Bonjour~
Disclaimer: tous les personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya.
Je me dois de vous remercier pour l'accueil réservé à ce début de fic! Merci pour vos review, follows et favoris!
Réponses à la review de Pancak : D'abord, merci pour ta review! Et ravie que tu apprécies déjà. Je ne dirai rien pour les sujets des prochains chapitres, mais tu es dans le bon 8) J'espère que ça te plaira!
Je vous annonce que j'ai décidé d'instaurer un "rythme" de parution: j'essaierai de poster un chapitre le premier de chaque mois... En espérant pouvoir m'y tenir.
Bonne lecture!
Chapitre II : Daddy's F.R.I.E.N.D.S
(a.k.a. Future Randomly Irresponsible Embarrassed 'N' Dear Supernannies)
Lovino terminait sa sieste dans son petit lit-cage sous l'œil bienveillant d'Antonio, qui, assis par terre contre la table de nuit, le visage à hauteur du bébé, lit un de ces romans historiques dont il raffole.
Le jeune papa a plus ou moins pris le rythme du bébé. Ca fait un mois que Lucia s'est pointée devant sa porte pour le lui confier, et un mois que son appartement a bien changé: il a récupéré le lit, la baignoire, la chaise haute, le relax, le parc, la table à langer et d'innombrables choses encore que ses parents avaient achetées pour lui, mais dont ils ne se servent plus depuis bien longtemps –évidemment.
Bien sûr, Lovino n'a pas apporté que des meubles. Il y a aussi les nuits blanches, le lait en poudre, de nouvelles habitudes, de nouveaux horaires, et, oh! de nouvelles odeurs…
Dans le fond, Lucia avait bien fait les choses en lui confiant Lovino fin juin: il dispose de deux mois de vacances pour prendre ses marques. Fort heureusement, il a réussi tous ses examens et n'a donc rien à étudier pour septembre.
Il a repris en main l'appartement délaissé en période de blocus, et Antonio est bien décidé à élever son fils de façon exemplaire.
Ce qui ne l'empêche pas de profiter de ces instants bénis où il peut contempler, endormi, son déjà diabolique enfant.
Soudain, un grand vacarme brise le silence paisible de l'appartement et retentit dans le hall d'entrée.
Antonio se lève d'un bond, médusé, avant de risquer un regard sur le petit corps, dans le lit, qui commence à s'agiter. Lovino a ouvert les yeux. Et il laisse échapper un hurlement.
Lovino déteste se réveiller brutalement. Comment dire…? Il est d'humeur noire après ça.
–Madre de Dios. soupire Antonio.
Il dépose son livre sur le table de nuit, prend Lovino dans ses bras, le berce doucement contre son coeur et chantonne un tube qui passe tout le temps à la radio pour le moment: I don't want to miss a thing. Lovino n'a pas l'air de se calmer. Antonio devra se renseigner sur de plus efficaces berceuses. Encore une chose à ajouter à la liste.
Dans le couloir, deux jeunes hommes le regardent arriver, les yeux grands comme des soucoupes.
L'un est blond, il a noué ses cheveux en catogan. Ses vêtements sont dans les tons clairs, bleu et beige. L'autre est albinos, et a plutôt un style punk. Francis et Gilbert. Le premier est étudiant en droit, le second en histoire, comme Antonio. Les trois hommes sont amis depuis le primaire.
Et Antonio a été tellement accaparé par les récents événements qu'il n'a même pas pensé à leur donner signe de vie.
–Dis-moi que tu l'as trouvé dans un chou. lance Gilbert avec effarement.
Antonio sourit.
-Non, ça s'est passé un peu différemment… Entrez.
-Je pense que tu vas avoir des explications à nous donner… le prévient Francis en le suivant vers le salon.
Là, Antonio dépose Lovino dans son parc. Le bébé trouve de quoi se distraire en la personne de son dragon, baptisé Smaug par Antonio qui depuis peu se replonge dans la lecture de contes pour enfants, et cesse ses pleurs.
Le jeune père se retourne vers ses visiteurs et les prend dans ses bras.
Il est heureux de les voir. Plus qu'il ne l'a cru au début. Quoi qu'il arrive, les deux amis trouvent toujours le moyen de tourner la situation à la dérision, et ils vont sans aucun doute faire décompresser leur ami.
-Je suis content que vous soyez là!
-Ca fait plaisir de te voir, Tonio! assure Gilbert une fois libéré. Mais raconte un peu! Comment ça se fait que ce petit bonhomme vive chez toi?
-Asseyiez-vous… les invite Antonio. Vous voulez boire quelque chose? Y a du lait en poudre, du lait de croissance, du…
-Un verre d'eau! l'interrompt Francis en riant. Ce sera amplement suffisant.
-J'ai aussi du jus de fruit et de la bière.
-Une bière pour moi! déclare Gilbert.
-Je nous mets trois bières. décide Antonio.
Il disparaît un moment dans la cuisine, et revient avec les boissons avant de s'asseoir à côté du parc, en face de ses visiteurs.
Il se met à raconter l'entrevue avec Lucia. Puis il passe aux premiers jours de cohabitation:
-Qu'est-ce que je pouvais faire? J'étais pas préparé pour ça! J'ai appelé ma mère, et elle est venue deux semaines ici, pour m'apprendre à m'occuper de Lovino… Je suis désormais un expert en température pour le bain et en taille de langes. Depuis quelques jours, on vit seuls tous les deux… Et ça se passe bien! Je dors pas beaucoup, mais je me repose en même temps que lui. Ca va se corser à la rentrée, j'ai pas encore trouvé de gardienne pour lui... Mais par contre, j'ai trouvé un job dans une librairie, à deux rues d'ici. Je commence en septembre.
-Tu… Tu continues pas la fac, alors? demande Gilbert.
-Ce sera pas possible. C'est dommage, parce que j'adorais ça, mais… J'ai des responsabilités, maintenant. Faut que j'offre une vie décente à ce petit bout qui n'a rien demandé, et je peux pas vivre au crochet de mes parents. Ils payent déjà l'appartement, le temps que je me refasse une santé financière. De toute façon, ce serait impossible d'étudier. Et j'ai mon diplôme pour les trois premières années, c'est déjà ça.
Gilbert fait la moue, consterné. Il sait à quel point son ami voulait enseigner l'histoire au lycée. Il peut faire une croix sur ce rêve.
-Bon… Je te souhaite bien du courage! lâche Francis.
–Merci! Il a déjà son caractère… Mais il est adorable.
-Ca se voit! s'extasie Gilbert.
-Et il a le meilleur père du monde.
–J'espère que c'est l'opinion qu'il aura de moi…
-Ecoute, Tonio. J'ai pas grand-chose à t'offrir vu mon statut d'étudiant désargenté, mais quand tu as besoin de souffler, je serai là. assure Gilbert.
-Moi de même! renchérit Francis.
-Que ce soit pour te sortir ou pour m'occuper de Lovino pour que tu respires… J'suis pas un expert, mais bon, je me suis assez bien occupé de Ludwig quand il était petit.
-Merci, les gars. C'est gentil. Ca me fait vraiment plaisir.
-C'est normal, Tonio! On est là pour ça.
Francis s'accroupit à côté du parc, et se met à gazouiller avec Lovino et à le chatouiller, déclenchant une sorte de rire qualifié de "trooop mignon" par le Français. Gilbert quant à lui, un peu après, prend le petit dans ses bras et le fait voler dans la pièce, à grand renfort de bruitage personnel.
Lovino venait de rencontrer ceux qui deviendraient ses baby-sitters, ses oncles par procuration, ses parrains, ses amis, ses confidents, ses modèles. Sa famille.
Il est évident que les chapitres deviendront plus intéressants à l'avenir, pour le moment on plante le décor...
Notes
J'ai trouvé un site très intéressant qui m'a montré les titres qui ont fait un carton en 1998, année de naissance de Lovi et donc de l'action du moment, et il y avait notamment I don't want to miss a thing du groupe Aerosmith. C'est la BO du film Armageddon. L'idée de qu'Antonio chante des ballades rocks comme berceuse me vient de Castiel (Supernatural)~
Smaug le dragon... Influence du Hobbit, bien sûr, un conte pour enfants écrit par J.R.R Tolkien en 1936, et qui me semble tout à fait valable comme histoire du soir, au même titre que ces bons vieux Disney!.
Le titre du chapitre est dérivé de la série F.R.I.E.N.D.S.
Merci de votre lecture ! N'hésitez pas à me laisser une review~
A bientôt!
