Cette fic est la traduction de Travel Secrets: First par E4mj.
Disclaimer : L'univers d'Harry Potter appartient à J.K. Rowling. Le reste appartient à E4mj.
Note du traducteur : Salut à tous. DESOLE *s'incline profondément*. J'ai mis... 2 mois pour traduire un malheureux chapitre... Honte sur moi. On commence à rentrer plus dans l'histoire ! Je vais essayer d'aller UN PEU PLUS VITE ! Mais bon, entre-temps, j'ai pas mal voyagé aussi et bien profité de mes vacances ! Je suis notamment allé au Parc Harry Potter, à Universal Studio à Orlando, et C'ETAIT TROP BIEN *-* Allez-y si vous avez l'occasion ! Que du bonheur ! (être choisi par sa baguette chez Ollivanders, prendre le Poudlard Express voie 9 3/4, aller à Poudlard... le rêve quoi *-*). Merci également à tous les reviewers. Je n'ai pas vraiment pris le temps de tous vous répondre, et je n'ai pas non plus traduit les reviews pour l'auteur...
Information : Les passages entre ~ sont en fourchelangue.
Beta : Ron Ravenclaw. Merci à lui :)
Date : 15 septembre 2014
Chapitre 2
Harry Potter se réveilla après un étrange rêve et se retourna dans son lit pour essayer de s'en souvenir. Il avait rêvé d'une lumière verte et d'une moto volante. Il soupira et s'assit...
Se cognant la tête au plafond du placard au passage. Il ouvrit les yeux en grand mais ne vit rien dans le noir, sinon qu'il était de retour dans son placard. La voix stridente de sa tante exigeant qu'il se lève s'immisça lentement dans ses pensées. Il se rendit automatiquement dans la cuisine et commença à préparer le petit déjeuner. Ce n'est qu'au moment où il avait presque fini qu'il réalisa qu'il était en train de faire des œufs Blackstone et que Pétunia regardait ses nouveaux talents culinaires avec un peu d'inquiétude. Il lui fallut encore un peu plus de temps avant qu'il ne se rende compte qu'elle pensait que c'était de la magie. Bien qu'il soit obligé de regarder les Dursley manger quelque chose de bien meilleur, il savoura grandement son toast, sachant que Vernon et Pétunia étaient inquiets à l'idée de se faire empoisonner ou infecter ou quoique ce soit de contre nature. Harry avait toujours aimé cuisiner et l'une des premières choses qu'il avait faites une fois adulte avait été de prendre des leçons de cuisine, un point qui obsédait Rita Skeeter et les lecteurs de la Gazette du Sorcier. Avec un reniflement amusé, il réalisa que c'était effectivement de la magie, mais pas dans le sens que les Dursley craignaient. Un voyage dans le temps n'était pas exactement contagieux, mais en même temps... la magie non plus.
Pendant que les parents Dursley mangeaient leur petit déjeuner avec circonspection, Harry s'assit et réfléchit aux conséquences de son voyage temporel. Luna et Daphné avaient calculé (Daphné sans savoir et en pensant que c'était purement théorique) que Harry allait arriver entre 15 et 30 ans dans le passé. Si cela avait été plus de 27 ans, Harry ne voulait même pas imaginer les conséquences possibles. Cependant, cela ne l'avait pas empêché de le faire, car sa vie s'effondrait morceau par morceau, la trahison de ses parents étant la cerise sur le gâteau. Malgré leurs adieux larmoyants, Luna avait poussé Harry à le faire en raison du grand nombre de personnes à sauver. Cela amena Harry à sa plus grande préoccupation. Il n'en avait jamais parlé à Luna, mais il savait parfaitement qui serait sa première cible. Harry se reconcentra sur les Dursley, pour découvrir que Dudley piquait une grosse colère parce que Harry viendrait au zoo avec eux pour son anniversaire. Lors de leur trajet en voiture, Harry endura les piques et les pincements de Dudley et Piers en se disant que même si tout le reste changeait, il lancerait néanmoins un boa constrictor géant sur eux avant la fin de la journée.
Une fois au zoo, il fallut environ trois heures à Harry avant de parvenir à subtiliser (Mondingus avait au moins été utile à quelque chose) du papier, un stylo et une enveloppe avec un timbre. C'est le dernier objet qui lui avait posé le plus de problèmes, mais Harry avait utilisé un léger sortilège sur un enfant, qui avait alors harcelé ses parents jusqu'à ce qu'ils lui achètent un carnet de timbres à l'effigie d'animaux. Carnet que Harry lui avait aussitôt chipé. Il griffonna un court message, se demandant ce que Serena Lovegood ferait de la lettre d'un « voyant inconnu ». Il ne pouvait qu'espérer qu'elle était superstitieuse et croyait autant aux signes que ce que Luna lui avait dit et qu'elle protégerait son laboratoire de potions juste au cas où.
En fin d'après-midi, léchant son cornet deux boules au chocolat (sachant déjà qu'il allait être puni à la maison, Harry avait sauté sur l'occasion dès que la vendeuse lui avait demandé ce qu'il voulait, obligeant Pétunia à lui acheter une glace pour sauver la face), Harry suivit les Dursley dans le vivarium avec un grand sourire malicieux sur le visage. Il ne perdit pas de temps et se dirigea tout droit vers la cage du boa constrictor.
~Bonjour.~
Le serpent se redressa, choqué.
~Bonjour ? Comment peux-tu me parler ?~
~C'est un don magique.~
~Oh ? Moi aussi, je suis magique.~
Ce fut le tour de Harry de cligner des yeux de surprise, mais Piers se rapprochait, ce qui lui laissait peu de temps pour réfléchir.
~Tu vois le gros garçon en jaune et son ami en rouge ?~
~Oui.~
~Je voudrais que tu les attaques pour moi.~
~Je suis coincé dans cette cage.~
Harry n'avait encore jamais entendu un serpent exprimer une émotion, mais celui-ci semblait clairement triste.
~Je vais te libérer.~
~Et qu'attends-tu de moi en retour ?~ demanda le serpent, méfiant.
~Rien, seulement je préférerais que tu ne blesses pas les deux garçons de façon permanente quand tu les attaqueras. Leur faire peur suffira.~
Le serpent le regarda suspicieusement et siffla de façon menaçante quand Dudley s'approcha et tapa bruyamment sur la glace. Avec un léger hochement de tête et un peu de concentration, Harry parvint à faire disparaître la vitre, ce qui fit reculer précipitamment un Piers choqué tandis que Dudley, qui s'était appuyé dessus, tombait dans la cage. Le boa constrictor claqua joyeusement des mâchoires devant Dudley, puis rampa dans la pièce en forçant Piers à se réfugier dans un coin, avant de lui adresser un sifflement menaçant puis de se tourner vers Harry. Piers poussa un cri perçant et s'enfuit en courant, laissant Harry et le serpent. Dudley s'était évanoui.
Harry riait tellement fort qu'il manqua presque ce que lui dit le serpent.
~Comment !?~
~J'ai dit que je venais avec toi. Vite, soulève ton T-shirt pour que je puisse m'enrouler autour de ton torse jusqu'à ce que l'on sorte d'ici.~
~Comment ?~ répéta Harry d'une voix blanche.
Cela ne faisait pas du tout partie de son plan. Cependant, le serpent était déjà en train de ramper sur lui et d'agiter la tête avec impatience près du bas de son T-shirt. Sans réfléchir, Harry le remonta suffisamment pour permettre au boa de se glisser en dessous et de s'enrouler trois fois autour de son torse. Harry dut rapidement lancer un sortilège de protection sur lui lorsque l'Oncle Vernon le saisit par le col de son T-shirt et le traîna dehors, laissant une Pétunia en pleurs essayer d'atteindre Dudley. L'une des conséquences les plus amusantes de l'utilisation de magie sans baguette, c'est que contrairement à la magie accidentelle, Harry était obligé de faire un effort pour maintenir la magie, et que sans ça, la glace s'était à nouveau solidifiée, redevenant visible et emprisonnant Dudley dans la cage. Pétunia arborait un drôle de teint bleu-blanc et le gardien du zoo pensait que Dudley avait des supers pouvoirs.
Même s'il s'était fait un nouvel ami imprévu et s'il allait devoir passer les prochaines semaines dans un espace confiné, Harry avait passé une excellente journée. Il avait également suffisamment de nourriture dans son placard (il n'était pas assez stupide pour en emporter avec lui, au risque de voir Dudley la lui voler). Il avait même réussi à garder un visage neutre quand il avait demandé à l'Oncle Vernon si, puisque Dudley pouvait traverser les vitres, cela signifiait qu'il était magique. Il eut le nez cassé pour son insolence, mais il parvint après quelques essais à lancer un Episkey sans baguette pour réparer le problème et se prépara à passer de sombres semaines dans le placard.
Évidemment, il n'était pas seul. Il avait oublié le serpent, mais dès que la porte du placard fut fermée, son nouvel ami révéla sa présence.
~Où sommes-nous ? Pourquoi fait-il noir ?~ siffla-t-il.
~Malheureusement, ceci est ma maison. Je suis désolé, mais je n'ai pas eu l'occasion de te le dire avant que tu ne me grimpes dessus. Je vais être bloqué ici pour quelques semaines et je n'ai que de la viande cuite. Parfois, une souris arrive à s'infiltrer, mais c'est tout.~
~C'est bon, j'ai été nourri il y a deux jours. C'était un gros repas qui devrait durer quelques semaines. C'est un trou étrange pour un humain. Très sombre.~
~Désolé.~
~Stupide humain. J'aime ça.~
Et ceci commença leur nouvelle relation. Le serpent n'avait pas de nom, mais Harry décida rapidement de l'appeler Apophis, ou Apep pour faire court, d'après le dieu égyptien. Harry n'était pas très sûr, mais Apep lui dit que cela ne le dérangeait pas d'être nommé d'après quelque chose de sombre, étant donné que les serpents étaient considérés comme des créatures maléfiques, et « même si je deviens maléfique, je serai toujours ton serpent, donc toi seul pourra me dire à quel point je suis maléfique ». Apep fut accepté, et les deux passèrent les semaines suivantes à faire connaissance et éprouver de la compassion pour ceux qui vivaient en captivité. Harry parla beaucoup plus et admit qu'il avait en réalité 27 ans, même si son corps n'en paraissait que 10. Quand Harry fut enfin autorisé à sortir du placard, les vacances d'été avaient déjà commencé et il put faire sortir Apep dans le jardin.
Harry et Luna avaient discuté de la possibilité que le jeune homme arrive chez les Dursley et ils en étaient arrivés à la conclusion que s'il voulait quitter son placard, il devait laisser les événements se dérouler de la même façon que la première fois, ce qui signifiait qu'il allait devoir attendre Hagrid pour avoir sa lettre. Apep acquiesça avec réticence, mais dès que Harry fut libéré, il passa son temps enroulé autour de son torse et ne retourna dans le placard qu'après avoir mangé un des chats de Mrs Figg afin de tenir pour les semaines à venir.
Curieusement, cette fois-ci, il fallut attendre le troisième paquet de lettres pour que Harry déménage à l'étage, et il se dit que les Dursley était sans doute plus énervés par le fait d'avoir dû appeler un vitrier pour sortir Dudley de la cage à serpent qu'il ne l'avait supposé au premier abord. La seule autre différence par rapport au déroulement initial des événements fut quand, alors qu'il taillait les rosiers à mains nues, Harry interpella Mrs Figg pendant sa promenade matinale et lui révéla sans ménagement un certain nombre de vérités au sujet de sa vie chez les Dursley. Elle ne parut pas choquée le moins du monde et Harry la classa avec tristesse dans la catégorie des soutiens de Dumbledore. Il avait espéré que, en tant que Cracmol ayant peu dedroits dans le monde des sorciers, elle se serait inquiétée du fait que Dumbledore ne faisait rien, mais il semblait que ce n'était pas le cas. Harry ignora tout après ça et bientôt, il se retrouva en train de compter les minutes avant minuit, roulé en boule sous une couverture dans une cabane sur la mer.
BOUM.
Dudley se réveilla dans un sursaut et s'écria stupidement :
— Où est le canon ?
Vernon entra brutalement dans la pièce, un fusil à la main. Harry prêta plus d'attention à ce détail, cette fois, se demandant comment son oncle avait bien pu se procurer un fusil. Avant qu'il ne puisse le déterminer, Hagrid entra violemment dans la pièce et ledit fusil se retrouva rapidement transformé en bretzel. Harry manqua toute la partie introductive et n'était pas sûr queHagrid se soit présenté, mais il remarqua que le feu avait été allumé et il s'en rapprocha, Apep n'appréciant pas spécialement le froid.
— Quoi qu'il en soit, Harry, dit Hagrid en tournant le dos à Vernon, qui couinait comme une souris que l'on aurait piétinée, un très joyeux anniversaire à toi. J'ai que'qu'chose pour toi ici, j'ai dû m'asseoir un peu dessus pendant le voyage mais il est très bon quand même.
Les doigts de Harry tremblèrent alors qu'il ouvrait la boite pour la deuxième fois. À l'origine, Hagrid avait gagné la loyauté de Harry grâce à ce petit acte. C'était alors la première fois que le garçon recevait un vrai gâteau d'anniversaire. Cette fois-ci, il avait des centaines de souvenirs et ne put qu'espérer que Hagrid n'était pas au courant de toute la conspiration. Il était relativement sûr que ce n'était pas le cas, car le demi-géant était incapable de garder un secret même si sa vie en avait dépendu, et Harry doutait qu'il aurait approuvé tout ça, malgré toute sa loyauté envers Dumbledore. Après tout, il avait montré les dragons à Harry.
Harry mit de côté ses pensées et se tourna pour faire face Hagrid.
— Merci. Qui êtes-vous ? dit Harry, content de suivre le déroulé original des événements pour le moment, mais ne voulant pas être aussi impoli.
— Vrai, je ne me suis pas présenté correctement. Rubeus Hagrid, Gardien des clés et des lieux à Poudlard.
Sa main secoua tout le bras de Harry. Celui-ci appréciait bien plus la situation que la dernière fois, du fait de sa meilleure compréhension de ce qu'il se passait. Il s'amusa de voir une Pétunia et un Vernon en colère passer par différentes couleurs et un Dudley qui, bien que complètement terrifié, gardait les yeux fixés sur le gâteau. Harry fronça les sourcils. Dudley l'avait contacté lors de son 24ème anniversaire, voulant passer une bonne journée et lui demandant de le rencontrer. Il n'était pas franchement amis, mais ils se retrouvaient tous les ans peu après Noël pour manger ensemble et Harry était même le parrain de Rose, la fille de son cousin.
— Qu'est-ce que c'est, Poudlard ?
Harry leva les yeux vers Hagrid pendant que le géant expliquait ce qu'étaient les parents de Harry et ce qu'était l'école, ou du moins autant qu'il put en dire sur le sujet avant que Vernon ne l'interrompe.
— Il n'ira pas là-bas.
Étrangement, ce fut Pétunia qui parla au moment où Hagrid disait :
— Tu es un sorcier Harry.
Il eut un moment de surprise avant que Harry ne se souvienne qu'il devait agir comme si c'était la première fois qu'il entendait ça.
— Je suis un quoi ?
— Arrêtez. Arrêtez ça maintenant, interrompit Vernon alors que Hagrid ouvrait la bouche. Quand nous l'avons pris avec nous, nous nous sommes juré de le débarrasser de toutes ces sottises.
— Vous ne pouvez pas le débarrasser de sa magie, et le nom de Harry est sur la liste d'inscription depuis avant sa naissance. Tu es un sorcier, Harry. Et un très bon, je dirais. Une fois que tu auras un peu d'entraînement.
Et avant que quiconque était protesté, Harry se vit tendre sa lettre. En la prenant, il sentit une petite vague de magie sur sa peau et Apep resserra légèrement son étreinte autour de son estomac. Harry fronça les sourcils. Heureusement, pendant qu'il inspectait ses boucliers mentaux à la recherche d'une nouvelle intrusion, il avait juste l'air de lire le parchemin. Il se rendit rapidement compte que ce n'était que la magie naturelle de Poudlard qui informait le château qu'un enfant avait reçu sa lettre.
Une des choses les plus intéressantes que Harry avait étudiées après avoir fini l'école était Poudlard. Il avait passé plusieurs mois sur le sujet quand Bill Weasley avait été appelé pourrenforcer les défenses de l'école et avait profité de l'opportunité pour donner à Harry un cours accéléré de réparation de barrières magique. Les lettres étaient écrites par la magie du château, d'après un brouillon écrit par McGonagall. Le château écrivait les adresses, mais la vice-directrice apposait sa signature à posteriori et avait forcément été au courant de l'adresse inscrite sur la première enveloppe destinée à Harry. La deuxième n'était pas non plus très subtile, avec son inscription « la plus petite chambre ». La plupart des gens savaient que Poudlard avait une sorte de conscience, mais plus Harry en apprenait sur le château, plus il réalisait qu'il était également un peu sarcastique par moments et savait parfaitement quand il était ignoré.
— Qu'est-ce que ça veut dire « nous attendons votre hibou » ? demanda finalement Harry après avoir réalisé que Hagrid attendait une réponse.
— Mille Gorgones, j'allais oublier, dit Hagrid en sortant un rouleau de parchemin, une plume et, au grand dam de Harry, un petit hibou.
Il griffonna un mot pour Dumbledore.
— Est-ce que le hibou allait bien dans votre poche ?
— Quoi ? Oh, ouaip, c'est plus grand intérieur et il a une cage.
— Oh.
Harry fut incapable de décider si c'était une brillante idée ou pas. D'un côté, c'était très pratique pour voyager, mais d'un autre côté, il ne voulait absolument pas penser au nettoyage.
Hagrid revint après avoir envoyé le pauvre petit hibou dehors dans la tempête et se rassit comme si rien ne s'était passé.
— Où en étais-je ?
— J'ai dit qu'il n'irait pas là-bas ! interrompit l'oncle Vernon.
Harry se leva lentement et se dirigea vers Dudley, anticipant les événements à venir.
— Comme si un gros Moldu dans votre genre pouvait l'en empêcher, grogna Hagrid.
— Nous avons juré d'arrêter tout ça. Il n'ira pas là-bas !
Harry réalisa tardivement (une fois de plus) qu'il ne donnait pas les réponses attendues.
— Vous saviez ? demanda-t-il, en essayant de garder un ton calme.
Malgré ça, Pétunia commença à hurler à quel point cela avait été horrible de grandir avec Lily. Elle parla de celle-ci, racontant comment elle faisait de la magie quand elle était à la maison et ramenait des têtards pendant les grandes vacances. Harry savait que la première affirmation était fausse et la seconde très peu probable, les têtards étant surtout utilisés dans des potionsde haut niveau destinées à soigner les brûlures, et non dans les potions classiques qu'on apprenait à l'école. Il manqua la partie où elle mentionna le fait que ses parents s'étaient faits exploser, mais Dudley vint à sa rescousse et Harry adopta simplement une expression stupéfaite comme si c'était trop à supporter pour lui.
— Je croyais que vous aviez dit que les parents du monstre étaient mort dans un accident de voiture.
— UN ACCIDENT DE VOITURE ? Tuer Lily et James Potter ? C'est une insulte ! Un scandale ! Harry Potter ne connaît même pas sa propre histoire, alors que dans notre monde, tous les enfants connaissent son nom !
— Mais que s'est-il passé ? demanda Harry, tout en fronçant les sourcils en réalisant ce qu'avait dit Hagrid.
Même s'il était vrai que la magie avait tendance à agir en leur faveur, un coup à la tête lors d'un accident avait le même effet sur une sorcière ou un sorcier que sur des Moldus. Harry haussa les épaules intérieurement et se dit que ses parents n'avaient peut-être même pas de voiture. Harry se rendit compte que Hagrid avait fini de parler de Vous-Savez-Qui et était particulièrement mal à l'aise.
— C'est moi qui suis allé te chercher dans la maison en ruine...
— Vous étiez le premier à être là ? interrompit Harry.
— Eh bien, non. Sirius Black était le premier, mais il m'a laissé t'emmener sans faire de difficultés. Je me suis posé des questions, d'ailleurs.
— Sirius... Siri. Je crois que je me souviens de lui, dit Harry prudemment.
— Ah bon ?
Hagrid semblait extrêmement mal à l'aise, mais Harry continuera.
— Je me rappelle quelque chose... Des cheveux noirs et des câlins réconfortants. Il y a autre chose aussi... Ou quelqu'un... ressemblant à un ver ? Mais il n'était pas si gentil, il me donnait la chair de poule. Et il y avait un troisième.
Harry fronça les sourcils secoua la tête.
— Non, je ne me souviens pas du troisième, mentit-il.
— Tu es sûr que c'était celui avec les cheveux noirs qui te faisait te sentir bien ?
Harry hocha fermement la tête.
— Ce n'est qu'un ramassis de bêtises, dit Vernon, faisant sursauter Harry.
Il avait oublié que les Dursley était toujours dans la pièce.
— Un enfant de un an ne peut pas se rappeler de telles choses, et cela n'a de toute manière aucune importance, je ne veux pas de ça sous mon toit. Il n'ira pas là-bas ! Le monde se porte bien mieux avec quelques monstres de votre espèce en moins. Ses parents ont mérité ce qui leur est arrivé, à mon avis...
— Je vous préviens, Dursley, un mot de plus... menaça Hagrid en agitant son parapluie rose.
Harry songeait que le demi-géant était la seule personne qu'il connaissait qui pouvait faire ça sans perdre toute crédibilité quand soudain, une image de Voldemort agitant un vieux parapluie rose lui vint à l'esprit. Son visage commença à devenir rouge à force de se retenir de rire.
— Ne l'écoute pas, Harry, dit Hagrid, pensant apparemment que Harry était tourmenté. Tes parents étaient des gens très bien. Et tu seras comme eux, attend de voir.
Mais c'en fut trop pour l'oncle Vernon.
— Je vous le redis encore une fois : il n'ira pas là-bas. Il fera ses études au collège de son quartier et il nous en sera très reconnaissant.
— Empêcher Harry Potter d'aller à Poudlard ? Vous êtes fou ! Pour changer, il aura des camarades qui appartiennent au même monde que lui, et il étudiera avec l'un des plus grands maîtres que le collège ait jamais comptés, Albus Dumbled…
— JE REFUSE DE PAYER UN SOU POUR QU'UN VIEUX CINGLÉ LUI APPRENNE DES TOURS DE MAGIE ! s'écria l'oncle Vernon, ce qui eu pour effet de provoquer deux choses :
Hagrid se redressa d'un coup en brandissant son parapluie, et Harry se jeta devant Dudley.
— JAMAIS PLUS… INSULTER… ALBUS… DUMBLEDORE… DEVANT… MOI… tonna le demi-géant.
Il commença à pointer le parapluie vers Dudley, mais se retint en voyant Harry devant celui-ci.
— Bouge de là, Harry, grogna-t-il.
— Non, dit Harry fermement.
Dudley, choqué, laissa échapper un petit cri, et Hagrid se calma.
— Pourquoi n'es-tu pas bougé ?
— Ce n'est pas parce que vous pouvez utiliser la magie et eux non que vous devez l'utiliser contre eux, dit Harry d'une voix ferme.
Apep avait senti une certaine tension chez Harry, et il resserra son étreinte, faisant grimacer Harry au moment où Hagrid allait répondre. Le demi-géant se força à se calmer, pensant que Harry croyait qu'il allait le frapper ou quelque chose comme ça. Il se rassis sur le sofa, qui grinça sous son poids.
— Très bien, c'est ta famille, après tout.
Hagrid respecta le choix du jeune sorcier, même si son visage trahissait le fait que cette simple idée le dégoûtait.
Dudley finit par sortir de son état de choc et s'enfuit de la pièce en courant. Avec un dernier regard meurtrier, Vernon et Pétunia le suivirent pour s'assurer qu'il allait bien. Hagrid s'installa pour la nuit, et Harry se vit donner l'immense manteau comme couverture. Il se roula en boule dedans et s'endormit plus vite qu'il ne l'aurait cru.
