans nul doute une remarquable bienveillance sous son air neutre. Vertu associée assurément à une austérité fardant une flamboyante et dévastatrice passion. Facultés loin de définir Heero !

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Trahi de tous ces faux-semblants, Heero éprouva une incommodante sensation. Dans sa chair, il se sentit meurtri comme durant son enfance. Immanquablement la réminiscence de sa déception sentimentale abdiqua. Une vision amplement plus brutale se substitua à ce dépit amoureux. Rudement s'imposa à lui le simulacre de son supposé et prétendu père biologique. Du moins celui qui se prétendait et se présentait comme tel aux yeux du monde. Encore une amère comédie ! L'intrus se remémora à son souvenir par le biais d'un flash particulièrement destructeur. Oui, ce père si charismatique était son pêché. Son sombre et terrible secret. Celui dont il ne se déferait jamais quoiqu'il advienne. Celui qui l'avait détruit et conduit à commettre l'irréparable pour un enfant âgé de sept ans à peine. La résurgence de la virulence des gestes portés vrilla ses tempes. A la scène jouée à proximité se superposait celle de son enfance. La folie et la violence étaient égales. Infernalement l'insupportable tragédie se déroulait sous ses yeux. Sans sourciller il contemplait le gamin, qu'il était à cette époque maudite, perpétrer à nouveau un parricide. De sang froid, sans aucun regret ni remord. L'élève apprenti avait supplanté le maitre dans sa propre discipline. Le novice était à présent diplômé de la plus satisfaisantes des façons. Le tueur à gage, le plus alerte de L1, s'était fait surprendre par son enfant. Par « son héritier » qu'il avait élevé dans l'optique de devenir un être sans foi ni loi. Oui, malgré sa tranquillité apparente Heero était un soldat parfait. Excellent en arts martiaux comme Wufei. Maniant les armes comme personne pareil au fraichement sélectionné Trowa Barton. Fusiller à des distances impressionnantes des cibles mouvantes était parfaitement de son ressort ! Son sang se rappela l'adrénaline induite par la chasse hebdomadaire initiée par son paternel. Fort de ces belliqueuses effervescences tiraillant son âme, Heero fonça à bride abattue sur la scène de torture. Son regard assombri par la haine augurait une bataille sanglante, mortelle. En deux ans, depuis le brutal abandon du blond, jamais il n'avait cédé à pareille attitude criminelle. Pourtant aujourd'hui, journée dont rien ne prédestinait la révolte, sa sauvage frustration s'abattrait sur cette abjecte mégère insupportable.

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N'obtenant aucune réaction à sa provocation, Réléna, encouragée par sa fidèle amie, leva sa cravache de dressage pour asséner à l'indésirable un second assaut. Le défaut de réactivité l'étonna grandement, car les améthystes témoignaient d'une farouche agressivité. Constat qui fit imperceptiblement trembler sa main. Après tout un tel sauvage pouvait être capable du pire ! D'une attaque traitresse elle n'était pas à l'abri ! Non, sérieusement, la méfiance n'était pas futile dans pareille situation. Toutefois, face à l'inertie non démentie de sa victime, son sentiment d'insécurité s'estompa. L'échine courbée, en bon esclave, lui garantit une soumission qui la rassura et la ravit. Sa vicieuse frénésie lui intima alors d'en profiter. De réparer, expier, au centuple l'affront subi. Quitte à compromettre son intégrité et commettre l'impensable. Souiller ces gants blancs du fluide carmin du mécréant ne la dissuaderait nullement. Cet impertinent devait savoir qui était le maitre ! Ce sentiment d'ivresse la conforta dans sa suprématie. En bonne Reine, elle se devait de corriger cette bête immonde. Lui apprendre dans le sang le décorum. Le sourire carnassier aux lèvres, se délectant d'avance de la sensation de morsure sur cette peau juvénile déjà meurtrie, elle infligea sans faiblir la partiale et tendancieuse sentence. Si l'opportunité lui avait été offerte, elle aurait volontiers marqué encore et encore cet impudent au fer rouge. L'humilier était devenu son obsession. Desiderata nettement partagé par Dorothy qui la congratulait de sa toute puissance. Sans faillir elle lui aurait concédé, avec volupté, l'assouvissement de ses plus dépravés et sordides instincts. Inlassablement, l'héritière des Catalonia incitait celle des Darlian Peacecraft à toujours plus de cruauté envers ce quel définissait comme « parasite délinquant à éradiquer ». L'univers entier devait savoir quel être puant et indésirable il était, et quel sort était réservé à lui et ses semblables. Sans conteste Dorothy Catalonia exposait au monde sa xénophobie, au pire degré. Pour elle, seul un étranger pouvait être aussi discourtois et inélégant. Sank ne connaissait rien de la pauvreté ! Du moins en fut-elle persuadée. A ses yeux, la croix dessinée sur cette pâle joue ne serait qu'une maigre consolation. Cependant, dans la mesure où cela témoignerait de la mise en quarantaine de ce pouilleux, elle s'en accommoderait.

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La tige en fibre de verre, ceint de cuir précieux, lécha à nouveau la pommette rougie. Sans pour autant la frapper aussi puissamment que les bourreaux s'y attendaient. Courroucée, Réléna fixa durement l'irresponsable osant intervenir dans l'application de la justice royale. A sa découverte, elle en resta pétrifiée. A ses côtés, rugissant telle une lionne défendant ses petits, Dorothy se heurta à un regard impétueux quand elle vociféra irascible après le trouble-fête. Réléna, elle, était toujours mortifiée. Incrédule à la bassesse et méchanceté du destin. Son cœur s'affola puis se glaça d'effroi à la compréhension de la situation. La main l'ayant stoppée dans sa démence appartenait à Heero. Son Heero ! Le seul être dont elle ne désirait pas la présence en cet instant crucial ! Dans la confusion et la honte rongeant son âme, elle lui expliqua la nécessité de punir et châtier ce vaurien. Prêchant désespérément une histoire abracadabrante. Son hystérie la consuma totalement sous la fureur exaltée enflammant les cobalts aimés. Intégralement sa raison et son esprit s'égarèrent. Dérangée et aux abois, l'interprétation de la saisie par Heero de sa cravache fut faussée. Immédiatement, elle conclut qu'il voulait l'empêcher de se souiller. Son sourire devint psychotique. Assurément son chevalier souhaitait le punir lui-même. Il ne pouvait en être autrement ! Son Heero ne se rangerait jamais du côté de cette ignoble perversion ! Son jugement d'aliéné lui certifia qu'il recouvrait ses esprits ! Avec dévotion, la Reine voulut baiser, en remerciement, cette main lacérée par le cuir. Saisissant avec la plus infime piété les doigts agrippés furieusement à l'extrémité de sa cravache, elle se pencha pour l'offrande. Sans l'ombre d'une hésitation, la poigne rude se resserra davantage autours de la tige. Libérant quelques perles de sang, la prise de la justice attira agressivement la cavalière à elle. Déstabilisée, Réléna perdit l'équilibre et s'avachit lamentablement dans le crottin. Celui-là même où Duo avait chu plus tôt. Le nez dans l'excrément, la noblesse de la future diplomate fit pâle figure. Rien de glorieux ne la caractérisait à cette heure. Levant ses yeux ahuris, la sale pimbêche fut saisie d'une terreur sans nom. Son corps était intégralement profané, violenté par les sombres pupilles de son amour. Superbement bleues à l'accoutumée, ces dernières la mitraillaient à présent d'un désir, non dissimulé, de la tuer. A ce constat, elle n'osa bouger un cil. D'ordinaire si épanouie et volubile, elle demeura inerte, muette. Comme foudroyée par Zeus. Elle, qui agissait toujours pour plaire à ces cobalts, venait de chuter pitoyablement. Même sa folie ne sut la tromper davantage. Sa disgrâce était totale ! Par la faute de cette abomination, outrageusement chevelue, elle perdait tout crédit aux yeux du seul et unique homme précieux à son cœur !

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Impatient de secourir l'adolescent en péril, Heero, élève modèle et adulé du campus, libéra complaisamment sa rage. Les traits d'ordinaire impassibles abdiquèrent pour des stigmates de haine. Sans considération aucune, le héros osait s'en prendre à la Reine. Comme elle, son véritable visage s'incarnait dans l'instant.

- « Uzai ama ! » tonna-t-il, faisant fi du malaise de sa victime.

Au grand dam de la suivante aux sourcils fourchus, dont la hargne dissipée cédait la place à l'incompréhension et l'indignation, Heero rabrouait Réléna pareille à la dernière des pourritures. Ivre de colère, peu lui importait que sa réputation ait à en pâtir suite aux commérages que Dorothy prendrait un malin plaisir à colporter. Cette langue de vipère s'en délecterait assurément. Grand bien lui ferait ! Le culte, qui lui était voué depuis son entrée à l'université grâce à ses performances durant les décathlons annuels auxquels il avait brillamment participé, serait alors terni à jamais. Réduit en cendre. Rien à faire, il s'en foutait royalement. Oui, nulle importance quand il pouvait libérer des serres de cette harpie l'objet de son affection. Etait-il seulement imaginable que son défunt cœur soit aussi épris de cette subtile ombre ? Amouraché impérieusement de ce fantôme en ne sachant rien de lui ? En ne l'ayant jamais vu auparavant à la lumière directe du soleil ? Loin de toutes ces considérations pour le moment, il leva à son tour la main sur la furie tétanisée. Tel Persée il anéantirait cette malfaisante gorgone et réparerait ainsi l'outrageux blasphème. L'ignominie, causée à son Atalante, serait purifiée par le sang de cette hideuse créature dont il ne saurait voir davantage la laideur.

- « Koro shite yaru ! » tempêta-t-il, empoignant la mince nuque pour plaquer encore et encore dans la fange l'harmonieux visage.

Son souhait le plus cher était de l'étouffer. Qu'elle rende son dernier souffle dans la pire des humiliations. A cette minute, Heero bafouait le moindre de ses principes fondamentaux. L'habituel gentleman n'en ressentait aucun malaise étrangement. Bien au contraire ! C'était une véritable libération ! Un pur délice ! Lui, l'athlète le plus titré de l'université, donnerait aisément toutes ses récompenses pour assouvir indéfiniment cette vengeance tant réprimée. Le perchiste chevronné, qualifié largement avec ses 5m73 au saut, n'avait jamais atteint un tel sommet dans la plénitude. Ce digne représentant, porte drapeau officiel de la délégation au prochain Jeux Olympiques, n'arborait aucune contrition d'hypothéquer ainsi son avenir. Administrer cette correction à la Reine valait tous les risques. Vraiment, il ne songeait nullement à l'incidence de sa conduite. Pourtant à bien y réfléchir, la sanction ne serait pas des plus anodines. Si sa révolte s'ébruitait aux oreilles des organisateurs, à n'en pas douter la disqualification serait assurée ! Mais qu'importe ! Ce monstre, artisan de sa rupture passée avec Quatre, souffrirait autant que lui. Avec émerveillement, il l'humilierait. La dénigrerait avec ce malin plaisir qu'elle-même avait pris à discréditer son Atalante. Sachant qu'elle était prête à tout pour briller devant lui, contempler ainsi dans ses yeux craintifs le spectre de lui déplaire le ravissait. Cette infâme traitresse ne savait pas. Non ! Evidemment, elle ignorait qu'il avait découvert son stratagème quant aux présentations de Quatre et Trowa. Aussi ne soupçonnait-elle pas la haine sans borne qu'il lui vouait ! Lui, l'objet de son obsession qu'elle rêvait de posséder frénétiquement depuis tant d'années, allait l'achever impitoyablement. Là dans cette immonde fange. Admirer ce visage souillé, ne comprenant pas une telle attitude de sa part, était pleinement jouissif. Mais ça ne suffisait pas ! Sa rage exigeait plus. Bien plus ! Dès lors son poing s'arma pour la défigurer quand une résistance l'en empêcha. Levant ses yeux furibonds, une tête blonde se présenta à lui. D'un simple signe du chef, elle lui intima de ne pas agir de la sorte.

- « Arrête Heero ! Ce n'est pas digne de toi. » le réprimanda posément Quatre, accompagné de son inséparable brun.

- « Nanda-yo ? » fulmina Heero sentant d'autant plus la colère monter en lui qu'il ne cernait pas la raison de son ancien amant à le retenir. Comment pouvait-il lui interdire de la violenter alors que son malheur était né de cette sorcière ? Elle était la source de son mal !

Rongé par l'inimitié, son esprit brouillé n'entendait pas que c'était uniquement dans son intérêt, et non celui de cette pimbêche, que son ancien partenaire intervenait. Pareil à ce jour funeste, où il avait massacré de ses mains infantiles l'homme qui le maltraitait, un dévastateur courroux le posséda. Isolant définitivement son âme du commun des mortels. Devinant la menace grandissante, Quatre l'adjura, sans un mot cependant, de se calmer. A n'en pas douter, il s'ingérait à temps pour éviter un drame. Sans quoi, il en était intimement convaincu : Heero tuerait Réléna. L'exaltante brutalité tapie dans le cœur du japonais et la force de sa haine envers la future diplomate depuis leur séparation lui était familière. Il l'avait prophétisée. Pour cette raison, il s'était résigné à s'éloigner d'Heero. Afin de ne pas aggraver sa blessure chaque jour un peu plus. Pourtant, il aurait tant aimé demeurer son fidèle ami, mais le caractère imprévisible empêchait cette option. Sous son air stable et glacial, le métis était un volcan menaçant d'entrer en éruption à la moindre contrariété. Non vraiment, Heero n'avait rien d'un héros exempt de tout reproche ! Peu ou prou cette certitude l'avait conforté à rompre irrévocablement avec lui. Aujourd'hui, il en était conscient. Jamais son âme sensible n'avait pu être apaisée à ses côtés. Heero l'effrayait. L'impression d'être face à une machine de guerre lui était venue à l'esprit parfois. Un soldat hors de tout contrôle, prêt à exploser, était la tragique perception qu'il avait de son ex-fiancé. Raisonnablement, en bon pacifiste, vivre avec un tel individu lui était impossible. Trowa, bien que froid et distant aux premiers abords, était plus humain. Plus chaleureux et affectif. Auprès de « son tireur d'élite » il avait trouvé tendresse et réconfort. Détails qu'il n'avait pas, ou si peu, avec Heero. Malgré ses vifs griefs, Quatre manœuvra habillement pour l'apaiser.

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Devant le faciès désapprobateur de son ancien amour, peu à peu Heero lâcha prise. Étonnamment une force lui imposait, contre sa volonté, de réprimer sa violence. Le blond était têtu et coriace. Mais surtout particulièrement sensible. Et, quand bien même il n'était plus éperdument épris de l'arabe, il songea à son bien-être. Pas la peine de le tourmenter inutilement pour les dernières bribes de rancœur ! Emotif comme s'il possédait un sens aigu, Quatre ressentait péniblement la moindre émotion violente ou forte. Ne voulant plus le faire souffrir à tort, Heero chercha à atténuer son exaspération. Aussi porta-t-il son regard sur la frêle carrure qui n'avait pas bougé. Médusé à ce déroutant spectacle, son fantastique coureur les dévisageait incrédule. Heero fut décontenancé. Le mirage n'avait rien de merveilleux ni angélique. Le corps convoité était fragile, chétif. Tatoué indélébilement de vieilles meurtrissures et de plus récentes dont l'ignoble balafre. La silhouette si gracile et fluette à la faveur de la nuit était abominablement maigre, squelettique. Loin de l'image idéalisée. A des années lumières du si doux rêve enchanteur. Laissant subodorer une vie chaotique et misérable. A se demander où une anatomie si décharnée, rachitique, trouvait la force de marcher et courir si divinement ! Décidément, Atalante n'était point enviable pour sa beauté ni sa prestance. Un vilain petit canard, voilà le portrait présenté crument à un Heero abasourdi. Oui un minuscule oisillon honteusement famélique et tout crotté. Pourtant, son attirance n'en fut pas amoindrie. Un petit quelque chose subjugua le perchiste adulé. Une étincelle attira son regard. Les fières et farouches améthystes vibraient infernalement. Brûlant comme les Enfers d'Héphaïstos. Ce seul détail conquit son cœur avec ravissement, omettant combien le corps était en souffrance. Non, son jugement était vicié. Atalante n'avait rien d'une pauvre âme en détresse, il en fut conscient. Cet être, qu'il estimait faible à première vue, dénotait par la fougue de ses prunelles. La faiblesse de son apparence menue contrastait merveilleusement à son impétuosité, à sa force de caractère sous-jacente. D'instinct Heero l'empoigna avant qu'Eole ne le souffle loin de lui, vers d'autres horizons. Sous ses doigts les os fins donnèrent l'impression que le poignet était de porcelaine. La peur de le briser le terrifia, mais le perdre lui fut plus insupportable encore. De toute sa délicate robustesse il emprisonna le geôlier de son cœur et l'examina minutieusement. Devant l'ampleur du désastre, une vulgaire douche dans son humble chambre universitaire ne suffirait pas à le remettre sur pieds. Son rétablissement exigerait bien plus d'efforts. Considérant intensément son prisonnier blessé, il sentit soudain une vive douleur au tibia. Surpris il lâcha par mégarde sa prise. L'explication de son élancement fut évidente lorsque son mirage détala comme un lapereau pourchassé par une meute de loups affamés. Sans y réfléchir plus avant, abandonnant là ses camarades de cours, Heero emboita le pas à son fuyard. Hors de question qu'il le laisse s'éloigner de lui ! Sans agrément, il s'affectait la mission de le prendre sous son aile. S'il ne pouvait rien changer à son passé, il ferait son possible pour enjoliver son avenir. Pour remédier à sa condition d'extrême vulnérabilité afin qu'il puisse vivre décemment et s'entrainer sans se cacher. En sa qualité de major de promotion et d'héros vénéré, autant que ses privilèges servent !, il lui permettrait de bénéficier amplement des installations. Son expérience personnelle serait également mise à sa discrétion autant qu'il le voudrait. Du moins était-il convaincu de pouvoir lui offrir tout cela. De sa propre volonté, Heero lui abandonnait tout. Ne réclamant en échange que le partage d'un lien indéfectible entre eux. Tout humble qu'il fut, son objectif devint présomptueusement ambitieux : être le pygmalion d'Atalante. Celui révélant la magnificence éclipsée derrière cette silhouette affamée.

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Les ennuis et autres complications ayant une fâcheuse manie à le courtiser, Duo fit ce qu'il savait faire le mieux dans ces circonstances : courir au loin pour s'y soustraire. La titanesque discorde entre « la folle » et « l'hargneux » ne le concernait nullement. S'ils voulaient se foutre sur la gueule, libre à eux ! Lui devait éviter toute emmerde ! Garder uniquement à l'esprit sa survie. Se tenir hors des rixes pour ne pas mettre en péril sa situation, déjà suffisamment précaire. La menace d'être raflé et expulsé vers L2 suffirait à le tenir à carreau. Aussi, comme dans le colisée, il s'activa à être le plus rapide. Fuir avant que le satané brun ne se décide à le malmener à son tour ! Vraiment ce royaume n'était point idyllique ! L2, avec tous ses défauts les plus répugnants, n'était peut-être pas si repoussant après tout ! Certes la vie n'y était pas tendre, mais au moins il savait à quoi s'en tenir. Ici tout était hypocrite. Rien ne semblait être ce qu'il paraissait. Tout n'était que faux-semblant. Folle illusion. Dangereux mirage. Même ce type, qu'il aurait qualifié de saint d'esprit et normal, se révélait aliéné et brutal !

- « Arrête-toi ! » hurla une voix tonitruante, interrompant son intense réflexion.

Se retournant, Duo fut horrifié de constater que l'hargneux le coursait. Ce cauchemar ambulant le talonnait plutôt aisément ! Sans hésiter il s'activa de plus belle. Donnant le meilleur de lui-même pour le distancer. Désormais, la question de survie était réelle ! Contre ce baraqué, le pari était truqué. Logiquement, il n'avait pas l'ombre d'une chance ! Il ne ferait pas le poids ! S'il l'attrapait, il le tuerait assurément ! Tandis qu'il s'évertuait à sauver sa peau, son estomac lui rappela que la dépense d'énergie nécessitait un minimum d'alimentation.

- « Bordel ! … Ta gueule ! C'est pas le moment ! … Puise dans mes dernières réserves si tu veux pas y laisser la peau ! » insulta-t-il l'organe ingrat, se déportant pour s'assurer d'avoir semé son chasseur.

« Putain ! Coriace ce mec ! » s'alarma-t-il voyant que son poursuivant ne lâchait pas l'affaire et gagnait peu à peu du terrain.

La course effrénée s'accentua davantage. Galvanisant chacun des deux participants au fur et à mesure de leur échappée sauvage. Les cœurs s'emballaient à un rythme infernal, menaçant de rompre sous les efforts déraisonnés. Les souffles se faisaient de plus en plus courts. Rauques et accidentés. Malgré l'urgence du début, étrangement une sensation de défi sembla régner entre les sprinters. Aucun des deux ne voulant capituler devant l'autre. Heero refusait de renoncer à ses nouveaux projets. Comme toute mission qu'il se fixait, elle devenait sacrée ! Coûte que coûte, il s'y tiendrait et la mènerait à terme. Duo, lui, omettait peu à peu le caractère vital, de nécessité impérieuse, de sa fuite. Involontairement, il prenait un malin plaisir à taquiner son prédateur. Jouant avec son adversaire indolemment. Mettant une large distance entre eux pour la réduire l'instant d'après et l'approfondir la seconde suivante. Bien qu'endurant, le prétendant au cœur d'Atalante eut ses limites. Le semi marathon matinal ayant déjà entamé son capital, il faiblit et stoppa. J l'avait pourtant averti qu'un marathonien ne devait pas s'épuiser excessivement. Tout corps, même le plus robuste, devait se reposer.

- « Kuso ! » lâcha-t-il éreinté et déçu, fixant furieusement le sol.

Comment attraper, capturer, Atalante s'il s'effondrait si pitoyablement au bout de quelques minutes ? Alors qu'il s'injuriait de moult reproches, une pauvre vieille paire de chaussures se présenta à ses yeux. Levant le nez, il remarqua, surpris, son précieux fantôme patientant devant lui. L'épiant, comme étonné que la si prometteuse course s'arrêta ainsi. Reprenant confiance Heero tendit sa main, or le vif éclair s'éclipsa de nouveau. Un rictus de défiance aux lèvres, Duo entama une nouvelle chevauchée. Malgré le danger évident, il cernait néanmoins que ce glorieux sportif pouvait être un excellent moyen de s'améliorer. Certes courir seul était un bon entrainement, mais contre quelqu'un d'aussi doué c'était bien plus stimulant et grisant. La progression serait bien plus efficace. Profitable. Aussi décida-t-il de prendre le risque de défier et braver ce type hargneux. A bien le regarder, ses yeux ne semblaient pas si furibonds après lui. Non c'était autre chose. Quelque chose qu'il ne définissait pas. Stoppant un peu plus loin pour prendre connaissance de la position de son adversaire, Duo lui fit signe de la tête de le poursuivre. Pris au jeu, et ses forces retrouvées un minima, Heero accepta le challenge. Que de défis relevés en cette belle journée de mai ! De justesse, il le suivit. Imbriquant précisément ses pas dans les foulées agiles et alertes. Présentement, Heero conçut que les leçons ne seraient pas à sens unique. Atalante avait des talents dont il pourrait s'inspirer pour gagner en performance à la course. Toutefois, malgré sa combativité exemplaire, il fut une fois de plus largement distancé au final. Ce maigre corps lui échappait inlassablement. Une parfaite brise que rien ne saurait arrêter. Totalement épuisé, Heero s'écroula à terre. Fourbu. Seul. Le nez dans l'herbe baignée de la fraîche rosée du matin, il cherchait son souffle.

- « Je t'avais averti. Jamais tu ne le battras ! » railla une voix exaspérante qu'Heero assimila très vite à Wufei Chang. Par quel singulier miracle ce type, loin de battre des records lors de rallyes, les avait-il rejoins ici ?

- « Urusai ! … J'y mettrais le temps, mais j'y parviendrai. » rétorqua-t-il d'un ton venimeux à son adversaire hilare.

« Je réussirai à te gagner. » s'adoucit-il dévisageant le fantôme immobilisé un peu plus loin.

- « Tu te fatigues pour rien, Yuy. » se délecta le chinois rejoignant d'un pas vif et alerte leur Atalante.

- « Hn ? » interrogea le métis, surpris que le sprinter ne cherche pas à fuir le nouvel arrivant. Sa jalousie en fut piquée au point qu'il se releva promptement.

- « Il ne comprend ni ne parle notre langue. » expliqua Wufei devant l'air perdu de son rival.

- « Kuso. … » murmura Heero à cette révélation, épiant plus encore l'adolescent effronté qui le toisait sans relâche.

La raison du mutisme de son fantasme devenait limpide à présent. De même, il saisissait mieux pourquoi les yeux améthyste l'espionnaient comme s'ils cherchaient à deviner ses mots au travers de ses gestes. En conséquence, la motivation de sa soudaine fuite fut parfaitement évidente. Heero conçut aisément qu'à sa manière d'aborder le petit groupe plus tôt, il avait dû paraître menaçant. Ne comprenant pas un traitre mot, Atalante avait du prendre peur devant son hostilité. Imaginant sûrement qu'il s'attaquerait éventuellement à lui après en avoir terminé avec Réléna. Lui, qui ne cherchait qu'à le défendre, avait dû l'inciter à se tromper. De part son attitude véhémente, il l'avait induit en erreur et poussé à le fuir.

- « Ne cherche pas à l'appréhender, Yuy. » ironisa l'érudit, s'amusant du double sens de sa réplique.

« La langue n'est pas l'unique barrière qui te sépare de lui. … Tu ne pourrais cerner sa solitude ni ses problèmes. » coupa Wufei, invitant courtoisement Atalante à le suivre.

- « En es-tu sûr Chang ? » marmonna-t-il les regardant s'éloigner.

« Ensemble, je veux nous élever. … Oublier, enterrer nos passés. … Toujours aller plus haut avec lui. Il sera ma perche salvatrice. … Il a ce don. … Celui de me guérir, me purifier. »

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********** A suivre **********

(Je remets ça ! Ca devient grave non ?)

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Petits compléments d'info :

- Pour le langage des aristo et autres bourges, ben j'sais pas comment ils parlent vu que je n'en côtoie pas ! Une défaillance dans mon éducation ! ^^ … Donc c'est impro et un peu foutage de gueule pour marquer aussi la différence entre notre pauvre p'tit Duo et les « M'dames-on-se-la-pète ». … Ca choque vraiment trop ?

- Pour les MAD, ben j'en ai pris que 3 car d'une part c'est ceux attribués à nos principaux héros ici et ensuite je trouvais amusant de mettre J et O dans cette fic. Vous devinez pourquoi non ? Ouais parce que ça fait JO ! … Nul je sais ! Je sors ! Désolée ! ^^

- L'intérêt de G ? Ben parce qu'il a bon cœur et qu'il est originaire de L2 et que Duo est tellement attendrissant que voilà quoi ! Ok c'est pas super recherché ! … Je me pencherai sur une analyse plus poussée à l'occasion entre deux lignes ! ^^

- Duo est un réfugié venu clandestinement sur Terre ( à l'époque de l'histoire pour venir de L2 on va supposer que les charters clandestins remplacent les radeaux de fortune actuels) donc quand je parle de « billet » c'est pas au sens propre ! Il n'a pas pris un billet à valider ! Ni ses amis d'ailleurs ! Ils se font pincer et parquer comme du bétail en attendant d'être expulsés. ... Pour la fuite, ben c'est Duo quand même ! Doué mon chouchounet non ? ^^ … A l'occasion faudrait que je fasse un morceau sur cette partie, c'est ça ? Rien n'est gravé dans le marbre, je peux tenter d'insérer si j'ai l'inspiration ! Interactive cette fic ! Ca va faire une fic à combien de chapitres tout ça ?! … T'as vraiment envie de me faire taffer mes fics ! Bourreau de ch'tite Katana va ! ^^

- Pour Heero et Wufei, le pari n'est pas louche au vu du titre de la fic ! Tu supposes donc bien ! Y a pas que le sport qui les motive (je trouvais le parallèle entre les deux personnages, Atalante et Duo, sympa) ! ^^ … Et puis bon pour Réléna, je ne peux pas la faire complètement conne non plus ! Déjà que je la fais schizo, parano etc … Non non, elle a bien les yeux en face des trous et voit bien ce que Heero cherche à faire ! Là-dessus je ne ferais pas de mystère ! ^^

Voilà une partie des réponses à tes questions Idadri ! J'espère que ça sera plus clair. Mais tu as raison de me questionner car dans ma tête certains points semblent logiques mais après je les retranscris peut-être pas forcément aussi intelligiblement que je le croyais ! … Aussi j'ai préféré répondre sur la fic que dans un mail au cas où d'autres lecteurs se seraient posés les mêmes questions que toi ! N'hésitez pas si des points restent flous ! Un esprit sadique n'est pas toujours compréhensif pour tout le monde … surtout s'il est aussi alambiqué que le mien ! ^^

Ah oui ! Ladydragonfly, c'est pas que Duo ne voudrait pas mettre son poing dans la jolie petite gueule de Réléna (qui n'en a pas envie ?), seulement il ne peut pas se le permettre. Il tient à s'en sortir et agir ainsi ruinerait ses efforts, donc ben le pauvre doit ronger son frein. … A moins que je trouve un système bien crapuleux pour qu'il puisse mais bon … Tu m'en voudras beaucoup si ça n'arrive pas ? Tu voudras plus me lire ? snif snif

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Traduction : Uzai ama = Je te hais salope Koro shite yaru = Je vais te tuer Urusai = Ferme ta gueule. … Voilà les traductions sauf erreur ! Corrigez-moi si ce n'est pas ça ! ^^

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Longues notes de fin :

C'est certain ! Je ne finirai pas cette fic en même temps que la cérémonie de clôture ! Vous m'en voulez beaucoup ? Du coup, je vais prendre mon temps pour la composer. Vous en pensez quoi ? Ca ne sera plus d'actualité après mais bon … Est-ce vraiment gênant à vos yeux ? Ou dois-je arrêter et laisser tomber ? Vous ai-je perdues en route au long de cet interminable chapitre introspectif ? Si oui, ben je stoppe tout et je prends des vacances ! (commence à préparer le baluchon) ^^

Pour les petits malins qui connaissent la devise des J.O., ils se douteront sûrement qu'au début ce devait être une énième trilogie vu ma découpe des chapitres ! Or au vu de ce long très très long chapitre, où je n'ai pas pu exploiter l'intégralité de mes idées (affolant non ? je me suis trop noyée dans les détails et répétition non ?), je me vois dans l'obligation de parier sur quatre ou cinq ! Comme les anneaux et nos GBoy ! ^^ … Ca pose problème ? Ca demande réflexion, non ? Votre avis ?

Quant au rating, je crois que basculer vers le « M » est plus logique. Le « T » est discutable et remis en question par les « petites prises de bec », n'est-ce pas ? Ca vous heurte le T ou pas ? Dites-moi parce que je ne sais pas trop la subtilité entre les deux ! Je ne voudrai pas importuner les âmes sensibles avec mon sadisme ! ^^

Pour le pairing, ben j'ai pas pu l'indiquer au 1er chapitre vu qu'il faut faire un choix entre seulement deux personnages et que ben j'en sais rien moi-même … Mais j'ai quand même changé car au final on voit beaucoup cette relation pour le moment. N'en concluez pas la fin pour autant ! ^^

Bon je vous laisse méditer à toutes mes questions et m'en vais dormir ! ^^ … Encore un énorme merci à mes 5 revieweuses du 1er chapitre ! Vous ne pouvez pas savoir ce que ça m'a fait du bien de vous lire ! Merci merci merci merci merci ! ^^ … J'espère ne pas avoir déçu vos espoirs et vos attentes avec cette suite brouillon et … tardive ! Petit problème de motivation pour m'auto-corriger avant publication (pour ma défense y a près de 11 pages) ! … J'ai dérogé à mon postage hebdomadaire ! Oups ! ^^ … Me privez pas de reviews pour si peu ! Soyez sympa avec moi ! ^^

Sur ce, rendez-vous dans quatre ans au Brésil pour la suite et fin ! ^^