i||HUMANITE
"To the edge of the universe and back. Endure and survive." ~ Ellie || The Last of Us
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- "Navrée, mais je vais devoir te tuer."
Luisa rajusta les boucles de ses lourdes bottes et se releva tout en jetant un coup d'oeil vers celle avec qui elle avait trouvé refuge cette nuit.
- "Le prend pas mal Rachel, je n'ai rien contre toi, du moins pas personnellement, mais j'ai pas vraiment le choix. Ne m'en veux pas."
Rachel ne répondit rien, ses yeux pâles braqués sur elle. Elle devrait l'achever maintenant, froidement et en silence, mais quelque chose la retient. Une question de sentimentalité peut-être.
- "Enfin, merci quand même", poursuivit-elle tout en faisant tourner distraitement sa hache dans sa main. "Tu peux pas savoir à quel point ça me manquait de parler à quelqu'un. T'as été plus sympa que tes potes."
Rachel poussa un grognement impatient et commença à bouger, sans doute pour se dégager des gravats. Quelques minutes lui suffiraient sans doute pour se libérer et Luisa ne doutait pas de ses capacités à la suivre si elle la laissait en vie. Elle soupira doucement et leva son bras, le métal abîmé de sa hache captant au passage un faible rayon de soleil.
- "Ravie de t'avoir rencontrée."
L'arme s'abattit alors violemment le crâne dégarnit de Rachel, projetant au passage un curieux mélange de fluides. Quelques gouttes atteignirent le t-shirt déjà bien trop sale de Luisa, mais la jeune femme n'en tint pas compte. Elle prit appuie à l'aide de son pied droit sur son épaule pour récupérer sa hache, déversant un nouveau jet, puis l'essuya sur les haillons de Rachel. Garder ses outils propres était une de ses principales occupations, d'autant plus que par les temps qui couraient, trouver une arme de corps-à-corps en bon état était un réel luxe.
Elle tourna ensuite le dos à Rachel pour rassembler ses affaires dans son sac et en dresser un rapide inventaire : trois conserves, une gourde remplie aux deux tiers, un poncho lui servant de manteau ou de couverture selon le moment, quelques vêtements et sous-vêtements de rechange, deux boites de munitions pour son revolver - quasiment jamais utilisé, un sac en plastique contenant serviettes, lingettes nettoyantes, compresses et bandages, une carte routière reliée à un crayon par une cordelette, et un briquet, trouvé la semaine dernière et qui par miracle fonctionnait encore.
Elle resserra ensuite la ceinture qui retenait son revolver autour de sa cuisse droite et attrapa son sac avant de sortir, non sans un dernier regard vers Rachel. Les jambes toujours bloquées par les décombres, son unique bras tendus vers la jeune femme, elle parvenait à discerner ses côtes qui déchirent son haut. "Jusqu'au bout elle aura tenté de me bouffer", songea-t-elle, un peu amère.
Lentement pour ne pas se couper, elle détacha les fils métalliques retenant les boites conserves vides à moitié rouillées qui lui servaient d'alarme et les fourra dans son sac avant de sortir de l'ancien tunnel.
Le soleil projetait déjà un vif éclat et Luisa porta aussitôt sa main à ses yeux pour les couvrir. Elle resta quelques instants dans cette position, scrutant la route lui faisant face. À moitié rongée par la végétation, le béton s'était détérioré par endroit, laissant voir le sol entre boue et sable dessous. Quelques flaques la parsemaient, et les rares voitures abandonnées étincelaient à cause de la multitude de gouttes d'eau qui s'y étalaient. La nuit avait été longue, et Luisa frissonnait encore en se souvenant de la violence de l'orage. Dieu merci, elle avait trouvé rapidement un refuge.
Une fois sûre qu'aucun Bouffeur ne se trouvait dans le coin, elle reprit son chemin, longeant la route à travers la forêt. Seuls des rares piaillements d'oiseaux répondent à son pas rapide. Les premiers jours, alors que cette solitude lui était encore nouvelle, Luisa s'était prise à l'accepter avec un certain soulagement, persuadée qu'elle parviendrait mieux à survivre seule plutôt que mal accompagnée. Elle avait grandi dans une famille nombreuse et bruyante, avant de s'installer avec deux colocataires, puis plus tard, tenter de survivre en groupe. Autant dire que le silence lui était quasiment inconnu à cette époque. Elle l'avait donc grandement apprécié, y puisant un réconfort en ces temps sombres. Désormais, c'était tout autre chose.
Un craquement survint à sa droite. Elle brandit instinctivement sa hache, le dos droit, les jambes stabilisées, prête à se défendre. Ne voyant rien arriver, elle se rapprocha prudemment du buisson d'où le craquement était survenu, et d'un geste rapide, l'écarta. Rien. Luisa releva le visage, inspectant les environs à la recherche de la moindre anomalie. Un cadavre pouvait se trouver n'importe où, prêt à lui arracher des lambeaux de chairs. Elle hésita, fit tourner sa hache dans sa main avant de l'abaisser, le regard toujours méfiant.
- " Je ne sais pas qui tu es", siffla-t-elle entre ses dents, "mais j'ai pas forcément envie de me faire manger aujourd'hui. Donc ce serait sympa de te casser maintenant. "
Aucune réponse. Parfois, elle se demandait comment cela pouvait encore la surprendre.
Elle inspira une longue bouffée d'air et s'éloigna, l'oreille tendue. Le craquement n'était sans doute que le fruit de la fuite d'un quelconque petit animal, mais Luisa préférait un excès de prudence ridicule à une mort aussi douloureusement violente. Toutefois, cette attitude devenait de plus en plus mécanique, comme si sa survie était un devoir plutôt qu'une envie.
Dix mois qu'elle se trouvait seule, dix longs mois au cours desquels elle n'avait côtoyé que morts et déceptions. Rien qu'une vingtaine de jours auparavant, quand elle n'était pas encore complètement nomade, elle avait sérieusement cru ne pas être la dernière quand une colonne de fumée similaire à celle d'un feu de cheminée, s'était élevée par-dessus les feuillages. Hélas, une fois arrivée dans la maison en question, elle n'y avait trouvé que deux cadavres enlacés, morts depuis plusieurs jours, chacun avec un trou dans la poitrine. Le feu provenait du jardin, sans doute allumé par les rayons du soleil à travers la vitre encore intacte d'une baie vitrée. Elle avait laissé les armes et s'était enfuie, bouleversée par ces deux inconnus. Le lendemain, elle avait fait son sac et quitté la maison qu'elle habitait depuis trois mois. Et depuis, elle se traînait à travers le pays sans viser de but particulier.
Le soleil poursuivit sa course au-dessus d'elle, écrasant puis faiblard. Evitant avec facilité les rares Bouffeurs qui tentèrent de l'attaquer, elle ne s'arrêta de nouveau que pour manger, quand le besoin fut trop insupportable pour tenir plus longtemps. Elle sacrifia donc le tiers d'une conserve d'haricots puis picora quelques baies trouvées un peu plus tôt. Cela faisait des semaines qu'elle ne mangeait plus par plaisir. Il lui était d'ailleurs arrivé une fois de tout simplement arrêter, mais mourir de faim était bien plus douloureux qu'elle ne l'avait imaginé.
- " Autant mourir rapidement," soupira Luisa une fois de nouveau en route.
Après tout, ce n'était pas les occasions qui manquaient, entre les Bouffeurs, son revolver et ses autres armes. Au début, quand elle pensait encore que d'autres avaient survécus, Luisa se disait que se suicider serait une erreur, que ce serait de la lâcheté de mourir maintenant alors que ce qui restait de l'Humanité avait besoin d'elle, mais maintenant... Le monde appartenait aux morts, elle n'y avait plus sa place. Du moins, pas dans cet état.
- "Si Mutti t'entendait... Tu n'es qu'une Schwachkopf Luisa."
Oui, elle n'était qu'une imbécile, c'est vrai. Une imbécile lasse et lâche.
ххх
Petit à petit, la lumière déclinait indiquant que dans quelques heures, elle devrait se trouver un abri, immobiliser ou tuer d'éventuels cadavres, installer son alarme, chercher un sommeil qu'elle craignait, et cetera. Stupide vie.
Elle ne prenait même plus la peine de vérifier l'intérieur des maisons et des divers voitures qu'elle croisait. Au mieux, elle tombait sur des denrées non-périssable, au pire sur des cadavres rêvant de faire d'elle leur goûter. Mais dans les deux cas, elle perdait du temps et subissait un douloureux rappel de ce qu'était la vie avant.
Elle finit par arriver au niveau d'une intersection et sortit des fourrés pour lire les vieux panneaux rouillés. D'après eux Washington se trouvait à une douzaine de miles.
- "J'ai sérieusement marché aussi loin ?" s'étonna la jeune femme en sortant sa carte, inutilisée depuis un certain temps. "Bon... Pourquoi pas après tout... Le Capitole version post-apocalypse doit avoir du charme."
Cette dernière phrase sonnait creux à ses oreilles, ternie par l'amertume d'une vie sans but. Pourtant, aller à Washington avait été un de ses rêves il y a quelques années, quand elle était quelqu'un d'autre.
Un autre panneau, un peu plus petit, signalait qu'une sorte de camping se trouvait non loin. Et qui disait camping disait aussi potentiel ancien camp de survie. Autant tenter sa chance. Alors elle prit la direction du lieu suivant cette fois la route. Elle passa devant un grand lotissement, entouré de hautes barricades mais dont les portes grandes ouvertes en révélaient l'inutilité. Elle quitta ensuite la route pour s'enfoncer dans les bois d'un parc naturel pour finalement arriver au dit camping.
En réalité, l'endroit tenait plus d'un terrain vague que d'un lieu de repos. Quelques lambeaux de toiles et carcasses de plusieurs voitures et d'un camping-car pouvaient éventuellement rappeler l'aspect premier du lieu, mais rien d'incroyable. Le seul aspect un peu intéressant de l'endroit se trouvait être sa vue sur un ancien lac, assez profond et certainement artificiel au départ mais désormais asséché. Trois ou quatre Bouffeurs s'y étaient retrouvés piégés et la fixaient de leur regard mort. Luisa les salua d'un signe de main avant de fouiller les véhicules, qui se révélèrent totalement inintéressants.
La jeune femme jura dans sa barbe, agacée avant de se concentrer sur le camping-car. Au moins, elle pourrait y dormir ce soir. Sa hache toujours à la main, elle ouvrit la porte d'un geste brusque avant d'y passer une tête. Une mâchoire édentée faillit l'atteindre mais elle l'évita de justesse. Un cadavre, sans doute l'ancien propriétaire, était encore attaché à l'aide de la ceinture de sécurité à la place du conducteur. La clef étant dans le contact, Luisa en déduisit qu'il était mort avant de pour démarrer. Dommage pour lui.
- "Salut, je viens juste squatter pour cette nuit, ça ne te dérange pas ?", le salua-t-elle. "Non évidemment, tu t'en fous. Merci de l'accueil chaleureux."
Elle se mit alors à vérifier les contenus des placards, vides pour la plupart. Dans ce qui avait dû servir de cuisine, elle dégota une conserve de fruits au sirop, seule denrée non moisie que le frigo contenait. Elle déposa son sac à côté du lit et retourna à l'avant du camping-car. Le Bouffeur tendit aussitôt les bras vers elles, griffant l'air avec une énergie étonnante.
Luisa éclata de rire.
- "Calme-toi mon vieux ! OK, ça doit faire un bail que tu n'as pas rencontré de femme, mais je reste une dame donc un peu de tenue quand même !" plaisanta-t-elle. "Maintenant, tu m'excuseras, mais je vais devoir m'assurer que tu ne m'embêteras pas."
Et brusquement, elle frappa de son arme le bras droit du Bouffeur jusqu'à ce qu'il soit complètement tranché, avant de réitérer l'opération sur son gauche puis sur sa jambe droite, la gauche étant trop loin. L'être claqua des dents, ignorant complètement ses membres coupés.
- "Voilà qui est mieux." sourit-elle en s'asseyant sur l'autre siège passager, les pieds relevés sur le tableau de bords. Elle contempla d'un air mélancolique l'ancien lac à travers la vitre quasiment opaque avant de reprendre la parole. "Je m'appelle Luisa Vogel, et toi ?"
Le cadavre poussa un grognement rauque.
- "Robert ? Sympa comme nom. T'es mort comment ? Désolée si tu trouves ça indiscret."
"Robert" secoua son torse mais la ceinture le serrait trop pour lui permettre de s'échapper.
- "Ouais t'inquiète je comprends. Tu dois me trouver ridicule de te parler comme ça alors qu'on n'est même pas amis, mais ça fait un bail que j'ai pas parlé à quelqu'un. Enfin, il y a bien eut Rachel la nuit dernière, mais c'était la première depuis pas mal de temps. Elle était sympa, tu l'aurais bien aimé je pense. Qui sait, peut-être même que vous vous seriez tellement entendue que vous m'auriez invitée à votre mariage. Enfin bref, je divague. "
Le lac n'était pas complètement vide en réalité. De là où elle était, elle pouvait apercevoir un point d'eau tout au fond. Une bonne baignade ne lui ferait pas de mal, mais descendre serait compliqué et elle n'avait pas le courage de marcher dans la poussière juste pour un bain.
- "Tu sais Robert, j'ai vécue quelques temps au bords d'un lac, juste après que tes copains se soient dit que c'était cool de revenir d'outre-tombe. C'était il y a vraiment longtemps, peut-être même que tu étais encore en vie à cette époque. Va savoir. En tout cas, ça me plaisait bien. T'as de la chance d'avoir eu ça comme dernière vue."
Elle garda le silence pendant plusieurs minutes, perdue dans ses pensées. Le cadre n'était guère différent, peut-être un peu moins vivant, mais dans l'ensemble... Les abords du lac près de Détroit ne lui avaient jamais manqués plus que ça pourtant... Elle fut prise d'une fatigue soudaine, aussi bien physique que mentale. Le moindre muscle la tirait, elle voulait juste... dormir...
- "Tu sais Robert..." reprit-elle doucement. "Tes amis et toi, vous avez finis par réussir. Je crois que je suis la dernière. Je représente l'Humanité en quelque sorte... C'est vachement snob de le dire mais... Je crois que c'est la vérité... Du moins, aux Etats-Unis. Peut-être que les autres pays s'en sont mieux sortis que nous, pour ce que j'en sais. Enfin..."
Elle poussa un soupir et se mit à triturer nerveusement le manche de sa hachetandis que ses doigts libres s'amusaient avec la cordelette de son pendentif..
- "Tu t'en tapes sans doute, mais bon. Je crois que je vais aller me coucher. Oui, c'est sans doute mieux... Mais je dois faire une dernière chose avant. Et t'avouer un truc : Robert, ou Rob, comme tu veux, je déteste sincèrement ton prénom. C'est physique, j'y peux rien. Alors, désolée à l'avance de ce qui va suivre."
Luisa se leva et d'un coup sec, trancha la ceinture de sécurité côté conducteur. "Robert" en profita pour tenter de l'attraper, chose difficile avec seulement une jambe, mais perdit l'équilibre. Elle recula et le frappa de toute ses forces, frappant aléatoirement le sol, son corps, le fauteuil ou sa tête. Le cadavre cessa de bouger en quelques instants mais Luisa continua de s'acharner sur lui, le visage plissé et une lueur rageuse dans les yeux. A bout de force, elle finit par s'arrêter, couverte d'éclaboussures diverses, la peau luisante et le cœur battant à vive allure. Il ne restait à "Robert" quasiment rien de reconnaissable.
Elle sentit sa gorge se serrer et s'obligea à détourner le regard, le temps de reprendre son souffle. Tuer un "Robert" ne suffisait malheureusement pas à étancher sa douleur, mais merde, ce que ça pouvait être agréable. Luisa se mordit les lèvres, amusée par la situation.
- "T'es vraiment atteinte, Luisa."
Elle étira ses bras courbaturés, laissant ses articulations craquées au niveau des omoplates. Puis, elle sortit, laissant sa hache plantée dans ce qui restait du corps du Bouffeur, s'avançant d'un pas lent vers le lac desséché. Elle ne s'arrêta qu'une fois au bord de la pente. Si elle tombait, elle devrait faire le tour complet pour parvenir à remonter.
Ses yeux étaient déjà secs depuis bien trop longtemps, mais de toute manière, Luisa réalisa qu'elle ne se sentait pas triste. Pas vraiment. Un peu de colère peut-être, substitue de sa rage à l'encontre de "Robert", de la fatigue aussi, et quelques onces d'une joie malsaine. Mais pour le reste, elle n'était qu'une coquille vide, insensible. Elle n'avait même pas l'impression d'agir, mais plutôt de regarder la scène comme un spectateur ennuyé par un mauvais film.
Le silence était toujours omniprésent, si épais qu'elle aurait pu le palper. Il l'étouffait, s'enfonçait dans gorge, bloquant sa respiration. Le gazouillement des oiseaux lui semblait tellement loin maintenant, comme absent de cet univers morbide. Elle n'en pouvait plus, et ce fut presque inconsciemment qu'elle ne mit à hurler face au vide et au silence.
Luisa cria à s'en briser la voix, rugit à en avoir mal. Qu'aurait-elle donné pour entendre une voix autre que la sienne ? Plus que sa vie sans doute. Elle ne savait même plus à quoi pouvait ressembler un être vivant dont l'iris serait colorée et entourée de blanc.
Elle finit par se taire lorsque ses poumons lui semblèrent totalement vide. Dommage, elle "vivait" encore.
Elle voulait juste dormir, oublier ses cauchemars et ses lourds regrets. Egoïste ? Sans doute, elle n'avait jamais aimé partager ses jouets avec ses sœurs. Mais après tout, qui pourrait la juger maintenant.
Prenant son temps, elle sortit son revolver de son étui et avec une lenteur presque exagérée, le porta au niveau de ses clavicules. La jeune femme hésita avant de le redescendre jusqu'au centre de sa poitrine, légèrement à gauche. Il lui fallait éviter le cerveau si elle voulait retrouver des amis, tant pis si cela était plus douloureux. Elle plaqua le canon contre le tissu de son haut puis inspira.
Le vent soufflait, envoyant des tourbillons de poussières autour d'elle avant de s'engouffrer dans l'ancien lac. Cela provoquait une sorte d'écho, comme une voix l'appelant.
Retirer la sécurité, presser la détente et plus jamais elle ne serait seule... Simple n'est-ce-pas ?
- "Allez Luisa, te dégonfle pas... Tu veux le faire depuis si longtemps, ça sert à rien de douter. Respire... Calme... Trois... Deux... Deux... Un...
- Arrête !"
Heeeeeey !
Voilà, voilà, bienvenue dans Überlende ! Un premier chapitre assez lent, je l'avoue et j'en suis désolée mais je tenais à commencer par la solitude de Luisa. J'espère qu'il vous aura plu malgré tout !
Ce chapitre fait donc environ 3000 mots, et je pense que ce sera la moyenne "haute" pour cette fiction. Et pour ce qui est de la publication, j'essayerai d'être aussi régulière que possible, mais je ne peux hélas rien garantir.
Poutoux poutoux
