Chapitre 2. Et si jamais…

Leaky Cauldron…La même enseigne peinturée sur du vieux bois…

Harry ne pouvait plus bouger. Cela faisait une bonne vingtaine de minutes qu'il était planté là, la bouche ouverte, les yeux fixés sur cette affiche. Pourtant il n'avait vue personne sortir, entrer ou même regarder dans la direction du pub. À part lui.

Il n'était pas encore midi. Il avait prévu aller dans un parc, peut-être essayer d'y dormir un peu ou réviser ses leçons, il avait encore été réprimandé pour toutes les erreurs qu'il avait faites la semaine précédente.

Mais cette pancarte était là! Elle était réelle! Si elle était réelle alors…C'était impossible. La magie n'existait pas! Son oncle le lui avait dit et redit et reredit…D'ailleurs ce devait être ce qu'il avait le plus souvent dit a Harry…ça et « bouge de là ».

Leaky Cauldron. LE Leaky Cauldron. Et qu'elle mal y aurait il à vérifier? Il n'avait qu'à entrer et ce serait réglé! S'il en croyait son calepin, le monsieur qui tenait la place ce nommait Tom, et la porte ouvrait sur un genre de comptoir-restaurant. Pour accéder à la rue magique il fallait sortir par la porte arrière et tapoter le mur.

Cela lui prendrait combien de temps? 15 minutes…il n'avait qu'à entrer, si le décor ne correspond pas, il ressort. Et s'il correspond…

Harry décolla enfin ses pieds du sol et traversa la rue. Une fois devant la porte en bois orné du vieux vitrail vert et jaune, il regarda autour de lui pour s'assurer que personne n'allait l'arrêter…mais personne ne semblait le remarquer. Il poussa donc la porte et entra.

La première chose qu'il vit fut un comptoir de bois foncé et une vingtaine de table ronde. À droite de la salle il y avait un escalier qui montait au premier où se trouvaient des chambres, et à gauche, trois cheminés cotoyant une double porte de bois massif surplongée d'un écriteaux indiquant; Diagon Alley.

Le cœur d'Harry manqua un battement. Tout correspondait à ce qu'il avait noté. Il ne se souvenait pas de ses rêves, mais ce qu'il voyait là devant lui, était en tout point identique à ce qu'il avait décrit dans son calepin.

Ce n'est peut-être qu'une impression. Rien ne prouve que la porte mène à la ruelle magique. Après tout cela ressemble à n'importe quelle autre pub, peut-être que je l'ai entrevue à la télé ou sur une photo... oui cet endroit ressemble à celui sur la photo de l'anniversaire de Tante Pétunia et Oncle Vernon, celle au dessus du foyer…Et les trois cheminés? Il n'y avait pas de cheminé sur cette photo...

Ouais ben… Oncle Vernon à toujours dit que j'étais un idiot. Je les ai peut-être juste oubliées.

Harry n'hésita pourtant pas longtemps. Il était entré, et tant qu'à être allé aussi loin, autant se rendre jusqu'au bout. Il se dirigea vers la double porte.

- Allo. Est-ce que je peux faire quelques choses pour toi?

Harry sursauta. Il n'avait pas remarqué l'ôte derrière le comptoir. C'était un vieux monsieur, un peu plus âgé que l'oncle Vernon. Des cheveux grisonnants et les rides aux coins des yeux accentuaient un sourire quelque peu édenté, mais tout de même invitant. En tout et pour tout, Harry ne sentait pas de mauvaise intention de la part de l'homme, mais il ne sentait pas non plus l'envie de s'en rapprocher.

- Non merci monsieur.

L'homme sourit un peu plus.

- Tu peux m'appeler Tom. Si tu as besoin de quelques choses tu peux me le demander, d'accord?

Tom, le propriétaire.

- Merci, Bonne journée

Harry continua son chemin. Tom existait. Comme il l'avait écrit dans le calepin. Il avait vraiment intérêt à le relire avec beaucoup d'attention.

Des têtes se retournaient au passage de ce petit garçons. Il avait quoi … 5 ou 6 ans? Il se dirigeait sans hésitation vers la porte de Diagon Alley. Il s'agissait donc d'un sang pur. Pourtant personne n'arrivait à deviner de quelle famille il pouvait venir. En fait tout ce qu'il discernait de lui était cette immense casquette délabrée qui lui recouvrait la tête jusqu'aux oreilles. Ses cheveux noirs s'en détachaient en tout sens sur son coup et sur son front. Il n'arrivait donc pas à voir son visage. Mais ce qui les subjuguait, était ses larges vêtements de moldus. Le pauvre garçon était recouvert des pieds à la tête. Un col roulé noir vieilli sous une énorme chemise grise dont les manches étaient retournées plusieurs fois ou on voyait à peine dépasser des petits doigts fragiles. Qu'elle famille de sang pure laisserait leur enfant se promener vêtu de la sorte? Et sur diagon alley qui plus est!

Harry sentait les regards autours de lui. Pourquoi ces gens le dévisageaient il ainsi? L'oncle Vernon lui avait dit qu'il était TRÈS mal de regarder les gens de cette façon. En fait, il lui avait aussi dit que comme il était un mauvais garçon il n'avait aucun droit de demander les mêmes choses que les autres enfants de son âge. Donc peut-être que ces gens savaient qu'il était une mauvaise personne et donc ils pouvaient le fixer autant qu'ils le voulaient.

Harry n'avait donc d'autre choix que de suivre son chemin jusqu'à la porte arrière. Il n'osa pas accélérer le pas parce qu'il est impolie de courir dans un endroit public.

Il arriva enfin à l'arrière ruelle. À son plus grand soulagement. Il était habitué de ne recevoir de l'attention que lorsqu'il faisait quelque chose de mal. Et bien que personne ne lui ait même dit un mot, il se sentait fébrile sous toute cette attention.

Ce sentiment d'urgence disparut à la seconde qu'il leva les yeux sur le mur de brique. Il sortie son premier calepin.

Le 10 mai

Une fois dans la ruelle, elle a sortie sa baguette et s'est approchée du mur de brique. Elle s'est placée devant la brique rouge, celle au milieu des briques grise. Elle a tapé 6 fois sur les briques grises dans cet ordre…

Harry avait alors fait un petit croquis du mur ou les briques étaient numérotées de 1 à 6.

Il s'avança jusqu'à la brique rouge. Puisqu'il n'avait pas de baguette, il prit tout simplement son doigt et le posa sur la première et attendit. S'il se concentrait assez, Harry pouvait sentir un petit point d'énergie au centre de la brique. Il ne savait pas trop quoi faire, alors il essaya de bouger le point. Rien ne se passa. Il essaya de rendre le point plus chaud. Rien ne se passa. En dernier recours, il essaya de pousser le point. Il sentie le point frissonner et reculer. Harry fit de même pour la deuxième brique. Puis les 4 autres.

A l' instant où il poussa la dernière, le mur se replia sur lui-même.

Des étalages de chaudrons, de balais et d'instrument plus bizarre les uns que les autres s'étendaient sur tout la rue. Harry regardait de tout coté, essayant de tout voir a la fois. Quelques garçons plus vieux que lui avaient le nez collé a une vitrine ou était présenté un balai argenté sur lequel était attachée une nacelle.

C'est dans un état second qu'Harry s'avança dans la rue des sorciers. Très lentement, puisqu'il cherchait à graver dans sa mémoire chaque détail de ce rêve devenu réelle. Les gens habillés des vêtements les plus extravaguants qu'Harry n'avait jamais vue; règle générale les passants portaient de haut chapeau, certains avec des plumes ou des rubans. Mais tous portaient de longues robes jusqu'aux chevilles. De toutes les couleurs, allant du noire avec une coupe sobre à une tenue de velours rose au col accentué de rebords violets le tout ornementé de chainette et de cordons dorés.

Harry s'éloigna le plus possible du sorcier en rose. Il amassait une foule de dame très bruillantes et quelques peu effrayantes autour de lui (Harry détermina qu'il s'agissait d'un auteur car il se tenait devant la librairie devant une grande affiche annonçant une séance de dédicace avec le nouvel auteur vedette ). Il se retrouva bientôt devant le plus grand édifice de la ruelle.

C'était une gigantesque batisse d'une blancheur surnaturelle. Deux énormes lions se tenait à l'entré, face au reste de la rue. Au dessus de l'immense portail de marbre des lettres d'or affichaient ; Gringots, La banque des sorciers.

Harry ce sentit un peu étourdi. Pour un cour instant tout lui sembla flou et lourd. Gringots n'était plus qu'une énorme forme beaucoup trop blanche pour qu'il la discerne. Il se retourna lentement vers une fontaine juste devant la banque. Il s'assit au bord de l'eau et essaya de se ressaisir.

Tout était réel. D'abord la magie existait! Peu importe ce que lui avait raconté son oncle, il avait eut tort. La magie existait. Il n'avait qu'a regarder cette veille dame parler avec son chaudron monté sur patte ou cette adolescente qui changeait de coupe de cheveux à toute les minutes devant un stade de Cosmohair : Pour les meilleurs glamour capillaire.

Mais ce qui lui donnait un tel choc était qu'il avait rêvé à tout ceci. Il sait qu'il n'était jamais venu ici avant. Il ne connaissait pas Tom, et pourtant il l'avait trouvé dans son calepin. Personne d'autre n'avait écrit dans ce calepin. Il reconnaissait son écriture. Harry se rappelait avoir écrit dedans.

Il avait vue tout ceci dans des rêves. Dans SES rêves. C'était la seule explication; des rêves qui montrent la magie devaient être magiques.

Pourquoi voyait-il la magie dans ses rêves? Comment pouvait-il voir toutes ces choses? S'il avait des rêves magiques cela voulait il dire qu'il était magique lui aussi?

Harry considéra cela un instant. Il avait bien ouvert la porte pour Diagon Alley. Pourtant il n'avait rien de spécial...et il était sure qu'il n'avait jamais fait de magie avant. À sa droite une femme fit léviter une gigantesque malle en bronze et continua son chemin comme si rien n'était. Harry descendit les yeux à ses pieds et fixa les petits cailloux. La femme avait fait un mouvement avec son bras, Harry tendis alors la main au dessus du sol et se concentra sur les cailloux. Il se concentra le plus fort qu'il pouvait. Il voulait…non il pouvait les faire flotter. S'il était magique, il pouvait les faire flotter au dessus du sol.

Durant un cours instant Harry cru que les cailloux avaient grandient ou qu'ils s'étaient levés dans les airs. Mais ce n'était qu'une illusion optique. Il finit par reposer son bras et referma les yeux. Il n'avait pas de magie.

Mais s'il n'avait pas de magie alors il ne pouvait pas créer de rêves magiques. Par conséquent, quelqu'un de magique devait les lui donner. Qui qu'elle soit, Harry lui était reconnaissant. Cet endroit était merveilleux. Juste de pouvoir y entrer était plus merveilleux que tout ce qu'il n'avait jamais vécu.

Soudainement le monde lui sembla plus joyeux, plus libre. La magie existe. Il aimait se le répéter. Cette phrase si irréelle et…magique.

La magie existe. Et lui, Harry Potter avait le privilège de la voir. Quelqu'un quelques parts avait choisie de lui donner la chance de la voir.

Encore une fois, sa joie fut frapper par cette fatal question; pourquoi?

Une personne qui aurait le pouvoir de la magie a décidé de lui donner des rêves sur ce monde. Mais pourquoi faire? Il n'avait rien de spécial…

La journée avançait et il avait beaucoup de chemin à faire pour retournée à little Surrey. Harry se releva donc et retourna vers le monde normal.

Harry passa trois jours complètement absorbé par sa grande découverte. Il en était tellement imbu qu'il fit bruler les nouilles sautées du souper. Son oncle n'avait pas apprécié mais Harry était toujours incapable de sortir la magie de sa tête.

Personne ne donnerait le don de voir la magie en rêve sans une bonne raison. Donc cette personne devait attendre quelques choses de lui. Pourquoi lui alors? Il n'avait rien de spécial. En fait il était même un très mauvais choix, il n'arrivait même pas à suivre les ordres claire et simple de son oncle.

Ses parents étaient les seules personnes qu'il connaissait dans ses rêves. Cela devait avoir un lien avec eux...Enfin c'était la seule solution logique qu'il réussi à trouver. Ses parents pouvaient faire de la magie. Il l'avait vue en rêve. Bon peut-être qu'il y avait une petite toute petite chance qu'il puisse lui aussi faire de la magie. Mais il ne voulait pas se faire trop d'espoir.

Harry fini par conclure qu'il ne pourrait pas tout comprendre ni comment ni pourquoi, mais s'ils étaient réelles, il ne voulait pas perdre un seul détail de se merveilleux monde. Il continua donc à prendre des notes a chaque fois qu'il se réveillait. Il avait aussi relut son premier cahier. Le but était de se rappeler, et pour celà il avait besoin de les relire.

Curieusement certains rêves semblaient se connecter entre eux, pas toujours directement mais il y avait des ressemblances entre certaines descriptions qu'il avait noté. Cela avait piqué sa curiosité et il avait commencé à les repérer.

La plupart du temps c'était de petites notes de bas de page. Il n'y avait pas vraiment de description ou d'action.

Une série de ces notes portaient sur l'endroit le plus sombre et froid du monde. Il le mentionnait à plusieurs reprises.

05 Octobre

C'est une prison, perdu dans la mer.

Exister y fait peur. La chose qui respire la mort y vit. Tout est noir, il n'y a aucune lumière. Sauf cette lueur…

18 novembre

Douleur, tristesse, regret.

Tout ce qu'on entend c'est des cris et d'effroyables râlements. La mer frappe contre les roches et le vent est toujours plus glacial. La seule qui se taise c'est cette lumière.

Cette lumière était une partie intégrante de la prison. C'était ce qui rendait cette prison importante.

Le 13 décembre

C'est une étoile. Pas une lumière. La lumière ne peut pas exister dans le noir. C'est impossible. Mais une étoile peut y être cachée…prisonnière.

Le 25 Mars

Une cellule. Sans fenêtre ni mur, juste une porte de métal et les ténèbres tout autour de lui. Il y a un chien qui dort sur le sol. Tout est sale. Il y a des gens cachés dans les ténèbres. Pourtant ces gens rendent le chien encore plus triste…plus seul...Un gros chien noir couché sur le sol froid…et dans cet océan de cris et de pleurs…il y avait cette voie…un murmure…une lueur dans le noir...Qui venait du chien…

Harry se mit alors à penser de plus en plus à la lumière. Il y avait beaucoup d'information sur la prison. Il était touché qu'il y avait dans cette univers froid et cruel une lueur désespérée de retrouver son éclat. Ce qui le bouleversait plus que tout était le chien. Il lui rappelait beaucoup la grosse boule de poil enjoué qu'il avait retrouvé dans le salon avec son père et sa mère. Cette seule ressemblance était assez pour tordre le cœur d'Harry. Une autre personne disparue…une autre lueur retenue par la noirceur...

Après 1 semaine de lecture, Harry jugeait posseder assez d'indice pour retrouver cette prison. Il avait de la peine pour cette lumière. Il ne croyait pas qu'elle était mourante mais laisser cette lumière toute seule dans la noirceur le rendait anxieux. Elle était gentille. Il le savait. Il le sentait. De plus, si quelqu'un lui avait donnée ces rêves pour une raison, autant se servir d'eux pour faire quelques choses de bien.

Harry est un petit garçon ordinaire. La seule chose qui le démarque des autres enfants de son âge est qu'il n'arrive pas à être assez biens pour être un bon garçon.

Mais cela n'avait plus d'importance. Parce qu'Harry avait trouvé une chose que lui seule pouvait faire. Il y avait là dans ses calepins, une étoile qui avait besoin d'aide. Et il pensait qu'il pourrait l'aider. Il croyait sincèrement qu'il avait une chance de pouvoir la rejoindre.

Il allait prendre ce risque. Son oncle allait être furieux. Mais il était déjà un mauvais garçon. Son oncle allait le punir sévèrement. Il le savait. Mais cela attendrait après qu'il ait rendu sa liberté à la lumière.