Disclaimer: Tout à JKR et Charlaine Harris ^^ Mais bon, sans moi, Hermione n'aurait pas la chance de pouvoir croquer du viking !
Nouveau chapitre, nouveau point de vue ! Nous faisons un tour dans le crâne de notre vampire préféré (le mien en tout cas) !
Un grand merci à mes bétas de choc, Shiroten et VivinChlotte ^^ You rock girls !
Les humains ne servaient à rien. Ils n'étaient que des larves malléables et corvéables à souhait. Des créatures tout justes bonnes à baiser et à vider. Il avait hâte que son « service » se termine. Lui – comme les autres – devait se plier aux règles qu'il avait instaurées. Il faisait surtout ça parce que Pam lui ferait une crise s'il ne venait pas jouer les maîtres des lieux quand il l'obligeait à porter du cuir. Elle détestait sa tenue de travail et se plaignait constamment que le noir jurait avec son teint. Il savait que s'il l'autorisait à porter tout ensemble en cuir pastel, elle se tairait, mais les touristes adoraient la panoplie dont il l'affublait.
Il ne se souvenait plus vraiment de sa vie d'humain. Elle n'avait rien eu à voir avec celle que menaient les cloportes qui se pressaient au Fangtasia. Il ne se souvenait que des combats, des femmes, des festins, de ses enfants. Pratiquement la même existence qu'aujourd'hui, en somme. L'immortalité en plus, les enfants en moins.
Il s'ennuyait. A mourir. Il était techniquement déjà mort mais ça ne l'empêchait pas de ressentir l'ennui. Il voulait presque que Bill vienne avec la délicieuse Sookie à l'odeur si… Si attirante. Mais Bill et elle n'étaient plus ensemble. Elle leur avait, aussi, interdit l'accès de sa demeure. Il faudrait qu'il fasse quelque chose à ce sujet maintenant qu'elle était seule. Il la voulait et ce qu'Eric Northman veut, il l'obtient. Le moment qu'ils avaient partagé n'était pas assez pour lui. Il voulait la posséder. Entièrement. Il n'avait eu qu'un avant-goût et il n'était pas du genre à se contenter de si peu.
Deux heures du matin. Enfin. Il se leva de son siège – ou trône selon le point de vue – et commença à se diriger vers son bureau. Il avait faim. Très faim. Une humaine choisit justement ce moment précis pour s'approcher de lui, alors qu'il n'était même pas descendu de l'estrade sur laquelle il siégeait. Rousse, robe provocante, poitrine généreuse. Elle fit une révérence maladroite sur ses hauts talons et lui présenta son cou.
- J'ose espérer être digne de vous, susurra-t-elle en utilisant ce qui devait être sa voix la plus sexy.
Il s'en foutait royalement mais l'odeur de son excitation était appétissante et il se dit qu'un coup rapide mêlé à une dégustation serait un bonus. Il sentait son sexe se dresser à la vue du buffet qu'il avait devant lui. Il prit son menton entre son pouce et son index et la releva en prenant garde de ne pas la tuer. Ces humains étaient si fragiles. Il l'enserra d'un bras et les emmena à vitesse vampirique dans son bureau. Il ne laissa même pas le temps à l'humaine de comprendre ce qui lui arrivait. Après tout, elle était là pour ça. Baiser avec un vampire et donner son sang. Il faudrait qu'il prenne garde de ne pas la vider totalement. Il souleva sa robe et découvrit que, de toute façon, elle savait pour quoi elle signait. Pas de lingerie. Il déboutonna son pantalon et la pénétra d'un coup sec tout en plantant ses dents dans la chair de son cou. O négatif. Pas sa came favorite mais cela ferait l'affaire. C'était toujours mieux que cette connerie de True Blood. Véritable sang ! Quelle merde, ouais ! La rousse semblait prête à perdre pied. Il aurait dû le savoir, alcool, sexe et morsure de vampire rendent les humains inutiles. Même s'ils l'étaient déjà de base.
Il fit son affaire rapidement. A toute vitesse littéralement. Il lécha le sang qui perlait de l'endroit où il avait mordu l'humaine et utilisa son Hypnose afin qu'elle ne se souvienne pas de lui. Elle saurait simplement qu'elle avait baisé avec un vampire. Il appela Pam et lui demanda de congédier l'humaine.
- Je peux en avoir un bout ? Demanda-t-elle en se léchant les babines, canines apparentes.
- O négatif, Pam.
- J'ai horreur du O négatif !
- Renvoie-la en salle et reviens.
Il regarda sa progéniture emmener la rousse dans le bar et se dirigea vers son bureau. Là, il consulta ses mails et regarda si l'Autorité ou quiconque avait besoin de ses services. Sa Reine avait cherché à le contacter. Mail reçu à 1h59. Bien, il n'y avait que quinze minutes qu'il l'avait reçu. Pas d'intitulé. Il cliqua sur le mail et n'y vit que deux mots. En français. Sophie-Anne n'aimait pas écrire en anglais, sa langue maternelle était celle qu'elle préférait malgré – à peu de chose près – ses mille cent années d'existence.
Viens. Maintenant.
Sa Reine n'aimait pas attendre. Mais être un vampire – puissant et vieux avec ça – avait ses avantages. La vitesse, bien que commune pour tous, et son don personnel : voler. Il donna ses instructions à Pam – qui venait d'arriver – et sortit afin de prendre son envol.
Il arriva vite au palais de sa Souveraine et passa les contrôles jusqu'à arriver devant Sigebert et Wybert, ses deux principaux gardes du corps dont la musculature impressionnante venait de leur vie de guerriers – avant que Sophie-Anne ne les vampirise. Ils le firent entrer dans la véranda favorite de la vampire la plus puissante de Louisiane. Sophie-Anne Leclerq attendait, André – le premier qu'elle ait transformé – à ses côtés. En quelques enjambées, il fut devant elle et s'agenouilla pour lui présenter ses hommages. Le bonjour vampirique – dans sa grande majorité – était un simple et pratiquement invisible signe de tête. Les Souverains, eux, aimaient le protocole.
- Eric ! Quel plaisir de te voir !
- Votre Majesté.
- J'ai reçu un hibou d'une de mes connaissances !
- Pardon ? Un quoi ?
- Un hibou, voyons !
Il ne comprenait pas. D'où aurait-elle reçu un hibou ? Les véritables sorciers ne communiquaient pas avec les vampires. Encore moins depuis le coming-out. Ceux qui portaient des baguettes n'avaient rien à voir avec les Wiccanes du coin. Ces dernières étaient trop faibles et leur magie relativement pauvre.
- Est-ce ce pourquoi vous vouliez me voir, Votre Altesse ? Auriez-vous un souci avec un sorcier ?
- Un souci ? Que nenni ! C'est une amie qui m'envoie un message. L'Autorité n'aime pas ce qui se passe ici. « Trop de magie ! » Disent-ils. Ils ont peur que les humains comprennent que nous ne sommes pas les seules créatures existantes.
- C'est à propos des Wiccanes ?
- Oui et non. Le ministère de la Magie Américain a lui-aussi remarqué des pics d'activités dans ta zone. Il a réclamé l'assistance de celle qui m'a écrit.
- Elle ?
- Oui. Elle est divine ! Et si drôle aussi ! Je suis certaine que ta progéniture s'entendra merveilleusement avec elle ! Même humour caustique, si mes souvenirs sont bons. Il faudra que tu sois gentil avec elle, Eric !
- En quel honneur Majesté ?
- Mais parce que tu seras celui qui la protègera. Ne lui dit pas par contre, elle est du genre à préférer s'occuper de ses affaires toute seule !
- Oui, ma Reine.
Sophie-Anne le congédia peu après, non sans lui avoir expliqué que la sorcière en question viendrait se présenter à lui sous peu. En temps que Shérif de la cinquième zone, il était de son devoir de ne pas faire trop peur à l'amie de Son Altesse. Ce qui le préoccupait – plus que de baby-sitter une sorcière – était que la Reine était amie avec elle. Sophie-Anne n'avait pas d'amis. Des amants et des sujets, oui. Il n'était même pas certain qu'elle connaisse le sens de ce mot. Elle l'employait généralement pour sa progéniture. C'est ce que lui-même faisait. Un vampire n'a pas d'amis. Point. Qu'avait donc fait cette sorcière pour mériter une telle appellation ?
Il lui fallu attendre une semaine avant de voir ce qui avait pu motiver sa Reine à éprouver autre chose que du mépris pour la sorcière qu'elle qualifiait d'amie. Il était arrivé dans son bureau et y avait trouvé un porte-clés qui avait les pieds posés sur son bureau et lisait ce qui ressemblait être un dossier. Un porte-clés – affublé d'une chevelure étonnement bouclée et fournie – tranquillement installé dans son fauteuil. SON fauteuil. A priori, l'importune se contrefichait de savoir où elle s'était assise. Elle finit par poser ses yeux sur lui au bout d'un moment alors qu'il commençait à perdre patience et venait juste de poser ses mains sur son bureau. De façon un peu brusque mais pas suffisamment pour le briser. Il y avait veillé.
- M. Northman, je présume ?
Il haussa simplement un sourcil pour lui répondre. Elle le regarda simplement et fit de même.
- Je sais aussi lever un seul de mes sourcils. Qualité plus qu'importante quand on passe de temps avec des Serpentards. J'en connais un dans votre genre d'ailleurs.
- Mon genre ? Demanda-t-il en serrant les dents.
- Grand, blond et… Hautain.
Le porte-clés avait du cran. Et n'avait toujours pas changé de position.
- Je suis Hermione Granger, M. Northman. Et si j'en crois ce dossier, c'est moi qui suis chargée de régler le bordel qui règne dans votre district.
Voilà !
Bon, notre Hermione ne se laisse pas démonter par Eric. En même temps, quand on passe du temps avec des Serpentards, un vampire, c'est de la rigolade !
Merci pour ces merveilleuses reviews, j'espère que la suite vous a plu ^^
xoxo
Pour le prochain chapitre, c'est Hermione que nous suivrons !
